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Tata-Georgette

explorations textiles

Découvertes estivales à Lyon

20 Août 2016 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Explorations textiles, #Billet du jour

Babouches brodées, sandales tressées, chaussons en velours, patik turc tricoté, et bien d'autres encore,  les liens entre chaussures et textiles sont nombreux. Selon ce que nous portons aux pieds, notre démarche a telle ou telle caractéristique et dit beaucoup sur la personne ainsi chaussée. C'est ce que montre la très belle exposition «À vos pieds».

Jusqu'au 30 avril 2017 au Musée des Confluences de Lyon.

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Découvertes estivales à Millau

16 Août 2016 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Explorations textiles, #Billet du jour

L'exposition «Si l'amour m'était conté» propose une plongée dans le monde fabuleux des costumes et accessoires qui ont habillé les acteurs des films inspirés par des contes, comme Peau d'Âne, la Belle au bois dormant, et tant d'autres, sans oublier la Belle et la bête.

Jusqu'au 12 novembre 2016, au Musée de Millau - Place du Maréchal Foch - 12100 Millau

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Découvertes estivales à Tulle

11 Août 2016 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Billet du jour, #Explorations textiles

Le point de Tulle est une dentelle à l'aiguille brodée sur un réseau très fin qui a fini par donner son nom au tulle...

Si cette technique longtemps manuelle s'est mécanisée depuis la deuxième moitié du XIXe elle continue à inspirer de nombreux artistes qui présentent «Trame de soi» dans quatorze lieux d'exposition de Tulle, soit une bien agréable façon de visiter cette ville.

Jusqu'au 27 août 2016 - La Cour des arts - 2, rue des Portes Chanac - 19000 Tulle

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Découvertes estivales à New York

30 Juillet 2016 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Explorations textiles, #Billet du jour

On oppose fréquemment le fait-main au fait-machine... «Manus&Machina : Fashion in en Age of Technology» une exposition intelligente qui montre comment main et machine se réconcilient dans la couture et le prêt-à-porter.

Jusqu'au 14 août 2016 - au Met Fifth Avenue - 1000, Fifth Avenue - New York - NY 10028

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Découverte estivale à Buckingham Palace

28 Juillet 2016 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Explorations textiles, #Billet du jour

L'exposition «Fashioning a Reign, 90 years of style from the Queen's wardrobe» résume 90 ans de style à travers la garde-robe de la reine exposé à Buckingham Palace à Londres

Jusqu'au 2 octobre 2016

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Découvertes estivales... à Anvers

25 Juillet 2016 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Explorations textiles, #Billet du jour

La série des découvertes estivales commence avec l'exposition «Game Changers-Réinventer la silhouette du XXe siècle» au Musée de la Mode d'Anvers.

Jusqu'au 14 août 2016

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Suite médiévale

20 Juillet 2016 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Explorations textiles, #Lectures textiles, #Billet du jour

Certaines troupes de reconstitution médiévale proposent des tournois et toutes sortes d'animations tels que camp militaire médiéval, marché, monastère, métiers, taverne et auberge, saltimbanques, fêtes médiévales et animent ainsi de nombreux lieux de nos vacances.

Les quelques troupes présentées ci-dessous ne sont même pas une brève sélection mais juste un choix arbitraire de ma part : Les Voyageurs du temps : reconstituent le passé de la préhistoire à 1918. Leur lieu d'entreposage doit ressembler à une caverne d'Ali Baba... Le Grand fauconnier : plus spécialisé dans le médiéval et situé à Cordes-sur-ciel, donc un voisin. Les Chevaliers et gentes dames d'Occitanie qui tourne aussi régulièrement dans la région.

D'autres groupes se lancent plutôt dans la compétition sportive comme l'Ost du Griffon noir, à Toulouse ou comme les Becuts de Gascogne qui pratique le behourd et le combat médiéval, et qui d'ailleurs recrute en ce moment des nouveaux participants, si vous êtes tentés par le port de l'armure.

Où trouver des costumes médiévaux ? Certaines de ces troupes louent des costumes, il faut les contacter directement pour plus de précisions. On trouve aussi à Toulouse une boutique de mode médiévale, Apside Clothes située rue Pargaminières - nom de rue qui fait référence à l'activité médiévale de la rue, est-ce un hasard ? - mode médiévale certes élargie au gothique, néo-fantastique, cyberpunk, steampunk, etc.

