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Tata-Georgette

Petites mains du Bengladesh

26 Avril 2015 , Rédigé par Tata Georgette

Le 25 avril 2013, l’immeuble Rana Plaza, situé à Dacca s’effondrait provoquant la mort de 1 138 ouvrières de la confection et blessant gravement 2 400 autres, ce qui en fait une des plus grandes catastrophes industrielles de l’histoire. Il s’agissait pour le plus grand nombre de jeunes ouvrières employées dans les cinq ateliers situés dans cet immeuble.

Les grandes marques donneuses d’ordres aux usines ont une grande part de responsabilité dans cet entassement des ouvrières et de leur déplorables conditions de travail, dans l’insalubrité des locaux. Et nous ? lisons attentivement les étiquettes avant de décider d’acheter. Et choisissons peut-être d’autres marques que celles impliquées dans cette catastrophe dont les victimes n’ont toujours pas été indemnisées, deux ans après ce drame. Ni d'ailleurs les 700 ouvriers du textile morts entre 2006 et 2013, toujours au Bengladesh qui est le deuxième pays exportateur de vêtements, après la Chine.

Au lendemain de cet homicide industriel, les promesses d’indemnisation avaient pourtant afflué. Rien ou si peu a suivi. Certes, 160 grandes entreprises clientes des usines du Bengladesh ont signé le 15 mai 2013 un accord visant à la prévention des incendies et à l’amélioration de la sécurité des bâtiments, avec par exemple l’aménagement obligatoire de portes de sorties, accord signé sous la houlette de l’OIT. Mais on est loin du compte pour assurer des conditions de travail satisfaisantes et la sécurité des petites mains de nos garde-robes.

Pour en savoir plus : l’article Rana Plaza : la communauté internationale doit maintenir la pression.

ill. : http://my24bd.com/2013/04/25/rana-plaza-our-garments-crisis/

Petites mains du Bengladesh

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Quilteuse Forever 27/04/2015 07:43

Même sans écroulement d'immeuble, les conditions de travail des ouvriers/ères du textile bon marché sont généralement déplorables. Pour ne citer que deux exemples, le sablage des blue jean, afin de leur donner la teinte et l'usure à la mode, fait mourir prématurément leur ouvriers. Quant aux traitements chimiques des tissus -je pense notamment aux tissus de confection ou de patchwork que nous manipulons- ils tuent silencieusement en Asie... Greenpeace a lancé une campagne "DETOX, vers une mode sans produits toxique", protégeant à la fois ouvriers et acheteurs. Quatre ans après, il y a de bons et de mauvais élèves... Excusez le lien qui est très long :
http://toxiques.greenpeace.fr/detox-apres-quatre-ans-de-campagne-ou-en-sont-les-marques?__utma=218051913.1075664686.1409575377.1426757672.1426757672.1&__utmb=218051913.2.10.1426757672&__utmc=218051913&__utmx=218051913.w_6AD-BGQCKqQbVtt16onA%240%3A2.I0gj6-sOR_aD7X2P2Q-PTw%240%3A0&__utmz=218051913.1426757672.1.1.utmcsr%3D%28direct%29%7Cutmccn%3D%28direct%29%7Cutmcmd%3D%28none%29&__utmv=-&__utmk=175606113