Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Tata-Georgette

Résultat pour “les pieds au chaud”

Transhumances : la laine en marche

8 Mai 2015 , Rédigé par Tata Georgette

La transhumance est un moment important dans la vie des éleveurs et de leurs troupeaux puisque c’est à ce moment-là qu’ils retrouvent les vastes espaces de pâture, en altitude, par y passer la belle saison. La tradition des transhumances à pied a repris depuis une dizaine d’années après plus d’un demi-siècle d’abandon de cette pratique (on déplaçait les animaux en bétaillère). C’est le moment pour les éleveurs de faire connaître leur travail, leurs animaux, et aussi pour faire connaître et préserver leurs espaces de travail qui sont aussi, le plus souvent, de magnifiques paysages.

La transhumance peut être une belle ballade en famille puisque il est possible d’accompagner les troupeaux dans leur montée, au pas des bêtes, soit une quinzaine de kilomètres par jour, pas de quoi tuer un randonneur muni d’un bon pique-nique dans son sac à dos, d'autant que les organisateurs proposent assez souvent un point de restauration avec des produits locaux.

Pour ne pas effrayer les troupeaux, les éleveurs demandent un peu de discipline de la part des randonneurs-accompagnateurs, comme par exemple suivre à pied derrière le troupeau, ne pas utiliser d’engin motorisé ni de sonorisation, ne pas toucher les animaux sans l’autorisation de l’éleveur, ne pas donner à manger aux chiens de travail, ne pas venir avec d’autres chiens, car pour les chiens de berger, l’heure n’est pas à la rigolade.

Depuis presque un mois, les transhumances ont commencé dans la région, notamment dans le Lot, à Rocamadour.

Voici quelques transhumances qu’il est possible d’accompagner dans la région, au cours du mois qui vient :

- du 24 mai au 14 juin : il est possible d’accompagner la transhumance entre la Vallée du Lot et le Cantal, avec des étapes d’une douzaine de kilomètres en moyenne,

- les 30 et 31 mai : transhumance à Vendres, dans l’Hérault,

- du 30 mai au 14 juin : transhumance en pays massatois, en Ariège,

- les 6 et 7 juin : transhumance en Bethmale,

- les 12, 13 et 14 juin : transhumance en Haut-Salat, en Ariège,

le 13 juin : transhumance à Montpeyroux, Hérault,

le 13 juin : transhumance à Saint-Hilaire-de Lavit, en Lozère,

- le 21 juin : transhumance à Prévenchères, en Lozère.

Bonne transhumance !

ill. Transhumance dans les Cévennes © Ooh! Collective

Transhumances : la laine en marche
Lire la suite

Lotus

3 Juillet 2015 , Rédigé par Tata Georgette

En Asie, le lotus fleurit toute l'année. Dans notre région, la floraison a lieu en ce moment de l'année. Cela se passe à Giroussens où le Jardin des Martels propose ce weekend un festival consacré à cette belle plante aquatique.

C'est l'occasion de se promener dans ces magnifiques jardins, de se régaler des graines, des fruits et des racines du lotus qui sont cuisinées en salades, en plats divers, en boissons.

Mais, depuis peu, un «aventurier» textile produit du tissu de tiges de lotus. Cette fibre très légère présente quelques particularités très intéressantes, dont celle d'être parfaitement imperméable. À quand le pique-nique tout lotus, avec des plats en lotus, une nappe en lotus, sous un chapeau en lotus ? Ce n'est d'ailleurs pas la seule plante explorée pour filer de nouvelles fibres, comme le bananier, l'ananas. Comme le montre le deuxième film ci-dessous, quelques entreprises de commerce équitable se penchent sur ce type de nouvelle production qui qui va élargir nos choix de textiles.

Et si vous avez un jardin, pourquoi ne pas y implanter un jardin aquatique et y faire pousser votre propre fibre de lotus ? en tout cas de jouir de leur étonnante floraison annuelle et vous rafraichir les pieds dans leur bassin...

Autre recette pour se rafraichir les jambes : mouiller une serviette de toilette, la rouler, la tordre à fond et la placer au congélateur pendant une heure ou deux. Au bout de ce temps, la déplier et l'étendre sur les jambes allongées. C'est diablement rafraichissant à la fin d'une journée torride.

Lire la suite

Virée tarasconnaise

26 Septembre 2017 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Bonnes affaires, #Billet du jour

Il est temps de s'organiser pour aller à Tarascon-sur-Ariège. Covoiturage entre copines ? Virée en solitaire ? Il est grand temps de se décider.

Mais s'il vous plait, ne dérangez pas votre homme pour qu'il vous accompagne ! vous ferez deux bonnes actions : il pourra vaquer tranquillement à ses occupations (pas de match ce jour-là - ou une sortie cyclo avec les copains ?) et vous pourrez farfouiller à la folie dans l'antre tarasconnaise du diable ! Je suis toujours peinée de voir des vieux maris essayer de prendre un air à peu près intéressé dans les magasins de tissus et autres merceries ou boutiques de ce style. Les pauvres, on se demande vraiment quelles fautes ils doivent ainsi expier.

Donc venez plutôt avec les copines car les organisatrices ariégeoises ont certes prévu un accueil soigné, y compris avec un grand parking pour se garer à proximité mais elles n'ont pas encore mis sur pied un «coin pour les maris» comme certains magasins ou restaurants qui proposent un «coin pour les enfants». En plus de chiner, vous pourrez admirer une exposition de patchwork et broderies et participer à des ateliers de broderie et de couture et même faire une pause à la buvette-salon de thé. Bon dimanche aux puces !

Virée tarasconnaise
Lire la suite

Coiffure d'automne

22 Septembre 2012 , Rédigé par Tata Georgette

Souple, sans façon, peu fragile, pas besoin d'avoir «une tête à chapeau» pour le porter... (même si l'expression «tête à chapeau» ne veut rien dire), on peut l'accessoiriser avec des perles, des breloques, des rubans : c'est le béret.

Or depuis peu, Toulouse est devenue la capitale française du béret basque car la société toulousaise Cargo-Promodis a acheté au cours du printemps dernier Béatex, dernier fabricant français de bérets basques situé à Oloron-Sainte-Marie. Cette entreprise, créée en 1840, compte aujourd'hui une trentaine de salariés et fournissait depuis plus d'un siècle l'armée. Hélas, depuis la suppression du service militaire, le carnet de commandes de Béatex s'était sensiblement aminci. C'est vers d'autres horizons que cette entreprise s'est tournée, vers la mode, la haute couture.

On peut le porter de mille manières, de mille couleurs. C'est un basique indispensable dans toute garde-robe d'automne, il garde la tête au chaud, sans écraser les cheveux. Et quand on ne l'a pas sur la tête, il est facile à ranger. Petit chapeau sans prétention, il s'accommode de mille façons, on peut en avoir de toutes les couleurs sans plomber son budget. Bref, rien que des avantages... et on peut même le porter sans baguette sous le bras !

Lire la suite

Événement toulousain !

1 Décembre 2018 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Bonnes affaires, #Billet du jour

Il s'est produit un grand événement, ces derniers jours, à Toulouse. Un projet de 4ème ligne de métro ? non ! le déménagement d'Airbus ? non ! mais c'est tout aussi important.

Un nouveau magasin de tissus... Non ???... Si, parfaitement. En tout cas, on désespérait de voir un nouveau magasin de tissus s'implanter à Toulouse-ville qui était devenu un quasi désert textile et cela fait chaud au cœur de voir la nouvelle boutique Ô Coupons.... au 40 de la rue Rémusat. Une (trop petite) boutique où M. Kouhen vend des coupons de tissus pour l'habillement, l'ameublement. Il y a déjà un beau choix de velours et de lainages. Des wax, des cotonnades aussi, des jerseys, etc. Et le choix va s'élargir grâce aux nouveaux arrivages déjà prévus. Donc, cela vaut le coup de mettre cette adresse sur nos circuits textiles, car il y a de belles trouvailles à y faire. En plus, l'accueil y est sympathique, le conseil précis. Et cerise sur le gâteau, M. Kouhen propose une remise de 10% sur tout le magasin jusqu'au 15 décembre pour les premières semaines de démarrage. 

