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Tata-Georgette

billet du jour

Dans la hotte…

24 Octobre 2021 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Billet du jour

Dans deux mois, c’est Noël  ! il est grand temps de préparer cette grande fête en cousant des cadeaux bien sympathiques pour les petits.

Les gabarits sont en taille réelle. Yapluka fouiller dans le sac de chutes de tissus que toute couturière digne de ce nom fait grossir d’année en année…

D’un prix de 19,90€, on peut se le procurer ici – ou dans toutes les bonnes librairies, dans certaines mercerie.

Vos prochains rendez-vous textiles
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Fées en détresse

18 Octobre 2021 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Billet du jour, #Bonnes affaires

Les membres hyper-actives de l’Association « Les Fées des aiguilles » de Trèbes ont grillé tout leur stock de laine et de tissus. Elles ont cousu des masques, crocheté des chaussons pour les petits pensionnaires d’une crèche, et tant d’autres ouvrages... elles ont de prochaines commandes à honorer, mais…  mais… elles n’ont plus de matière première.
Elles lancent un appel au secours car il leur faut de la laine, des bouts de tissus, tous ceux qu’on garde dans une boite en ce disant qu’un jour, on en fera quelque chose…

Donc, si vous voulez donner un petit coup de baguette magique à ces fées trébéennes, vous pouvez les contacter ici ou ici  : 06 66 89 16 21. 

www.disney.fr

Ce n’est sans doute pas la seule association qui ait besoin de votre aide, et il y en a peut-être une près de chez vous qui apprécierait également ce genre de don.

 La suite de vos rendez-vous textiles
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Chants du fil

12 Octobre 2021 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Billet du jour, #Lectures textiles, #Explorations textiles

Samedi dernier, le Musée Georges-Labit recevait Catherine Bourzat, venue à Toulouse quasiment en voisine, du Tarn où elle réside ordinairement. Elle a évoqué « les routes et toiles, l’Asie et le monde à travers l’imaginaire textile » et en particulier le parcours qui l’a amenée à produire le très beau livre « Les Chants du fil, textiles tribaux du sud-ouest de la Chine » avec Philippe Fatin.

Catherine Bourzat, sinologue voyageuse, a passé deux décennies à voyager en Chine, après des études à l’École du Louvre, ainsi que des études de chinois. Elle a exploré  là-bas la culture chinoise traditionnelle et publié des livres sur la gastronomie, les contes, le thé, la porcelaine ainsi que des guides de voyage.

Dans ce très beau livre aux très riches photographies, elle donne la parole à Philippe Fatin, collectionneur de textiles et costumes des Miao, une population chinoise vivant dans le sud-ouest de la Chine. Pressentant la disparition de ces costumes, portés dans les occasions solennelles de la vie, lors des fêtes, mariages, funérailles, il les a photographiés, décrits  ;  il a observé les tisserandes, les couturières qui perpétuaient ces traditions vestimentaires très colorées et très riches, en fait la seule richesse de ces populations qui vivaient dans une région montagneuse très rude. Chaque vêtement présenté, photographié in situ ou en studio, fait l’objet d’une description ­détaillée: taille, matière, points de broderie utilisés, fonction, etc.

 « Les chants du fil, textiles tribaux du sud-ouest de la Chine – Éd. Olizane, 2016 – 262p. – très nombreuses illustrations – 54€. On peut le commander ici et dans toutes les bonnes librairies. Beau cadeau pour Noël   ?

 

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Ateliers d’artistes

4 Octobre 2021 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Art textile, #Billet du jour

Les artistes ouvrent leur atelier le dimanche 10 octobre. Parmi tous les artistes travaillant en Occitanie et participant à cette manifestation, ceux qui, d’une manière ou d’une autre, utilisent de la matière textile retiendront spécialement notre attention.

Il y a ceux qui récupèrent le textile - entre autres choses - pour l’intégrer dans leur œuvre  comme Anna Hauser-Pellerin, artiste plasticienne, dont l’atelier se trouve à Castelnau-de-Guers. Elle propose également des stages en sculpture power-tex (durcisseur textile).

Ou comme Tatiana Rozenblat qui fabrique elle-même ses papiers en recyclant du textile usagé le plus souvent de lin ou de coton, qui lui permet de choisir textures et coloris.

Il y a ceux qui ont suivi une formation initiale textile,  puis qui ont bifurqué vers d’autres matériaux, d’autres techniques artistiques,  comme Ursula Caruel, qui s’est formée à l’École Supérieure des Arts Appliqués et Textiles de Roubaix, désormais installée à Montpellier mais dont les œuvres gardent la fluidité du textile dans ses dessins, dans ses installations.

Il y a ceux qui mêlent le textile aux autres techniques, aux autres matériaux, comme Séverine Peron qui explore textile et numérique.

Il y a ceux qui ont eu une formation artistique « classique », beaux-arts et tutti quanti, puis qui ont découvert le textile  comme Nadine Vergues à Saint-Affrique dans l’Aveyron, qui sculpte du feutre.

Ou comme Odile Mandrette, qui a commencé par la céramique, puis qui est venue au textile, timidement dit-elle. Puis peu à peu le textile a envahi sa création.

Il y ceux qui sont tombés dans la marmite et n’en sont pas ressortis  comme Isabelle Piron, installée à Sète, qui travaille le textile en volume, en tableau brodé à la main ou à la machine.

Ou encore comme Anaïs Duplan (Ensci textile et Duperré dans la foulée) explore le tissage. Elle propose également des stages pour ceux qui souhaitent explorer cette voie.

Ou comme Isabelle Couchaux, partie de la haute-couture, elle a continué vers le costume de scène   ; puis elle a détaché le textile du corps pour lui faire prendre son envol... son atelier  est à Graulhet.

Et j’en oublie forcément. Mais tous ces artistes vous attendent dans leurs ateliers dimanche prochain.

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Écouter les parfums

30 Septembre 2021 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Ça n'a rien à voir quoique..., #Le nez en l'air, #Billet du jour

Il y a bien trop longtemps que la rubrique « Le Nez en l’air » était en sommeil. Mais quel réveil en fanfare  !

En ce moment, on peut s’immerger dans l’exposition olfactive « De la matière à l’esprit » de Pierre Bénard, dans le cadre du programme « Respirez » de cet automne,  au Centre Culturel Alban-Minville.

Ce programme est accompagné de quatre conférences  :
vendredi 1er octobre à 14h30  - Le design olfactif
lundi 8 novembre à 18h30 - Parfums d’arbres et essences de boi
lundi 15 novembre à 18h30 - Parfums en scène, régisseur olfactif.

La première avait lieu cet après-midi  « Ça sent quoi un fantôme ». Quelle est l’odeur d’un fantôme  ? c’est à cette intrigante question que Pierre Bénard a répondu en nous donnant à sentir les composants du parfum qu’il a créé pour cette odeur de fantôme, de molécule en molécule, Pierre Bénard nous a fait découvrir la construction des accords puis du parfum final. On comprend alors que créer un parfum, ce n’est pas seulement mettre quelques gouttes de ceci et de cela dans une fiole et de bien agiter... c’est un art nettement plus subtil, une vraie création de l’esprit. Outre le sujet même de la conférence, le grand intérêt est de « sniffer » chaque élément, et de se dire, mais bon sang, je connais cette odeur...  mais de ne pas pouvoir mettre de nom sur l’odeur que nous reconnaissons si bien, car notre culture olfactive est en général assez limitée.

