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Tata-Georgette

Vent du large

30 Août 2014 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Explorations textiles

Rochefort ? une halte textile ? Bon, pourquoi pas ? si vous le dites...

D'abord, il y a l'Hermione - en fait une copie de la frégate de La Fayette - dont la construction est quasiment achevée et dont le chantier a accueilli plus de quatre millions de visiteurs depuis sa mise en route. Les mâts sont présentement équipés de leurs cordages (en chanvre), les costumes des marins cousus. Les voiles en toile de lin ont été assemblées par une couturière voilière, ce qui lui a pris plusieurs années - pour une surface totale équivalente à 9 terrains de tennis, je vous laisse imaginer la longueur totale des ourlets... Puis ces voiles ont été posées au cours du printemps dernier. L'«essayage» a été concluant. On ne pourra bientôt plus voir l'Hermione à Rochefort puisqu'il est prévu qu'elle prenne la mer en 2015 avec à son bord 80 marins. Pour les heureux Bordelais, elle défilera devant leurs quais en octobre prochain, mais elle ne remontera pas la Garonne jusqu'à Toulouse. Dommage pour nous.

Il y a aussi la Corderie royale où on fabriquait les kilomètres de cordages nécessaires sur les navires de la marine à voile. C'est du textile. On peut même apprendre à y faire des nœuds. Autre technique textile reprise dans le macramé.

Enfin, il y a l'école de broderie du Bégonia d'or où plusieurs techniques sont enseignées, notamment la broderie d'or, avec de l'or. Toute l'année, les brodeuses de l'atelier proposent des stages d'initiation et de perfectionnement.

Voilà, notre voyage d'été se termine à Rochefort. Nous nous retrouverons dès le début de septembre à Toulouse. Bonne rentrée !

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Cousu à 4 mains

28 Août 2014 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Explorations textiles

Voilà bien un musée unique en son genre ! À partir de la tradition locale de la confection de chemises pour hommes, qui s'est établie dans la ville d'Argenton-sur-Creuse au courant du XIXe siècle, le musée retrace toute l'histoire du vêtement masculin, de ses accessoires. Donc c'est un musée de mode et d'industrie tout à fait original qui, en plus de ses collections permanentes enrichies par un groupe de passionnés, organise tous les ans une belle exposition textile accompagnée d'un catalogue fort bien documenté.

Tantôt, il s'agit d'une exposition documentaire (historique ou industrielle), tantôt il s'agit d'une exposition artistique. C'est cette option qui a été retenue cet été par les responsables du musée en accueillant les travaux de Corinne Gradis et Élodie Watanabe qui cousent des appliqués à partir de tissus de toute origine géographique assemblés et rebrodés, à la croisée de plusieurs traditions textiles : le tapis, l'appliqué, les apports des broderies traditionnelles.

Où : Musée de la chemiserie et de l'élégance masculine - Rue Charles Brillaud - 36200 Argentan-sur-Creuse - tel 02 54 24 34 69
Quand : jusqu'au 5 octobre pour l'exposition, toute l'année pour le musée.

Corinne Gradis et Élodie Watanabé - Terre berbère

Corinne Gradis et Élodie Watanabé - Terre berbère

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Fil d'Alsace

26 Août 2014 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Explorations textiles

À Wesserling, l'Amicale des anciens ouvriers de Texunion présente les tissus africains imprimés par l'entreprise alsacienne, ancienne manufacture royale d'impression sur étoffes qui a produit et exporté dans le monde entier des cotonnades imprimées. Un de ses marchés de prédilection était l'Afrique où toutes les élégantes appréciaient la qualité des impressions alsaciennes.

L'Écomusée propose une autre exposition «DMC, l'art du fil», avec une petite partie des collections d'ouvrages réalisés par les brodeuses de l'entreprise à titre de modèles pour l'utilisation des différents fils produits par l'entreprise mulhousienne. Ces travaux proviennent de l'atelier-école de Thérèse de Dillmont, auteure de «l'Encyclopédie des ouvrages de dames» bible de plusieurs générations de pratiquantes des travaux d'aiguilles, traduite en 17 langues et inégalée à ce jour. Les fameux échantillons de Thérèse de Dillmont sont présentés sur des cadres de tissus noir sont précieusement conservés et un certains nombre d'entre-eux sont également exposés. Voilà une belle source d'inspiration pour nos futurs travaux.

Par ailleurs, toute l'histoire de cette entreprise est évoquée au cours de l'exposition, des toiles imprimées à la main des débuts, vers 1800, aux fils à coudre et à broder qui sont toujours présents dans nos boîtes à ouvrage.