Je vous souhaite beaucoup de belles trouvailles «Ô Coupons» !

Vos prochains rendez-vous sur l’agenda...

Hélas ! mille fois hélas !
Ce magasin de tissus a fermé très rapidement, fin mars 2019.

Lire la suite

Revue de presse

16 Juin 2020 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Revue de presse, #Billet du jour

Quoi de neuf à propos du textile dans la presse ? il semble que les articles à propos de la couture des masques et autres surblouses commencent à passer de mode... et que les couturières vont retourner dans leur invisibilité ordinaire... mais peut-être pas, comme le démontre «Couture en chœur», en Aveyron. Par ailleurs, il semble bien que l'engouement pour la couture, déjà bien amorcé depuis quelques années, a été fortement consolidé dans toute la France par la production de masques maison. Le masque ? continuer à le porter ? ou non ? le débat n'est pas récent en France, comme on peut le lire ici. Et il semblerait que le thème des masques inspire également quelques tricoteuses...

Bon, et pour les gants ? les gantiers ont commencé à instruire le dossier d'inscription de leur savoir-faire au patrimoine immatériel de l'Unesco.

Quoi de neuf, sinon ? d'abord du vieux, très vieux même, qui daterait de moins 41 000 ans... comme le relate le Monde sous le titre «Neandertal, premier à corder» (humour codivien ?) à propos de la découverte, près de chez nous, en Ardèche, d'un petit bout de cordelette dans un petit amas de boue lui-même collé à un silex taillé. C'est à ce jour le plus ancien bout de cordage retrouvé, constitué de trois brins torsadés séparément puis assemblés et torsadés ensemble.  À quoi servait cette cordelette ? il faudra sans doute encore quelques fouilles et quelques trouvailles et quelques publications scientifiques pour en savoir plus. Mais enfin, cela fait chaud au cœur de se dire que l'humanité n'a pas fait que casser des cailloux dans son passé lointain.

Lire la suite

N'abandonnez pas votre chien...

1 Août 2015 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Ça n'a rien à voir quoique..., #Le nez en l'air

Vous allez bientôt partir en vacances, mais de grâce n'abandonnez pas votre chien au bord de la route comme tous ces malheureux animaux que récupère la SPA, chaque année. Cet acte criminel est puni par l'article 521-1 du Code pénal (jusqu'à 2 ans d'emprisonnement, 30 000€ d'amende) car l'animal ainsi abandonné est bien souvent condamné à mort.

Soyez plutôt prévoyant et préparez l'hiver en envoyant les poils de votre chien que vous récupérez au fur et à mesure des brossages à Dourré Jalat-Dehen (Dogwool) qui vous filera une fibre 100% canine qui a la particularité d'être très chaude, et qui ne sent rien, la laine obtenue est unique, à partir des couleurs naturelles du chien comme elle l'explique fort bien sur son site. C'est une laine douce et facile à tricoter. En plus, c'est autrement plus snob et rare que de porter de l'alpaga, de la soie et même de la vigogne. Et elle protège des rhumatismes...

Mais il vous faudra être patient car pour fournir un pull pour un adulte, il faut environ trois ans de brossage réguliers, et si possible pas sur un teckel... Donc, n'abandonnez pas votre chien, tricotez-le !

Attention : n'envoyez pas les poils de votre chat, mais ce n'est pas une raison pour l'abandonner.

Lire la suite

L'arbre de juin

17 Juin 2016 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Le nez en l'air

Qui se promène en cette période de l'année dans le centre de Toulouse sent le parfum délicat, subtil et apaisant des nombreux tilleuls en fleurs.

Comme le tilleul pousse relativement rapidement, qu'il résiste très bien aux pollutions citadines et qu'il a fière allure avec son beau volume sous lequel on peut circuler à l'ombre, on le plante souvent sur les places ou le long des allées et avenues. D'ailleurs, ce fut très souvent le tilleul qui fut choisi pour être planté comme arbre de la liberté, en 1792, au moment de la Révolution française.

Si le tilleul est surtout réputé pour pour ses usages médicinaux, à partir des fleurs ou de l'aubier et des bourgeons, il a aussi des usages textiles. Son écorce interne est encore utilisée pour faire des cordes et des ficelles.

Les Japonais font même un tissu assez raffiné à partir de cette fibre extraite de l'écorce. «Shinafu» cela signifie «tissu de tilleul», utilisé pour les vêtements d'extérieur, des draps, des sacs et divers articles. Mais comme le traitement de cette fibre n'a pas été mécanisé, sa production a régressé, jusqu'à devenir uniquement une production domestique, à usage familial. De plus, elle a subi la très puissante concurrence du coton et des fibres synthétiques depuis un siècle. C'est une étoffe d'une belle couleur beige chaud, si on ne la colore pas, et très solide, d'une belle texture sèche. Étoffe rare, très confidentielle, en tout cas.

Lire la suite

Au son du tambour

13 Octobre 2020 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Ça n'a rien à voir quoique..., #Billet du jour

Dans le domaine textile, le mot «tambour» a deux acceptions.

Celui du tambour que l'on utilise pour broder, sur lequel on tend bien la toile. Il en existe de différentes tailles, libres ou montés sur pied, mais il s'agit toujours de deux cercles concentriques fixés l'un autour de l'autre, en bois de hêtre ou de bambou, en tout cas un bois assez flexible. Si le tambour à broder est d'un maniement un peu délicat au début de l'apprentissage de la broderie, il permet toutefois une grande régularité dans l'exécution de l'ouvrage. Il est même indispensable pour de nombreuses techniques de broderie comme par exemple les jours brodés, le punch needle, la peinture à l'aiguille, la broderie Richelieu, etc. On peut aussi l'utiliser comme encadrement de l'ouvrage brodé fini ou pour fixer des «attrape-rêve» réalisés en macramé ou au crochet. Bref, c'est un tambour bien accommodant et sans histoire.

Puis il y a le tambour de la machine à laver. D'abord, il est en métal, nettement plus bruyant, peu regardant sur la façon dont on enfourne le linge dans la machine et pas davantage quand on le ressort. D'où il s'ensuit des aventures diverses. Comme le mystère des chaussettes orphelines (à écouter ici). Partout dans le monde, les tambours de machines à laver sont des lieux de perdition pour divers éléments de garde-robe, comme en témoignent Xiu'e et son mari Wanji, à Taïwan. Ces alertes octogénaires ont organisé, pendant le confinement, un défilé de mode avec tous les habits oubliés par les clients de leur pressing depuis un certain nombre d'années. Le résultat est assez amusant comme on peut le voir ici.

Et si ce voyage au pays des tambours vous convient, vous pouvez le prolonger ici...

Vos prochains rendez-vous textiles à Toulouse
et dans ses environs...

Au son du tambour
Au son du tambour
Au son du tambour
Lire la suite

Nouvelle année, nouveau départ !

4 Janvier 2016 , Rédigé par Tata Georgette

Bonne année 2016 à tous et à toutes. Santé, bonheur, sagesse, et un brin de folie à partager avec ceux que vous aimez !

L’année s’annonce bien remplie pour beaucoup d’entre-nous. Mais il y a aussi qui nous quittent pour mener leur barque sur d'autres rivages.

Clélia ferme son beau palais des glaces, le Cooky Woogy. Elle nous avait annoncé une hibernation définitive. Croisons les doigts, car c'était vraiment le paradis des gourmands, son salon de thé-glacier-gâteaux-rock-and-roll. En tout cas, j'y ai apprécié des produits de premier choix, un accueil chaleureux, un service impeccable. Je croise les doigts pour qu'elle change d'avis et continue à faire le bonheur des Toulousains. D'ailleurs, il serait peut-être possible qu’elle ouvre à nouveau en avril, après un hiver de réflexion. À surveiller donc...

Le magasin Gala de Carcassonne ferme, comme son responsable nous l'avait annoncé récemment, pour départ à la retraite. En fait, si le magasin ferme, la vente continue sur internet, vous pouvez donc les retrouver ici à partir d'aujourd'hui, lundi 4 janvier. Donc, ici non plus, tout n'est pas perdu.