Pierre Bénard est le directeur artistique olfactif d’Osmoart, il créée des parfums, « odorise » des lieux et des événements artistiques, après une formation de parfumeur à Montpellier, puis à Grasse.

Outre l’exposition et ce cycle de conférences, il y aura aussi une randonnée olfactive le mardi 5 octobre  ; le dimanche 10 octobre à 11h une conférence parfumée et musicale « Parfums d’orgue & orgue à parfums » à l’église de Gesu (22b, rue des Fleurs - 31000 Toulouse). Et enfin une sortie à l’Explorarôme le mardi 19 octobre. Voilà un bien riche programme de valorisation pour l’odorat, sens ordinairement sous-estimé et bien mis à mal par le covid...

Pour tous renseignements, réservation  : Centre culturel Alban-Minville - 1, place Martin Luther-King - 31100 Toulouse - M°Bellefontaine  -  Tel 05 67 73 87 60

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Broder à l’asile

23 Septembre 2021 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Billet du jour, #Art textile

Marguerite Sirvins, paysanne née en 1890, en Lozère, est internée à l’âge de 41 ans à l’asile psychiatrique de Saint-Alban-sur-Limagnoles. À partir de1944 et jusqu’à la fin de sa vie en 1957, elle a dessiné, brodé.

On peut voir ses œuvres au Musée d’art brut de Lausanne.

Mais comment broder quand on est démunie de tout  ? pas de trousse à ouvrage, pas la possibilité de sortir pour aller dans une mercerie  ? Elle a récupéré des bouts de chiffons, elle a effiloché des vêtements mis au rebut, ce qui fait au final des ouvrages très fragiles car ils portent toutes les usures de leurs vies antérieures.

Son œuvre maitresse - et ultime - est une robe de mariée (qu’elle n’a jamais portée) qui mêle techniques du nid d’oiseau par l’entrecroisement des fils, dentelle, broderie... tout cela réalisé sans patron, ni esquisse préparatoire, avec juste une aiguille à coudre et les fils détissés de vieux draps.  Comme la plupart des œuvres dites d’Art brut - si tant est que cela soit une catégorie artistique étiquetable d’un bloc - cette robe est extrêmement dérangeante par son poignant témoignage d’une vie empêchée par la maladie, par la détresse, par l’enfermement. Pas de mariage, mais une robe de mariée chargée de rêve, d’espoir. Elle continue de susciter de nombreux commentaires. Cette robe a été exposée récemment à Marsillargues-Attuech, dans le Gard.

P.s. Merci  à Anne G. pour votre commentaire (disponible sous l’onglet « lire la suite » en bas du billet et la mention du livre ci-dessous. Disponible ici  ?  

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Renvider à Belvès

18 Septembre 2021 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Musées, #Billet du jour

Loin des mondanités bienséantes de St. Bern, et de ses restaurations de châteaux dans lesquels on peut rêver aux belles châtelaines et aux vigoureux seigneurs d’antan, il y a tout un patrimoine industriel textile fort intéressant que des passionnés s’acharnent à tenir en état comme on en voit dans de nombreux musées textiles. C’est le cas du renvideur, machine industrielle de 28m de long (un des plus grands de France) qui filait la laine et que le Musée de Belvès souhaite remettre en état de marche.

Ces vieilles machines du XIXe siècle, début du XXe ont plusieurs traits remarquables. Tout d’abord leur extraordinaire robustesse qui leur a souvent permis de fonctionner plusieurs décennies et même parfois un siècle d’affilée avec aucun autre soin qu’une petite goutte d’huile de temps à autre. Mais elles sont aussi remarquables car on y voit la transformation de la matière en direct, et le mécanisme au travail alors que les machines contemporaines sont souvent plus « opaques », carénées pour plus de sécurité, pour éviter la poussière, le bruit. Mais on ne voit plus les rouages qui permettent de bien comprendre les manœuvres en cours. D’où l’intérêt des musées à montrer des machines « vivantes » et non pas inertes.

Le Musée de Belvès réservera les recettes des Journées du Patrimoine à la restauration de ce renvideur monumental.

Filature de Belvès - Fongauffier - 24170 Monplaisant - tel 05 53 31 83 05

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En ce temps-là...

15 Juillet 2021 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Billet du jour, #Musées

Longtemps, les préhistoriens ne se sont intéressés qu’aux matériaux pérennes comme la pierre taillée, polie, les métaux. Et d’une certaine manière, ils ne pouvaient guère faire autrement faute de traces archéologiques. Depuis quelques années, les choses changent et ils s’intéressent aux techniques qui ont laissé peu de traces car les matériaux utilisés ont disparu, brûlé, été compostés, etc. ce qui est le sort de beaucoup de matériaux mous, d’origine animale ou végétale.  Et les instruments de travail qui ont servi à les réaliser sont rarissimes. Parfois une petite aiguille à coudre, comme celle que possède le Museum de Toulouse. Il en était déjà question ici et ici aussi mais j’ai un faible pour nos lointains ancêtres, en particulier pour nos prédécesseurs en couture et autres travaux textiles. N’oubliez pas la petite trousse à couture de secours dans votre valise. Ça dépanne au moins aussi bien qu’un couteau suisse.

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Spécial Fête des mères

25 Mai 2021 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Billet du jour, #Lectures textiles

Voici quelques idées destinées aux enfants indignes qui n’ont pas d’idée de cadeau, à l’occasion de la Fête des mères...

Pour une mère artiste qui aime bien expérimenter de nouvelles techniques, de nouveaux matériaux, Smaranda Bourgery, artiste textile, propose un guide d’exploration des multiples ressources du textile. Comme toujours avec les livres des Éditions de Saxe, les pas-à-pas sont précis et bien détaillés.

Pour une mère voyageuse, un peu frustrée d’être contrainte à l’immobilité depuis le début de 2020, voici un livre peut-être déjà un peu ancien puisqu’il date de 2010, mais s’il ne figure pas dans la bibliothèque maternelle, il faut absolument le lui offrir. Livre remarquable d’une grande dame du textile, Catherine Legrand qui mêle récits de voyages et découvertes des savoir-faire un peu partout dans le monde. (Éd. de la Martinière)

et celui-ci paru plus récemment,  de Thomas Murray, collectionneur de textile, publié chez Citadelles et Mazenod, en 2019. Livre carrément somptueux de 520 pages, très richement illustré.

Pour une mère victime de la mode, « Le vêtement de A à Z, encyclopédie thématique de la mode et du textile » de Sophie George, publié par Falbalas en 2019 - c’est tout de même la cinquième édition  !). Comme dans toute bonne encyclopédie digne de ce nom, on trouve dans ses 495 pages de très nombreuses définitions, des illustrations.

