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Tata-Georgette

Mettre en charpie

29 Mai 2015 , Rédigé par Tata Georgette

Un stage «effilochage» ! quelle drôle d’idée ont eu nos amies de l’association Pénélopée en proposant un tel stage.

Il y a un siècle, l’effilochage était un devoir civique pratiqué dans quasiment toutes les écoles de France car il fallait fournir les hôpitaux militaires en charpie pour panser les plaies des soldats blessés au front. Pour cela on utilisait plutôt des linges un peu usés mais pas trop qui permettaient de faire une charpie plus souple, plus absorbante sur les différents suintements des plaies. Et surtout des linges blancs, n’ayant jamais subi de teinture pour ne pas provoquer d’irritation supplémentaire. On déchirait des tissus de lin, de coton, ou de chanvre en bandelettes d’une vingtaine de centimètres pour faire des mèches. Puis, éventuellement, pour faire des pansements, on effilochait encore plus finement et on reconstituait une sorte de matelas avec les fibres placées en tous sens, comme on le ferait pour un feutrage afin d'en faire des sortes de tampons. Il y avait d’ailleurs plusieurs formes de charpies selon l’usage auquel les chirurgiens les destinaient.

À la suite des travaux de Claude Pouteau, chirurgien à Lyon au XVIIIe siècle, l'usage de la charpie s’est développée tout au long du XIXe siècle pour remplacer toutes sortes d’onguents et de pommades dont on tartinait auparavant les blessés. L'époque la plus glorieuse de la charpie fut la guerre de 1914-1918, avant que ne se développent les textiles médicaux produits par l’industrie.

Outre les jeans effilochés que l’on rencontre désormais souvent dans la rue, effilochés non pas par l’usure, mais dès la fabrication, cette technique de réemploi du textile est explorée de nos jours par de nombreux artistes textiles comme Machiko Agano.

C’est plutôt dans cette voie artistique que Pénélopée va vous emmener ce weekend, et non pas pour produire du pansement...

Voilà, la prochaine fois que vous trouverez un petit tas de charpie qui obstrue le filtre de la machine à laver, vous saurez quoi en faire !

Source des illustrations : Les Petites mains, histoire de mode enfantine
et : Textile Art Center

Mettre en charpie
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Journée sans tabac

28 Mai 2015 , Rédigé par Tata Georgette

Toutes les personnes qui essaient de rompre avec la cigarette rencontrent un gros problème : comment occuper des doigts qui auparavant étaient occupés à tenir la cigarette.

Une solution : apprendre à tricoter. Cela occupe les dix doigts qui travaillent tous, et tous à une fonction différente. De plus on compte les points, donc on n’a pas le temps de penser à sa petite clope chérie – mais interdite. Et en plus, le tricot est apaisant et zen.

Bref, on devrait coupler la Journée mondiale sans tabac à une journée mondiale du tricot.

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Textiles japonais

26 Mai 2015 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Explorations textiles

Treize créateurs textiles européens participent à l’exposition «Regards sur la culture vestimentaire japonaise». Les Japonais, qui ont poussé très loin le raffinement du vêtement classent l’habillement en tête des trois choses essentielles à la vie, suivi de la nourriture et de l’habitation. Les vêtements des créateurs contemporains présentés ici, dont Anne-Laure Coullomb, Cécile Feilchenfeldt, Marie-Hélène Guelton, Pietro Seminelli, Aboubakar Fofona, Textiles Zentrum Haslach, Ysabel de Maisonneuve, Luc Druez, sont inspirés de l’art et de la littérature japonaise et sont présentés conjointement avec des vêtements anciens.

À Albi, au Musée Toulouse-Lautrec, on avait eu une idée du raffinement du vêtement traditionnel japonais, il y a trois ans, lors de l’exposition «Ukiyo-e, les maîtres de l'estampe japonaise» qui présentait la collection du Musée Isago no Sato de Kawasaki, avec des œuvres des plus grands artistes des XVIIIe et XIXe siècle (Hokusaï, Hiroshige Utamaro, Toyokuni, etc). Ces «images du monde flottant» montrent les plaisirs de la vie, dans toutes les classes de la société japonaise et on pouvait y voir de façon détaillée, entre autres choses, la variété et le raffinement des vêtements japonais. Si vous avez raté cette exposition, il est toujours possible de visiter l’exposition virtuelle de la BNF «Images du monde flottant» et la riche collection des estampes japonaises.