L’itinéraire de visite de l'Écomusée se termine avec des œuvres d’art réalisées par des artistes textiles contemporains.

Autre animation de l'été dans le parc de l'Écomusée : le festival «Jardins métissés».

Enfin, si vous souhaitez aider l'Éco-musée du textile qui traverse une période (budgétaire) tourmentée, voici une pétition pour l'aider à continuer d'accueillir ses 100 000 visiteurs annuels dans les meilleures conditions en mettant en valeur les industries textiles alsaciennes.

Où : Éco-musée textile de Wesserling - 68470 Husseren-Wesserling
Quand : Impressions d'Afrique jusqu'au 30 décembre 2014
«DMC, l'art du fil» jusqu'au 30 décembre 2019

Écomusée du textile - à Wesserling

Écomusée du textile - à Wesserling

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Inspirations de Dries Van Noten

24 Août 2014 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Explorations textiles

Sur le modèle des cabinets de curiosités et merveilles des princes de la Renaissance, Dries Van Noten présente les sources d'inspirations de ses vêtements raffinés, depuis que ce grand couturier présente des collections. Il y révèle les références historiques, les associations d'idées qui nourrissent son travail de créateur de mode.

Où : Arts décoratifs à Paris
Quand : jusqu'au 2 novembre 2014

Défilé Dries Van Noten

Défilé Dries Van Noten

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Bastion du textile

22 Août 2014 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Explorations textiles

Roubaix est une des principales villes textile françaises qui a connu des jours glorieux au XIXe siècle et jusqu'aux dernières années du XXe siècle.

On peut y visiter la Manufacture des Flandres qui présente l'histoire du tissage et de la technique dite jacquard de 1804 à nos jours, avec une quinzaine de métiers à tisser qui fonctionnent encore. Pour mémoire, ce type de métier à tisser, inventé par Jacquard en 1801 était destiné à mécaniser les opérations minutieuses nécessaires au tissage des tissus façonnés avec plusieurs types de fils et plusieurs types de couleurs. D'abord utilisé pour la soie, son emploi s'est répandu pour toutes les autres fibres, dont la laine ou le coton, puis les fibres synthétiques. Par extension, le terme jacquard s'est retrouvé appliqué au tricot dans lequel on travaille plusieurs fils sur le même rang.

C'est toujours intéressant de voir fonctionner des machines du XIXe siècle ou du début du XXe siècle pour la bonne raison qu'on voit beaucoup mieux les mécanismes et la transformation de la matière que sur les machines contemporaines qui sont beaucoup plus rapides, et dont de nombreuses parties ne sont pas visibles, un peu comme les moteurs de voiture désormais empaquetés dans une sorte de boite hermétique sous le capot.

Enfin, une exposition de «worldtextile» humoristique «Allez voir ailleurs Tout est ici» avec des trésors de savoir-faire contrefaits, mêlant les personnages de BD aux formes de l'artisanat traditionnel de plusieurs parties du monde.

De plus, la boutique de la Manufacture propose une vitrine de la création textile en proposant à la vente les œuvres de 22 créateurs textiles contemporains comme «B comme Broderie, Constance Sartorius, Éno création, Marine Delmoitiez... Loin donc des traditionnelles boutiques qui proposent les sempiternels mugs, sacs et foulards.

Autre chose à voir à Roubaix, c'est le «château d'industrie» qu'était l'usine Motte-Bossut dont les locaux ont été dévolus depuis les années 1990 aux Archives nationales du monde du travail. Pourquoi «château» ? Par ses caractéristiques architecturales avec tours, cheminées, créneaux et ses immenses locaux où s'activaient des centaines d'ouvriers pour filer le coton. Ces bâtiments sont un très bel exemple d'architecture industrielle du XIXe siècle et sont d'ailleurs inscrits à l'inventaire des Monuments historiques depuis 1978.

Et aussi quelque chose que l'on ne peut pas visiter, en tout cas pas si l'on n'est pas un professionnel : la fameuse tissuthèque de la Piscine, mais qui recèle des trésors.

Où : Manufacture des Flandres - 25 rue de la Prudence à Roubaix - tel 03.20.65.31.90
Quand : la Manufacture des Flandres, toute l'année
l'exposition «Allez voir ailleurs...» jusqu'au 19 septembre 2014

Visite de la Manufacture des Flandres

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Des bas à la Une

20 Août 2014 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Explorations textiles

Le Musée de la Viscose retrace l'activité industrielle de la ville d'Échirolles, dans la banlieue de Grenoble. Cette «soie artificielle», comme on l'appelait, a fait travailler des centaines d'ouvrières et d'ouvriers, notamment pour la fabrication de bas - du temps où les collants n'existaient pas, ni les fibres synthétiques.