Pour une mère curieuse de mieux connaitre très concrètement les techniques textiles, voici un véritable traité de technologie des textiles, rédigé par Daniel Weidmann, ingénieur textile. Plusieurs fois réédité par Dunod et chaque fois enrichi et complété  « Technologies des textiles de la fibre à l’article » est une bible dans son domaine, écrite pour des non-spécialistes qui souhaitent tout de même mieux comprendre le vaste monde textile :


Et pour finir, le  « Dictionnaire encyclopédique des textiles, de la fibre à l’article » de Maggy Baum et Chantal Boyeldieu, édité par Eyrolles en 2018. C’est un outil de référence d’une grande rigueur scientifique qui explore les multiples facettes des métiers et productions textiles, dont il présente également l’aspect patrimonial. Et là, c’est carrément un pavé de 669 pages.

Sinon, il y a les roses, les parfums, les gourmandises chocolatées... et de toute façon, beaucoup d’amour.

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Tablier « confiné »

20 Avril 2021 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Billet du jour, #Atelier

L’an passé, nous cousions des masques pour nous-mêmes et notre entourage. Et notre zèle nous fit couper, couper, des petits morceaux de tissus, sans compter. À la guerre comme à la guerre...

Que faire du reste de ces morceaux de tissus  ? Inspirée par notre amie Katell et son blog très inspirant, je me suis lancée dans le patchwork et voici le résultat  : un tablier de cuisine. 

Et voilà comment on attrape le virus du patch  !

 

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Regrets sur mon vieux dé à coudre

16 Avril 2021 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Billet du jour, #Ce que fait la main

...Pourquoi ne l’avoir pas gardé  ? Il était fait à moi, j’étais faite à lui. Il moulait le bout de mon majeur droit sans le gêner, j’étais rapide et efficace. Le nouveau, encore brillant, me glisse du doigt. Il n’y avait aucun besoin auquel sa complaisance ne se prêtât. Un tissu refusait-il de se plier, son bout s’offrait à l’aplatir à l’endroit de la couture. On y voyait tracés en alvéoles profondes les fréquents services qu’il m’avait rendus. Ces trous annonçaient la femme qui brode, qui coud. À présent, j’ai l’air d’une néophyte dilettante du DIY...*

Mon vieux dé à coudre, qui tant cousit depuis plusieurs décennies qu’un trou en fut percé au bout  ! Pendant quelque temps, je l’ai utilisé  encore en prenant bien soin de presser l’aiguille ailleurs qu’à l’endroit du trou. Cela eut un temps. Puis un deuxième trou se signala douloureusement à mon majeur. Las ! en regardant à contrejour, le bout du dé m’apparut comme une quasi dentelle de métal. Il fallut me résoudre à remplacer ce petit objet si secourable de ma boite à couture.

Bien qu’on me dise aussi beaucoup de bien des dés en silicone comme celui-ci  :

ou cet autre  :

Il y en a aussi en corne, très agréables à utiliser, en bois, en cuir... mais je demeure adepte de la forme classique en laiton nickelé qui est comme une armure sur la dernière phalange. Et le nouveau dé, soit qu’il fût trop petit, soit qu’il fût trop grand... bref, il me fallut en essayer trois avant de trouver dé à mon doigt. Mais nous voilà tous deux partis vers un radieux avenir de couture.

L’achat d’un dé, que nous présentons toujours comme vital aux débutantes, qui bien souvent en ignorent jusqu’à l’existence, est un investissement très durable, pour quelques euros tout au plus. Songez-y  !

* Pour celles et ceux qui ne l’auraient pas reconnu, le texte en italique compris entre ... et ... est librement démarqué des « Regrets sur ma vieille robe de chambre » de Diderot. Merci Denis !

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Rififi au musée

1 Avril 2021 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Billet du jour, #Musées

Vous aimez les textiles  ? vous aimez visiter de beaux musées originaux   ? vous aimez les polars à l’intrigue bien serrée  ? Alors cette histoire est faite pour vous... Cela se passe à Mulhouse, au Musée de l’impression sur étoffes, musée discret quoique de renommée mondiale. Imaginez un ripou qui vide le musée de la moitié de ses collections, uniques au monde, constituées par les industriels alsaciens depuis 1833, pour les revendre à son profit... dont notamment les fameux cahiers d’échantillons, collection unique au monde et qui a été constamment enrichie et consultée par de nombreux créateurs textiles depuis la création du musée.

Ill. DNA

Les détails sont à lire ici car je ne ferais que plagier si je vous racontais ce qui est fort bien écrit par Laurent Carpentier. Un article des Dernières nouvelles d’Alsace en parle également. Ou encore ici. L’affaire est en cours d’instruction.

Et ce n’est pas un poisson d’avril !

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Pâques dans la laine

24 Mars 2021 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Bonnes affaires, #Billet du jour

Est-ce le retour de nos chers loisirs textiles  ? en tout cas, pour le prochain weekend pascal, on peut tenter une escapade champêtre à Montbrun.

Journées de la laine - fête, foire, marché, expositions, démonstrations, tonte, cardage, filage, rencontres professionnelles, etc. - organisées par Atout Laine
Lieu  : 31310 Montbrun-Bocage
Pour tout renseignement  : cliquez ici.

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De la mer aux textiles...

5 Mars 2021 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Billet du jour, #Fibres à la folie, #Lectures textiles

À 7h35 ce matin, le Vendée Globe a pris fin avec l’arrivée d’Ari Huusela aux Sables-d’Olonne. Bravo  ! car même le dernier arrivé est gagnant dans cette compétition.  Merci à toutes et à tous, qu’ils soient arrivés ou aient dû abandonner, qu’ils soient au classement ou hors compétition comme Samantha Davis et Isabelle Joschke qu’on soupçonne capables de terminer à la rame s’il l’eût fallu, pour cette belle aventure qu’ils ont partagé avec nous autres pauvres terriens. Courage, ténacité, mais aussi prudence, compétence, solidarité, voilà quelques unes des qualités dont ils ont tous et toutes fait preuve au long de leur périple.

Lors de leur circumnavigation, les navigateurs participants à cette fabuleuse course ont partagé autre chose avec nous : l’usage de textiles. On pense aux voiles. Il y a aussi les cordages. Il y a tous les vêtements et accessoires des marins, jusqu’à la combinaison qui a permis à Kevin Escoffier de survivre une nuit à son naufrage, dans une eau un peu frisquette... Il arrive même que les marins aient besoin de coudre en mer. Donc, si le Vendée Globe n’est pas en soi une activité textile, les matériaux et activités textiles y tiennent une bonne part.

Ce rapport étroit du textile et de la mer est ancien et constant, ainsi qu’en témoigne le livre « De la mer aux textiles » récemment publié par les éditions Indes savantes. Bien que les auteurs de cet ouvrage ne prétendent pas épuiser  le sujet, ils proposent un vaste tour d’horizon des liens qui unissent la mer et le textile. On y traite du textile dont est fait le bateau (calfeutrages, voiles, filets, cordages). Mais il y est aussi question du textile transporté, sous toutes les latitudes, dans les échanges commerciaux, de l’influence de la mer sur la mode. Toutes les techniques textiles sont mises en œuvre, le tissage, le tressage, la maille, les nœuds, la couture, etc.

