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Tata-Georgette

Velours et crochet

30 Mars 2013 , Rédigé par Tata Georgette

Velours et crochet

Je suis bien obligée d'intituler ce billet « Velours et crochet » puisque la société VELCRO® interdit l'emploi du mot « velcro » qui lui appartient. Pourtant quelle prise de galon pour un nom propre que de devenir commun ! Mais bon !

Tout avait pourtant bien commencé, au cours de l'automne 1941, avec un chasseur (Georges de Mestral) sachant chasser avec son chien et de malicieuses fleurs de bardane sachant remarquablement bien s'accrocher au chasseur et à son chien. Au retour de la chasse, le chasseur posa son fusil et prit son microscope pour observer comment les fleurs s'accrochent aux vêtements, aux poils.

À partir de ses observations, il a créé un système de fermeture qui ne se bloque pas, qui reste en place, surpassant tous les autres systèmes de fermeture par sa simplicité, sa résistance. Reste le bruit, désagréable, du vreclo qu'on ouvre d'un seul mouvement. Mais comment faire discrètement, car même si on l'ouvre tout doucement, le bruit, bien que discret, est toujours là (et dure plus longtemps...). Ceux qui ont essayé d'ouvrir une doudoune ou un sac au cinéma ou au concert en savent quelque chose.

On trouve du vlerco non seulement dans les vêtements et les chaussures mais aussi les bagages, les équipements hospitaliers, le matériel de manutention, l'industrie et même dans les navettes spatiales.

Pour coudre du vreloc, c'est somme toute très simple. Il est tout de même préférable d'entoiler la pièce sur laquelle on coudra le celrov afin de renforcer le tissu à cet endroit, surtout s'il s'agit d'un tissu assez fin. Et prenez un fil assez épais afin qu'il ne casse pas lors de la couture car le ocrelv est en matière synthétique particulièrement robuste. Et puis si ça ne marche pas, venez voir Tata Georgette !

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Musée de la mode à Albi

27 Mars 2013 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Explorations textiles


Inauguration de l’exposition «Mémoires de modes» qui exposera les costumes et accessoires donnés au musée par des collectionneurs passionnés. La dentelle, qui est la redécouverte actuelle de la mode, est mise en vedette par les différentes pièces présentées au public, tant comme accessoire que comme ornement des vêtements.

Inauguration le mardi 2 avril, au Musée de la mode à Albi
Lieu : Musée de la Mode - 17 rue de la Souque - 81000 ALBI
Pour tout renseignement : http://www.musee-mode.com/pages/accueil.html

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Tissus coptes

19 Mars 2013 , Rédigé par Tata Georgette

Le Musée Georges-Labit conserve une importante collection de tissus coptes et Danièle Nadal leur consacrait une conférence le 16 mars derniers.

Les tissus coptes sont quasiment les seuls tissus qui nous sont parvenus de l’Antiquité en raison du climat aride de l’Égypte, leur terre natale. Ils nous sont surtout parvenus sous forme de fragments issus des bandelettes de bourrage des momies car les Coptes ont gardé longtemps l’habitude égyptienne de momifier leurs morts : ces fragments constituent l’essentiel des campagnes de fouilles des XIXe et XXe siècles. Une source plus récente de fouilles est la collecte des détritus dans les fortins militaires du limes romain et dans les détritus des villes antiques sur lesquels travaillent des archéologues français. Les techniques muséographiques actuelles et la numérisation des images permettent désormais de reconstituer des pièces de grandes dimensions, parfois éclatées entre plusieurs musées et peu à peu se reconstitue ainsi un vaste puzzle de petits morceaux de tissus.

Ces tissus coptes proviennent de vêtements, de tentures, d’éléments mobiliers divers. Une forme de vêtement courant était la tunique tissée en plusieurs bandes de tissu que l’on assemblait ensuite. Des bandes de motifs décoratifs colorés étaient tissés selon une technique qui s’apparente à la tapisserie sur lisse au fur et à mesure du tissage de la pièce de tissu.

De beaux motifs géométriques ornent les bordures et reprennent des motifs populaires de la mosaïque qui ornait les maisons. Des motifs végétaux restituent la flore de la vallée du Nil sur le centre des tentures, des vêtements. Les dessins évoluent au fil du temps. À partir du VIIe siècle, l’influence de l’Islam se traduit par un retour à la stylisation géométrique, puis à partir du Xe siècle un nouveau déploiement des formes naturalistes, avec des poissons, des canards et diverses autres formes animales, employant tout un corpus graphique utilisé par ailleurs dans l’orfèvrerie, la peinture, la céramique coptes. Les représentations humaines sont abondantes, avec des portraits de face, yeux grands ouverts. Les tissus coptes peu à peu ne sont plus achetés que par la seule population copte chrétienne et à partir du XIIe siècle leur production ralentit, les formes graphiques s'appauvrissent et se figent.

