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Tata-Georgette

Articles avec #billet du jour tag

Couvre-feu

14 Janvier 2021 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Billet du jour, #Atelier

Quel crève-cœur ! tous les ateliers programmés doivent être déprogrammés jusqu'à nouvel ordre. En attendant de pouvoir retrouver nos ateliers collectifs dans des lieux publics,

Tata Georgette peut tout à fait, jusqu'à l'heure du couvre-feu à 18h, vous accompagner pour vos ateliers à domicile, avec deux personnes du même foyer et en prenant toutes les précautions sanitaires d'usage. Donc ces ateliers ne figurent bien sûr pas sur l'agenda qui est désespérément squelettique puisque c'est vous qui choisissez le lieu et le moment.

Pour un atelier à domicile, à Toulouse uniquement, vous pouvez me contacter via la messagerie de ce blog... en attendant de retrouver nos bons vieux ateliers, notamment la belle salle que nous avait préparée Kréatiss... et nous pouvons bien sûr coudre, broder, tricoter en solitaire après l'heure du couvre-feu... Courage !

Couvre-feu
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Jouer à la poupée

25 Décembre 2020 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Billet du jour, #Ça n'a rien à voir quoique...

Le Père Noël a fait sa tournée dans la nuit d'hier. Sans aucun doute, il y avait parmi les jouets de sa hotte de nombreuses poupées. Mais sait-on, que si certains petits garçons devenus adultes continuent à jouer au train électrique, des petites filles devenues adultes font de même avec leur poupée ? c'est en tout cas un jouet que beaucoup de femmes conservent toute leur vie, tant le lien avec leur poupée est fort, même si cette poupée finit au fond d'un placard.

Mais une fois adulte, peut aussi «jouer» à la poupée pas seulement pour jouer mais pour expérimenter, enseigner. C'est ainsi que Marie-Angélique du Coudray, au XVIIIe siècle, créa des poupées pour enseigner l'art d'accoucher aux sages-femmes.

Il y a un peu plus d'un siècle, Frances Glessner Lee fit faire d'énormes progrès à la criminologie avec des petites poupées dans des scènes de crime très exactement reconstituées, en reprenant l'usage des maisons de poupées, jouet traditionnel offert à l'époque aux petites filles. Ces scènes de crime ainsi reconstituées étaient destinées aux étudiants du département de médecine légale d'Harvard, à l'époque des balbutiements de la science médico-légale. Le titre de chaque diorama a souvent une allure de titre de roman policier anglais comme «Le salon du presbytère», «La Salle de bain rose»,... et outre les fameuses poupées victimes de mort violente, habillées de façon très précise comme les victimes qu'elles représentent, on y trouve la reconstitution d'intérieurs du début du XXe siècle, de divers milieux, des plus bourgeois, avec par exemple un service d'argenterie miniature en argent, des mobiliers très exactement miniaturisés à l'identique, aux milieux les plus pauvres, dans des chambres en soupente. Dans une cuisine, par exemple, on trouve un minuscule moule à gaufre, arme du crime ???

Ces  maisons de poupées bien particulières sont aujourd'hui exposées à Baltimore et toujours utilisées comme outils pédagogiques. Pour en savoir plus, voici le seul article de fond en français sur Frances Glessner Lee, et un diaporama également en français.

La naissance, la mort, voilà des occupations bien graves pour un jouet d'apparence si frivole et innocente !

 

Votre agenda textile à Toulouse et dans ses environs...

Jouer à la poupée
Jouer à la poupée
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Tissus d'Afrique...

12 Décembre 2020 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Billet du jour, #Fibres à la folie

Ici, c'est confinement et pluie... qui nous donnent une envie furieuse d'aller voir ailleurs ce qu'il advient de la planète textile. Aujourd'hui, nous nous intéresserons aux textiles africains, car ils sont nombreux, - et pas seulement limités au wax - et leurs usages innombrables, traversés de profondes mutations.

Voici deux conférences animées par Stéphanie Prinet Morou, conseil en stratégie de marque, reconnue pour ses analyses aiguisées du marché du textile et de la mode, et par Anne Grosfilley, docteur en anthropologie, spécialiste du textile et de la mode en Afrique. À écouter ici : Histoire et mode : textiles africains conférence n°1  ... et  conférence n°2  en cousant, en brodant, en tricotant... en attendant la fin de la pluie. Elles sont d'ailleurs plus à écouter qu'à regarder car leur éclairage est assez médiocre et c'est bien dommage, - mais elles sont très intéressantes.

Anne Grosfilley avait déjà présenté une belle synthèse de ses recherches de terrain, en particulier en Afrique de l'Ouest. Rien ne lui échappe, aucune technique, aucun savoir-faire, dans le livre «Afrique des textiles» publié chez Edisud, en 2005. Donc il date un peu mais on peut encore le trouver en librairie - et en bibliothèque.