On peut  coudre soi-même son costume en suivant toutefois les utiles précisions du site «Passion médiévale» qui déborde certes dans le jeu de rôle, la littérature fantastique gothique mais qui est une mine d'informations sur la reconstitution médiévale. La règle de base : éviter les anachronismes (donc pas de zip... pas de vêtement de couleur vive, pas de chaussure à talon aiguille, etc.), soigner les détails, les accessoires.  On peut lire quelques autres conseils très avisés avant de se lancer dans la confection d'un costume médiéval. De même une costumière partage sa grande compétence en ce domaine et dénonce le «merdiéval».

Enfin, on trouve des patrons tout fait, surtout chez les éditeurs anglophones comme McCall, Butterick. Burda fait plus volontiers des costumes de carnaval, donc pas très intéressants pour le médiéval. Il va de soi que les patrons «médiévaux» sont en fait contemporains car le patronnage n'existait pas à l'époque médiévale. En tout cas, on n'en a aucune trace historique.

Et pour finir, voici quelques lectures utiles pour compléter ce billet :

Bon voyage dans le temps !

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Tout est calme

23 Juin 2016 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Explorations textiles

Aujourd'hui commence l'exposition «Tout est calme» qui présente les œuvres de Chantal Fochesato, à la Fondation Écureuil, jusqu'au 10 septembre 2016.

Dans la vidéo cì-dessous, Chantal Fochesato explique comment elle est tombée dans l'art contemporain, dans l'art textile en particulier, dans les cartes postales, dans les étiquettes...

Pendant toute la durée de l'exposition, Chantal Fochesato animera des ateliers. Consultez le programme !

Lieu : 42, rue du Languedoc - Toulouse - entrée libre

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Du carcan au confort

7 Juin 2016 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Explorations textiles

Des corsets victoriens aux caleçons griffés par les couturiers contemporains, c'est toute une histoire qu'expose le Victoria & Albert Museum de Londres, celle des sous-vêtements, lingerie intime, dont pendant longtemps il était inconvenant de prononcer le nom dans la conversation. Quant à les montrer, c'est une mode très récente (et pas toujours heureuse...)

Ils y font l'objet de l'exposition «Undressed : a brief history of underwear» qui passe en revue tous les aspects de ce vaste domaine de l'industrie textile : formes, matériaux, couleurs, usages, fabrication, relations avec la mode, stylisme, mais aussi avec la santé, et même avec la moralité. Tout est passé en revue pour notre plus grand plaisir.

À défaut d'aller à Londres, on peut toujours se procurer le catalogue de l'exposition, un livre sur les crinolines, sur le modelage de la silhouette.

Lieu : Victoria & Albert Museum , à Londres (à moins de 2 heures de Toulouse).
Jusqu'au 12 mars 2017

Du carcan au confort
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In the mood for blue

27 Mai 2016 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Explorations textiles

C'est avec les grandes découvertes des XVe et XVIe siècles que l'indigo asiatique est venu détrôner le pastel européen car il est trente fois plus concentré en pigment colorant, l'indigotine, le colorant naturel le plus largement répandu, utilisé depuis des millénaires, inaltérable.

L'exposition «In the mood for blue» présentée par l'Espace Asia résulte de la rencontre entre la couleur indigo et un collectionneur passionné de textiles, Guy Jacqmin, qui dit être tombé dans le textile dès sa plus tendre enfance.

C'est à un vaste périple asiatique qu'il nous convie par la  grande variété de textiles asiatiques teints à l'indigo qu'il a rassemblés,  du châle indien du Punjab, aux vestes paysannes de Thaïlande ou de Chine, aux porte-bébé de Laos, aux ikats de Timor, des manteaux et kimonos japonais. C'est tout un savoir-faire d'artisans anonymes qui nous est ainsi montré, dans de multiples techniques (tissage, broderie, teinture, peinture sur tissu, couture).

J'ai particulièrement admiré une petite veste chinoise d'enfant en dix épaisseurs assemblées, véritable prouesse, quand on sait la difficulté à assembler correctement une seule doublure.