Les collections toulousaines ont pour l’essentiel été trouvées dans les tombes, en particulier au cours des fouilles effectuées par Albert Gayet, de 1897 à 1907 dans l’antique Antinoë. Les collectes textiles de ces campagnes de fouilles du début du XXe siècle ont été confiées dès 1902 à la Faculté des lettres de Toulouse qui les a remises au Musée Saint-Raymond, puis à partir de 1949 au Musée Georges-Labit. Montrer au public ou préserver ? telle a pendant longtemps l’alternative pour les textiles conservés par les musées. Montrer ces tissus au public a signifié les clouer sur des planches et les accrocher sous des spots qui les brûlaient, parfois plusieurs dizaines d’années d'affilée pour certaines pièces. Les conserver n’était pas un sort plus enviable car ils étaient entassés pêle-mêle dans un sous-sol humide sans aucune protection contre l’humidité ni divers parasites, tels que champignons, insectes.

C’est au début des années 1980 que l’on se soucie vraiment de sauvegarder ces étoffes dans de bonnes conditions et qu’une campagne de restauration est entreprise par Danièle Nadal, alors conservatrice du musée qui commence à les nettoyer en cherchant conseil auprès de ses confrères des plus grands musées de France (Louvre, musée Guimet,…). Par bonheur, la fibre de ces tissus coptes est pour l’essentiel du lin qui est une fibre facile à nettoyer et aussi de la laine colorée. Les couleurs étaient issus de colorants naturels qui ont la propriété de ne pas dégorger au lavage, qu’il s’agisse de la garance (rouge), de la racine de lotus ou le safran (jaune), le pastel (bleu).

Parallèlement à la campagne de restauration entreprise par le Musée Georges-Labit, un don exceptionnel de Madame Chevalier au cours des années 1980 avait abouti à une remarquable exposition que beaucoup de Toulousains avaient alors pu apprécier. Depuis trente ans, les tissus coptes du Musée Georges-Labit sont très discrets, quoique conservés dans de bonnes conditions et le public n’a que trop peu l’occasion de les admirer. D’autant que depuis quelques mois, le musée Georges-Labit n’a plus de conservateur. Donc plus personne pour monter des expositions, valoriser les collections permanentes. Allô monsieur le Maire !

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Rue Joutx Aigues

14 Mars 2013 , Rédigé par Tata Georgette

Petite rue étroite introuvable sur bon nombre de plans papier, mais facile à trouver dès que l'on cherche sur un plan en ligne.

Elle se trouve quasiment à mi-chemin entre Esquirol et les Carmes.

Une rue discrète où se cache le salon de thé «La Maison drôle».

Dans la belle cave voutée, se réunit le Café Couture, grâce à l'accueil chaleureux de Koy, la maitresse des lieux.

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Calendrier toulousain - mars 2013

14 Mars 2013 , Rédigé par Tata Georgette

Samedi 16 mars, à 14h30

  • Dany Nadal (conservatrice et restauratrice de textiles anciens) propose une conférence sur les tissus coptes au Musée Paul-Dupuy. (Tarif : 6€ - 13, rue de la Pleau – tel 09 61 54 55 32)
  • Journée Portes ouvertes à Esimode à Labège. Cette école propose différents BTS liés aux métiers de la mode.

Lundi 18 mars, à 13h30

  • Nadya Bertaux, de l’association Pénélopée propose une conférence à l’UFR Histoire et archéologie du Mirail (Amphi7). Nadya Bertaux, artiste dont les «Mailles du vent» seront exposés au Musée du textile de Labastide-Rouairoux à partir du 17 mars, présentera son travail, ses installations textiles en grand format.

Mercredi 20 mars, à 17h30

  • Vernissage de l’exposition «Éloge du vide, figure du plein» aux Abattoirs.
    Cette exposition présente les créations textiles des élèves de BTS design de l’école Esimode, située à Labège. Exposition visible ensuite jusqu’au 30 mars.

Tout le weekend du vendredi 22 au dimanche 24 mars, de 14h à 20h

  • Journées portes ouvertes à l’école des Beaux-Arts – on dit maintenant Institut supérieur des arts de Toulouse (voir : http://www.isdat.eu). Qui sait ? il y aura peut-être des œuvres textiles à voir.