Elle y décrit tant les pratiques traditionnelles que les réactualisations que font les artisans grâce aux matériaux industriels, grâce aux créateurs de mode africains. On est donc très loin d'une vision passéiste, figée, mais elle y montre une création textile étroitement insérée dans la mondialisation du textile.

Votre agenda textile à Toulouse et dans ses environs...

Tissus d'Afrique...
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Click and collect

4 Novembre 2020 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Billet du jour, #Bonnes affaires

Le chef a dit : «reconfinement» et on se reconfine. Très bien ! Le chef a dit «rien que l'indispensable, pas de superflu» et donc voici les merceries fermées. Notez bien que les quincailleries restent ouvertes, car jugées indispensables... et pas seulement pour les professionnels du bâtiment ce qui se conçoit aisément, mais aussi pour les bricoleurs du dimanche. Alors que les merceries ne sont censées  satisfaire que les caprices superflus de quelques bonnes dames oisives ? et pour ne pas faire de jaloux, voici qu'en plus les rayons mercerie des grandes surfaces sont fermés...

Sans doute ai-je l'esprit spécialement vindicatif et mal tourné, mais il me semble bien qu'il y a deux poids deux mesures. Comme dans notre pays ces deux activités, les techniques du bâtiment et du bricolage et les techniques textiles, sont profondément genrées, du côté masculin de la force, vous avez le droit de satisfaire aux nécessités de la réparation et de l'entretien de votre foyer voire de vous adonner à votre loisir bricoleur. Du côté féminin de la force, ben non. Vous voilà privée de fournitures pourtant essentielles (dont les fameux élastiques pour les masques). Sans compter que la couture et les autres occupations textiles sont parfaites comme activités d'intérieur, pour bien supporter le reconfinement en gardant le moral.

Nos mercières avaient pourtant pris des mesures contraignantes dès la fin du premier confinement, en limitant le nombre de personnes admises dans leur magasin, en tenant toujours la réserve de gel hydroalcoolique prête à l'emploi dès la porte d'entrée ; dans certains magasins, il était même interdit de toucher les tissus et autres fournitures textiles - et ça, c'est carrément héroïque ! Bref, elles avaient largement participé à «l'effort de guerre». Ben non ! chères mercières, vous voilà privées de vos clientes. Pour préparer l'avenir et parer à toute éventualité, il vous faudra désormais tenir un petit rayon «visserie, plomberie, électricité» ? et aussi un petit rayon d'épicerie, pour être sûres de survivre ?

Et le «click and collect» ? voilà une méthode qui va nous sauver ! encore faut-il que la mercerie ait préparé cela bien en amont car le nombre d'items en mercerie est quasiment le même qu'en quincaillerie, c'est-à-dire des milliers d'articles différents, autant dire qu'informatiser le catalogue complet des articles d'un magasin est une belle galère qui prend beaucoup de temps. Ou alors par téléphone ? mais la désignation orale d'un certain nombre d'articles n'est pas des plus simples et est très chronophage.

Dans les différentes pages du carnet d'adresses, vous trouverez des merceries, des marchands de tissus, dont certains pratiquent le click-and-collect. Il y a probablement près de chez vous des magasins qui offrent ce genre de service pendant le reconfinement. N'hésitez pas à les appeler et à leur passer commande. Et vous, chères collègues blogueuses, faites le recensement près de chez vous des merceries  et autres fournisseurs textiles chez qui il est possible de passer commande et diffusez-le via vos blogs, tout comme il existe désormais un inventaire des libraires qui pratiquent le click-and-collect.  Il y a urgence.

Confinez-vous bien ! et ne perdez surtout pas le fil...

 

Ce qu'il reste de votre agenda des loisirs textiles à Toulouse
et dans ses environs...

Click and collect
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Vide-agenda...

2 Novembre 2020 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Billet du jour

Nous connaissions les vide-greniers, les vide-ateliers, voici le vide-agenda... Pourtant, après le grand désert que nous venions de traverser depuis le printemps, des événements textiles de toutes sortes étaient à nouveau proposés par les clubs, associations, entreprises du monde des loisirs textiles, avec certes beaucoup de prudence et de circonspection.

Mais patatras... il a fallu à nouveau vider l'agenda, effacer les dates et les événements, c'est un véritable crève-cœur. Restent les visites virtuelles comme pour le «Silk in Lyon», initialement prévu pour la mi-novembre et que ses organisateurs ont dû annuler.  Pour pouvoir admirer le travail des différents exposants de cet événement textile de première importance, reste à cliquer ici.