Il ne faut surtout pas craindre de pousser la porte d'Espace Asia où on est fort bien accueilli. D'ailleurs l'Espace Asia nous avait déjà régalées avec une belle exposition consacrée aux ikats. Seule restriction : ne touchez pas...

Et pour prolonger ce voyage dans le bleu, le livre de Catherine Legrand «Indigo» édité par La Martinière sera une ressource précieuse.

Où : Espace Asia - 5, rue Croix Baragnon - Toulouse
Jusqu'au 12 novembre 2016 - Gratuit

«Indigo» de Catherine Legrand - impression japonaise - veste chinoise - porte-bébé chinois avec franges
«Indigo» de Catherine Legrand - impression japonaise - veste chinoise - porte-bébé chinois avec franges
«Indigo» de Catherine Legrand - impression japonaise - veste chinoise - porte-bébé chinois avec franges
«Indigo» de Catherine Legrand - impression japonaise - veste chinoise - porte-bébé chinois avec franges

«Indigo» de Catherine Legrand - impression japonaise - veste chinoise - porte-bébé chinois avec franges

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De la Chine au Japon

10 Mai 2016 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Explorations textiles

L'importante collection d'objets asiatiques du XIXe siècle que possède le musée d'Agen a inspiré aux lycéens du lycée Lomet la réalisation de magnifiques costumes qui seront au centre de l'exposition  «De la Chine au Japon» du Musée des Beaux-Arts (fermé le mardi).

À voir du 13 mai au 19 septembre 2016
Lieu : Musée des Beaux-Arts d’Agen - place Docteur Esquirol - 47916 Agen cedex 9
Tél : 05 53 69 47 23 / Fax : 05 53 69 47 77 - musee@agen.fr

 

De la Chine au Japon
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Kimono

4 Mai 2016 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Explorations textiles, #Lectures textiles

Billet complété le 15 07 2020

Demain commence l'exposition consacrée aux kimonos, au Musée départemental du textile, à Labastide-Rouairoux. On pourra y apprécier «la diversité des kimonos japonais dans leurs matières (coton, soie, feuille de bananier, ananas...), leurs motifs et leurs procédés de réalisation et d’impression, notamment sur la période 18801920. Il s’agit de montrer le Japon dans sa diversité textile et culturelle à travers la fabrication et l’utilisation de ces textiles : quotidien, bain, cérémonie… L’exposition propose un voyage dans les fibres textiles utilisées dans les textiles japonais, qu’ils soient urbains ou ruraux, du nord (avec les premiers habitants du Japon, les Aïnus) au sud (avec les îles d’Okinawa) en passant par les centres urbains de Tokyo et les kimonos meisen et bingatas. Une attention particulière est réservée aux coopératives de femmes qui continuent dans certaines îles japonaises de perpétuer l’art du tissage des accessoires du kimono notamment le obi (ceinture large et très longue, faite de tissu). Les kimonos sont mis en regard de représentations de paysages et de motifs du quotidien des Japonais qui influencent la réalisation des textiles (échantillons de tissus, paravents, rouleaux, objets en laque, céramiques, livres illustrés et autres objets).»

On peut lire aussi sur le même sujet le beau livre* «Kimonos» de Sophie Milenovich, designer textile formée à l'École des Arts appliqués Duperré,  qui nous invite en quelque sorte à visiter le kimono de l'intérieur, en démontant ce vêtement en apparence si simple pour en comprendre toute la complexité, et a à examiner de plus près les adaptations européennes, chez Vionnet la couturière, ou Bonnard le peintre, le tout dans un très beau livre, parfaitement illustré.

On peut également coudre soi-même un kimono, soit en s'inspirant des proportions données par Sophie Milenovich dans son livre si on souhaite s'en tenir aux modèles traditionnels, soit en réalisant un vêtement occidental s'inspirant du kimono. À moins que vous ne souhaitiez réaliser un yukata, sorte de kimono d'intérieur, plus simple que le kimono traditionnel.

* Milenovich Sophie - Kimonos - Seuil, 2007

Autre lecture sur le kimono :
Kimono - L'art japonais des motifs et des couleurs - ouvrage collectif dirigé par Anna Jackson, conservatrice du Département des arts asiatiques au Victoria and Albert Museum à Londres - Édition Bibliothèques des arts, 2015 - Ce livre retrace trois cents ans de l'histoire du kimono grâce  à la collection Khalili.