Ouvrage sérieux et même savant, comme toujours avec les publications de l’AFET, c’est aussi un beau livre de 194 pages que l’on aura plaisir à feuilleter car bien illustré et mis en page. À offrir aux amateurs de textile et de navigation.

Disponible dans toutes les bonnes librairies et ici, au prix de 28€.

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44  ? 56  ?

27 Février 2021 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Billet du jour, #Atelier

Comment s’habiller élégamment en boutique si on fait du 44  ? ne parlons même pas du 56...

Voici un livre bien utile pour les rondes  :  « Dressing idéal à coudre pour les rondes » de Coralie Bijasson. Avec des patrons pour toutes les pièces de base de la garde-robe, de la petite robe noire classique aux tenues plus sport. Et plutôt que de camoufler les formes, elle vise plutôt à les mettre en valeur, avec des patrons à taille réelle et des explications détaillées.

Un autre livre s’intéresse à nos rondeurs  : « Atelier couture spécial rondes  » de Lorna Knigth dont le propos est peut-être un peu plus ambitieux puisqu’il propose d’apprendre à adapter un patron, réajuster la poitrine, la taille, les hanches, car on peut faire du 48 de poitrine et du 52 de hanches, ou le contraire... bref le maitre-mot de cet ouvrage est « adapter »... il s’adresse à des couturières un peu plus confirmées.

En tout cas, il y a de quoi se préparer joliment au printemps avec ces deux livres.

 Édités par Dessain & Tolra - 17,95€  chaque livre - disponibles en librairie

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44  ?  56  ?
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Cheveux tissés

16 Février 2021 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Billet du jour, #Fibres à la folie

«Nœud après nœud, jour après jour, une vie durant, les mains de l'exécutant répétaient sans cesse les mêmes gestes, nouant et renouant sans cesse les fins cheveux, des cheveux si fins et si ténus que ses doigts finissaient immanquablement par trembler et ses yeux par faiblir de s'être si intensément concentrés - et pourtant l'avancée de l'ouvrage était à peine perceptible ; une bonne journée de travail avait comme maigre fruit un nouveau fragment de tapis dont la taille approximative n'excédait pas celle d'un ongle. Mais, malgré tout, l'homme se tenait là, accroupi, courbé au-dessus du châssis de bois craquant sur lequel son père et le père de son père s'étaient penchés avant lui [...]»

Ainsi commence le roman «Des milliards de tapis de cheveux» qui raconte comment sur une planète assez peu hospitalière perdure l'étrange coutume très ancienne qui consiste à tisser des tapis de cheveux pour les offrir à un empereur lointain. Finesse des cheveux, lenteur du travail, c'est un récit très poétique...  Ce roman publié en 1995 a valu à Andreas Eschbach, auteur de science-fiction allemand, une renommée internationale dès sa parution.

Connaissait-il, lorsqu'il a rédigé ce roman les capes qui dans le nord
de la Chine, jusqu'au début de XXe siècle, étaient faites d'un feutre mêlant laine de mouton, de yack et de cheveux humains, plus précisément les cheveux des femmes qui plusieurs fois par jour brossaient leur chevelure épaisse et offraient à leur époux, à leur père, les cheveux ainsi récoltés. Le feutrage très serré que celui-ci confectionnait offrait une étanchéité quasiment parfaite, sous ce climat froid. Et bien sûr, les hommes qui portaient ce style de cape affichaient ainsi leur statut social et leur richesse. Pas assez fous, en tout cas, pour offrir leur cape à quelque empereur que ce soit... Ces capes ont été photographiées dans le catalogue «Cheveux chéris» du Musée du Quai Branly, lors de l'exposition du même nom en 2012 (page 119 et suivantes). Malheureusement, je n'ai pas trouvé de photographie de ces capes qui puisse être publiée dans ce blog.

Le cheveu, fibre assez répandue, se prête à beaucoup d'usages différents.  Ce qui se rapproche le plus des pratiques textiles évoquées dans le roman d'Andreas Eschbach, c'est le travail d'Antonin Mongin, à regarder dans la vidéo ci-dessous. Ou encore le travail de broderie de l'artiste Daniella de Moura qui utilise le cheveu comme fibre privilégiée.

En attendant votre prochain rendez-vous chez le coiffeur, tant qu'il est considéré comme un service essentiel...

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Cheveux tissés
Cheveux tissés
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Partir d'un bon pied

13 Février 2021 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Lectures textiles, #Billet du jour

Si on connait les sempiternels chaussons tricotés pour les bébés, on peut aussi leur coudre des petites chaussures, bien utiles pour que l'enfant garde les pieds au chaud, en attendant de savoir marcher. Voici deux livres bien utiles avec des modèles très confortables et «mode». 

Tout d'abord «Adorables chaussons au tricot» par Florence Merlin (12,90€) qui propose de modèles de la naissance à 12 mois, dans tous les styles, avec des explications claires détaillées, dans la tradition des livres édités par les Éditions de Saxe.

Pour coudre des chaussures en tissu, Cornelia Malsam propose 12 modèles dans «Chaussures à coudre pour mon bébé»  :  sandalettes, bottines, tennis, chaussures chic ou chaussures de sport, il y en a pour tous les goûts et toutes les saisons. Avec des explications et des patrons à taille réelle, pas possible de se tromper. (16€ - édité par Le Temps apprivoisé). Idéales pour habituer l'enfant à avoir le pied chaussé.

Et pour les plus grands ? les adultes ? car en attendant l'arrivée du printemps, on va avoir envie de garder les pieds au chaud, voici quelques modèles. Petit Citron en propose également ici.

Attention : prévoyez quelques points de gomme anti-dérapante  sur la semelle car vous les utiliserez pour marcher et si vous tombez, vous tomberez de plus haut qu'un bébé...

On trouve ces gommes anti-dérapantes dans les merceries et aussi dans les magasins de loisirs créatifs.

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Trou suspect...

9 Février 2021 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Billet du jour, #Ce que fait la main, #Lectures textiles

«La foule se précipita en avant avec un rugissement de curiosité et Howard se trouva porté jusqu’au corps de George. [...] Il prit une rame qui allait vers le centre. Habituellement, il était très sensible au bruit et au grincement du métro, acier sur acier, lui était une intolérable torture, mais à présent, il l’oubliait et s’accrochait à une  poignée, reconnaissant de leur indifférence aux autres passagers plongés dans leur journal. Sa main droite, toujours glissée dans sa poche, en chercha automatiquement le fond. Il faudrait qu’il recouse cela dès ce soir. Il baissa les yeux et découvrit – le choc lui fut presque douloureux – que la balle avait troué le tissu. Il sortit rapidement sa main de sa  poche et la plaça sur le trou, sans quitter le placard publicitaire qui lui faisait face. [...] Et personne ne l’avait vu tirer, il en était sûr. [...] À présent, il devait penser à se débarrasser d’abord du manteau. Il était trop dangereux de faire stopper ce genre de trou. Cela ne ressemblait pas à une brûlure de cigarette, cela ressemblait bien à ce que c’était...»

