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Tata-Georgette

Commerces de tissu au XVIIe siècle

19 Mai 2015 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Bonnes affaires

Toutes les couturières toulousaines pestent contre la rareté des commerces de tissu, aujourd'hui, en tout cas de commerces spécialisés, uniquement dédiés au tissu. Même si, en fait, on trouve finalement beaucoup de points de vente de tissu.

La semaine dernière, au Musée Paul-Dupuy, Véronique Castagné a donné une conférence très intéressante consacrée au commerce du textile, à Toulouse, au XVIIe.

Elle s'est intéressée aux différentes formes de vente, des formes utilisées par les professionnels, en boutique, en colportage, en blanque (la marchandise mise en vente est expertisée et doit être autorisée par les Capitouls), mais aussi par des particuliers à l'occasion de circonstances de la vie (faillite, succession) en loterie, aux enchères (volontaire ou sur saisie), de gré à gré, en gage d'un prêt...

Elle nous a aussi présenté les vendeurs et acheteurs de textiles ; en particulier les marchands professionnels qui souvent s'enrichissaient sur une ou deux générations, au point de pouvoir prétendre à devenir Capitoul - le nec plus ultra des notables toulousains de l'époque.

Pour finir, la conférencière a fait un tour d'horizon sur la nature des articles mis à la vente, car là aussi, il y a des spécificités de cette époque. D'abord selon leur matière première, le coton, l'ortie, le lin et le chanvre, la laine, la soie, soit une gamme très étendue allant du plus ordinaire au plus prestigieux. Et les différents modes de tissage, de la toile ordinaire au velours, aux mousselines. À cette époque aussi, les denrées exotiques commencent à devenir courantes, comme les tapis turcs, que l'on ne posait pas au sol comme en Orient, mais qui recouvraient des tables, des coffret.

Outre le commerce de neuf, le textile s'échangeait en seconde main ou en occasion, soit entre particuliers, soit par l'entremise de professionnels (chiffonniers, fripiers). Véronique Castagné a aussi abordé les domaines annexes au textile comme les boutons, les broderies, les dentelles, qui faisaient l'objet  d'un commerce très florissant car on ornait beaucoup les vêtements, mais sans trop avoir le temps de s'y attarder... cela fera peut-être l'objet d'une prochaine conférence ?

Bref, un contenu très riche, comme chaque conférence donnée par Véronique Castagné, conférencière à suivre pour qui apprécie l'histoire du textile.

 

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