Également en ce moment, le travail de trente artistes textiles japonais fait l’objet de la belle exposition parisienne «Fiber futures». Le «fiber art» est encore souvent considéré en France comme une sorte de sous-catégorie artistique à mi-chemin entre un artisanat baba-cool et un loisir féminin, autant dire rien de vraiment sérieux, en dépit des œuvres de Louise Bourgeois ou Annette Messager qui ont complètement intégré le textile dans leur production de sculpture, ou plus largement du collectif très actif «Fiber Art Fever» (français en dépit de son nom anglais...). Au Japon c’est une forme d’art à part entière, quelle que soit la fibre travaillée ou les techniques mises en œuvre et à laquelle les plus grands noms de l’art japonais ne dédaignent pas de se frotter.

 

Regards sur la culture vestimentaire japonaise – du 26 mai au 6 juin 2015 – Galerie Mingei – 5, rue Visconti – 75006 Paris

 

Fiber futures – du 6 mai au 11 juillet 2015 – Maison de la culture du Japon à Paris – 101bis, quai Branly – 75015 Paris - entrée libre

 

illustration : kimono Kirishigure de Marie-Hélène Guelton inspiré par un haiku du journal de voyage «Nozarashi Kiko» du poète Bashô : «Le jour où le mont Fuju est ivisible par la brume de pluie est aussi savoureux».

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De l’usage au recyclage : concours

24 Mai 2015 , Rédigé par Tata Georgette

Recycler est à la mode, et peut-être n'est-ce pas une mode mais une tendance de fond. Le dire, c'est déjà bien, le faire, c'est beaucoup mieux. En tout cas, l'école de couture Double Boucle organise un concours de création en textiles recyclés, ouvert à tous. que l'on soit amateur ou professionnel, dans le but de créer un vêtement / accessoire / mobilier en recyclant des textiles au moyen des techniques textiles classiques (couture, tricot, crochet, etc.)

Pour s'y inscrire, le dossier d'inscription est disponible sur le site de Double Boucle, avant le 5 juin. Le jury sélectionnera l'objet recyclé qu'il préfère le 27 juin. À noter que les cadeaux pour les gagnants ont tout pour séduire des amatrices et amateurs de loisirs textiles : machine à coudre, lot de mercerie, lots de tissus.

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Commerces de tissu au XVIIe siècle

19 Mai 2015 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Bonnes affaires

Toutes les couturières toulousaines pestent contre la rareté des commerces de tissu, aujourd'hui, en tout cas de commerces spécialisés, uniquement dédiés au tissu. Même si, en fait, on trouve finalement beaucoup de points de vente de tissu.

La semaine dernière, au Musée Paul-Dupuy, Véronique Castagné a donné une conférence très intéressante consacrée au commerce du textile, à Toulouse, au XVIIe.

Elle s'est intéressée aux différentes formes de vente, des formes utilisées par les professionnels, en boutique, en colportage, en blanque (la marchandise mise en vente est expertisée et doit être autorisée par les Capitouls), mais aussi par des particuliers à l'occasion de circonstances de la vie (faillite, succession) en loterie, aux enchères (volontaire ou sur saisie), de gré à gré, en gage d'un prêt...

Elle nous a aussi présenté les vendeurs et acheteurs de textiles ; en particulier les marchands professionnels qui souvent s'enrichissaient sur une ou deux générations, au point de pouvoir prétendre à devenir Capitoul - le nec plus ultra des notables toulousains de l'époque.

Pour finir, la conférencière a fait un tour d'horizon sur la nature des articles mis à la vente, car là aussi, il y a des spécificités de cette époque. D'abord selon leur matière première, le coton, l'ortie, le lin et le chanvre, la laine, la soie, soit une gamme très étendue allant du plus ordinaire au plus prestigieux. Et les différents modes de tissage, de la toile ordinaire au velours, aux mousselines. À cette époque aussi, les denrées exotiques commencent à devenir courantes, comme les tapis turcs, que l'on ne posait pas au sol comme en Orient, mais qui recouvraient des tables, des coffret.