L'exposition «Des bas à la Une» présente des affiches, des réclames pour les bas, avec toute l'imagerie érotique permise par les canons publicitaires entre le début du XXe siècle et les 60s, qui virent la fin des bas, porte-jarretelle et tout cet attirail devant l'offensive du collant.

Donc, on y voit des gambettes, puisque les bas sont supposés être invisibles quoiqu'ils ont inspiré de nombreux artistes qui ont signé des affiches.

Pour avoir une idée du travail industriel (moins sexy), il faut visiter le musée de la viscose. On y apprend comment et par qui a été inventé la viscose, les procédés de fabrication, le travail des ouvriers viscosiers.

Où : Musée de la Viscose - 27, rue du Tremblay - 38130 Échirolles - tel 04 76 33 08 28
Quand : jusqu'au 21 septembre 2014

affiche de Salvador Dali pour les bas Bryans

affiche de Salvador Dali pour les bas Bryans

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Routes bleues

18 Août 2014 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Explorations textiles, #Lectures textiles

Invitation sur les traces d’une couleur, de la Chine à la Méditerranée. D’ailleurs, pour la circonstance, on débordera un peu du domaine strictement textile, puisque la couleur bleue se retrouve aussi sur toutes sortes de matériaux, dans tous les domaines artistiques : porcelaines, bijoux, sculptures, peintures...

Voyage oriental aussi car on part sur les traces du lapis-lazuli, de la turquoise, l’indigo ou du cobalt qui ont longtemps été des matières colorantes importées d’Orient. C’est sur le long parcours de cette couleur aux multiples déclinaisons que l’exposition «Routes bleues» nous invite à cheminer.

Les partenaires de cette exposition sont France Bleu, comme il se doit. Et la Poste, dont la couleur principale est le jaune... j’aurais plutôt imaginé la Gendarmerie nationale comme service public partenaire. En tout cas, si le ciel est gris, voilà une exposition pour vous consoler. Et bien sûr un beau catalogue d’exposition est disponible (Les Routes bleues : périples d'une couleur de la Chine à la Méditerranée - sous la dir. d'Étienne Blondeau - Ardents éditeurs, 2014)

Où : Musée national Adrien Dubouché – Cité de la céramique – 8bis, place Winston-Churchill - 87000 Limoges – tel 05 55 33 08 55 Quand : jusqu’au 13 octobre 2014

Routes bleues - Musée national Adrien Dubouché à Limoges

Routes bleues - Musée national Adrien Dubouché à Limoges

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Halte lyonnaise

15 Août 2014 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Explorations textiles

Lyon fête deux anniversaires cette année : les 150 ans de l'ouverture du musée des tissus et les 20 ans de la rénovation de l'Opéra par Jean Nouvel. Il en résulte une superbe exposition de «Costumes de légendes» qui présente 20 ans de création de costumes d'opéra. La magie des expositions de costumes d'opéra tient à ce qu'on peut voir de très près des vêtements destinés à être vus de loin. On peut ainsi apprécier tout le savoir-faire et tout l'art déployés par les costumiers.

Et en plus de la visite de cette exposition, la visite du musée des Tissus s'impose. Pas besoin de vous dire que je n'aime pas du tout la notice de la Wikipedia consacrée au Musée des tissus qui dit que «Comme le musée des Arts décoratifs ferme entre 12 h et 14 h on peut profiter de ce temps pour parcourir les salles du musée des Tissus.» Il n'est certainement pas question de visiter ce musée à la sauvette, en parcourant.... pourquoi pas en gambadant ? Non ! on y passe le temps qu'il faut pour voir les pièces merveilleuses qui y sont exposées et qui constituent un état assez complet de toutes les techniques textiles, puisqu'il s'agit de la plus importante collection de tissus et objets textiles du monde avec 2 500 000 pièces, de l'Égypte antique à nos jours, et en provenance de quasiment tous les pays du monde.

Bonne visite !