Kimono
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La princesse au fond de la mer

21 Avril 2016 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Explorations textiles

Une malle contenant la garde-robe d'une dame aristocrate du XVIIe siècle est exposée pour quelques jours encore au Kaap Skil, musée du village d'Oudeschild. Ce trésor textile était enfoui à l'abri de la lumière et de l'oxygène à la suite du naufrage du bateau qui la transportait, ainsi que vraisemblablement la dame en question. Pour en savoir plus : cliquez ici.

À voir jusqu'au 16 mai 2016.

La princesse au fond de la mer
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Poésie textile dans le Gers

20 Avril 2016 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Lectures textiles, #Explorations textiles

Françoise Tellier-Loumagne est tombée dans la marmite de la création textile en 1969 et elle n'en est jamais ressortie. Elle a mené une belle carrière de formatrice dans les plus grandes écoles (Duperré à Paris, mais aussi à Lyon, à Montréal, etc.) et a rédigé quatre livres qui sont devenus des bibles dans ce domaine et traduits dans plusieurs langues, tous richement illustrés avec environ 600 illustrations par ouvrage, ils sont à la fois exemple de création et source d'inspiration, mais aussi guides pratiques par la précision des explications que l'auteur apporte à tous ceux qui voudront avoir une autre vision des travaux d'aiguilles, assez loin des travaux conventionnels de point de croix et autres travaux de patronage.

Françoise Tellier-Loumagne se consacre désormais à la création textile et puise son inspiration dans la nature, dans les nuages comme dans son ouvrage consacré au feutre, dans le monde végétal, mais aussi dans les murs de nos villes. Ce sont ses travaux qu'expose la galerie Eqart, démontrant une fois de plus que le textile a pleinement sa place dans l'art contemporain.

: Eqart - Galerie d'art - 21, rue Henri-Laignoux - 32230 Marciac - tel 05 62 09 36 83
Du mercredi au samedi, de 14h à 18h, jusqu'au 14 mai 2016

Ses livres :
Mailles, les mouvements du fil - Éd. Aubanel, 2003
Broderies - Éd. Aubanel, 2005
Feutres - Éd. Aubanel, 2007
1000 manières de créer - Éd. La Martinière, 2010

 

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Costumes en scène

8 Février 2016 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Explorations textiles

Les ateliers du Théâtre et de l'Orchestre national du Capitole de Toulouse sortent de leurs réserves des costumes d'opéra, de danse, de théâtre et montrent au public leur riche collection de costumes car le Théâtre du Capitole est l'un des rares théâtres français à pouvoir produire sur place l'intégralité de ses spectacles, tant pour les décors, la machinerie et les accessoires que pour les costumes grâce au savoir-faire exceptionnel des artistes, artisans et techniciens du spectacle.

Tous les costumes des artistes se produisant sur scène sont dessinés et cousus sur mesure par deux ateliers, l'atelier du flou pour les costumes féminins et l'atelier de tailleur pour les costumes masculins. Et quand on dit costume, on ne se limite pas seulement à la partie visible, mais aussi aux corsets, jupons, et tous les accessoires vestimentaires qui contribuent au costume. Tout un monde s'agite autour de ces costumes : le costumier qui travaille étroitement avec le metteur en scène, les couturières et tailleurs, les habilleuses. Bien sûr, les 16 000 costumes réalisés puis conservés par le Théâtre du Capitole ne seront pas tous présentés, mais on pourra y voir des pièces représentatives de ce patrimoine toulousain.

Lieu : Espace EDF au Bazacle - Jusqu'au 15 mai 2016

Autres billets sur les costumes de scène : ici - ici - ici - ici - ici et ici.

 

Costumes en scène
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Mohair d'hiver

17 Décembre 2015 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Explorations textiles, #Lectures textiles

Quelque part en Ariège, vit un troupeau de chèvres angora. Menées par deux jeunes éleveurs passionnés, Loïc et Pauline, ces chèvres fournissent une toison remarquable, le mohair.