 

Si ce personnage de «Un alibi parfait» de Patricia Highsmith ne connait pas de stoppeuse discrète, encore sait-il ce qu’est le stoppage, ce que beaucoup de nos contemporains ignorent désormais, à notre époque de prêt à porter jetable.

 

En tout cas, n’assassinez personne à Toulouse en trouant bêtement la poche de votre manteau ou de votre veste, car il n’y a pas de stoppeuse à Toulouse, même s’il y a beaucoup de retoucheuses qui effectuent toutes sortes de réparations. Quant à le faire soi-même, c’est une autre affaire, nettement plus complexe que de recoudre un fond de poche... Stoppeuse fut naguère un métier qui nécessitait un assez long apprentissage car le but était de rendre invisible un trou dans un textile, non pas en le raccommodant, mais en reconstituant le tissage originel. Les stoppeuses sont maintenant rarissimes en France, quoique on sent frémir à nouveau une demande pour ce type de prestation en dépit de son coût assez onéreux, ce qui le cantonne aux vêtements de qualité, voire de luxe. Pour donner une petite idée de la nature de cette opération, on peut lire les quelques pages consacrées au stoppage à la toute fin de «Rapiécer et raccommoder» de Kerstin Neumüller, publié l'an passé par La Plage.

 

Que n’eut-il troué un pull ou une veste tricotée ? il aurait pu faire réparer cet accroc chez Couture en L, (36, rue Saint-Rémésy) qui pour réparer ce type de dégâts dispose de doigts experts...

 

P.s. «Un parfait alibi» est une des nouvelles publiées dans le recueil «Dernières nouvelles du crime», de Patricia Highsmith, chez Robert Laffont, dans son inépuisable collection «Bouquins»

 

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Trou suspect...
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Couvre-feu

14 Janvier 2021 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Billet du jour, #Atelier

Quel crève-cœur ! tous les ateliers programmés doivent être déprogrammés jusqu'à nouvel ordre. En attendant de pouvoir retrouver nos ateliers collectifs dans des lieux publics,

Tata Georgette peut tout à fait, jusqu'à l'heure du couvre-feu à 18h, vous accompagner pour vos ateliers à domicile, avec deux personnes du même foyer et en prenant toutes les précautions sanitaires d'usage. Donc ces ateliers ne figurent bien sûr pas sur l'agenda qui est désespérément squelettique puisque c'est vous qui choisissez le lieu et le moment.

Pour un atelier à domicile, à Toulouse uniquement, vous pouvez me contacter via la messagerie de ce blog... en attendant de retrouver nos bons vieux ateliers, notamment la belle salle que nous avait préparée Kréatiss... et nous pouvons bien sûr coudre, broder, tricoter en solitaire après l'heure du couvre-feu... Courage !

Couvre-feu
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Jouer à la poupée

25 Décembre 2020 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Billet du jour, #Ça n'a rien à voir quoique...

Le Père Noël a fait sa tournée dans la nuit d'hier. Sans aucun doute, il y avait parmi les jouets de sa hotte de nombreuses poupées. Mais sait-on, que si certains petits garçons devenus adultes continuent à jouer au train électrique, des petites filles devenues adultes font de même avec leur poupée ? c'est en tout cas un jouet que beaucoup de femmes conservent toute leur vie, tant le lien avec leur poupée est fort, même si cette poupée finit au fond d'un placard.

Mais une fois adulte, peut aussi «jouer» à la poupée pas seulement pour jouer mais pour expérimenter, enseigner. C'est ainsi que Marie-Angélique du Coudray, au XVIIIe siècle, créa des poupées pour enseigner l'art d'accoucher aux sages-femmes.

Il y a un peu plus d'un siècle, Frances Glessner Lee fit faire d'énormes progrès à la criminologie avec des petites poupées dans des scènes de crime très exactement reconstituées, en reprenant l'usage des maisons de poupées, jouet traditionnel offert à l'époque aux petites filles. Ces scènes de crime ainsi reconstituées étaient destinées aux étudiants du département de médecine légale d'Harvard, à l'époque des balbutiements de la science médico-légale. Le titre de chaque diorama a souvent une allure de titre de roman policier anglais comme «Le salon du presbytère», «La Salle de bain rose»,... et outre les fameuses poupées victimes de mort violente, habillées de façon très précise comme les victimes qu'elles représentent, on y trouve la reconstitution d'intérieurs du début du XXe siècle, de divers milieux, des plus bourgeois, avec par exemple un service d'argenterie miniature en argent, des mobiliers très exactement miniaturisés à l'identique, aux milieux les plus pauvres, dans des chambres en soupente. Dans une cuisine, par exemple, on trouve un minuscule moule à gaufre, arme du crime ???

Ces  maisons de poupées bien particulières sont aujourd'hui exposées à Baltimore et toujours utilisées comme outils pédagogiques. Pour en savoir plus, voici le seul article de fond en français sur Frances Glessner Lee, et un diaporama également en français.

La naissance, la mort, voilà des occupations bien graves pour un jouet d'apparence si frivole et innocente !

Votre agenda textile à Toulouse et dans ses environs...

Jouer à la poupée
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Tissus d'Afrique...

12 Décembre 2020 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Billet du jour, #Fibres à la folie

Ici, c'est confinement et pluie... qui nous donnent une envie furieuse d'aller voir ailleurs ce qu'il advient de la planète textile. Aujourd'hui, nous nous intéresserons aux textiles africains, car ils sont nombreux, - et pas seulement limités au wax - et leurs usages innombrables, traversés de profondes mutations.

Voici deux conférences animées par Stéphanie Prinet Morou, conseil en stratégie de marque, reconnue pour ses analyses aiguisées du marché du textile et de la mode, et par Anne Grosfilley, docteur en anthropologie, spécialiste du textile et de la mode en Afrique. À écouter ici : Histoire et mode : textiles africains conférence n°1  ... et  conférence n°2  en cousant, en brodant, en tricotant... en attendant la fin de la pluie. Elles sont d'ailleurs plus à écouter qu'à regarder car leur éclairage est assez médiocre et c'est bien dommage, - mais elles sont très intéressantes.

Anne Grosfilley avait déjà présenté une belle synthèse de ses recherches de terrain, en particulier en Afrique de l'Ouest. Rien ne lui échappe, aucune technique, aucun savoir-faire, dans le livre «Afrique des textiles» publié chez Edisud, en 2005. Donc il date un peu mais on peut encore le trouver en librairie - et en bibliothèque.

Elle y décrit tant les pratiques traditionnelles que les réactualisations que font les artisans grâce aux matériaux industriels, grâce aux créateurs de mode africains. On est donc très loin d'une vision passéiste, figée, mais elle y montre une création textile étroitement insérée dans la mondialisation du textile.

Votre agenda textile à Toulouse et dans ses environs...