Pour continuer le voyage au pays de la soie, voici un reportage sur le savoir-faire lyonnais. Mais d'ailleurs, pourquoi n'y-a-t-il pas eu d'industrie de la soie à Toulouse alors que les mûriers y pousseraient sans doute fort bien ? parce qu'à l'époque où cette industrie s'est développée en France, le pastel assurait très bien la prospérité de Toulouse et que personne n'imaginait que la concurrence des plantes à indigo coloniales serait fatale à l'indigo local (charme inépuisable de la mono-industrie ?) et aussi parce que Toulouse était loin des grandes voies de communication alors que Lyon était sur l'axe rhodanien. Bref, cela s'appelle louper le coche...  et l'activité textile toulousaine a continué paisiblement rue des Filatiers et dans les rues alentour. Mais qui s'en souvient ? et aussi dans la région où elle est restée une «industrie invisible». Et pourquoi parler de la soie ? pardi, pour avoir un peu de douceur dans ce monde impitoyable ! Bon reconfinement !

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Gore ou trash ? osez le point de croix

27 Octobre 2020 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Billet du jour, #Atelier

Ras le bol du point de croix gentillet avec des petites fleurs délicates et des zoziaux mignons ? ? ? vous êtes plutôt du genre trash ? gore ? gothique ? ou vampire ?  voici des propositions d'ouvrages bien saignantes, pour T-shirt, sacs, pantalons et autres affutiaux des rôdeurs des mondes obscurs. Il suffit d'utiliser une toile soluble pour broder sur tous types de tissus si les toiles traditionnelles pour point de croix sont trop gnian-gnian pour votre style sombre peuplé de têtes de mort et de monstres de tous acabits.

À broder de toute urgence pour Halloween !

Motifs trash au point de croix - de Phil Davidson - Eyrolles

 
Gore ou trash ? osez le point de croix
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Ayudha Puja

22 Octobre 2020 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Billet du jour, #Loin d'ici...

Voilà une fête bien étonnante destinée à nos braves machines à coudre, à nos aiguilles à tricoter et à tous les autres outils que nous utilisons pour nos loisirs textiles.

C'est une fête traditionnelle en Inde, mais on peut sans doute l'importer. La veille il faut bien nettoyer les machines, les outils, puis les décorer avec des fleurs après les avoir placés à l'honneur avec des offrandes.  Et le jour J leur laisser une journée complète de repos. Bien mérité. Comme un 1er mai pour les instruments de travail en quelque sorte.

Est-ce si absurde ? pour nos esprits occidentaux soi-disant pragmatiques, sans doute. Mais franchement qui n'a jamais parlé à sa machine à coudre ? Qui n'a jamais eu un petit mot agacé pour des aiguilles tordues ou un fer à repasser qui crachouille couci-couça sa vapeur ?  Qui n'a jamais eu un petit mot gentil pour des ciseaux à la coupe bien nette ?

Bref, pour être raccord avec la fête Ayudha Puja qui se déroulera en Inde, surtout dans l'Inde du sud, le weekend prochain,  commencez dès à présent à nettoyer votre machine à coudre, votre fer à repasser, vos divers outils. Graissez-les bien si nécessaire car si cela ne dispense pas d'une révision générale chez un mécanicien spécialisé en machine à coudre ou un réparateur professionnel pour les ciseaux et autres instruments coupant, c'est tout de même une bonne routine à mettre en place. Puis prenez un moment pour les mettre à l'honneur, pour les admirer, éventuellement en organisant une parade... Laissez-leur une journée complète de repos. Au passage, cela vous fait aussi une journée de repos... Avant de repartir pour une dure année de labeur.

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Revue de presse...

18 Octobre 2020 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Revue de presse, #Billet du jour

Deux revues sur le podium cette semaine... bien qu'elles m'aient un peu laissée sur ma faim, car elles traitent assez rapidement et superficiellement les sujets annoncés.

Tout d'abord Beaux Arts Magazine, BAM pour les intimes, qui dans son numéro 436 d'octobre propose le dossier suivant : « Pourquoi la mode passionne les musées ». Grave question en effet, car depuis la création du Musée des Arts de la Mode en 1986, la mode et plus généralement le costume et le textile ont fait leur entrée dans de nombreux musées via les collections permanentes ou des expositions thématiques.

De nouveaux musées consacrés au vêtement voire même à un seul couturier, ont vu le jour ; de très discrets petits musées comme le Musée de la Chemiserie et de l'Élégance masculine d'Argenton-sur-Creuse (en Indre), déploient de belles expositions thématiques. Plus près d'ici, le Musée de la Mode d'Albi a un succès grandissant, ou encore le vénérable Musée Saint-Raymond de Toulouse qui lors d'une récente exposition avait habillé quelques statues antiques à la mode d'aujourd'hui. Bref les exemples du nombre croissant de musée consacrés à la mode et de leur attractivité auprès du public ainsi que l'interconnexion accrue entre mode et musées d'art et d'histoire ne manquent pas, tant en France que partout ailleurs.

