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Tata-Georgette

Résultat pour “pansement”

Compresse chirurgicale toulousaine

2 Novembre 2015 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Billet du jour

Voici une compresse hémostatique et s'auto-élimine dans le corps. En clair, on ouvre, on opère, on referme en laissant la compresse dedans, on recoud. Si ça vous gratouille après une intervention chirurgicale, ce sera que le chirurgien aura laissé les ciseaux en plus de la compresse présentée ICI, mise au point par l'INP (Institut national polytechnique de Toulouse).

© Julie Valin/France 3 Midi-Pyrénées

 

En tout cas, cela résoudra aussi en partie le gros problème d'élimination des déchets textiles médicaux puisque c'est l'opéré qui s'en chargera lui-même.

 

D'autres billets sur les pansements...

 

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Mettre en charpie

29 Mai 2015 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Billet du jour

Un stage «effilochage» ! quelle drôle d’idée ont eu nos amies de l’association Pénélopée en proposant un tel stage.

Il y a un siècle, l’effilochage était un devoir civique pratiqué dans quasiment toutes les écoles de France car il fallait fournir les hôpitaux militaires en charpie pour panser les plaies des soldats blessés au front. Pour cela on utilisait plutôt des linges un peu usés mais pas trop qui permettaient de faire une charpie plus souple, plus absorbante sur les différents suintements des plaies. Et surtout des linges blancs, n’ayant jamais subi de teinture pour ne pas provoquer d’irritation supplémentaire. On déchirait des tissus de lin, de coton, ou de chanvre en bandelettes d’une vingtaine de centimètres pour faire des mèches. Puis, éventuellement, pour faire des pansements, on effilochait encore plus finement et on reconstituait une sorte de matelas avec les fibres placées en tous sens, comme on le ferait pour un feutrage afin d'en faire des sortes de tampons. Il y avait d’ailleurs plusieurs formes de charpies selon l’usage auquel les chirurgiens les destinaient.

À la suite des travaux de Claude Pouteau, chirurgien à Lyon au XVIIIe siècle, l'usage de la charpie s’est développée tout au long du XIXe siècle pour remplacer toutes sortes d’onguents et de pommades dont on tartinait auparavant les blessés. L'époque la plus glorieuse de la charpie fut la guerre de 1914-1918, avant que ne se développent les textiles médicaux produits par l’industrie.

Outre les jeans effilochés que l’on rencontre désormais souvent dans la rue, effilochés non pas par l’usure, mais dès la fabrication, cette technique de réemploi du textile est explorée de nos jours par de nombreux artistes textiles comme Machiko Agano.

C’est plutôt dans cette voie artistique que Pénélopée va vous emmener ce weekend, et non pas pour produire du pansement...

Voilà, la prochaine fois que vous trouverez un petit tas de charpie qui obstrue le filtre de la machine à laver, vous saurez quoi en faire !

Source des illustrations : Les Petites mains, histoire de mode enfantine et : Textile Art Center

Mettre en charpie
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Confinement J+53

8 Mai 2020 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Billet du jour, #Ça n'a rien à voir quoique...

La fin du confinement approche. Faut-il pour autant crier victoire ?  si on anticipait plutôt la troisième pénurie ?

Épisodes précédents : vous vous souvenez probablement de cet effroi qui nous a pétrifiés devant les rayons des magasins vidés du moindre papier toilette ? cela n'a pas duré mais tout de même assez pour ébranler quelques fières certitudes.

Puis pour pallier le manque cruel de masques, partout on s'est mis à coudre des masques ; d'ailleurs, il n'a jamais autant été question de couture dans la presse régionale...  Mais cette ardeur couturière a déclenché une vaste pénurie d'élastiques qui a mis en ébullition toute la blogosphère. Il s'en est même causé dans des journaux autrement sérieux que ce modeste blog... Il y a bien eu le pittoresque conseil de découdre les élastiques des culottes (et après ma culotte tient comment ? avec des bretelles ?), de coudre un cordon à nouer (bonjour les cheveux coincés dans les nœuds...), bref, ce sont là des solutions de dépannage du dépannage.