Il y a aussi ceux qui ont travaillé dur en 2015 pour nous préparer une belle année 2016, comme le Musée départemental du textile de Labastide-Rouairoux qui nous a concocté une année consacrée au Japon. On en saura plus sous peu.  Cousu main a entamé sa deuxième saison samedi dernier, le 2 janvier et qui va nous aider à passer l'hiver au chaud avec douze candidats très motivés pour affronter les épreuves techniques et artistiques de cette compétition qui est notre foot à nous, amatrices d'aiguilles et de beaux ouvrages.

Il y a aussi de beaux échantillons de tricot ajouré que j'ai tricotés pendant ces vacances de fin d'année pour vous, pour élargir votre savoir-faire, tout au long de l'année dans un des ateliers de Tata Georgette, au moment et à l'endroit qui vous conviendra. Surveillez l'agenda car il y aura aussi des sorties textiles et de nombreux événements textiles toulousains et régionaux.

 

Lire la suite

La prochaine semaine textile...

1 Octobre 2018 , Rédigé par Tata Georgette

Voici octobre et sa belle lumière d'automne. Envie de laines douillettes à tricoter, de tissus doux et chauds ! c'est le moment de se mettre au travail. Et quelques rendez-vous de rentrée à ne pas rater. Bonne semaine textile !

mercredi 3 octobre 2018

du jeudi 4 au dimanche 7 octobre 2018

  • Tendances créatives - salon des loisirs créatifs - 20e édition
    Lieu : Parc des Expositions - 31000 Toulouse
    Renseignements : 05 34 40 80 90

du mercredi 5 au vendredi 7 octobre 2018

 

vendredi 5 octobre 2018

de 17h à 19h - Atelier toutes techniques
pour apprendre à coudre, broder, tricoter, crocheter
Lieu : Le Bonheur est dans le pot - 17, place Saint-Pierre - 31000 Toulouse

Pour participer,  inscrivez-vous ICI...  (au moins 24h à l'avance en précisant ce que vous souhaitez faire et vos coordonnées nom et numéro de téléphone portable)

samedi 6 et dimanche 7 octobre 2018

du lundi 8 au vendredi 12 octobre 2018

vendredi 12 octobre 2018

de 16h à 18h - Atelier toutes techniques
pour apprendre à coudre, broder, tricoter, crocheter
Lieu : Le Bonheur est dans le pot - 17, place Saint-Pierre - 31000 Toulouse

Pour participer,  inscrivez-vous ICI...  (au moins 24h à l'avance en précisant ce que vous souhaitez faire et vos coordonnées nom et numéro de téléphone portable)

 

Lire la suite

Mise en route du chauffage...

1 Novembre 2019 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Citations textiles, #Billet du jour

«Le premier de ce dernier mois [novembre] elles pouvaient prendre leur station d'hiver à la cheminée. Ce jour-là seulement Grandet permettait qu'on allumât du feu dans la salle, et il le faisait éteindre au trente et un mars, sans avoir égard ni aux premiers froids du printemps ni à ceux de l'automne. Une chaufferette, entretenue avec la braise provenant du feu de la cuisine que la Grande Nanon leur réservait en usant d'adresse, aidait madame et mademoiselle Grandet à passer les matinées ou les soirées les plus fraîches des mois d'avril et d'octobre. La mère et la fille entretenaient tout le linge de la maison, et employaient si consciencieusement leurs journées à ce véritable labeur d'ouvrière, que, si Eugénie voulait broder une collerette à sa mère, elle était forcée de prendre sur ses heures de sommeil en trompant son père pour avoir de la lumière. Depuis longtemps l'avare distribuait la chandelle à sa fille et à la Grande Nanon, de même qu'il distribuait dès le matin le pain et les denrées nécessaires à la consommation journalière

Et ben ça, c'est de l'économie domestique... enfin vue par le père Grandet... et si bien racontée par Balzac dans le roman «Eugénie Grandet». Mais qui a donné lieu à assez peu de versions cinématographiques, à aucune en tout cas depuis une trentaine d'années. Les plus nombreuses adaptations ont été faites après 1945, et dans de nombreux pays, peut-être parce qu'il fallait relancer la consommation et mettre fin aux mesures drastiques que beaucoup de ménages avaient été obligés d'adopter pendant la Deuxième guerre mondiale en montrant un cas caricatural. Peut-être aussi, parce que de tous les péchés, l'avarice est le plus triste et fade à montrer...  C'est dommage car Balzac fut d'une extrême précision pour tout ce qui concerne le costume, la toilette comme on disait alors. Et même sur un costume d'avare, il déployait son extraordinaire talent. Par ailleurs, Balzac, selon Marguerite Gagneux-Granade, a employé cinquante fois le verbe «tricoter, et quinze fois le mot «tricot» dans son œuvre littéraire, ce qui est probablement un record.

Bonne lecture au coin du feu ! ou en tout cas au chaud !

Vos prochains rendez-vous sur l’agenda...

Lire la suite

Dans de beaux draps !

17 Mars 2016 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Ça n'a rien à voir quoique...

Dans le silence de la nuit, des milliers de petits acariens nous grignotent les mollets, des bactéries gloutonnes et lubriques vivent très l'aise au chaud dans le bain de sueur (car nous suons la nuit aussi) et se reproduisent inlassablement ; les millions de microscopiques parcelles de peau morte dont nous nous délestons à chaque instant jonchent nos draps. Sans compter les poils du chat qui a fait dans la journée la sieste sur le lit et vient sur le matin chercher un peu de chaleur humaine. Et puis aussi un peu de poussière rapportée des transports en commun, du pollen. Tout ça, c'est un peu beurk... non ? et le fait d'avoir des draps en couleur n'y change rien, pour ceux qui penseraient que si ça ne se voit pas...

Grave question : vaut-il mieux nettoyer les draps, taies d'oreiller et alèses tous les jours ? tous les deux mois ? plus je n'ose imaginer... bref, le choix va de l'esclavage au taudis dans un magnifique bouillon de culture. Il semble que la plupart des personnes choisissent entre une fois par semaine ou toutes les deux semaines.

Je n'ai pas trouvé d'enquête, ni de sondage à ce propos. En tout cas, d'après des experts en propreté domestique, la meilleure solution est d'en changer toutes les semaines. Et même un peu plus souvent en cas de maladie contagieuse dans la maison. Pour les serviettes de toilette, en changer tous les trois ou quatre jours est le minimum. Avec une bonne lessive à base de savon de Marseille à plus de 60°. Et si possible de les faire sécher dehors, au soleil, à l'air (tant pis pour ceux qui n'ont ni buanderie, ni grand jardin avec des zozyaux qui chantent) . Pour le repassage, il semblerait que ce soit définitivement démodé, il suffit de bien les plier et basta ! de ce côté-là, on peut alléger la charge de travail sans mettre en danger la santé de la maisonnée.

En tout cas, lorsqu'on cherche sur internet comment entretenir les draps, gogol nous fournit beaucoup de réponses sur les normes applicables en milieu hospitalier (merci, nous allons bien), ou des adresses de fournisseurs de lessives (bonjour la chimie), mais pas grand chose sur la fréquence de nettoyage du linge de maison, en particulier ceux utilisés la nuit ou pour la toilette. Il semble que ce soit typiquement la question honteuse, celle qui fâche, en tout cas qui touche de trop près aux pratiques personnelles en la matière. Ce que relate très bien Jean-Claude Kaufmann dans son ouvrage «Le cœur à l'ouvrage, théorie de l'action ménagère».

source inconnue

source inconnue

Lire la suite

Le Lot et la laine

11 Juillet 2013 , Rédigé par Tata Georgette

Le Lot et la laine

La laine dans tous ses états sera présente à Sauliac-sur-Célé les 13 et 14 juillet. Myrtille Spinspanspun, une des chevilles ouvrières de cette manifestation, a accordé un entretien à Tata Georgette, dont voici la synthèse.

TG – Tout d’abord, qui organise cette manifestation ?

MS - Deux associations se sont unies pour présenter la filière laine : « les Brebis babillardes» et «Rencontre et partage à Orniac», soit un groupe de passionnées de la laine et une association villageoise qui anime ordinairement les festivités du village.

TG - Si l’on en juge par le programme proposé pour cette deuxième édition du Lot et la Laine, c’est une alliance réussie.