Où : Musée des tissus - 34, rue de la Charité - 69002 Lyon
Quand : jusqu'au 21 septembre 2014

Halte lyonnaise
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Fête du fil

12 Août 2014 , Rédigé par Tata Georgette

Les organisateurs de cette fête annuelle du fil se sont démenés et proposent :

- des puces couturières,

- et une invitée d'honneur : Christine Hourdebaigt, artiste textile,

- et une exposition d’indiennes et d’impression sur étoffes,

- et une collection privée de courtepointes en piqué marseillais,

- et des boutiques,

- et des démonstratione de matériels,

- et des ateliers d’initiation à toutes sortes de techniques,

- et les magasins d’usines de la ville qui seront ouverts,

- et le musée textile,

- et... et.. et...

bref, il faut y aller.

Où : Labastide-Rouairoux, dans le Tarn
Quand : du 15 au 17 août 2014

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Design feutré / 2 -

11 Août 2014 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Explorations textiles

Deux expositions intéressantes à Mouzon, ville du feutre.

Tout d'abord une exposition artistique avec «Ronde autour de la Terre-Mère» de la feutrière néerlandaise Agnes Spruit. Le feutre se prête remarquablement bien au travail en volume, à la sculpture.

Ensuite, «Design feutré 2» - second volet qui montre au public les travaux d'étudiants d'écoles de design. Il s'agit en l’occurrence cette fois de l'École supérieure d'arts et de design de Reims en collaboration avec l'Institut du feutre d'Oulan-Bator (Tata Georgette vous emmène toujours plus loin !). Pour rappel, les yourtes mongoles étaient faites en feutre, bien isolantes, faciles à transporter, à réparer. S'il se prête idéalement bien à la vie nomade sur les vastes steppes, le feutre fait aussi une entrée en force dans la décoration d'intérieur.

Par ailleurs, on peut en profiter pour visiter les collections du musée venues du monde entier, une chaine de fabrication du feutre industriel, et une présentation de la création contemporaine feutrière. Et si l'envie vous prend de feutrer, le musée organise des ateliers.

Où : Musée du feutre - 08 Mouzon - tel 03 24 26 19 91
Quand : les deux expositions jusqu'au 31 octobre 2014

Pour en savoir plus sur le feutre : Feutre Art Textile

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Arts et traditions populaires

9 Août 2014 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Explorations textiles

Chaque région française a vu au cours du XIXe siècle le costume populaire se diversifier et partout utiliser les techniques textiles les plus raffinées, jusqu’alors réservées à une mince portion de la société.

On distinguait partout le vêtement de tous les jours, pour travailler, du vêtement de fête pour les mariages, les fêtes religieuses, ou tout simplement pour le dimanche. Broderies et dentelles se sont multipliées sur les coiffes des femmes, leurs châles, leurs jupes. Pour les hommes, c’était surtout le gilet qui était orné, suivant en cela la mode bourgeoise. Le linge de maison faisait son apparition dans les plus modestes foyers qui jusqu’au début du XIXe siècle ne connaissaient quasiment que les draps.

Toute cette diversité est conservée et exposée dans les nombreux musées des arts et traditions populaires disséminés dans toute la France. Il serait trop long de les énumérer. J’en ai donc choisi un : l’Écomusée du Lac d’Annecy qui s’attache à montrer les costumes locaux mais aussi toutes les techniques d’entretien et de réparation de ces vêtements que l’on faisait à la maison. Rapiécer, repriser, démonter et retailler, toutes ces technique d’aiguilles qu’il est toujours utile de pratiquer...

Où : Place de l’Église – 74320 Sévrier

Quand : ouvert tout l’été

Coiffe savoyarde - Écomusée du Lac d'Annecy

Coiffe savoyarde - Écomusée du Lac d'Annecy

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Quand je serai grande, je serai carcassière !

7 Août 2014 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Explorations textiles

Trois métiers rares de la mode se montrent au Château de Lunéville. Tous ces métiers qui interviennent sans qu’on puisse imaginer parfois leur rôle dans le vêtement fini. Quelques rares artisans, la plupart parisiens pour être au plus proche de leurs clients grands couturiers ou costumiers de spectacle, exposent à Lunéville leurs travaux. On peut y voir le travail du formier, du carcassier, du plumassier. Sont exposées des robes de Thierry Mugler, Dior, Dominique Sirop, Eymeric François et aussi des costumes pour la scène.

Pourquoi à Lunéville ? Parce que la ville a été le centre de production de la broderie très raffinée au «Point de Lunéville», où se poursuit toujours la transmission de ce savoir-faire particulier, à base de point de chainette qui s’est fait d’abord avec une aiguille, puis à partir du milieu du XIXe siècle avec un crochet, puis enrichi de paillettes, très prisé par la haute-couture, par le spectacle.

