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Tata-Georgette

explorations textiles

Tresses entre lacets

20 Mars 2015 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Explorations textiles, #Musées

Si vous passez par là-bas, il y a à La Terrasse-sur-Dorlay, dans la Loire, une exposition de textile contemporain consacrée à une technique textile très originale, quoique omniprésente dans notre vie quotidienne, En effet, dix-sept artistes se sont mis à tresser, lacer, serrer, détresser, entrelacer.

L'exposition temporaire «Textile contemporain» est proposé par l'association «Trame de soi», née il y a une dizaine d'années à Lyon. Elle propose de faire connaitre et apprécier les artistes du textile, ceux qui utilisent le textile comme matériau et qui s'émancipent de la vision «petits ouvrages de dames» ordinairement attaché à la création textile.

Le petit musée des tresses et lacets est installé dans une ancienne usine dont tous les métiers sont en état de marche et fonctionnent dans un vacarme assourdissant pour fabriquer, entre autres choses le croquet qui orne si souvent les vêtements pour enfants ou encore des lacets de chaussures. Les machines de la fin du XIXe et du début du XXe siècle ont l'avantage, pour le visiteur, de ne pas être carénés, on peut donc voir tous leurs mouvements ce qui est assez fascinant car elles utilisent parfois plus d'une centaine de bobines.

Exposition textile : du 12 mars au 31 août 2015

Lieu : Maison des tresses et lacets -
119, route des Moulins - 42740 La Terrasse-sur-Dorlay - tel 04 77 20 91 06

Tresses entre lacets
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Les sens du beau

12 Mars 2015 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Explorations textiles

Comme le signalaient les intervenants de la récente conférence Pénélopée, au Centre Bellegarde, le design est actuellement entré dans une phase de participation à l'innovation et à la compétitivité des entreprises, et non appelé à la rescousse comme une petite cerise sur un gâteau, pour faire joli. Souvent à notre insu, le design modèle l'environnement de notre vie quotidienne, qu'il s'agisse des équipements publics, de nos lieux d'habitation, des textiles dans lesquels nous vivons.

C'est ce que montre admirablement, tous les deux ans, la Biennale du design, qui se proclame un «révélateur du quotidien». La Biennale de Saint-Étienne est un événement de dimension internationale qui mettra cette année la Corée à l'honneur.

Dans cette grande ville du textile, il était évident que plusieurs des 55 expositions de la Biennale seraient consacrées en tout, ou en partie, au textile, à Saint-Étienne même ou dans les environs.

En voici la liste :

- «Du motif au tissu jacquard : processus de fabrication» qui, s'appuyant sur le savoir-faire régional de tissu jacquard présente les produits et recherches de la marque Tonnerre de Belt qui produit des ceintures et galons,

- «Tresses entre lacets» présente un aspect bien particulier de la passementerie : la tresse dans laquelle les fils ne sont pas croisés selon un schéma chaine/trame, ni noués comme dans le macramé mais tressés, un peu comme les cheveux. Ce type de produit tressé, par sa souplesse et sa résistance est encore utilisé dans de nombreux domaines et constitue une technique reprise par de nombreux artistes.

- «Carole, Marc et les autres» reprend des créations textiles et plastiques mêlant des vêtements issus de techniques mélangées, entre fabrication manuelle (broderie, dentelle) et fabrication «nouvelles technologies» avec des tissus «intelligents, des impressions 3D, etc. qui montre bien la multiplicité des processus mis en œuvre dans nos garde-robes.

«Véronique Vernette et Annick Picchio»

«La Femme feuille»

«Processus et expérimentations» -

Quand : du 12 mars au 12 avril 2015, avec en plus des expositions, des rencontres, des conférences.
Où : en divers endroits de Saint-Étienne (Loire)

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Trente-deux artistes suivent le fil rouge

1 Mars 2015 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Explorations textiles, #Lectures textiles

Trente-deux artistes suivent le fil rouge

Fiber Art Fever est un collectif d'une cinquantaine d'artistes qui ont choisi le textile comme matériau de base de leurs créations. Ils ont choisi de réaliser une exposition commune auutour du fil rouge à Roubaix, dans la Manufacture des Flandres. Quasiment toutes les techniques textiles y sont représentées : broderie, tricot, crochel, tissage, feutrage, etc.

Coucou ! on aimerait bien que vous veniez exposer aussi à Toulouse !

À visiter jusqu'au 5 avril, à Roubaix

Pour voir le catalogue d'exposition : cliquez ici.

Illustration : Paty Vilo - Des fleurs dans les yeux

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Encore quelques boutons...

25 Février 2015 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Explorations textiles, #Lectures textiles

Quelle couturière n'a pas sa boîte à boutons, ceux récupérés sur de vieux vêtements, ceux achetés en vue d'un ouvrage jamais cousu, ceux trouvés dans des puces de couturières, ceux hérités d'une grand-mère... bref tous les boutons que l'on peut rencontrer dans une vie de couturière ? qu'ils soient rangés en vrac dans une boite métallique à biscuit, dans un bocal, ou triés par couleur dans plusieurs contenants. Je crois bien qu'une telle couturière n'existe tout simplement pas.

Mais aucune de nos boites à boutons ne peut égaler la collection unique au monde du Musée des arts décoratifs et qui font présentement l'objet d'une magnifique exposition, à Paris «Déboutonner la mode». On peut y voir des boutons faits de toutes sortes de matériaux, dessinés par les plus grands couturiers. On y voit que le bouton n'est pas seulement le petit objet utile pour fermer un vêtement, il orne le vêtement, il participe à sa construction ; éventuellement, il signale une époque, une opinion, un événement historique comme par exemple au moment de la Révolution française qui vit un foisonnement de création boutonnière.