MS - Toute la filière laine se donne rendez-vous dans le Lot, pour montrer et faire apprécier la laine, du dos du mouton à l’ouvrage terminé. Seront donc présents des éleveurs de moutons, mais aussi d’alpagas, qui présenteront leurs animaux, les tondront, les soigneront et présenteront même leurs chiens de berger au travail ; ils répondront aussi à toutes les questions des visiteurs.

On trouvera aussi sur place de nombreux ateliers pour apprendre à filer, à teindre, etc. Pour ceux qui ne souhaiteront pas mettre directement la main à la pâte, il y aura des démonstrations de toutes sortes par les soixante exposants eux-mêmes, teinturières, tisserandes, tricoteuses, des feutrières, etc. dont l’activité connait un renouveau assez spectaculaire par la diffusion de leurs productions au moyen de boutiques en lignes, ce qui leur permet de trouver des clients dans la France entière et au-delà.

TG – Quelle nouveauté y-aura-t-il pour cette deuxième édition ?

MS - Des professionnels du bâtiment participeront pour présenter l’isolation thermique à base de laine. En effet, la PAC (Politique agricole commune) considère la laine produite par les éleveurs de brebis à lait ou à viande comme des déchets. Ces éleveurs ne peuvent donc pas valoriser la tonte dans le textile. Ils ont donc cherché un nouveau débouché pour ce «déchet».

TG – Savez-vous si les éleveurs qui élèvent des moutons et des brebis pour la laine doivent jeter les carcasses des animaux en fin de vie, car ils finissent sans doute bien par mourir eux-aussi, soit de mort naturelle ( ?) soit plus probablement à l’abattoir ? Plus sérieusement, comment avez-vous organisé l’accueil du public ?

MS – Des navettes ont été mises en place depuis la gare de Cahors. La manifestation se déroule intégralement à l’Écomusée de Cuzals, donc dans un parc spacieux, en partie ombragé. De ce fait, les visiteurs bénéficieront de tous les services de l’Écomusée : un vaste parking, un restaurant, une aire de pique-nique, etc. et également du programme des animations de l’Écomusée.

TG – Quelle suite pensez-vous donner à cette manifestation ?

MS – Nous préparons pour la rentrée prochaine des stages et divers événements à Sauliac et ailleurs dans la région. Pour le «Lot et la laine», nous comptons bien l’installer dans une périodicité semi-annuelle, donc, le prochain rendez-vous est déjà pris pour 2015. Mais dans un premier temps, nous travaillons d’arrache-pied pour que l’édition 2013 soit une réussite et devienne le rendez-vous incontournable des passionnées-és de laine.

TG – Merci Myrtille d’avoir pris le temps de répondre à ces quelques questions. Je vous laisse continuer votre travail de préparation avec Faerie, KatiKolor et les Orniacois.

Pour en savoir plus :

Le Lot et la laine

www.facebook.com/LeLotEtLaLaine

Localisation et itinéraire

Écomusée de Cuzals

Lire la suite

Panne...

22 Octobre 2016 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Citations textiles, #Billet du jour

Imaginez : la machine à laver vous lâche ; aussitôt des cauchemars vous assaillent...

«... comme la laveuse se lamentait, craignant de ne pouvoir mettre couler le jour même, elle voulut bien lui donner le linge sale tout de suite. Elles allèrent chercher les paquets dans la pièce de gauche où couchait Étienne, et revinrent avec des brassées énormes, qu'elles empilèrent sur le carreau, au fond de la boutique. Le triage dura une grosse demi-heure. Gervaise faisait des tas autour d'elle, jetait ensemble les chemises d'homme, les chemises de femme, les mouchoirs, les chaussettes, les torchons. Quand une pièce d'un nouveau client lui passait entre les mains, elle la marquait d'une croix au fil rouge pour la reconnaître. Dans l'air chaud, une puanteur fade montait de tout ce linge sale remué.»

[...]

Gervaise, qui voulait se débarrasser de madame Bijard, appela Clémence, lui fit compter le linge pendant qu'elle l'inscrivait. Alors, à chaque pièce, cette grande vaurienne lâcha un mot cru, une saleté ; elle étalait les misères des clients, les aventures des alcôves, elle avait des plaisanteries d'atelier sur tous les trous et toutes les taches qui lui passaient par les mains. Augustine faisait celle qui ne comprend pas, ouvrait de grandes oreilles de petite fille vicieuse. Madame Putois pinçait les lèvres, trouvait ça bête, de dire ces choses devant Coupeau ; un homme n'a pas besoin de voir le linge ; c'est un de ces déballages qu'on évite chez les gens comme il faut. Quant à Gervaise, sérieuse, à son affaire, elle semblait ne pas entendre. Tout en écrivant, elle suivait les pièces d'un regard attentif, pour les reconnaître au passage; et elle ne se trompait jamais, elle mettait un nom sur chacune, au flair, à la couleur. Ces serviettes-là appartenaient aux Goujet ; ça sautait aux yeux, elles n'avaient pas servi à essuyer le cul des poêlons. Voilà une taie d'oreiller qui venait certainement des Boche, à cause de la pommade dont madame Boche emplâtrait tout son linge. Il n'y avait pas besoin non plus de mettre son nez sur les gilets de flanelle de M. Madinier, pour savoir qu'ils étaient à lui ; il teignait la laine, cet homme, tant il avait la peau grasse. Et elle savait d'autres particularités, les secrets de la propreté de chacun, les dessous des voisines qui traversaient la rue en jupes de soie, le nombre de bas, de mouchoirs, de chemises qu'on salissait par semaine, la façon dont les gens déchiraient certaines pièces, toujours au même endroit. Aussi était-elle pleine d'anecdotes. Les chemises de mademoiselle Remanjou, par exemple, fournissaient des commentaires interminables ; elles s'usaient par le haut, la vieille fille devait avoir les os des épaules pointus ; et jamais elles n'étaient sales, les eût-elle portées quinze jours, ce qui prouvait qu'à cet âge-là on est quasiment comme un morceau de bois, dont on serait bien en peine de tirer une larme de quelque chose. Dans la boutique, à chaque triage, on déshabillait ainsi tout le quartier de la Goutte-d'Or.»

 

Pourquoi fallait-il relire L'Assomoir de Zola, précisément à ce moment-là ?

 

Vos prochains rendez-vous textiles
à Toulouse et dans la région...

 

Lire la suite

Mailles humaines

17 Juillet 2019 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Ce que fait la main, #Lectures textiles, #Billet du jour

Voilà bien un livre passionnant qui intéressera toutes les serial-tricoteuses : «L'homme et les mailles» par Marguerite Gagneux-Granade, publié récemment par les Éditions {IN}sensées. C'est un ouvrage très complet sur l'histoire des mailles et de leurs différents usages : des mailles à nœuds pour réaliser des filets, des mailles sans nœuds avec un fil limité pour réaliser des réseaux, des mailles sans nœuds avec un fil non limité, autrement dit le tricot (essayez donc de placer dans la conversation que vous faites des mailles sans nœuds avec un fil non limité ! on vous trouvera tout de suite beaucoup moins bête que si vous parlez simplement de tricot...) - et enfin toutes les autres mailles, dont le crochet. Il intéressera aussi les pratiquants de nailbinding, de sprang, de reconstitution historique, de costume ancien.

L'auteure explore de nombreuses sources historiques, iconographiques et archéologiques et note d'ailleurs que pour le tricot les données archéologiques sont décevantes. En effet, beaucoup d'aiguilles à tricoter ont été faites de bois, d'os, d'ivoire, donc des matériaux périssables. Et ce n'est pas un objet qu'on mettait très souvent dans la tombe des défuntes pour les accompagner dans l'au-delà - y compris pour les tricoteuses émérites. Et puis même les aiguilles métalliques ont peu traversé les siècles. Entre celles qui ont été perdues, refondues avec du métal recyclé, transformées en autre chose pour un tout autre usage. Quand vous pensez qu'une vieille aiguille à tricoter me sert depuis quarante ans à vérifier la cuisson des gâteaux....  Sans compter que quelques aiguilles à tricoter ayant atterri dans les collections des musées ont sans doute été rejetées comme n'ayant aucun intérêt par de doctes conservateurs des siècles passés... bref dans l'Europe entière, à peine trouve-t-on quelques dizaines d'aiguilles à tricoter anciennes dans les musées.