En certains endroits, les prix de cet article ordinairement discret ont fortement augmenté... pendant que beaucoup de boutiques, qui font pourtant de gros efforts pour recevoir leur clientèle en mettant en œuvre toutes les règles de sécurité sanitaire, n'ont pas augmenté leurs prix d'un centime.  Les magasins de tissu ont pu ouvrir à nouveau leurs portes, les merceries aussi, donc nous allons sortir de cette impasse que ceux qui ne cousent jamais n'imaginaient pas en conseillant aux «petites mains» de coudre des masques. Un jour, promis, je ferai aussi un billet sur cette expression «petites mains» qui m'agace prodigieusement.

Bon, et la troisième pénurie ? Et bien beaucoup d'entre nous ont passé cette période de confinement en pantoufles, en chaussettes, voire même pieds nus. Beaucoup ont peu marché, se limitant au strict nécessaire pour le ravitaillement et la toute petite promenade de santé quotidienne. Adieu escarpin, derby, ballerine, richelieu, botte, sandale, mocassin, soulier, chaussure de sécurité ! pendant ce temps-là, nos pieds retrouvaient leur aisance de pied de bébé, la peau s'est un peu ramollie, les doigts de pied ont pris l'habitude de batifoler joyeusement parce que déconfinés de l'obscure promiscuité de la chaussure. Bref, vous allez vous remettre à marcher avec des chaussures aux pieds. Et alors là, attention aux ampoules. Bien sûr, si vous faites la grimace en marchant, personne ne s'en apercevra puisque vous aurez votre joli masque cousu maison sur la figure. Mais, les ampoules sont douloureuses. Donc dès demain allez acheter des sparadras, des pansements pour ampoules, sinon, en plus d'être masqués, nous allons tous boiter ! sans compter qu'il faudra bien soigner aussi ce désagrément. Bon courage, portez-vous bien !

Confinement J+53
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Innovation textile régionale

24 Janvier 2015 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Billet du jour

Récemment, l'association Pénélopée recevait Richard Rico de l'UIT Sud (Union des industries textile) et Xavier Plo, industriel du Tarn dont l'entreprise est spécialisée dans l'ennoblissement textile, pour nous parler de l'innovation textile, dans notre région.

La filière textile est souvent vue comme une filière vieillissante, en déclin, et il est vrai qu'elle a subi les rudes contrecoups de la mondialisation. De plus la filière textile en Midi-Pyrénées, située sur l'axe Tarn / Toulouse / Ariège, est la plus petite région textile française, en terme d'effectifs. Les 223 entreprises textiles régionales sont plutôt des PME, plutôt implantées en zones rurales ; toutes réunies, elles constituent une filière textile complète, de la filature au textile fini (tissu ou maille). Un point à préciser, avant de continuer, quand on dit «filière textile», on dit production de la fibre et du tissu, mais pas la confection des vêtements.

Avant d'aborder le thème proprement dit de l'innovation, les intervenants ont tout d'abord présenté les spécificités régionales traditionnelles, en particulier l'ennoblissement textile, c'est-à-dire toutes les opérations que subit un textile, entre le moment où il tombe du métier à tisser et sa mise en vente. Ce travail d'ennoblissement se fait en au moins sept étapes pour donner au textile des qualités visuelles, tactiles ou fonctionnelles, par des opérations chimiques et par des opérations physiques. Les principales entreprises d'ennoblissement se trouvent dans le Tarn. Les deux autres grandes spécialités régionales historiques sont la filature de laine cardée pour le tissage, et le fils fantaisie, qui mélange différentes matières, différentes couleurs. Ou encore le tissage et le tricotage, eux aussi bien représentés dans le Tarn.