Mais au-delà de ce constat, comment expliquer le développement d'un domaine naguère dédaigné, considéré comme pas savant, trop futile, trop lié à la vie quotidienne, trop pollué par les contingences économiques, trop facilement assimilé aux Arts décoratifs, catégorie considérée comme mineure. De plus le textile rebutait les conservateurs de musées en raison de sa fragilité, de la difficulté de sa conservation et de son exposition au public. La convergence de plusieurs phénomènes éclaire la question du rapprochement mode/musées, outre les aspects institutionnels décrits dans BAM.  Il y a bien sûr le lien entre argent, luxe et art contemporain tel qu'il est analysé par un article de la revue du Crieur - car qui dit luxe dit Haute-couture, qui dit Haute-couture dit mode... Il a fallu aussi que l'Arte povera bouscule les us et coutumes des arts par son emploi de matériaux pauvres, et/ou peu pérennes, voire très rapidement dégradables. Il a fallu que des artistes, souvent des plasticiennes et sculptrices, s'emparent du textile comme matériau artistique.

Par ailleurs, le succès d'audience des expositions de mode et/ou de textile est dû en partie à un malentendu : il n'y aurait pas besoin de pré-requis «intellos» pour apprécier une exposition textile ou de mode car on pourra toujours se raccrocher au savoir-faire, à l'artisanat, ou à l'usage de l'objet montré, bref à une matérialité rassurante quoique souvent inconnue ou opaque. Sans compter que les catalogues de ces expositions textiles ou de mode sont en soi de beaux livres (pour Noël ???) qui «ratissent large», de l'esthète exigeant à la tata qui tricote (d'ailleurs parfois réunis en une seule personne...). Ce mouvement d'exposition de la mode et du textile s'accompagne de la création de galeries spécialisées qui témoignent bien de la naissance d'un nouveau secteur du marché de l'art, ainsi que les nombreuses ventes aux enchères ; c'est dire si le mouvement est profond et dépasse les musées.

Autre revue du mois, le Burda d'octobre qui fête son soixante-dixième anniversaire, donc né en 1950. Si on y trouve quelques anecdotes sur la carrière d'Aenne Burda, fondatrice de la revue, il n'y a pas grand-chose sur l'histoire proprement dite de la revue, et notamment sur les aspects techniques et éditoriaux, depuis les premières années avec sa diffusion uniquement en Allemagne et dans les pays germanophones, puis son arrivée en France, d'abord intégralement en allemand ; vers les années 70 est apparu le cahier central d'explications traduit en français avec encore beaucoup de vêtements «allemands» comme les dirnd'l, les culottes bavaroises pour hommes, les vêtements de communion pour les adolescents, et un je-ne-sais-quoi de sérieux... Puis les éditions intégralement en français, au début des années 1980, en russe à partir de 1987.  Burda est maintenant diffusé en de très nombreuses langues, un peu partout dans le monde - quelle émotion, il y a quelques années, quand au bord du Bosphore, dans un kiosque de presse stambouliote, j'ai trouvé un Burda en turc...

Il y aurait aussi beaucoup à dire sur l'évolution des explications et schémas explicatifs. Les feuilles de patrons sont devenues plus lisibles et aérées que celles des premières années, avec moins de modèles certes, mais déclinés en de nombreuses tailles alors que les modèles des premières années étaient proposés en deux tailles maximum, le plus souvent en une taille, et bingo, ce n'était pas pour vous !!! au cours des années 90, la gradation de la difficulté des modèles a été indiquée par un système simple de notation qui a sauvé la mise à bien des débutantes. Ou les adaptations «petites tailles» pour les morphologies françaises et latines, en général plus menues que les celles des Allemandes et autres nordiques. Et maintenant jusqu'au 54 pour tenir compte de l'évolution du monde. Au cours des dix dernières années, des stylistes et à des couturiers venus d'autres univers de la mode ont élargi les horizons «burdaliens»...

Voici, brossée à grands traits, car cela mériterait une étude plus approfondie, une brève histoire de Burda. Toutes les évolutions techniques et éditoriales ci-dessus ont marqué profondément l'édition des revues de couture et des patrons qui jusqu'aux années 50-60 ne s'adressaient qu'aux bienheureuses qui savaient coudre tant leurs explications étaient laconiques et les schémas quasiment inexistants.  Actuellement, toutes les revues de patronage pour la couture à domicile sont imprégnées de la culture de la précision technique et de la pédagogie «Burda» dont les pas-à-pas sont de véritables outils d'apprentissage et ne se contentent pas de décrire platement l'opération à effectuer. Cette qualité technique des patrons, des textes explicatifs et des schémas de Burda explique sans doute pourquoi on en trouve si peu dans les Puces des couturières, un peu comme les «Cent Idées» d'antan car leurs propriétaires les gardent précieusement, voire les transmettent à leur fille et petite-fille.

Dans ce numéro d'octobre de Burda, on trouve également quelques modèles vintage des années 50 adaptés aux morphologies des femmes d'aujourd'hui. Et bien sûr des modèles contemporains. Bon anniversaire, Bubu !