Pour revenir à ce livre, outre la somme d'érudition qu'il recèle, il a des qualités que j'apprécie beaucoup dans un ouvrage technique et historique : une bibliographie très fournie, un glossaire. Seuls couacs : une mise en page triste comme la pluie avec un texte très compact, des petites illustrations mal photographiées. Et une diffusion très confidentielle. C'est une sorte de sabotage et c'est franchement dommage pour nous et pour le remarquable travail de l'auteure.

Est-ce le sort des ouvrages consacrés à l'histoire du tricot que d'avoir cette apparence si fade ? En 2010, l'AFET publiait «La maille une histoire à écrire», ouvrage qui rassemblait les actes de journées d'études de cette association de passionnés. Mêmes qualités quant au fond, donc un travail très solide, mais presque les mêmes défauts quant à la forme et une diffusion encore plus confidentielle... c'est d'autant plus regrettable que fort peu de chercheurs des sciences humaines (ethnologie, anthropologie, histoire des techniques, etc.) se sont intéressés à la maille, particulièrement en France, alors que nous passons désormais notre vie dans la maille (à commencer par nos sous-vêtements !) et que tricoter a toujours été une pratique courante - ben oui, mais «ouvrage de dame» c'est sérieux ça ? sans compter que la maille est devenue une industrie à part entière. C'est dire si ce domaine de recherche peut encore alimenter beaucoup de publications intelligentes et intéressantes. Bref, en dépit de leur aspect terne, je vous conseille chaudement de lire ces deux ouvrages.

Voici leurs références complètes :

  • Gagneux-Gradade Marguerite - L'Homme et les mailles, histoire critique des mailles textiles : filets, réseaux, tricot, crochet - Éditions {IN}sensées, sd - 250p. - ISBN 978-2-9558095-0-1 - 25€
  • La Maille une histoire à écrire - journées d'étude, Troyes, 20-21 novembre 2009 - AFET Association française d'Étude du Textile, 2010 - 294p. - ISBN D/2010/1652/2 -

Vos prochains rendez-vous textiles ...

Mailles humaines
Lire la suite

Prochaines semaines textiles

7 Juin 2020 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Prochaines semaines textiles

 
Les ateliers de Tata Georgette reprennent à partir du début juin au Bonheur dans le pot. Pour ceux qui ont lieu chez Kréatiss, il vous faudra attendre début septembre.
Pour les autres activités textiles, il est préférable de vérifier auprès des différents organisateurs.  
Par bonheur, si on peut dire, quasiment tous les musées textiles sont des «petits musées», donc ils ont déjà rouvert leurs portes ou s'apprêtent à le faire. Mais là aussi, il est préférable de s'enquérir à l'avance des conditions de visite, voire de réserver un créneau horaire.
En clair, c'est encore un peu le bazar, sans compter que mon blog a eu des misères qui l'ont rendu inaccessible pendant plus de deux semaines pour des raisons qui m'échappent quelque peu et qu'il a pourtant fallu résoudre. Il semblerait que ce problème soit en partie résolu.
Bref, on essaie de continuer vaille que vaille.

- - - - - - - - - - - - - - - - - - -

du lundi 8 au vendredi 12 juin 2020

Stage de tissage
Lieu : Tissage Babou - 20, rue des douves 33800 Bordeaux
Tel  : 06 30 53 46 73 - Renseignements, tarif, inscription ici.

vendredi 12 juin 2020

de 10h à 12h - Un esprit pop dans la mode vestimentaire
conférence par Sabine Pressenda, formatrice à l'école Esimode
Tarif : 50€ le cycle complet de conférences
Lieu : Université du temps libre UTL - 56, rue du Taur - 31000 Toulouse -

Renseignements et inscription ici (rubrique UTL)

vendredi 12 juin 2020 - a été annulé

  • de 16h à 18h - Atelier Tata Georgette
    Pour broderie, tricot, crochet, selon votre choix
    - initiation pour débutante
    - perfectionnement,

    - accompagnement de projet

    Pour participer,  inscrivez-vous ICI...  (au moins 24h à l'avance en précisant ce que vous souhaitez faire et vos coordonnées nom et numéro de téléphone portable) -
    Tarif et modalités de participation ICI...

    Lieu : Le Bonheur est dans le pot - 17, place Saint-Pierre - 31000 Toulouse - M° Compans-Cafarell
    i
lundi  15 et mardi  16 juin 2020
Stage - Initiation au filage au fuseau et au rouet
par Ekaterina Gorges
Renseignements, tarif, inscription auprès de Lainamac
Lieu : Lainamac - 23500 Felletin
Pour y aller : le covoiturage avec Mobicoop ou  l'autopartage avec Citiz

du mercredi 17 au vendredi 19 juin 2020

Stage : approfondissement du filage au rouet
animé par Eketerina Gorges
Lieu : Lainamac - BP5 - 23500 Felletin
Renseignements, inscription ici...
Pour y aller : le covoiturage avec Mobicoop ou  l'autopartage avec Citiz

vendredi 19 juin 2020

de 10h à 12h - La société traditionnelle Maori inspire la mode contemporaine
conférence par Sabine Pressenda, formatrice à l'école Esimode
Tarif : 50€ le cycle complet de conférences - 10€ la conférence
Lieu : Université du temps libre UTL - 56, rue du Taur - 31000 Toulouse -

Renseignements et inscription ici (rubrique UTL)
Pour y aller : le covoiturage avec Mobicoop ou  l'autopartage avec Citiz

samedi 20 juin 2020 - a été annulé

  • de 16h à 18h - Atelier Tata Georgette
    Pour broderie, tricot, crochet, selon votre choix
    - initiation pour débutante
    - perfectionnement,

    - accompagnement de projet

    Pour participer,  inscrivez-vous ICI...  (au moins 24h à l'avance en précisant ce que vous souhaitez faire et vos coordonnées nom et numéro de téléphone portable) -
    Tarif et modalités de participation ICI...

    Lieu : Le Bonheur est dans le pot - 17, place Saint-Pierre - 31000 Toulouse - M° Compans-Cafarelli

du lundi 22 au vendredi 26 juin 2020

Stage de tissage
Lieu : Tissage Babou - 20, rue des douves 33800 Bordeaux
Tel  : 06 30 53 46 73 - Renseignements, tarif, inscription ici.

vendredi 26 juin 2020 - a été annulé

  • de 16h à 18h - Atelier Tata Georgette
    Pour broderie, tricot, crochet, selon votre choix
    - initiation pour débutante
    - perfectionnement,

    - accompagnement de projet

    Pour participer,  inscrivez-vous ICI...  (au moins 24h à l'avance en précisant ce que vous souhaitez faire et vos coordonnées nom et numéro de téléphone portable) -
    Tarif et modalités de participation ICI...

    Lieu : Le Bonheur est dans le pot - 17, place Saint-Pierre - 31000 Toulouse - M° Compans-Cafarelli

du dimanche 28 juin au 1er juillet 2020

Stage de teinture au pied des Pyrénées, jusqu'aux coudes...
de la laine surtout, du lin aussi, avec garance, réséda, pastel...  cueillette de plantes tinctoriales...
Lieu : Montbel (près du lac : possibilité de baignade)
Tarif, renseignements, inscription ici - Hébergement possible dans les environs

Pour y aller : le covoiturage avec Mobicoop ou  l'autopartage avec Citiz

jusqu'au dimanche 27 décembre 2020

Exposition «Broderie»
Lieu : Musée de la mode - 17, rue de la Souque - 81000 Albi - tel 05 63 43 15 90 -

La vie continue avec
vos prochains rendez-vous textiles à Toulouse
et dans ses environs...

Lire la suite

Prochaines semaines textiles

20 Juin 2020 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Prochaines semaines textiles

La vie reprend son cours même si nous sommes suspendus aux nouvelles venues de Chine, et si le covid-19 n'a certainement pas encore dit son dernier mot.  En tout cas, voici quelques dates rescapées.  Il reste quelques ateliers de Tata Georgette et quelques propositions de stages, expositions ou autres activités textiles.