Outre le commerce de neuf, le textile s'échangeait en seconde main ou en occasion, soit entre particuliers, soit par l'entremise de professionnels (chiffonniers, fripiers). Véronique Castagné a aussi abordé les domaines annexes au textile comme les boutons, les broderies, les dentelles, qui faisaient l'objet  d'un commerce très florissant car on ornait beaucoup les vêtements, mais sans trop avoir le temps de s'y attarder... cela fera peut-être l'objet d'une prochaine conférence ?

Bref, un contenu très riche, comme chaque conférence donnée par Véronique Castagné, conférencière à suivre pour qui apprécie l'histoire du textile.

 

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Pipi sur le tapis ?

16 Mai 2015 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Le nez en l'air

Aïe ! jolie minette a fait pipi sur le tapis ! voilà une odeur bien persistante dans la maison.

Pour s’en débarrasser, mélangez 2 cuillères à soupe d’eau oxygénée, 2 cuillères à soupe de bicarbonate de soude, 2 cuillères à soupe de liquide vaisselle (écologique, bien sûr) avec 50cl d’eau tiède. Versez le mélange dans un vaporisateur et aspergez la scène du crime pour bien l'humecter. Il est préférable de tester le mélange, au préalable, sur une partie non visible du tapis.

Au bout de 10 minutes, rincez abondamment à l’eau claire et épongez. Pour compléter le traitement, on peut vaporiser ensuite un mélange de vinaigre blanc, d’eau et de quelques gouttes d’huile essentielle de menthe poivrée ; les chats n’appréciant pas l'odeur de la menthe poivrée, cela met un terme aux velléités de récidive.

Mais, il faut se souvenir que les chats utilisent ce moyen pour nous signifier un mécontentement, donc, n’oubliez pas la séance d’introspection psy... pour découvrir ce qui a pu irriter votre compagnon à quatre pattes.

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Festival de Cannes

13 Mai 2015 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Lectures textiles

Les vêtements portés par les actrices de cinémas marquent parfois leur époque, soit en révélant une mode déjà dans l'air, soit en la créant de toute pièce. On se souvient, entre autres, de Grâce Kelly, d’Audrey Hepburn, de Brigitte Bardot dont les tenues ont inspiré de nombreuses couturières cinéphiles.

C’est le propos du livre «S'habiller comme au cinéma : tenues mythiques du cinéma français à réaliser soi-même» par Colette Tabeling, Jean Serroy (édité par La Martinière) qui présente une sélection de tenues portées dans 12 films qui ont fait date comme le Le Quai des brumes, À bout de souffle, La Baie des Anges, Les Demoiselles de Rochefort,... l’Été meurtrier, etc. Donc des modèles «vintage» certes, mais qui sont encore présent dans nos souvenirs cinématographiques.

Ce livre (avec sa pochette de patrons) est disponible à la Bibliothèque municipale de Toulouse qui a développé depuis quelques temps déjà un rayon de livres avec patrons. Comme je m’inquiétais auprès des bibliothécaires de la pérennité de ces patrons, elles me disaient que ces pochettes revenaient ordinairement complètes et en bon état après chaque emprunt. Les emprunteuses s’en servent - cela se voit au pliage qui n'est pas toujours refait à l'identique, mais il n'y a pas de dégradation (découpe, déchirure, crayonnage, etc.) ; en clair, chacune en prend soin et c'est très bien ainsi. Et les personnes qui ne savent pas coudre ne s’intéressent pas à ce genre de livre, et ça c'est bien dommage de délaisser ce beau loisir qu'est la couture.

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Porter le chapeau

11 Mai 2015 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Explorations textiles, #Lectures textiles

Entre 1950 et 2013 Jacques Pinturier, modiste parisien, a réinventé le chapeau en en faisant une véritable sculpture. On lui doit notamment les voilettes en demi-lune qui firent fureur au mitan des années 50. Il a travaillé pour les plus grands de la mode, comme Nina Ricci à partir de 1964. puis Jean-Louis Scherrer, Molyneux, Dior, Balenciaga ou Schiaparelli.

Pour lui, pas de tête qui ne serait pas une tête à chapeau, il suffit de créer le chapeau qui révèle le visage qui est toujours sous ses doigts un chapeau léger, confortable, et souvent dans des formes abstraites et des matériaux originaux comme le rhodoïd, la toile de métal. En tout 80 pièces à admirer, faisant partie de sa collection personnelle qu’il avait confiée à l’Atelier-Musée du Chapeau.