Je vous annonçais deux revues, puis en relisant, j'en trouve quatre... Bonne lecture à vous ! cousez bien !

Vos prochains rendez-vous textiles à Toulouse
et dans ses environs...

Revue de presse...
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Au son du tambour

13 Octobre 2020 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Ça n'a rien à voir quoique..., #Billet du jour

Dans le domaine textile, le mot «tambour» a deux acceptions.

Celui du tambour que l'on utilise pour broder, sur lequel on tend bien la toile. Il en existe de différentes tailles, libres ou montés sur pied, mais il s'agit toujours de deux cercles concentriques fixés l'un autour de l'autre, en bois de hêtre ou de bambou, en tout cas un bois assez flexible. Si le tambour à broder est d'un maniement un peu délicat au début de l'apprentissage de la broderie, il permet toutefois une grande régularité dans l'exécution de l'ouvrage. Il est même indispensable pour de nombreuses techniques de broderie comme par exemple les jours brodés, le punch needle, la peinture à l'aiguille, la broderie Richelieu, etc. On peut aussi l'utiliser comme encadrement de l'ouvrage brodé fini ou pour fixer des «attrape-rêve» réalisés en macramé ou au crochet. Bref, c'est un tambour bien accommodant et sans histoire.

Puis il y a le tambour de la machine à laver. D'abord, il est en métal, nettement plus bruyant, peu regardant sur la façon dont on enfourne le linge dans la machine et pas davantage quand on le ressort. D'où il s'ensuit des aventures diverses. Comme le mystère des chaussettes orphelines (à écouter ici). Partout dans le monde, les tambours de machines à laver sont des lieux de perdition pour divers éléments de garde-robe, comme en témoignent Xiu'e et son mari Wanji, à Taïwan. Ces alertes octogénaires ont organisé, pendant le confinement, un défilé de mode avec tous les habits oubliés par les clients de leur pressing depuis un certain nombre d'années. Le résultat est assez amusant comme on peut le voir ici.

Et si ce voyage au pays des tambours vous convient, vous pouvez le prolonger ici...

Vos prochains rendez-vous textiles à Toulouse
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Au son du tambour
Au son du tambour
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Brebis à lunettes et mailles périgourdines

4 Octobre 2020 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Lectures textiles, #Billet du jour

L'automne est de retour et nous revient la furieuse envie de bien nous caler dans un bon fauteuil et de tricoter, tricoter, tricoter... Deux livres parus au cours de l'année écoulée peuvent s'avérer utiles.

Il s'agit de  «La brebis des Causses du Lot, sa laine, son usage au fil du temps» publié par l'association «La Caussenarde» née en 1998 qui consacre son activité à cette race ovine, la caussenarde, brebis lotoise qui a la particularité de porter des lunettes, disons comme des Ray-ban noires. Comme beaucoup d'espèces locales anciennes, celle-ci a bien failli disparaitre dans la tourmente de la mondialisation et sa laine jetée au rebut... Beau livre bien illustré, nourri de témoignages d'éleveurs, mais aussi contes locaux dont cette brebis est l'héroïne.   Publié par les éditions Édicausse - 46090 Argambal- 15€

Puis un autre livre régional consacré à la laine «Dans les mailles du Périgord». Les autrices, car c'est un ouvrage collectif, ne se sont pas enfermées dans un studio aseptisé et froid pour photographier les modèles qu'elles proposent, mais nous emmènent faire du tourisme dans leur belle région, ce qui est bien agréable en ces temps de virus récalcitrant. Elles se sont inspirées des paysages, de l'architecture, des couleurs du Périgord pour proposer des châles, écharpes, mitaines, ces accessoires douillets assez faciles à réaliser, mais chaque fois avec un aspect technique qui permet de progresser. Chaque modèle est bien sûr accompagné d'un pas-à-pas et d'un patron.  - Édité par Les livres de l'îlot - 24190 Neuvic - 19€

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Brebis à lunettes et mailles périgourdines
Brebis à lunettes et mailles périgourdines
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Couture des origines

2 Octobre 2020 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Billet du jour, #Atelier

Quelle activité d'intérieur est bonne pour le moral, permet de développer une dextérité fine, de synchroniser les mains et le cerveau ? Pardi ! les travaux d'aiguilles !
Ce n'est pas qu'une lubie de bobo du XXIe siècle car déjà dans les temps préhistoriques les humains cousaient. Imaginez un groupe de chasseurs assis autour d'un bon feu, cousant les vêtements pour l'hiver en causant de la dernière chasse, ou de la prochaine... l'un détaillant les tendons pour en faire de fils à coudre, l'autre taillant une aiguille à coudre dans un os, un troisième préparant une peaux ou  des fibres végétales. C'est ce qu'on se plait à imaginer à la lecture de ce très intéressant billet du Muséum de Toulouse qui parle des «origines de la couture» et en particulier d'un des plus anciens outils de l'humanité : l'aiguille à coudre qui n'a pas changé de forme depuis cette époque lointaine.