Tissus d'Afrique...
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Click and collect

4 Novembre 2020 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Billet du jour, #Bonnes affaires

Le chef a dit : «reconfinement» et on se reconfine. Très bien ! Le chef a dit «rien que l'indispensable, pas de superflu» et donc voici les merceries fermées. Notez bien que les quincailleries restent ouvertes, car jugées indispensables... et pas seulement pour les professionnels du bâtiment ce qui se conçoit aisément, mais aussi pour les bricoleurs du dimanche. Alors que les merceries ne sont censées  satisfaire que les caprices superflus de quelques bonnes dames oisives ? et pour ne pas faire de jaloux, voici qu'en plus les rayons mercerie des grandes surfaces sont fermés...

Sans doute ai-je l'esprit spécialement vindicatif et mal tourné, mais il me semble bien qu'il y a deux poids deux mesures. Comme dans notre pays ces deux activités, les techniques du bâtiment et du bricolage et les techniques textiles, sont profondément genrées, du côté masculin de la force, vous avez le droit de satisfaire aux nécessités de la réparation et de l'entretien de votre foyer voire de vous adonner à votre loisir bricoleur. Du côté féminin de la force, ben non. Vous voilà privée de fournitures pourtant essentielles (dont les fameux élastiques pour les masques). Sans compter que la couture et les autres occupations textiles sont parfaites comme activités d'intérieur, pour bien supporter le reconfinement en gardant le moral.

Nos mercières avaient pourtant pris des mesures contraignantes dès la fin du premier confinement, en limitant le nombre de personnes admises dans leur magasin, en tenant toujours la réserve de gel hydroalcoolique prête à l'emploi dès la porte d'entrée ; dans certains magasins, il était même interdit de toucher les tissus et autres fournitures textiles - et ça, c'est carrément héroïque ! Bref, elles avaient largement participé à «l'effort de guerre». Ben non ! chères mercières, vous voilà privées de vos clientes. Pour préparer l'avenir et parer à toute éventualité, il vous faudra désormais tenir un petit rayon «visserie, plomberie, électricité» ? et aussi un petit rayon d'épicerie, pour être sûres de survivre ?

Et le «click and collect» ? voilà une méthode qui va nous sauver ! encore faut-il que la mercerie ait préparé cela bien en amont car le nombre d'items en mercerie est quasiment le même qu'en quincaillerie, c'est-à-dire des milliers d'articles différents, autant dire qu'informatiser le catalogue complet des articles d'un magasin est une belle galère qui prend beaucoup de temps. Ou alors par téléphone ? mais la désignation orale d'un certain nombre d'articles n'est pas des plus simples et est très chronophage.

Dans les différentes pages du carnet d'adresses, vous trouverez des merceries, des marchands de tissus, dont certains pratiquent le click-and-collect. Il y a probablement près de chez vous des magasins qui offrent ce genre de service pendant le reconfinement. N'hésitez pas à les appeler et à leur passer commande. Et vous, chères collègues blogueuses, faites le recensement près de chez vous des merceries  et autres fournisseurs textiles chez qui il est possible de passer commande et diffusez-le via vos blogs, tout comme il existe désormais un inventaire des libraires qui pratiquent le click-and-collect.  Il y a urgence.

Confinez-vous bien ! et ne perdez surtout pas le fil...

 

Ce qu'il reste de votre agenda des loisirs textiles à Toulouse
et dans ses environs...

Click and collect
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Vide-agenda...

2 Novembre 2020 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Billet du jour

Nous connaissions les vide-greniers, les vide-ateliers, voici le vide-agenda... Pourtant, après le grand désert que nous venions de traverser depuis le printemps, des événements textiles de toutes sortes étaient à nouveau proposés par les clubs, associations, entreprises du monde des loisirs textiles, avec certes beaucoup de prudence et de circonspection.

Mais patatras... il a fallu à nouveau vider l'agenda, effacer les dates et les événements, c'est un véritable crève-cœur. Restent les visites virtuelles comme pour le «Silk in Lyon», initialement prévu pour la mi-novembre et que ses organisateurs ont dû annuler.  Pour pouvoir admirer le travail des différents exposants de cet événement textile de première importance, reste à cliquer ici.

Pour continuer le voyage au pays de la soie, voici un reportage sur le savoir-faire lyonnais. Mais d'ailleurs, pourquoi n'y-a-t-il pas eu d'industrie de la soie à Toulouse alors que les mûriers y pousseraient sans doute fort bien ? parce qu'à l'époque où cette industrie s'est développée en France, le pastel assurait très bien la prospérité de Toulouse et que personne n'imaginait que la concurrence des plantes à indigo coloniales serait fatale à l'indigo local (charme inépuisable de la mono-industrie ?) et aussi parce que Toulouse était loin des grandes voies de communication alors que Lyon était sur l'axe rhodanien. Bref, cela s'appelle louper le coche...  et l'activité textile toulousaine a continué paisiblement rue des Filatiers et dans les rues alentour. Mais qui s'en souvient ? et aussi dans la région où elle est restée une «industrie invisible». Et pourquoi parler de la soie ? pardi, pour avoir un peu de douceur dans ce monde impitoyable ! Bon reconfinement !

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Gore ou trash ? osez le point de croix

27 Octobre 2020 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Billet du jour, #Atelier

Ras le bol du point de croix gentillet avec des petites fleurs délicates et des zoziaux mignons ? ? ? vous êtes plutôt du genre trash ? gore ? gothique ? ou vampire ?  voici des propositions d'ouvrages bien saignantes, pour T-shirt, sacs, pantalons et autres affutiaux des rôdeurs des mondes obscurs. Il suffit d'utiliser une toile soluble pour broder sur tous types de tissus si les toiles traditionnelles pour point de croix sont trop gnian-gnian pour votre style sombre peuplé de têtes de mort et de monstres de tous acabits.

À broder de toute urgence pour Halloween !

Motifs trash au point de croix - de Phil Davidson - Eyrolles

 
Gore ou trash ? osez le point de croix
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Ayudha Puja

22 Octobre 2020 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Billet du jour, #Loin d'ici...

Voilà une fête bien étonnante destinée à nos braves machines à coudre, à nos aiguilles à tricoter et à tous les autres outils que nous utilisons pour nos loisirs textiles.

C'est une fête traditionnelle en Inde, mais on peut sans doute l'importer. La veille il faut bien nettoyer les machines, les outils, puis les décorer avec des fleurs après les avoir placés à l'honneur avec des offrandes.  Et le jour J leur laisser une journée complète de repos. Bien mérité. Comme un 1er mai pour les instruments de travail en quelque sorte.

Est-ce si absurde ? pour nos esprits occidentaux soi-disant pragmatiques, sans doute. Mais franchement qui n'a jamais parlé à sa machine à coudre ? Qui n'a jamais eu un petit mot agacé pour des aiguilles tordues ou un fer à repasser qui crachouille couci-couça sa vapeur ?  Qui n'a jamais eu un petit mot gentil pour des ciseaux à la coupe bien nette ?