Du 25 avril au 4 octobre 2015

Et pour en savoir plus sur les chapeaux, le magnifique ouvrage d’Éliane Bolomier, conservatrice du Musée du Chapeau (Chapeaux, mode et savoir-faire – Éditions De Borée, 2014 – 36€) qui comporte de très intéressants chapitres consacrés aux métiers complices des modistes, comme les formiers, les doreurs, les plumassiers, les fleuristes, les feutriers.

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Transhumances : la laine en marche

8 Mai 2015 , Rédigé par Tata Georgette

La transhumance est un moment important dans la vie des éleveurs et de leurs troupeaux puisque c’est à ce moment-là qu’ils retrouvent les vastes espaces de pâture, en altitude, par y passer la belle saison. La tradition des transhumances à pied a repris depuis une dizaine d’années après plus d’un demi-siècle d’abandon de cette pratique (on déplaçait les animaux en bétaillère). C’est le moment pour les éleveurs de faire connaître leur travail, leurs animaux, et aussi pour faire connaître et préserver leurs espaces de travail qui sont aussi, le plus souvent, de magnifiques paysages.

La transhumance peut être une belle ballade en famille puisque il est possible d’accompagner les troupeaux dans leur montée, au pas des bêtes, soit une quinzaine de kilomètres par jour, pas de quoi tuer un randonneur muni d’un bon pique-nique dans son sac à dos, d'autant que les organisateurs proposent assez souvent un point de restauration avec des produits locaux.

Pour ne pas effrayer les troupeaux, les éleveurs demandent un peu de discipline de la part des randonneurs-accompagnateurs, comme par exemple suivre à pied derrière le troupeau, ne pas utiliser d’engin motorisé ni de sonorisation, ne pas toucher les animaux sans l’autorisation de l’éleveur, ne pas donner à manger aux chiens de travail, ne pas venir avec d’autres chiens, car pour les chiens de berger, l’heure n’est pas à la rigolade.

Depuis presque un mois, les transhumances ont commencé dans la région, notamment dans le Lot, à Rocamadour.

Voici quelques transhumances qu’il est possible d’accompagner dans la région, au cours du mois qui vient :

- du 24 mai au 14 juin : il est possible d’accompagner la transhumance entre la Vallée du Lot et le Cantal, avec des étapes d’une douzaine de kilomètres en moyenne,

- les 30 et 31 mai : transhumance à Vendres, dans l’Hérault,

- du 30 mai au 14 juin : transhumance en pays massatois, en Ariège,

- les 6 et 7 juin : transhumance en Bethmale,

- les 12, 13 et 14 juin : transhumance en Haut-Salat, en Ariège,

le 13 juin : transhumance à Montpeyroux, Hérault,

le 13 juin : transhumance à Saint-Hilaire-de Lavit, en Lozère,

- le 21 juin : transhumance à Prévenchères, en Lozère.

Bonne transhumance !

ill. Transhumance dans les Cévennes © Ooh! Collective

Transhumances : la laine en marche
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Le commerce des étoffes à Toulouse au XVIIe siècle

4 Mai 2015 , Rédigé par Tata Georgette

Si vous ne partez pas au soleil pour ce deuxième long weekend de mai, voici la sortie du mois de Tata Georgette qui nous emmènera dans les temps lointains du XVIIe siècle.

À cette époque-là, le commerce des étoffes était très actif à Toulouse comme nous l'enseignera Véronique Castagné, la conférencière, membre de la Chambre nationale des experts spécialisés. On y verra les différentes professions à l'œuvre dans ces activités commerciales, leur importance dans la vie de la cité.

Rendez-vous dans la cour du musée, vers 14h45.

Quand : le samedi 9 mai, à 15h
Lieu : Musée Paul-Dupuy - Rue de la Pleau
Tarif : 4h (entrée du musée)

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Déstockage

1 Mai 2015 , Rédigé par Tata Georgette

Notre amie Mapie des Vignes finit de vider sa boutique du quai de la Daurade avant de partir vers de nouvelles aventures textiles. Du 1er au 6 mai, on y trouvera prototypes, des accessoires, des tissus.

Lieu : 4, quai de la Daurade - de 12h30 à 18h30 du 1er mai au 6 mai (sauf dimanche 3).

 

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