Vos prochains rendez-vous textiles à Toulouse
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Ill.  Trousse à couture paléolithique et contemporaine. Muséum de Toulouse. Photo : Catherine Teysseyre

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Retour aux textes (de la mode)

24 Septembre 2020 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Lectures textiles, #Billet du jour

C'est fou le nombre de gens sérieux qui s'intéressent désormais à la mode. Cette fois, ce sont des chercheurs de l'Institut national d'histoire de l'art (INHA) qui publient une monumentale anthologie de textes traitant de la mode.

Cette anthologie n'est pas à proprement parler une histoire supplémentaire de la mode. Le propos est plutôt une mise en perspective avec les autres domaines des sciences sociales et humaines. Damien Delille et Philippe Sénéchal qui ont dirigé cet ouvrage ont réuni les contributions d’une trentaine d’historiennes et historiens de la mode, de l’art et de l’économie, de théoriciens et de sociologues universitaires, de conservateurs de musée et de spécialistes des textiles, afin de fournir une vision historique et critique complète des manières d’écrire la mode et le vêtement.

«La première partie s’intéresse à la manière dont le visuel et le textuel circulent dans les différents supports de la mode. La deuxième partie s’appuie sur cette ambivalence entre art et consommation, afin d’envisager le rôle des lois somptuaires et les manières politiques d’imposer le costume civil dans les cours d’Europe, durant la période moderne. La troisième partie s’interroge sur les fondements de la discipline, en rappelant le rôle des arts dans l’histoire du costume. La quatrième partie consolide l’idée selon laquelle le vêtement est vecteur d’identités. La cinquième partie engage une exploration à la fois temporelle et géographique du vêtement, tandis que la dernière partie revisite l’histoire de la mode en Europe, à partir des métiers et des protagonistes qui l’ont construite.»

L'INHA développe depuis quelques années un travail de recherche en histoire de la mode, secteur qui fut longtemps négligé dans l'historiographie française. Et pour nous autres pauvres provinciales, l'INHA publie aussi un certain nombre de vidéos de ses séminaires et conférences.

Modes et vêtements Retour aux textes - sous la direction de Damien Delille et Philippe Sénéchal -  INHA, 2020 - 512p. Dans toutes les bonnes librairies, et bientôt ici.

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Rendez-vous à Grazac

9 Septembre 2020 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Billet du jour

Rendez-vous à Grazac

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Événement musico-laineux

25 Août 2020 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Billet du jour

Une bande de folles et de fous organise l'événement de la rentrée avec un festival musico-laineux. Ce qui est une première mondiale ! Et attention, pas des ritournelles d'antan fredonnées par des mémés épargnées par le covid mais des concerts rock/punk, musiques réputées être bien toniques. Pour la partie laine, il y aura des exposants, des ateliers dont la thématique principale est la chaussette, mais on y fera aussi du filage, du feutrage,de la broderie, et bien d'autres choses. Soit un programme bien riche pour cette première édition de Wool&Music. Les organisateurs cherchent encore quelques bénévoles pour aider à l'accueil.

Cela se passera à Grazac, un peu au sud d'Auterive, donc de Toulouse, les samedi 19 et dimanche 20 septembre 2020.

Événement musico-laineux
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Destination textile : Japon/Canada

10 Août 2020 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Art textile, #Billet du jour, #Explorations textiles

Qui n'a pas envie de jouer dans les œuvres crochetées de Toshiko Horiuchi MacAdam's ?

 

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Destination textile : Chine

27 Juillet 2020 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Billet du jour, #Explorations textiles

Destination textile : dans les réserves textiles du Musée Guimet, avec en particulier une somptueuse robe impériale.

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Destination textile : Atlantique nord

20 Juillet 2020 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Billet du jour, #Loin d'ici...

Perdue au milieu de l'Atlantique nord, une île avec des volcans et des moutons. C'est l'Islande. Devenue une destination touristique à la mode, l'ile est le paradis du tricot qu'Hélène Magnusson nous fait connaitre depuis plusieurs années. Elle est, à ma connaissance, la première à proposer des tricot-treks, en clair, on tricote, onmarche, on tricote, on marche, on tricote. La tradition islandaise est en tout cas une belle source d'inspiration pour l'hiver prochain.

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Revue de presse

12 Juillet 2020 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Revue de presse, #Billet du jour

Voici quelques nouvelles textiles, d'ici et d'ailleurs.

Nous voilà rassurés, les défilés de prêt-à-porter féminin pour le printemps et l'été 2021 auront lieu à Paris en septembre 2020, très précisément du 28 au 6 octobre... pour en savoir plus : cliquez ici. Et les sympathiques défilés organisés par les écoles toulousaines de couture et de stylisme, quand auront-ils lieu ?