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L'impressionnisme, éloge de la mode

12 Mars 2013 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Films textiles

  • L'Impressionnisme, éloge de la mode - Film de Anne Andreu et Émérance Dubas - Film réalisé à l'occasion de l'exposition «Impressionnisme» du Musée d'Orsay - Éditions Montparnasse, 2012 - Durée 52mn - couleur

De la fin du Second Empire au début de la IIIe République, les impressionnistes traduisent les métamorphoses de la mode, dans la vie quotidienne.

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Elles bradent !

6 Mars 2013 , Rédigé par Tata Georgette

La fin de l'hiver arrive - mais si, mais si !

Il reste quelques chapeaux, des sacs, des écharpes et des accessoires pour finir l'hiver en beauté chez les Aiguilleuses (voir carnet d'adresses).

Et cela aura lieu jusqu'au 9 mars.

Après, ce sera vraiment le printemps !

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Les expositions de mars : petit tour de France.

5 Mars 2013 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Explorations textiles

Les expositions de mars : petit tour de France.

À LYON

Un témoignage des métiers de la soie à Lyon : les plaques émaillées qui ornaient les cuves des dessiccateurs de la Condition des soies, au XIXe siècle. Les dessiccateurs étaient des machines à vapeur qui ont révolutionné le commerce de la soie au XIXe en permettant de sécher et d’évacuer toute l’humidité contenue naturellement dans la fibre. On pouvait à la suite de cette opération déterminer le poids exact et garantir ainsi l’exactitude des ventes de cette précieuse matière première. En cette époque lointaine, les machines pouvaient être belles : pour les orner on faisait appel à des artistes renommés, comme Antoine Vollon qui pour la circonstance développa toute une esthétique orientaliste, très en vogue au cours du XIXe siècle.
«Lyon et dragons» jusqu’au 17 mars au Musée des tissus

À CLERMONT-FERRAND

«Métamorphoses» propose une exploration de textures nouvelles dont la soie d’araignée, des broderies en fibre d’ananas, des vêtements en fibre de bananier, des textiles teints à l’indigo, des feutrages et des dentelles inédites : toutes ces pièces remarquable mettent du textile là où on ne l’attend pas et ont été créées par des artisans venus du monde entier.
Jusqu’au 31 mars 2013 au Musée Bargoin

À PARIS

«Fashionning Fashion : deux siècles de mode européenne 1700-1915»

Le titre de l'exposition dit tout. On peut préciser toutefois que les pièces présentées proviennent de deux remarquables collections rassemblées par des antiquaires du costume et des tissus anciens acquises par le LACMA (Los Angeles County Museum of Art), autrement dit, les deux cent costumes présentées ne sont pas près de revenir de sitôt en France.
Jusqu’au 14 avril au Musée des arts décoratifs


À CALAIS

«Plein les yeux : le spectacle de la mode» présente les costumes des grands de ce monde de la Renaissance à aujourd’hui. Cols fabuleux, tissus précieux, volumes extravagants, tout pour impressionner le bon peuple et le faire bisquer devant tant de merveilles. L’exposition présente aussi la réinterprétation de ces costumes qui en est faite par les créateurs actuels de costumes de scène.
Jusqu’au 28 avril à la Cité internationale de la dentelle et de la mode de Calais.

À SAINT-ÉTIENNE

«L'autre jean» de Marithé+François Girbaud

Le musée d’Art et d’Industrie invite les designers avant-gardistes à retracer leurs créations et leurs recherches et innovations industrielles qui, depuis les années 70, ont fait du jean le vêtement du mouvement Recherches sur les matériaux avec le stonewash, recherches sur les coupes, sur les assemblages pour allier confort et élégance d’une vie décontractée.
Jusqu’au 6 mai 2013 au Musée d’art et d’industrie

À JOUY-EN-JOSAS

«Indiennes sublimes» : ces indiennes étaient ces toiles de coton imprimées en Inde, et apparues en Europe à la fin du XVIIe siècle. Tout au long du siècle suivant, elles ont fait le bonheur des élégantes de la haute société avant que l’industrie européenne ne se mette aussi à produire ses propres étoffes originales, au début du XIXe siècle, dont celles de Jouy qui n’ont pas été seulement des toiles monochromes à personnages dans des scènes bucoliques.
Jusqu'au 23 juin 2013 au Musée de la Toile de Jouy

Et à Toulouse, alors ?

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