Un peu partout, les vide-greniers, puces des couturières et autres salons textiles ont été annulés ou reportés à l'automne par leurs organisateurs. Là aussi les choses devraient peu à peu reprendre un cours normal. Pour suivre le fil de ces événements, vous pouvez jeter un coup d'œil ici...

Portez-vous bien ! et sortez masqués... si vous n'avez pas d'idées pour faire un masque original, voici une bonne adresse...

du lundi 22 au vendredi 26 juin 2020

Stage de tissage
Lieu : Tissage Babou - 20, rue des douves 33800 Bordeaux
Tel  : 06 30 53 46 73 - Renseignements, tarif, inscription ici.

vendredi 26 juin 2020 - a été annulé

  • de 16h à 18h - Atelier Tata Georgette
    Pour broderie, tricot, crochet, selon votre choix
    - initiation pour débutante
    - perfectionnement,

    - accompagnement de projet
    Pour participer,  inscrivez-vous ICI...  (au moins 24h à l'avance en précisant ce que vous souhaitez faire et vos coordonnées nom et numéro de téléphone portable) -
    Tarif et modalités de participation ICI...

    Lieu : Le Bonheur est dans le pot - 17, place Saint-Pierre - 31000 Toulouse - M° Compans-Cafarelli

du dimanche 28 juin au 1er juillet 2020

Stage de teinture au pied des Pyrénées, jusqu'aux coudes...
de la laine surtout, du lin aussi, avec garance, réséda, pastel...  cueillette de plantes tinctoriales...
Lieu : Montbel (près du lac : possibilité de baignade)
Tarif, renseignements, inscription ici - Hébergement possible dans les environs

Pour y aller : le covoiturage avec Mobicoop ou  l'autopartage avec Citiz

jusqu'au mardi 30 juin 2020

Concours de masques délirants, poétiques, créatifs...
organisé par Fiber Art Fever
Pour participer : cliquez ici...

samedi 4 juillet 2020 - a été annulé

  • de 16h à 18h - Atelier Tata Georgette
    Pour broderie, tricot, crochet, selon votre choix
    - initiation pour débutante
    - perfectionnement,

    - accompagnement de projet
    Pour participer,  inscrivez-vous ICI...  (au moins 24h à l'avance en précisant ce que vous souhaitez faire et vos coordonnées nom et numéro de téléphone portable) -
    Tarif et modalités de participation ICI...

    Lieu : Le Bonheur est dans le pot - 17, place Saint-Pierre - 31000 Toulouse - M° Compans-Cafarelli

lundi 6 et mardi 7 juillet 2020

Stage - Connaissance des fibres et maîtrise des techniques de filage appliquées à un projet textile
animé par Ekaterina Gorges
Lieu : Lainamac - BP5 - 23500 Felletin
Renseignements, inscription : ici...

Pour y aller : le covoiturage avec Mobicoop ou  l'autopartage avec Citiz

du lundi 6 au vendredi 10 juillet 2020

Stage de tissage
Lieu : Tissage Babou - 20, rue des douves 33800 Bordeaux
Tel  : 06 30 53 46 73 - Renseignements, tarif, inscription ici.

vendredi 10 juillet 2020 - a été annulé

  • de 16h à 18h - Atelier Tata Georgette
    Pour broderie, tricot, crochet, selon votre choix
    - initiation pour débutante
    - perfectionnement,

    - accompagnement de projet
    Pour participer,  inscrivez-vous ICI...  (au moins 24h à l'avance en précisant ce que vous souhaitez faire et vos coordonnées nom et numéro de téléphone portable) -
    Tarif et modalités de participation ICI...

    Lieu : Le Bonheur est dans le pot - 17, place Saint-Pierre - 31000 Toulouse - M° Compans-Cafarelli

jusqu'à une date non précisée

L'exposition en ligne «Rouge - des costumes de scène (XVIIIe-XXe siècles) vus par Christian Lacroix»,
qui reprend une exposition proposée fin 2005 à l'Opéra-Palais Garnier, à Paris. La visite qui vous est proposée en ligne est commentée par Christian Lacroix en personne, avec des interventions de Michel Pastoureau, d'Annie Mollard-Desfour.
Lieu : chez vous, donc ici...   Pour y aller : cliquez !

jusqu'au samedi 31 octobre 2020

Exposition : Histoire de la tonte des origines à nos jours à travers le monde
Lieu : Musée du textile et du peigne en corne - 6, rue Jean Canal - 09300 Lavelanet
Tel 05 61 03 89 19
Pour y aller : le covoiturage avec Mobicoop ou  l'autopartage avec Citiz

jusqu'au dimanche 1er novembre 2020

Exposition  « Couturiers de la danse de Chanel à Versace »
(exposition prolongée)
Lieu : Centre national du costume de scène - Route de Montilly - 03000 Moulins
Tel 04 70 20 76 20

jusqu'au lundi 30 novembre 2020

Exposition «Collection 100% laine»
Lieu : Musée départemental du textile - Rue de la Rive - 81270 Labastide-Rouairoux
Tel 05 63 98 08 60
Pour y aller : le covoiturage avec Mobicoop ou  l'autopartage avec Citiz

jusqu'au dimanche 27 décembre 2020

Exposition «Broderie»
Lieu : Musée de la mode - 17, rue de la Souque - 81000 Albi - tel 05 63 43 15 90 - f

Lire la suite

Participer aux ateliers...

3 Janvier 2009 , Rédigé par Tata Georgette

Les ateliers de Tata Georgette ont pour but de vous faire découvrir ou approfondir les techniques de la couture, du crochet, du tricot, de la broderie à votre rythme, selon votre envie, selon votre disponibilité, dans des endroits sympathiques de Toulouse, salon de thé, bistrot de quartier, boutique, etc.  Et cela, que vous arriviez avec un projet précis de réalisation ou que vous souhaitiez débuter ou perfectionner une technique.

Dans les deux cas, le but est de faire progresser votre savoir-faire en  vous prenant là où vous en êtes : pas de thème imposé ni de parcours obligé. Petite précision, il ne s'agit pas d'une formation académique mais d'une transmission, un peu comme Tata Georgette le ferait avec ses nièces. Il suffit juste que vous disiez à l'avance ce que vous voulez faire, apprendre, perfectionner, et au moins dans quelle technique : tricot, crochet, broderie, etc.

Vous pouvez venir pour une technique qui vous convient (tricot, crochet, couture, broderie) puis en changer selon vos envies lors d'un atelier suivant.
Je résume : liberté du choix, liberté du moment, pour mieux coller à vos goûts personnels.

En espérant vous accueillir à un prochain atelier !

  • Pour participer :

L'inscription préalable est indispensable pour participer à l'atelier de votre choix : il suffit de me préciser, au minimum 24h à l'avance via l'onglet «Contact» ce que vous souhaitez réaliser et quelle date vous convient parmi les dates annoncées sous l'onglet «Agenda» du blog. Le principe de base des ateliers de Tata Georgette est que vous choisissez quand venir, à la fréquence qui vous convient : pas d'abonnement ni de nombre de séances obligatoires dans un calendrier figé.

Chaque personne apporte son propre matériel de base et ses fournitures.
La trousse minimale de couture ou de broderie comprend :
- des aiguilles à coudre,
- des épingles,
- un dé,
- du fil à coudre ou à broder adapté à l'ouvrage réalisé,
- une paire de ciseaux à couture,
- une craie à tissu,
- un mètre-ruban,
- le matériel de mercerie nécessaire pour le travail à effectuer (boutons, galons, élastiques, fils spéciaux, etc.).
Et aussi quelques canettes en plastique pour récupérer le reste votre fil en fin de séance.
Pour les ateliers de couture, Tata Georgette met à votre disposition une machine à coudre, un fer à repasser, une jeannette.

Pour le tricot et le crochet, Tata Georgette met à disposition des débutantes un peu de laine, des aiguilles, crochets... et peut vous conseiller pour vos achats ultérieurs de fournitures diverses. Par ailleurs, spécialement pour ces deux techniques, Tata Georgette insiste particulièrement sur la posture de travail, sur la justesse des gestes. Bref, on apprend à travailler sans se faire mal...