Le Conservatoire des Broderies de Lunéville a été crée en juin 1998, au Château de Lunéville. Il œuvre pour la valorisation du patrimoine “Point de Lunéville” et la transmission du savoir-faire Lunévillois.

Où : Conservatoire des broderies de Lunéville - 54300 Lunéville – tel 03 83 76 23 00
Quand : jusqu’en mars 2015

Carcasse métallique en corde à piano - par Carel

Carcasse métallique en corde à piano - par Carel

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Entre deux avions...

5 Août 2014 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Explorations textiles

En revenant d’un lagon du Pacifique et en attendant votre vol pour Tataouine, prenez le temps de visiter l’exposition du Mobilier national à Roissy-Charles-de-Gaulle.

Des pièces exceptionnelles y sont exposées, symboles de l’excellence du savoir-faire des métiers d’art français et de la créativité de nombreux artistes. On y voit des tapisseries et d'autres pièces textiles, tant anciennes que contemporaines puisque la période retenue va de Louis XIV à nos jours. Ce n’est qu’une infime partie d’une collection qui comprend plus de 100 000 pièces réparties dans divers musées, dans les ministères, dans les ambassades de France partout dans le monde.

Où : Terminal 2E-hall M – Aéroport de Paris Roissy-Charles-de-Gaulle
Quand : jusqu’au 17 septembre 2014

Entre deux avions...
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Tricoter à Elbeuf

3 Août 2014 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Explorations textiles

Prenez une ville de 17 000 habitants, quelque part en Normandie, qui a eu une longue tradition drapière, du XVe siècle au courant du XXe. Toute cette vie industrielle, effondrée au cours des années 1950 (les Chinois étaient occupés à autre chose et n’y sont pour rien !) est retracée au musée de la ville avec une collection industrielle constituée de machines, d'échantillons ainsi que de nombreux témoignages de la vie des ouvriers et de l'organisation du travail, retrace le passé drapier de la ville d'Elbeuf et des communes environnantes.

Côté textile, le musée conserve aussi toute une garde-robe liturgique qui va du XVe siècle au début du XIXe siècle. Le vêtement liturgique catholique est intéressant car il utilisait les techniques de broderie et de dentelles des différentes époques, cousus par des mains expertes.

Ce musée, à large composante textile – parce qu’on y trouve les inévitables célébrités locales, art régional et restes archéologiques, arts et traditions populaires, etc. – est désormais installé sous les plafonds hauts et les toits en sheds des anciennes usines Blin&Blin et reçoit en ce moment l’exposition «Marie-Rose et les grosses machines». Marie-Rose Lortet est une plasticienne qui travaille la maille, elle tricote. Elle présente ses masques, ses sculptures tricotées dans ce lieux où étaient effectuées toutes les opérations du travail de la laine, de l’échardonnage au tissage.

Où : 76500 Elbeuf-sur-Seine
Quand : exposition «Marie-Rose et les grosses machines» jusqu'au 31 août.

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Au pays des chaussettes

1 Août 2014 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Explorations textiles

Au pays des chaussettes, lanlaine, lanlaire, il y a un musée de la bonneterie dans lequel on ne trouve pas seulement des chaussettes mais aussi des bas, de la lingerie, tout ce qui est en maille et tricoté par une machine à tricoter industrielle. Berceau de la maille en France, la ville de Troyes abrite un beau musée textile bien intéressant mais ne se limite pas à cette histoire de la maille. On peut y visiter actuellement une fort belle exposition consacrée à la rencontre d’un grand artiste et du textile.

Né dans une famille de tisserands, Matisse a rassemblé une collection de tissus et costumes qui compose le décor de ses ateliers de peintre où ils ont constitué, pas seulement un décor, mais une puissante source d’inspiration que l’on retrouve dans son œuvre. Mais il n’a abordé la création textile proprement dite que très tardivement par des cartons destinés aux manufactures de tapisserie.

«Tisser Matisse» est cet ensemble de dessins préparatoires et de cartons qui souligne les influences, principalement océaniennes, que l’on retrouve sur les impressions sur lin, et des sérigraphies, et aussi sur les tapisseries tissées à Aubusson, Beauvais ou encore aux Gobelins. Les œuvres exposées viennent du Mobilier national, du Centre Pompidou, du Musée national moderne, du Musée Matisse de Nice, des Archives Matisse. Voilà un vrai tour de France.

Où : Musée d’art moderne - Troyes
Quand : jusqu’au 19 octobre 2014

Matisse - Tapisserie Polynésie le ciel

Matisse - Tapisserie Polynésie le ciel

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