En ces temps de tenue légère, voire minimale pour ceux qui ont la chance d'être à la plage, voici un article intéressant sur l'art d'habiller le nu.

Et si les crèmes solaires présentent certains dangers sanitaires et environnementaux, qu'en est-il des vêtements anti-uv ?

Et que fait-on avec l'eau qui a servi à teindre les textiles ? une réponse en Belgique dans la vidéo ci-dessous.

Bon weekend à vous !  masquez-vous bien !

 

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Fantasmagorie : derniers jours

10 Juillet 2020 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Art textile, #Billet du jour

On arrive aux derniers jours pour admirer l'exposition «Fantasmagorie» et revoir «Shirin Yoku : bain de forêt», exposition créée par Mapie des Vignes et Hela Sellergren.

Jusqu'au 12 juillet 2020
Lieu : Château de Lacaze - Tarn
samedi de 9h30 à 12h et dimanche de 15h à 18h

Fantasmagorie : derniers jours
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Peindre avec une aiguille ?

9 Juillet 2020 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Art textile, #Billet du jour

Comme vous l'avez sans doute constaté dans l'Agenda, un nouvel atelier vient d'ouvrir près de Toulouse, le Plumarium à Lèguevin. S'il n'est pas consacré exclusivement aux arts textiles, ceux-ci y tiennent toutefois une place très honorable. Dès à présent, les ateliers de broderie animés par Catherine Monplaisi se proposent de vous faire découvrir deux techniques raffinées : la peinture à l'aiguille et la broderie Lunéville.

Tombée par hasard, dit-elle, dans la broderie à l'aiguille - mais y-a-t-il de vrais hasards ??? - elle a suivi une formation initiale chez Catherine Laurençon (MOF 2011, rien que ça !), puis elle a affiné son travail sur les nuances, les ombres, les lumières.

Catherine Monplaisi préfére partir d'une aquarelle, notamment celles de  Redouté pour les fleurs, plutôt que d'une photo, pour ne pas être prisonnière d'un rendu «objectif», pour utiliser l'objet représenté non pas comme fin en soi mais comme support à une œuvre textile originale. Et puis aussi parce que l'aquarelle rend très bien la lumière, le grain du papier, tout comme le pastel.

L'objectif est de réaliser une broderie, figurative le plus souvent, quoique les motifs géométriques ou abstraits peuvent fournir d'excellentes sources d'inspiration. On peut également s'inspirer de nombreux  artistes, j'imagine assez bien Turner, Odilon Redon, pourquoi pas Soulages ? pourquoi pas Enki Bilal ? Il ne s'agit pas de recopier platement, mais d'interpréter une œuvre graphique.

Pour les aspects techniques, le passé empiétant est quasiment le seul point utilisé, mais encore faut-il arriver à lui faire donner tout son potentiel car c'est typiquement le genre de point qui peut complètement «écraser» une broderie. Lors des stages, on utilise du mouliné de coton DMC dont on prélève UN fil, brodé sur de la toile de lin. On peut également utiliser de la soie plus chère mais qui a un rendu plus brillant, de la laine qui donne un beau volume aux points. Le très riche nuancier DMC permet de travailler les couleurs d'une façon extrêmement précise et fine. Bon, combien de fois ai-je dans ce billet employé des mots suggérant la finesse, le raffinement ? Vous l'avez bien compris, les amatrices de travail «à l'arrache» ou d'arte povera peuvent passer leur chemin. Mais celles qui veulent approcher l'art élégant et subtil de la peinture à l'aiguille... accourez, les places sont comptées lors des prochains stages de peinture à l'aiguille. Cela se passe au Plumarium.

Et la broderie Lunéville ? dans un prochain billet...

Peindre avec une aiguille ?
Peindre avec une aiguille ?
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Destination textile : à Burlats

7 Juillet 2020 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Explorations textiles, #Billet du jour

Tout l'été, l'entreprise lainière Missègle ouvre ses portes pour des visites guidées des ateliers, au cours desquelles on peut voir la transformation de la laine mohair, du mérinos, du cachemire, de l'alpaga.

Missègle, outre la production de laines à tricoter, fabrique des chaussettes, des bonnets et des pulls, surtout en laine naturelle, mais aussi en fil d'Écosse, avec des machines à la pointe de la technologie actuelle qui travaillent de concert avec quelques machines centetaires. Mais le remaillage se fait à la main afin d'assurer une excellente solidité aux articles tricotés et assemblés.

Ces visites sont proposées tous les mardis et les jeudis, à 11h et à 14h30. Il est préférable de réserver sa place en appelant au 05 63 51 09 86 ou ici.

Cela se passe chez Missègle - à Lafontasse - 81100 Burlats, à quelques kilomètres de Castres. Et si on décide de passer la journée ou le weekend à Burlats, on peut y faire d'agréables randonnées dans le massif du Sidobre et du canoé-kayak.