Cette fibre douce, très isolante et extrêmement légère est ensuite traitée, c'est-à-dire triée, nettoyée, filée, teinte, conditionnée, transformée, par une coopérative d'éleveurs français. La filière «mohair» représente à peine 1% de la production mondiale de fibres naturelles, et en France, encore moins. Il faut dire que cette race de chèvre, très ancienne a pendant longtemps été confinée sur les rudes plateaux anatoliens où elle s'était très bien adaptée au climat impitoyable de cette contrée. Elle n'est arrivée en Europe occidentale qu'au cours des années 1980. Est-ce que le climat des contreforts pyrénéens est aussi mordant ? Toujours est-il que la laine fournie par ces chèvres espiègles est d'excellente qualité.

J'avais assisté cet été à la tonte qui a lieu deux fois par an, en août puis ensuite en février. Autant dire que maintenant, courant décembre, les chèvres ont retrouvé une belle épaisseur de toison. Je ne sais pas pourquoi j'ai tant attendu pour publier ce billet, peut-être ai-je attendu le froid qui ne vient pas car l'hiver est à peine automnal. Mais enfin, ce matin, m'est venu une subite envie de douceur. Pour voir les beaux lainages proposées par la Ferme du mohair, il faut aller sur place où on trouve un très beau choix de pelotes de laines à tricoter et aussi de produits finis en maille (pulls, chaussettes, bonnets, écharpes et tricots divers) ou tissés comme de très belles étoles, des châles. Tout cela si douillet. On peut aussi se procurer ces articles dans une belle boutique en ligne.

Pour les amatrices de tricot main, il est préférable de tricoter avec des aiguilles assez épaisses pour que la fibre garde tout son gonflant. Le mohair se prête très bien à toutes sortes de mailles fantaisies, dont celles très aériennes de la dentelle Shetland, telle qu'elle est fort bien expliquée dans le livre d'Élisabeth Lovick «La Magie de la dentelle Shetland au tricot» publié par les Éditions de Saxe.

Pour y aller : c'est en Ariège, à Camarade. Lieu dit «Ferme du moulis». On peut y passer une belle journée et en profiter pour faire une belle excursion car la ferme est proche du Mas d'Azil.

ill. En cours de tonte, après la tonte, couverture de la Magie de la dentelle Shetland

Mohair d'hiver
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La fée du fil

28 Novembre 2015 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Lectures textiles, #Explorations textiles

La fée, c'est Vanaja Braibant. Sa fibre, c'est le fil de fer qu'elle arrive à faire danser comme la soie, à vriller comme un cheveu. Elle habille le vide avec le fil de fer fin, elle crée de la poésie avec du métal, matériau humble qu'elle noue, effiloche, tricote, crochète, coupe, tord, brode, courbe, tresse, reprenant nombre de techniques propres au textile pour en faire des sculptures aériennes de toutes dimensions. Les plus petites tiennent dans la main, les plus grandes s'accrochent au mur ou au plafond pour qu'on puisse tourner autour et les observer sous toutes leurs facettes. Mains, animaux, objets de la vie courante, tout lui est prétexte à créer des formes arachnéennes. Et comme en plus elle aime partager son savoir-faire, elle propose des cours et stages, ce qui peut être une très bonne idée de cadeau destiné à quelqu'un qui aurait envie d'emboîter les pas d'illustres prédécesseurs de cet art insolite, comme Calder. Pour la contacter, c'est ici.

On trouve Vanaja Braibant à la boutique Ôz'arts du jour, rue de la Colombette, qu'elle partage avec d'autres créateurs et artistes toulousains.

Voici un livre qui ne traite que du fil de fer crocheté - et qui laisse donc de côté toutes les autres techniques qu'emploie Vanaja Braibant, «Accessoires crochetés en fil métallique» par Nanae Kimura (Éditions de Saxe, 2012), même s'il est plus particulièrement orienté bijouterie fantaisie. Et il faut au préalable savoir crocheter...

La fée du fil
La fée du fil
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Weekend en couleurs

8 Octobre 2015 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Art textile, #Explorations textiles

Le 6e Forum international de la couleur végétale se déroulera ce weekend à Lauris. Il commencera par la journée du vendredi 9 octobre réservée aux professionnels. Car, si on avait pu craindre que la chimie industrielle viendrait à bout des colorants végétaux, ceux-ci reviennent en force et font revivre toute une filière de producteurs, d'artisans.