Et voici quelques conseils pour les débutantes...   

  • Tarif pour les ateliers nomades et publics pour les particuliers
    • Ces ateliers de deux heures ont lieu dans différents salons de thé, cafés ou boutiques à Toulouse.
      Tarif par personne participante à partir de septembre 2019 :

      18€ par personne et par atelier
      (+ éventuellement, consommation en sus)
  • Responsabilité
    • Tous les travaux effectués lors des ateliers sont réalisés par chaque personne participante, sous son entière responsabilité. Tata Georgette n'est pas responsable du résultat obtenu, elle intervient comme animatrice et formatrice uniquement.
      • En aucun cas, elle ne réalise le travail pour vous. En particulier, Tata Georgette ne fait pas de retouches ; pour cela, vous vous adressez à la retoucheuse de votre choix, il y en a d'excellentes dans tous les quartiers de Toulouse.
  • Sécurité et assurance
    • Tata Georgette prend toutes les mesures visant à assurer la sécurité des personnes et des biens lors des ateliers. Le non-respect des consignes de sécurité peut entrainer l'exclusion de l'atelier en cas de mise en danger des personnes. Toutefois, en cas de dommage corporel ou matériel subi ou causé par la personne participante lors des ateliers, Tata Georgette ne saurait être tenue pour responsable. Il appartient à chaque personne participante de vérifier auprès de son assurance personnelle qu'elle est bien assurée pour ce type d'activité.

Ils accueillent les ateliers de Tata Georgette

Kréatiss - 3, impasse Ada-Lovelace - 31830 Plaisance-du-Touch -
Tel  05 61 49 41 05
(source de l'illustration)

  • et dans d'autres lieux toulousains sympathiques :
    suivez l'agenda !

Ateliers à domicile

jusqu’à 4 personnes
durée de l'atelier : 2h30

date et heure à convenir selon vos souhaits
18€ la première personne, 16€ les suivantes

Uniquement proche (à 5minutes maximum à pied) d'une station de Métro, Tram ou Linéo de l'agglomération toulousaine.

Toujours selon le même principe : découvrir les travaux d'aiguilles pour en faire un loisir et un moment de détente et de partage avec des amies, tranquillement chez soi.
 

Ateliers pour groupes

Tata Georgette intervient aussi au sein de collectivités, clubs, associations, etc. pour des groupes 3 personnes minimum à 8 personnes maximum.
Devis sur demande, selon prestation demandée (atelier classique, journée, animation spécifique, etc.)
Transport en sus si hors du réseau métro-tram-linéo.

Vos prochains rendez-vous textiles à Toulouse
et dans ses environs...

Lire la suite

L'ébéniste du XIVe siècle

19 Novembre 2019 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Ça n'a rien à voir quoique..., #Billet du jour

Comment étaient habillés les ébénistes du XIVe siècle ? voilà bien une question intéressante posée par un confrère blogueur, ébéniste de son état, dont je suis le blog fort intéressant depuis déjà pas mal de temps car Christian Séguié y parle avec passion et compétence de son atelier, du bois et de ce qu'il en fait. On semble être assez loin du textile mais on n’est jamais très loin du textile, puisque le textile est toujours tout près de nous ; de plus, bois et textiles se rencontrent souvent, notamment par le maniement des divers instruments que nous utilisons pour nos travaux d'aiguille (œuf à repriser, dés, poinçons, boutons, etc....) comme en témoignent les récents billets de Christian à partir de la recherche d’un instrument en bois qui lui parut bizarre...(1)

Pour revenir aux vêtements des ébénistes médiévaux, c’est l’immense problème des textiles anciens disponibles. Toujours difficiles à conserver, et d’ailleurs souvent détruits par leur utilisateurs mêmes, en raison de l’usure, ou par les mites sans compter les changements de mode.

Donc, pour les vêtements des «gens de métiers» comme on disait alors, et pas seulement pour les ébénistes, on ne dispose nulle part d’un vêtement de cette époque qui nous serait parvenu. Nada, rien... seuls les costumes aristocratiques ont plus ou moins survécu au temps, et encore, très peu d'aussi anciens, et pour les époques ultérieures en fort petit nombre. Tout d’abord parce qu’en France, comme partout ailleurs, on recyclait constamment. Un pourpoint d’homme «de qualité» comme on disait, pouvait être retaillé pour un enfant ou revendu à un fripier qui le débitait assez souvent, en décousant les galons et autres parties ornementales, les cols, les manches, pour les vendre à part, et le vêtement allait ensuite faire le bonheur d’un homme du peuple, ébéniste ou pas. Les chausses, chemises et autres vêtements, finissaient après moult reprisages par être donnés aux pauvres, aux domestiques ou servir de rembourrage, de chiffons...

Et puis, la notion de vêtement de travail est assez récente, en gros depuis le courant du XIXe siècle. Les premiers à avoir eu un vêtement spécifique dès l'époque médiévale ont été les militaires, les ecclésiastiques, et encore était-ce un vêtement qui témoignait plutôt de leur état. Sinon, on ne faisait pas vraiment de différence entre vêtement de travail et vêtement ordinaire, d'autant que les garde-robe comptaient très peu de pièces.

Bon c’est bien beau, tout ça, s’impatiente Christian, mais mon ébéniste du XIVe, il n’allait tout de même pas tout nu ? non, rassurez-vous. Même s’il n’avait pas de sous-vêtement, qui sont apparus quasiment deux siècles plus tard et ne se sont généralisés que fin XVIIIe-courant XIXe.

Il y a quelques images, sur les vitraux, sur les enluminures... (pas de pinterest ni d’instagram) mais on y représente plus volontiers les paysans, et le seul homme du bois y est souvent Saint-Joseph, ou les ouvriers qui ont construit les cathédrales.

D’après ces images du XIVe, les vêtements du peuple étaient assez monochromes, les coupes assez rudimentaires, par exemple les manches étaient souvent attachées par des brides pour pouvoir être retirées lorsqu’il faisait chaud, ou lors d’efforts physiques. Une autre source historique est également constituée par des actes notariés, lors des successions ou des contrats divers. Par exemple, certains contrats d'apprentissage stipulent que le maitre d'apprentissage a le devoir d'habiller son apprenti en lui fournissant tel ou tel vêtement . Et dans ces documents notariés, surtout urbains, on peut avoir des descriptions très détaillées, mais détaillées selon les critères de l'époque, donc pas toujours compréhensibles pour nous.

Les fibres utilisées étaient le chanvre, la laine, le lin, disponibles partout en Europe, peu de coton qui était encore une fibre exotique et coûteuse. Pas de soie non plus bien sûr, beaucoup trop luxueuse et trop fragile, donc réservée à une haute aristocratie. Pour ce qui est de la sécurité, à part le tablier de cuir des forgerons,  le chapeau renforcé des mineurs, l'armure des militaires, il n’y avait pas grand chose. Pas de chaussures de sécurité non plus. Mais des gantelets qui protégeaient la main, pour les métiers du feu, pour les militaires, mais à ma connaissance par pour les métiers du bois.

Avec tout ça, je n’ai pas toujours pas répondu à la question de Christian. Depuis des années les associations de reconstitution historique s’efforcent d'y répondre en s'appuyant sur les recherches en archéologie expérimentale  menées par des chercheurs et universitaires afin de comprendre en quoi consistait le costume des gens  du peuple, des ouvriers, et plus largement les textiles anciens.

Voilà ! si vous avez d'autres éléments de réponse à apporter à Christian, vous pourrez également en profiter pour parcourir son blog. C'est le blog d'un passionné, toujours émerveillé par son métier et qui sait partager cet émerveillement.

1) cet instrument est un petit métier à broder.

En illustration, j'ai joint la vidéo qui présente la construction du château de Guédelon dont les animateurs ont à cœur de reconstituer les outils et procédés de l'époque médiévale. Et qui portent des vêtements reconstitués d'après les éléments présentés dans ce billet, mais avec les éléments de sécurité actuels...

Vos prochains rendez-vous textiles à Toulouse et dans la région ..

