Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Tata-Georgette

Retour du chariot

9 Juillet 2015 , Rédigé par Tata Georgette

Retour du chariot

Depuis plus de deux décennies, on ne trouvait de machine à tricoter que d'occasion, des modèles antiques des années 60 et 70, souvent avec des pièces manquantes ou tordues, plus ou moins empoussiérées et rouillées, et qui refaisaient surface à l'occasion d'un vide-grenier ou sur les sites de vente d'occasion, comme ebay.

Les fabricants avaient renoncer à fabriquer des machines à tricoter à usage domestique, car à usage industriel, cela existe plus que jamais pour produire tous les articles en maille de notre quotidien. Et donc, on ne trouvait plus de machine à tricoter neuve.

Et puis voilà que dans le catalogue que m'envoie obstinément Bergère de France, il y a deux modèles de machines à tricoter, la «Silver Reed LK150» et la «Silver Reed double fonture à cartes perforées pour les expertes». Tout ça «mécanique, robuste, en acier avec chariot monté sur galets pour une grande souplesse d'utilisation». Espérons qu'avec tout ce beau vocabulaire elles fassent moins de bruit que les machines des sixties qui transformait l'activité paisible et silencieuse du tricot en activité industrielle bruyante très proche du concassage des cailloux ou du trafic d'une gare de triage en heure de pointe.

N'étant pas moi-même experte en tricot à la machine (j'en ai fait juste un peu, il y a presque 40 ans... ), je ne saurai rien vous conseiller sur la question. Il me semble toutefois qu'il faut être sûre d'avoir à beaucoup tricoter pour que cela vaille le coup d'investir dans un tel achat. En effet, on amortit plus facilement une machine à coudre qui sert pour toutes sortes d'usages (réalisation et réparation, vêtement et ameublement), mais peut-être suis-je partiale ? Sans compter qu'un apprentissage est nécessaire et que l'objet est encombrant, difficilement compatible en tout cas avec une utilisation dans le train ou en vacances.

Si vous désirez approfondir le sujet, il y a l'excellent billet qui porte sur les critères de choix d'une machine à tricoter publié par «In the loop : le webzine des arts de la laine» qui, bien qu'ayant définitivement fermé l'an passé nous fait l'amitié de rester accessible en ligne. Il y a aussi le site «Passion Tricot», site certes plus désuet mais qui semble être tout à fait fiable sur le plan technique.

Enfin, à Toulouse, LA personne ressource à consulter pour tout ce qui concerne le tricot à la machine est Sylvie Claire qui tient boutique et organise des cours et des ateliers. Chez elle, on peut travailler sur plusieurs machines, une Singer, bonne basique familiale, une Brother pour les grosses laines, les laines fantaisies, et enfin une Passap électronique qui permet de faire toutes sortes de points. Même si ces machines ne sont plus proposées par leurs fabricants respectifs, et ne sont donc pas des modèles dernier cri, ce n'est pas très gênant car les principes de fonctionnement des machines à tricoter sont remarquablement stables depuis leur invention, en 1561 par le pasteur William Lee.

En tout cas, travailler dans l'atelier de Sylvie Claire, que ce soit pour apprendre ou pour utiliser une machine occasionnellement - en attendant de prendre une décision d'achat - permet de se faire la main et de bénéficier en plus de la compétence de Sylvie.


ill. Source : Bergère de France

Partager cet article

Repost 0

Commenter cet article