À ces spécialités déjà anciennes, de nouveaux débouchés locaux suscitent une forte innovation, par exemple pour l'aéronautique (il y du textile dans les ailes d'avion, pas seulement sur les sièges...), pour la santé (production de bio-textiles pour les pansements et les textiles chirurgicaux), pour l'agriculture (voiles de protection des cultures), pour le BTP (isolant, renforcement et allègement des structures). Ces entreprises se développent actuellement en Ariège, autour de Pamiers, Lavelanet.

D'autres spécialités naissent ou se développent pour répondre à un besoin nouveau, comme l'effilochage, qui se développe depuis quelques années, grâce à la récupération des textiles usagés et issus du tri des déchets (ceux que vous avez emballés selon la méthode proposée dans le précédent billet, par exemple). Ce procédé permet de libérer la fibre dans des machines à déchiqueter, après un tri préalable par couleur et par matière pour la réutiliser dans la filière classique habillement-ameublement, ou en vrac si le produit fini est utilisé comme isolant dans le bâtiment.

Innover dans le textile, qu'est-ce que cela signifie concrètement ? La recherche peut porter sur les matériaux, sur les procédés techniques, sur la satisfaction de nouveaux usages.

C'est d'une part le Plan industriel stratégique, plan de développement gouvernemental pour relancer les productions industrielles françaises qui bénéficient d'un savoir-faire de ses ouvriers et ingénieurs. En particulier l'industrie textile fait partie des secteurs mis en avant car elle peut profiter d'une ressource renouvelable. Par exemple, la filière chanvre est relancée dans trois régions françaises, le Nord, l'Alsace et le Midi toulousain. C'est une production végétale locale qui nécessite fort peu d'intrants, qui n'épuise pas les sols. Le chanvre entre désormais dans l'isolation thermique du bâtiment mais aussi à nouveau dans les mélanges de fibres pour l'habillement. L'innovation porte ici essentiellement sur le rouissage, opération par laquelle on débarrasse la fibre de son enveloppe. Un autre domaine d'innovation sur les matériaux : le filage de biopolymère issu du maïs. Ou encore les textiles « intelligents » par exemple pour des usages médicaux, ou encore des textiles « producteurs d'énergie » - (imaginez : vous marchez et en même temps vous rechargez votre téléphone).

De nombreux travaux de recherche portent également sur des opérations techniques : par exemple le montage par soudure et non plus par couture, le thermoformage - (dans quelques années, peut-être disposerez-vous d'un poste de soudure dans les ateliers de Tata Georgette !).

Un autre outil pour développer l'innovation régionale est le Creuset Innovation, un cluster d'une dizaine d'entreprises qui regroupent leurs compétences pour des projets innovants. Par exemple pour le développement d'un fil luminescent (développé par une filature ariégeoise). Un autre exemple : la maille appliquée au bâtiment, à l'aéronautique. Imaginez par exemple les tuyaux, les câbles passant dans des «chaussettes» adaptées à la taille d'un bâtiment.

Tous ces travaux de recherche, toutes ses applications industrielles déjà mises en œuvre dans l'industrie et pour certaines déjà entrées dans notre vie quotidienne sans que nous nous en rendions forcément compte. Tout cela contribue au redressement de la filière textile, tant en nombre d'emplois, qu'en exportations, ou en chiffre d'affaire : le bonheur au bout du fil ! De tout cela, il ressort que le textile déborde largement les domaines traditionnels de la mode et de l'ameublement. En clair, demain, le textile ne servira pas seulement à nous habiller.

En tout cas, nos conférenciers étaient passionnants, très pédagogues, et ont de plus répondu très aimablement à toutes nos questions ; ce compte-rendu ne donne qu'un pâle reflet de leurs très intéressants propos. Merci beaucoup à eux.

Notez dès à présent dans votre agenda que la prochaine conférence organisée par Pénélopée aura lieu le 3 mars : «Design et création textile».

Pour en savoir plus :

http://www.materio.com/

http://www.futurotextiles.com/

http://www.future-shape.com/fr/

http://innovatheque.fr/fr

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