Lire la suite

Confinement J+25

10 Avril 2020 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Billet du jour, #Ce que fait la main, #Films textiles

On m'a souvent demandé pourquoi je ne produis pas de tutoriels, que vous pourriez utiliser pendant le confinement, par exemple. Je ne le fais pas pour plusieurs raisons que je vais essayer de développer ici, puisque comme vous, je suis confinée et que j'ai le temps de me livrer à un peu d'introspection.  Et que vous aurez le temps de me lire. Enfin, si vous n'êtes pas en train de vous démener pour nous sortir de ce gigantesque pétrin.

Je veux parler des tutoriels orientés «techniques et savoir-faire» et non pas ceux traitant de «diy», pour beaucoup plus proches des travaux manuels en classe maternelle... car les techniques de ces derniers sont ordinairement limitées à un peu de découpe, un peu d'assemblage, un peu de mise en couleur...

Tout d'abord examinons le mot «tutoriel» et ce qu'il désigne. Au début, ce mot d'origine anglophone désignait les guides d'apprentissage pour l'informatique. Puis le sens du mot s'est élargi à toutes sortes de domaines, dont les activités manuelles. Et c'est là que le bât blesse. Car, tant que le tutoriel reste dans le domaine purement cognitif, intellectuel, c'est simple. Il suffit d'un expert qui connait bien son domaine, qui a envie de partager son savoir, qui sait faire un bon plan pour des séquences pédagogiques bien construites. Ajoutez un bon montage vidéo, le tour est quasiment joué. Et si vous avez besoin de repasser trois fois la vidéo pour bien tout comprendre, ce n'est pas un problème, vous y arriverez, à condition toutefois que vous ayez les prérequis indispensables. Id. pour les savoirs-faire procéduraux, pour lesquels des plate-forme de e-learning proposent également des enseignements tout à fait valables.

Un autre type de tutoriel est assez efficace, c'est celui qui s'apparente au «mode d'emploi» d'une machine. Par exemple, comment régler le serrage du fil sur la machine à coudre. On est là dans une approche purement instrumentale, où il s'agit de comprendre le fonctionnement d'une machine et d'amener cette machine à se plier à votre volonté pour en faciliter l'usage. Mais un savoir-faire ne se réduit pas au mode d'emploi d'une machine...

Pour l'utilisation d'un outil, c'est plus compliqué, car qui dit outil, dit main. Et là...  régulièrement des personnes qui «ont appris à tricoter avec internet» viennent à l'un de mes ateliers... elles ont en général compris le trajet du fil, compris intellectuellement la formation des mailles mais, rien ou pas grand-chose pour ce qui concerne les mouvements des doigts et des mains, ni la motricité mise an œuvre. Dans un monde où on n'éduque pas du tout les mains, cela n'a rien d'étonnant. C'est ainsi qu'on peut voir des personnes qui tricotent avec des doigts complètement raides... si, si, je vous promets, qui «bloquent» comme me l'a dit récemment une jeune femme. Et cela vaut pour tous les savoir-faire manuels : si on ne connait pas le geste, il est extrêmement difficile d'apprendre à le faire avec une formation qui s'adresse uniquement à l'intellect et à la vue, alors que le geste fait appel à la motricité, au toucher, voire à la posture corporelle. Le geste est à mettre en relation avec les autres gestes déjà maitrisés par l'apprenant et avec le rapport tactile avec la matière, avec l'outil, et cette évaluation, le tutoriel ne peut tout simplement pas la faire.

Si le tutoriel aborde le travail d'un matériau, le résultat pédagogique est encore plus aléatoire. Par exemple, comment réaliser des smocks à la machine à coudre...  ça peut être chaud, surtout si vous n'avez jamais manipulé le matériau en question, ici une étoffe. Comment sentir la tension d'un fil ? le tombé du tissu ? d'une façon virtuelle ???

À cela s'ajoutent des caractéristiques formelles. Filmer une séquence de gestes des mains pour bien montrer toutes les facettes du geste est extrêmement difficile. Et faire un montage vidéo regardable demande des compétences spécifiques. Bref, il faut quasiment être cinéaste pour produire une vidéo youtubable et pour répondre à la question initiale de ce billet, voilà quelque chose que je ne sais pas faire.

Mais ce qui me semble le plus important c'est que tutoriel est un faux-ami de tuteur-tutrice, de tutorat qui désignent une relation entre deux personnes impliquant une interaction très forte entre un tuteur et son élève.  Cette interaction mêle questionnement et correction,  reprise et  encouragement entre les deux partenaires. Or, dans le cas du tutoriel, bernique de cette relation interpersonnelle. On est plutôt dans l'impersonnel. Un tutoriel est incapable de corriger un geste fautif... ni d'encourager chaleureusement pile au bon moment, et ce moment est extrêmement variable d'une personne à l'autre. Cette insuffisance fondamentale et structurelle explique en partie le grand succès des cours et ateliers en présentiel, à Toulouse et ailleurs, qui savent construire une progression dans les apprentissages.

Entendons-nous bien. Il ne s'agit pas de dénigrer ici les créateurs de tutoriels, même si dans un certain nombre de cas, on ne peut qu'être agacé par l'absence de pédagogie, le manque de clarté des images et des explications, la pauvreté des savoir-faire transmis, voire l'incompétence manifeste d'amateurs autodidactes qui ont eux-mêmes appris hier matin... car tous sont animés par le désir de partager une compétence. Et rien que ça, c'est louable.

Donc, est-ce stupide d'utiliser un tutoriel ? Et bien, après ce dézingage en règle auquel je viens de me livrer, la réponse est non. Utiliser un tutoriel peut même être une excellente ressource en gardant bien à l'esprit que, d'une manière général, pour démarrer dans une technique textile (tricot, crochet, broderie, couture, etc.) il vaut nettement mieux commencer avec un cours en présentiel. Les tutoriels sont très utiles aux personnes qui savent déjà coudre, tricoter, crocheter, broder, etc... car elles trouveront matière à compléter leur savoir-faire initial.

Voici, avec le recul de mon expérience, les questions préalables à se poser.

  • que veut-on apprendre ?
  • que sait-on déjà faire ? par exemple, il est inutile de vouloir apprendre à tricoter des torsades si on ne sait pas ou quasiment pas tricoter... ou faire des boutonnières passepoilées si on ne sait pas faire une boutonnière simple...
  • quels sont les prérequis clairement exprimés par la créatrice ou le créateur du tutoriel ? (c'est en général assez rarement formulé, c'est donc à vous de les déduire...)
  • quels sont les objectifs clairement exprimés du tutoriel ? le mieux est de choisir un tutoriel avec UN SEUL objectif...
  • ne pas hésiter à «essayer» deux ou trois tutoriels différents sur le même sujet, en tout cas à les regarder.

Comment utiliser un tutoriel ?

  • le regarder une première fois à vide.
  • le regarder une deuxième fois avec papier et crayon pour noter les étapes, le matériel nécessaire, les questions que l'on se pose...
  • le regarder une troisième fois et autant de fois que nécessaire, en essayant de reproduire progressivement les savoir-faire transmis. On peut s'aider du réglage des paramètres de youtube pour ralentir le débit de la vidéo, même si cela déforme le son. On peut arrêter et faire repartir la vidéo à volonté, revenir en arrière, etc.
  • et dernière recommandation, travailler non pas sur un ouvrage en cours, mais sur un échantillon fait à dessein. Ça peut éviter des catastrophes...

Ci-dessous, vous trouverez deux exemples de tutoriels réussis, ÀMHA* (comme on dit sur certains forums...)

Et si vous souhaitez approfondir ces questions relatives aux tutoriels, aux youtubeuses, l'excellent blog de Béatrice Guillier vous y aidera.

Et si vous cherchez des tutoriels pour fabriquer des masques, c'est ici.

Bon confinement !!!

Et comme en ce moment,
l'agenda de Tata Georgette se vide, se vide...
pourquoi ne pas en profiter pour rendre visite à d'autres confinés   ? ? ?

* à mon humble avis

Un seul objectif - tout est bien visible - les explications sont claires - le glamour n'est pas le but, mais ce tutoriel est très efficace.

Un objectif précis - des explications simples, sans blabla - des images bien filmées - et en prime le bon geste pour tricoter...

Lire la suite
<< < 1 2