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Voyager en avion ?

1 Juillet 2020 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Billet du jour, #Loin d'ici...

Les voyages en avion vous manquent-ils ? survoler des paysages bucoliques, le scintillement de la mer ? comme le propose Victoria Rose, originaire du Devon en Angleterre, qui brode sur des petits cercles à broder d'environ 7 cm. Voilà une idée de voyage broderie bien sympathique. Yapluka !!!

Voyager en avion ?
Voyager en avion ?
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Les nouveaux du carnet d'adresses...

24 Juin 2020 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Bonnes affaires, #Billet du jour

Les partenaires habituels de nos loisirs textiles ont été mis à rude épreuve ces derniers mois, qu'ils soient commerçants, associations, prestataires divers. . Ne les laissez pas tomber !

Sans cesse à l'affût de ressources nouvelles, Tata Georgette continue ses explorations pour vous. Voici donc les derniers entrés dans le Carnet d'adresses.

Tout d'abord des animateurs de stages, d'ateliers :

Tissage Babou - Isabelle Hautefeuil - 20, rue des Douves - 33800 Bordeaux - tel 06 30 53 46 73

Lainamac - 23500 Felletin - formations «laine» : filage, tissage, tapisserie, teinture, broderie, etc.

et plus près d'ici :

Graine de fil - 26, impasse En Rely - 31380 Montrastruc-la-Conseillère - stages de tissage, filage au fuseau ou au rouet, piqué-libre animés par Ingrid Jobet -

Café Couture - 14, rue Maury - 31000 Toulouse - tel 06 86 70 83 35 - M° Jaurès - avec un espace couture, un espace café, des ateliers, des machines en libre accès -

Idéalists dont stop - 120, rue Achille-Viadieu - 31400 Toulouse - Cours de couture pour enfants ou adultes par Mylène Cauchefer, professeur diplômée de l'École Esmode-Paris 

Couture en L - 36, rue Saint-Rémésy - 31000 Toulouse - tel 06 60 25 11 97 - M° Carmes ou bus 12 - cours pour enfants et adultes

des «récupérateurs», du tri sélectif, du recyclage :

Le Relais - un réseau de récupération de textile dans toute la France

La Fibre du tri - il y a certainement un point de collecte près de chez vous...

une mercerie :

Esprit créatif - 7, rue de la Liberté - 31799 Mondonville - boutique animée par Christelle Zunino (mercerie, tissus, coupons, laine Phildar, et ateliers de couture pour débutantes) - tel 06 45 27 17 65

de la laine :

Missègle - laine à tricoter - vente en ligne et quelques points de vente dont Nuage de laine, à Toulouse - 81100 Burlats - tel 05 63 51 09 86 -

et pour finir, une source de documentation :

Annuaire des métiers d'art d'Occitanie -

Retrouvez toutes les rubriques du carnet d'adresses :

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Vite, un chapeau !

23 Juin 2020 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Billet du jour, #Fibres à la folie

Vite un chapeau ! en coton ou en raphia. Voici quelques suggestions trouvées sur le blog d'Anne, très traditionnel au premier abord, mais qui regorge de modèles très variés, avec leurs grilles simples, très claires et assez rapides à réaliser.

Les chapeaux en raphia sont plus légers que ceux en coton et on trouve de très jolis raphias à crocheter, de toutes les couleurs, dans les bonnes merceries.

De plus, abriter sa tête sous un chapeau en raphia est déjà un voyage car cette fibre provient d'un palmier originaire de Madagascar (raphia farinifera). Maintenant produite en de nombreuses contrées, on fait avec cette fibre des nattes, des objets décoratifs, des cordages et bien plus encore car elle est très solide et se tient plus fermement que le coton qui a tendance à «s'écrouler» un peu sur la tête. Voyager dans une valise ne lui pose guère de problème et il reprendra facilement sa forme.

Plutôt que d'utiliser du sucre comme on le voit conseillé parfois, pour raffermir les bords, il est préférable d'utiliser du Powertex, qui est un solidifiant pour les matériaux poreux, donc comme les fibres textiles, dont on peut moduler l'effet obtenu, de très dur à juste un peu rigidifié. Par précaution, il vaut mieux procéder à des essais sur échantillons avant de traiter l'ouvrage fini, mais le rendu est très agréable. Le Powertex supporte les savonnages légers, ce qui est toujours agréable pour des éléments de garde-robe. On trouve ce produit dans les magasins de loisirs créatifs, plus rarement dans les merceries et magasins de tissus où il aurait pourtant toute sa place.

Et si vous rencontrez une difficulté pour crocheter votre chapeau, Tata Georgette assure encore quelques ateliers jusqu'à la mi-juillet.

P.-s. un livre utile pour les ouvrages en raphia :
«Sacs en raphia crochetés» - Éditions de Saxe -  17,90€

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