Outre les animations prévues, et des exposants venus du monde entier, on pourra admirer la magnifique exposition de costumes de scènes teints avec des colorants végétaux prêtés pour la circonstance par l'Opéra comique et des écoles d'art. Ainsi que la collection de vêtements teints par la styliste Fanny Lemire.

On pourra aussi découvrir le procédé photographique de la kakitypie mise au point par Anne-Lou Buzot ; il s'agit de faire des tirages photographiques en utilisant du jus de kaki (Kakitypie construit avec le mot kaki le le mot grec typos - l’empreinte). C'est un procédé de tirage photographique bio qu'elle a mis au point. Moi qui pensait avoir atteint le summum en faisant des tâches avec du jus de betterave ! et bien non, on peut faire beaucoup mieux.

En fait, elle reprend les travaux de Sir John Herschel du courant du XIXe siècle, à l'époque où de nombreuses recherches allaient mener à la photographie. Sir Herschel avait cherché à utiliser les propriétés photosensibles des colorants végétaux pour imprimer un support après exposition à la lumière - il y a donc peut-être encore de l'espoir pour mon jus de betterave... mais il avait renoncé devant l'impossibilité de fixer définitivement l'image. Problème que la photographie, telle qu'elle fut mise au point à la même époque, parvint à résoudre. Anne-Lou Buzot a repris ses recherches en vue d'obtenir des images pérennes, en utilisant le jus des kakis encore verts, très riches en tanins. Elle poursuit actuellement ses recherches, à la fois sur le plan artistique mais aussi sur le plan chimique pour enrichir sa palette. En tout cas, cela donne des images fines, dans des tons sépias, gris, bruns, très doux. On attend la suite avec impatience.

Lieu : 84360 Lauris - Renseignements : 04 90 08 40 48

.../... Beaucoup d'autres événements textiles sur la page AGENDA.
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Lanvin, 125 ans de créations cousues main

7 Septembre 2015 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Lectures textiles, #Explorations textiles

La grande rétrospective consacrée à la couturière Jeanne Lanvin (1867-1946) a fermé ses portes, fin août à Paris. Cette remarquable exposition du Palais Galliera retrace la carrière de la créatrice de la plus ancienne maison de haute-couture française encore en activité avec plus d'une centaine de modèles de la créatrice sortis des fonds du Palais Galliera et de la maison Lanvin. Jeanne Lanvin avait en effet créé son premier atelier en 1885. C'est aujourd'hui Alber Elbaz qui a pris la relève à la direction de cette doyenne.

Si vous n'avez pas pu aller à Paris voir cette très belle exposition, il vous reste la possibilité d'en voir beaucoup d'images, de découvrir la biographie de Jeanne Lanvin. Et pour finir de feuilleter et lire le catalogue d'exposition. Et aussi bien sûr d'apprécier la collection 2015-2016...

Jeanne Lanvin (1867-1946) - Editions Paris Musées, 2015 - 336 pages - 45€

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Le Japon en Alsace

28 Juillet 2015 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Explorations textiles, #Lectures textiles

À voir absolument cet été, à Mulhouse, les deux expositions proposées par le MISE (autrement dit le Musée d'Impression sur étoffes) et toutes les deux consacrées au Japon.

Dès l'ouverture du Japon a commerce international, en 1853, d'intenses relations commerciales se sont nouées entre le Japon et Mulhouse. L'industrie mulhousienne a trouvé au Japon un renouvellement de ses thèmes d'impression et a exporté au Japon une part de sa production imprimée, notamment des mousselines de laine sur lesquelles les Mulhousiens (Thierry Mieg, les frères Heilmann, Scheurer, etc) savaient aussi bien imprimer que sur le coton, en dépit de la difficulté à travailler sur ce matériau beaucoup plus délicat que le coton. Mais les modes européennes influencent aussi la production textile japonaise.

Il était donc logique de consacrer une exposition à ces influences réciproques sur la production des textiles imprimés des deux pays «Impressions du Soleil Levant».

C'est aussi l'occasion pour le MISE d'accueillir la la plus japonaise des maisons de couture française, Léonard, avec les travaux de Daniel Tribouillard, notamment ses superbes jersey de soie imprimée.