Bref, pour être raccord avec la fête Ayudha Puja qui se déroulera en Inde, surtout dans l'Inde du sud, le weekend prochain,  commencez dès à présent à nettoyer votre machine à coudre, votre fer à repasser, vos divers outils. Graissez-les bien si nécessaire car si cela ne dispense pas d'une révision générale chez un mécanicien spécialisé en machine à coudre ou un réparateur professionnel pour les ciseaux et autres instruments coupant, c'est tout de même une bonne routine à mettre en place. Puis prenez un moment pour les mettre à l'honneur, pour les admirer, éventuellement en organisant une parade... Laissez-leur une journée complète de repos. Au passage, cela vous fait aussi une journée de repos... Avant de repartir pour une dure année de labeur.

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Revue de presse...

18 Octobre 2020 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Revue de presse, #Billet du jour

Deux revues sur le podium cette semaine... bien qu'elles m'aient un peu laissée sur ma faim, car elles traitent assez rapidement et superficiellement les sujets annoncés.

Tout d'abord Beaux Arts Magazine, BAM pour les intimes, qui dans son numéro 436 d'octobre propose le dossier suivant : « Pourquoi la mode passionne les musées ». Grave question en effet, car depuis la création du Musée des Arts de la Mode en 1986, la mode et plus généralement le costume et le textile ont fait leur entrée dans de nombreux musées via les collections permanentes ou des expositions thématiques.

De nouveaux musées consacrés au vêtement voire même à un seul couturier, ont vu le jour ; de très discrets petits musées comme le Musée de la Chemiserie et de l'Élégance masculine d'Argenton-sur-Creuse (en Indre), déploient de belles expositions thématiques. Plus près d'ici, le Musée de la Mode d'Albi a un succès grandissant, ou encore le vénérable Musée Saint-Raymond de Toulouse qui lors d'une récente exposition avait habillé quelques statues antiques à la mode d'aujourd'hui. Bref les exemples du nombre croissant de musée consacrés à la mode et de leur attractivité auprès du public ainsi que l'interconnexion accrue entre mode et musées d'art et d'histoire ne manquent pas, tant en France que partout ailleurs.

Mais au-delà de ce constat, comment expliquer le développement d'un domaine naguère dédaigné, considéré comme pas savant, trop futile, trop lié à la vie quotidienne, trop pollué par les contingences économiques, trop facilement assimilé aux Arts décoratifs, catégorie considérée comme mineure. De plus le textile rebutait les conservateurs de musées en raison de sa fragilité, de la difficulté de sa conservation et de son exposition au public. La convergence de plusieurs phénomènes éclaire la question du rapprochement mode/musées, outre les aspects institutionnels décrits dans BAM.  Il y a bien sûr le lien entre argent, luxe et art contemporain tel qu'il est analysé par un article de la revue du Crieur - car qui dit luxe dit Haute-couture, qui dit Haute-couture dit mode... Il a fallu aussi que l'Arte povera bouscule les us et coutumes des arts par son emploi de matériaux pauvres, et/ou peu pérennes, voire très rapidement dégradables. Il a fallu que des artistes, souvent des plasticiennes et sculptrices, s'emparent du textile comme matériau artistique.

Par ailleurs, le succès d'audience des expositions de mode et/ou de textile est dû en partie à un malentendu : il n'y aurait pas besoin de pré-requis «intellos» pour apprécier une exposition textile ou de mode car on pourra toujours se raccrocher au savoir-faire, à l'artisanat, ou à l'usage de l'objet montré, bref à une matérialité rassurante quoique souvent inconnue ou opaque. Sans compter que les catalogues de ces expositions textiles ou de mode sont en soi de beaux livres (pour Noël ???) qui «ratissent large», de l'esthète exigeant à la tata qui tricote (d'ailleurs parfois réunis en une seule personne...). Ce mouvement d'exposition de la mode et du textile s'accompagne de la création de galeries spécialisées qui témoignent bien de la naissance d'un nouveau secteur du marché de l'art, ainsi que les nombreuses ventes aux enchères ; c'est dire si le mouvement est profond et dépasse les musées.

Autre revue du mois, le Burda d'octobre qui fête son soixante-dixième anniversaire, donc né en 1950. Si on y trouve quelques anecdotes sur la carrière d'Aenne Burda, fondatrice de la revue, il n'y a pas grand-chose sur l'histoire proprement dite de la revue, et notamment sur les aspects techniques et éditoriaux, depuis les premières années avec sa diffusion uniquement en Allemagne et dans les pays germanophones, puis son arrivée en France, d'abord intégralement en allemand ; vers les années 70 est apparu le cahier central d'explications traduit en français avec encore beaucoup de vêtements «allemands» comme les dirnd'l, les culottes bavaroises pour hommes, les vêtements de communion pour les adolescents, et un je-ne-sais-quoi de sérieux... Puis les éditions intégralement en français, au début des années 1980, en russe à partir de 1987.  Burda est maintenant diffusé en de très nombreuses langues, un peu partout dans le monde - quelle émotion, il y a quelques années, quand au bord du Bosphore, dans un kiosque de presse stambouliote, j'ai trouvé un Burda en turc...

Il y aurait aussi beaucoup à dire sur l'évolution des explications et schémas explicatifs. Les feuilles de patrons sont devenues plus lisibles et aérées que celles des premières années, avec moins de modèles certes, mais déclinés en de nombreuses tailles alors que les modèles des premières années étaient proposés en deux tailles maximum, le plus souvent en une taille, et bingo, ce n'était pas pour vous !!! au cours des années 90, la gradation de la difficulté des modèles a été indiquée par un système simple de notation qui a sauvé la mise à bien des débutantes. Ou les adaptations «petites tailles» pour les morphologies françaises et latines, en général plus menues que les celles des Allemandes et autres nordiques. Et maintenant jusqu'au 54 pour tenir compte de l'évolution du monde. Au cours des dix dernières années, des stylistes et à des couturiers venus d'autres univers de la mode ont élargi les horizons «burdaliens»...

Voici, brossée à grands traits, car cela mériterait une étude plus approfondie, une brève histoire de Burda. Toutes les évolutions techniques et éditoriales ci-dessus ont marqué profondément l'édition des revues de couture et des patrons qui jusqu'aux années 50-60 ne s'adressaient qu'aux bienheureuses qui savaient coudre tant leurs explications étaient laconiques et les schémas quasiment inexistants.  Actuellement, toutes les revues de patronage pour la couture à domicile sont imprégnées de la culture de la précision technique et de la pédagogie «Burda» dont les pas-à-pas sont de véritables outils d'apprentissage et ne se contentent pas de décrire platement l'opération à effectuer. Cette qualité technique des patrons, des textes explicatifs et des schémas de Burda explique sans doute pourquoi on en trouve si peu dans les Puces des couturières, un peu comme les «Cent Idées» d'antan car leurs propriétaires les gardent précieusement, voire les transmettent à leur fille et petite-fille.

Dans ce numéro d'octobre de Burda, on trouve également quelques modèles vintage des années 50 adaptés aux morphologies des femmes d'aujourd'hui. Et bien sûr des modèles contemporains. Bon anniversaire, Bubu !