À défaut d'aller en Alsace, le catalogue «Impressions du Soleil levant 150 ans de relations Alsace-Japon» 15€

Jusqu'au 15 octobre 2015

Le Japon en Alsace
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Déchets sublimés

21 Juillet 2015 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Ça n'a rien à voir quoique..., #Explorations textiles

Prenez des bouts de lin, de coton et si possible de chanvre, touillez bien - procédez à quelques autres manipulations - et vous obtenez du papier, ainsi que cela se fait au Moulin du Got datant du XVe siècle, qui a été restauré par une équipe de passionnés. Ils ont non seulement sauvé les bâtiments mais aussi l'outil de production. Ainsi donc, le moulin produit à nouveau du papier, depuis 2003, alors qu'il avait dû stopper sa production en 1953, par manque de compétitivité et reprendre son activité qui dure depuis cinq siècles. Mais les beaux papiers sont toujours recherchés.

L'exposition «Seconde vie du papier ou le déchet sublimé» - c'est-à-dire la troisième vie du tissu - est à voir - montre comment peuvent être recyclés par des artistes de cartes routières, des emballages en papier, des journeaux, des prospectus publicitaires, bref tous les papiers que nous rencontront tous les jours. «Recyclés» n'est pas le mot le plus adapté, il vaudrait mieux dire métamorphosés, embellis.  Par un curieux retournement, les plasticiens, pour leur donner une deuxième vie, utilisent de nombreuses techniques textiles car ces papiers, premiers déchets de nos poubelles, sont découpés, collés, cousus, brodés, tissés, pliés. Mais au fait, dois-je écrire «deuxième» ou «seconde» ?

Lieu : Moulin du Got (datant du XVe siècle) - 87 Saint-Léonard de Noblat – tel 05 55 57 18 74
Jusqu'au 31 octobre 2015

 

 

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Encore quelques semaines...

15 Juillet 2015 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Explorations textiles, #Films textiles

Encore quelques semaines pour aller voir l'exposition «Jean Paul Gaultier» au Grand Palais, à Paris. Sinon, il reste la possibilité de regarder le DVD qui accompagne l'exposition et qui permet de voir le couturier au travail, de la matière à la forme, du dessin au vêtement, jouer avec les trompe-l'œil, les silhouettes, inventer ou réinventer des formes qui sont devenues des «classiques» sous ses doigts. Du talent, rien que du talent et fort bien filmé.

Exposition à voir jusqu'au 3 août 2015.

Le DVD : Jean Paul Gaultier travaille - par Loïc Prigent - Diffusé par RMN-GP/Arte, 2015 - durée 52 min + bonus de 30 min.

Encore quelques semaines...
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Textiles japonais

26 Mai 2015 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Explorations textiles

Treize créateurs textiles européens participent à l’exposition «Regards sur la culture vestimentaire japonaise». Les Japonais, qui ont poussé très loin le raffinement du vêtement classent l’habillement en tête des trois choses essentielles à la vie, suivi de la nourriture et de l’habitation. Les vêtements des créateurs contemporains présentés ici, dont Anne-Laure Coullomb, Cécile Feilchenfeldt, Marie-Hélène Guelton, Pietro Seminelli, Aboubakar Fofona, Textiles Zentrum Haslach, Ysabel de Maisonneuve, Luc Druez, sont inspirés de l’art et de la littérature japonaise et sont présentés conjointement avec des vêtements anciens.

À Albi, au Musée Toulouse-Lautrec, on avait eu une idée du raffinement du vêtement traditionnel japonais, il y a trois ans, lors de l’exposition «Ukiyo-e, les maîtres de l'estampe japonaise» qui présentait la collection du Musée Isago no Sato de Kawasaki, avec des œuvres des plus grands artistes des XVIIIe et XIXe siècle (Hokusaï, Hiroshige Utamaro, Toyokuni, etc). Ces «images du monde flottant» montrent les plaisirs de la vie, dans toutes les classes de la société japonaise et on pouvait y voir de façon détaillée, entre autres choses, la variété et le raffinement des vêtements japonais. Si vous avez raté cette exposition, il est toujours possible de visiter l’exposition virtuelle de la BNF «Images du monde flottant» et la riche collection des estampes japonaises.