Je vous annonçais deux revues, puis en relisant, j'en trouve quatre... Bonne lecture à vous ! cousez bien !

Vos prochains rendez-vous textiles à Toulouse
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Revue de presse...
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Au son du tambour

13 Octobre 2020 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Ça n'a rien à voir quoique..., #Billet du jour

Dans le domaine textile, le mot «tambour» a deux acceptions.

Celui du tambour que l'on utilise pour broder, sur lequel on tend bien la toile. Il en existe de différentes tailles, libres ou montés sur pied, mais il s'agit toujours de deux cercles concentriques fixés l'un autour de l'autre, en bois de hêtre ou de bambou, en tout cas un bois assez flexible. Si le tambour à broder est d'un maniement un peu délicat au début de l'apprentissage de la broderie, il permet toutefois une grande régularité dans l'exécution de l'ouvrage. Il est même indispensable pour de nombreuses techniques de broderie comme par exemple les jours brodés, le punch needle, la peinture à l'aiguille, la broderie Richelieu, etc. On peut aussi l'utiliser comme encadrement de l'ouvrage brodé fini ou pour fixer des «attrape-rêve» réalisés en macramé ou au crochet. Bref, c'est un tambour bien accommodant et sans histoire.

Puis il y a le tambour de la machine à laver. D'abord, il est en métal, nettement plus bruyant, peu regardant sur la façon dont on enfourne le linge dans la machine et pas davantage quand on le ressort. D'où il s'ensuit des aventures diverses. Comme le mystère des chaussettes orphelines (à écouter ici). Partout dans le monde, les tambours de machines à laver sont des lieux de perdition pour divers éléments de garde-robe, comme en témoignent Xiu'e et son mari Wanji, à Taïwan. Ces alertes octogénaires ont organisé, pendant le confinement, un défilé de mode avec tous les habits oubliés par les clients de leur pressing depuis un certain nombre d'années. Le résultat est assez amusant comme on peut le voir ici.

Et si ce voyage au pays des tambours vous convient, vous pouvez le prolonger ici...

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Au son du tambour
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Brebis à lunettes et mailles périgourdines

4 Octobre 2020 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Lectures textiles, #Billet du jour

L'automne est de retour et nous revient la furieuse envie de bien nous caler dans un bon fauteuil et de tricoter, tricoter, tricoter... Deux livres parus au cours de l'année écoulée peuvent s'avérer utiles.

Il s'agit de  «La brebis des Causses du Lot, sa laine, son usage au fil du temps» publié par l'association «La Caussenarde» née en 1998 qui consacre son activité à cette race ovine, la caussenarde, brebis lotoise qui a la particularité de porter des lunettes, disons comme des Ray-ban noires. Comme beaucoup d'espèces locales anciennes, celle-ci a bien failli disparaitre dans la tourmente de la mondialisation et sa laine jetée au rebut... Beau livre bien illustré, nourri de témoignages d'éleveurs, mais aussi contes locaux dont cette brebis est l'héroïne.   Publié par les éditions Édicausse - 46090 Argambal- 15€

Puis un autre livre régional consacré à la laine «Dans les mailles du Périgord». Les autrices, car c'est un ouvrage collectif, ne se sont pas enfermées dans un studio aseptisé et froid pour photographier les modèles qu'elles proposent, mais nous emmènent faire du tourisme dans leur belle région, ce qui est bien agréable en ces temps de virus récalcitrant. Elles se sont inspirées des paysages, de l'architecture, des couleurs du Périgord pour proposer des châles, écharpes, mitaines, ces accessoires douillets assez faciles à réaliser, mais chaque fois avec un aspect technique qui permet de progresser. Chaque modèle est bien sûr accompagné d'un pas-à-pas et d'un patron.  - Édité par Les livres de l'îlot - 24190 Neuvic - 19€

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Couture des origines

2 Octobre 2020 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Billet du jour, #Atelier

Quelle activité d'intérieur est bonne pour le moral, permet de développer une dextérité fine, de synchroniser les mains et le cerveau ? Pardi ! les travaux d'aiguilles !
Ce n'est pas qu'une lubie de bobo du XXIe siècle car déjà dans les temps préhistoriques les humains cousaient. Imaginez un groupe de chasseurs assis autour d'un bon feu, cousant les vêtements pour l'hiver en causant de la dernière chasse, ou de la prochaine... l'un détaillant les tendons pour en faire de fils à coudre, l'autre taillant une aiguille à coudre dans un os, un troisième préparant une peaux ou  des fibres végétales. C'est ce qu'on se plait à imaginer à la lecture de ce très intéressant billet du Muséum de Toulouse qui parle des «origines de la couture» et en particulier d'un des plus anciens outils de l'humanité : l'aiguille à coudre qui n'a pas changé de forme depuis cette époque lointaine.

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Ill.  Trousse à couture paléolithique et contemporaine. Muséum de Toulouse. Photo : Catherine Teysseyre

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Retour aux textes (de la mode)

24 Septembre 2020 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Lectures textiles, #Billet du jour

C'est fou le nombre de gens sérieux qui s'intéressent désormais à la mode. Cette fois, ce sont des chercheurs de l'Institut national d'histoire de l'art (INHA) qui publient une monumentale anthologie de textes traitant de la mode.

Cette anthologie n'est pas à proprement parler une histoire supplémentaire de la mode. Le propos est plutôt une mise en perspective avec les autres domaines des sciences sociales et humaines. Damien Delille et Philippe Sénéchal qui ont dirigé cet ouvrage ont réuni les contributions d’une trentaine d’historiennes et historiens de la mode, de l’art et de l’économie, de théoriciens et de sociologues universitaires, de conservateurs de musée et de spécialistes des textiles, afin de fournir une vision historique et critique complète des manières d’écrire la mode et le vêtement.

«La première partie s’intéresse à la manière dont le visuel et le textuel circulent dans les différents supports de la mode. La deuxième partie s’appuie sur cette ambivalence entre art et consommation, afin d’envisager le rôle des lois somptuaires et les manières politiques d’imposer le costume civil dans les cours d’Europe, durant la période moderne. La troisième partie s’interroge sur les fondements de la discipline, en rappelant le rôle des arts dans l’histoire du costume. La quatrième partie consolide l’idée selon laquelle le vêtement est vecteur d’identités. La cinquième partie engage une exploration à la fois temporelle et géographique du vêtement, tandis que la dernière partie revisite l’histoire de la mode en Europe, à partir des métiers et des protagonistes qui l’ont construite.»

L'INHA développe depuis quelques années un travail de recherche en histoire de la mode, secteur qui fut longtemps négligé dans l'historiographie française. Et pour nous autres pauvres provinciales, l'INHA publie aussi un certain nombre de vidéos de ses séminaires et conférences.

Modes et vêtements Retour aux textes - sous la direction de Damien Delille et Philippe Sénéchal -  INHA, 2020 - 512p. Dans toutes les bonnes librairies, et bientôt ici.

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