Également en ce moment, le travail de trente artistes textiles japonais fait l’objet de la belle exposition parisienne «Fiber futures». Le «fiber art» est encore souvent considéré en France comme une sorte de sous-catégorie artistique à mi-chemin entre un artisanat baba-cool et un loisir féminin, autant dire rien de vraiment sérieux, en dépit des œuvres de Louise Bourgeois ou Annette Messager qui ont complètement intégré le textile dans leur production de sculpture, ou plus largement du collectif très actif «Fiber Art Fever» (français en dépit de son nom anglais...). Au Japon c’est une forme d’art à part entière, quelle que soit la fibre travaillée ou les techniques mises en œuvre et à laquelle les plus grands noms de l’art japonais ne dédaignent pas de se frotter.

 

Regards sur la culture vestimentaire japonaise – du 26 mai au 6 juin 2015 – Galerie Mingei – 5, rue Visconti – 75006 Paris

 

Fiber futures – du 6 mai au 11 juillet 2015 – Maison de la culture du Japon à Paris – 101bis, quai Branly – 75015 Paris - entrée libre

 

illustration : kimono Kirishigure de Marie-Hélène Guelton inspiré par un haiku du journal de voyage «Nozarashi Kiko» du poète Bashô : «Le jour où le mont Fuju est ivisible par la brume de pluie est aussi savoureux».

Textiles japonais
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Porter le chapeau

11 Mai 2015 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Explorations textiles, #Lectures textiles

Entre 1950 et 2013 Jacques Pinturier, modiste parisien, a réinventé le chapeau en en faisant une véritable sculpture. On lui doit notamment les voilettes en demi-lune qui firent fureur au mitan des années 50. Il a travaillé pour les plus grands de la mode, comme Nina Ricci à partir de 1964. puis Jean-Louis Scherrer, Molyneux, Dior, Balenciaga ou Schiaparelli.

Pour lui, pas de tête qui ne serait pas une tête à chapeau, il suffit de créer le chapeau qui révèle le visage qui est toujours sous ses doigts un chapeau léger, confortable, et souvent dans des formes abstraites et des matériaux originaux comme le rhodoïd, la toile de métal. En tout 80 pièces à admirer, faisant partie de sa collection personnelle qu’il avait confiée à l’Atelier-Musée du Chapeau.

Du 25 avril au 4 octobre 2015

Et pour en savoir plus sur les chapeaux, le magnifique ouvrage d’Éliane Bolomier, conservatrice du Musée du Chapeau (Chapeaux, mode et savoir-faire – Éditions De Borée, 2014 – 36€) qui comporte de très intéressants chapitres consacrés aux métiers complices des modistes, comme les formiers, les doreurs, les plumassiers, les fleuristes, les feutriers.

Porter le chapeau
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Pleuvra ? pleuvra pas ?

28 Avril 2015 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Explorations textiles, #Lectures textiles

Ciel nuageux. Après les déluges de ces derniers jours, on devient prudent en gardant un bon parapluie à porter de main comme celui-ci, spécialement adapté pour les couturières avec tous ses mètres-ruban, dessiné par Jean-Paul Gaultier et édité à l'occasion de l'exposition consacrée à «l'enfant terrible de la mode», un enfant qui a déjà quarante ans de carrière...

Les créations de Jean-Paul Gaultier depuis 1973 sont visibles actuellement au Grand Palais, à Paris, avec de nombreux objets, documents d'archives, films. On peut y admirer aussi les costumes de scène qu'il a créés pour le théâtre, le cinéma, mais aussi les artistes de variété, la pop music...

Si on ne va pas à Paris, il est possible de voir le tout sur le magnifique catalogue de l'exposition qui suit le parcours de l'exposition, avec en plus des focus sur les broderies, les accessoires, les dentelles, mais aussi ses sources d'inspiration et tout ce qui constitue l'univers de JPG.

Le Catalogue de l'exposition Jean-Paur Gaultier - par Nathalie Bondil et Thierry-Maxime Loriot - Réunion des Musées nationaux, 2015 - 400 ill.- 39€

Jusqu'au 3 août 2015, au Grand Palais, à Paris. Heureux Parisiens !

Pleuvra ? pleuvra pas ?
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