Tout au long du XXe siècle, les plus grands artistes se sont appliqués à produire des boutons, comme par exemple Maurice de Vlaminck, Jean Arp, Alberto Giacometti, ce qui les a obligés à travailler des très petits formats, par rapport à leurs autres œuvres artistiques. Après une période d'accalmie qui s'est accommodée d'une production plus terne et plus fonctionnelle, c'est Jean-Paul Gaultier qui a relancé récemment la création de boutons. En clair, zip, crochet, velcro ont encore un rude concurrent qui n'a pas dit son dernier mot.

Pour voir cette magnifique exposition dans la ville rose, reste le catalogue : - Déboutonner la mode - sous la direction de Véronique Belloir - Musée des Arts décoratifs, 2014 - ISBN : 978-2-916914-54-1 - 45€

Et pour tout savoir sur l'art de collectionner les boutons.

À voir jusqu'au 19 juillet 2015 Arts décoratifs - 107, rue de Rivoli 75001 Paris

Encore quelques boutons...
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Ikats

24 Février 2015 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Explorations textiles

Des ikats venus de l'île de Sumba, au sud de l'archipel de l'Indonésie sont actuellement exposés, d'une façon bien trop confidentielle, à Toulouse. Il faut en effet pousser la porte de l'agence de voyage Espace Asia et demander à accéder dans les salles d'exposition qui se trouvent derrière la boutique.

L'accueil y est très sympathique et on n'est vraiment pas déçu devant l'exceptionnel savoir-faire des tisserandes et des teinturiers indonésiens. Car ce sont traditionnellement les femmes qui tissent et les hommes qui préparent les fibres constituant la chaîne en ligaturant les fibres avant la teinture et qui les dénouent une fois la fibre teinte, en prévoyant à l'avance les motifs que l'on veut obtenir sur le tissu fini qui peut être bi- ou multicolore. Ce mode de teinture à réserve ligaturée sur la chaine est particulièrement sophistiqué et il est actuellement proposé au classement des techniques traditionnelles par l'Unesco.

Il faut préciser que sur cette île de Sumba, on nait, on vit et on meurt dans un ikat, il s'agit donc d'une étoffe très importante pour les habitants et très appréciée des connaisseurs.

Jusqu'au 7 mai - Gratuit
Lieu : 5, rue Croix-Baragnon - tel 05 6 14 5 50

Ikats
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Habiller les dieux et les bergères

22 Février 2015 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Explorations textiles

Le répertoire de l'Opéra comique a souvent mis en scène les aventures des personnages qui peuplent l'Olympe, le Panthéon, le Gotha, le Walhalla et autres contrées célestes. Une centaine de ces costumes font l'objet de la belle exposition «L'Opéra comique et ses trésors», au Centre national du costume de scène, à Moulins, dans l'Alliers, à l'occasion du tricentenaire de cette institution musicale, créée en 1714 par privilège royal et qui permettait de joindre la parole au chant et à la danse, ce qui, d'une certaine façon, en fit l'ancêtre de la comédie musicale. Décors, costumes, tout était fait pour en faire un spectacle total.

Cette exposition a été scénographiée par Macha Makeïeff, costumière de théâtre et d'opéra, mais pas seulement.

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Mode d'ici, créateurs d'ailleurs

15 Février 2015 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Explorations textiles, #Lectures textiles

Mode d'ici, créateurs d'ailleurs

Chaque crise économique, chaque révolution politique déplace des populations entières dont les créateurs de mode qui recherchent un terrain plus favorable à l'épanouissement de leur art.

«Fashion mix» est une exposition qui rend hommage à ces créateurs venus de la planète entière qui ont contribué à faire de Paris une des capitales mondiales de la mode en s'y installant, soit qu'ils aient été attirés par la renommée de la haute couture française, soit pour fuir des conditions politiques ou économiques.

La liste est longue : Charles Frederick Worth - Azzedine Alaïa - Mariano Fortuny - Issey Miyake - Yohji Yamamoto - Elsa Schiaparelli - Martin Margiela - Cristobal Balenciaga - Robert Piguet - Paco Rabanne - Raf Simons, et tant d'autres encore, qui ont contribué au «made in France», y compris des artisans ou ouvriers très qualifiés comme les brodeurs russes dans les années 1920. À voir au Musée de l'histoire de l'immigration, à Paris Jusqu'au 31 mai 2015

Le catalogue d'exposition : «Fashion mix - mode d'ici, créateurs d'ailleurs» - sous la direction d'Olivier Saillard - Co-édition Musée de l'histoire de l'immigration et Flammarion, 2014 - 176 pages - 35€ - ISBN : 978-2-0813-4309-2

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Lumière

10 Février 2015 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Explorations textiles, #Ça n'a rien à voir quoique...

Lumière

Qui a déjà fait l'expérience de coudre dans un lieu mal éclairé ? La lumière est, au même titre que les ciseaux ou les aiguilles, un de nos outils de travail. Pour comprendre les phénomènes liés à la lumière, l'espace du Bazacle propose une exposition constituée d'expériences sensorielles, pour observer et comprendre ce qu'est la lumière, comment elle fonctionne, comment elle nous trompe aussi parfois par des illusions d'optique ou des modifications de la perception des couleurs. Et comment au final choisir un bon éclairage, adapté à notre activité.

Cette manifestation, qui met la lumière en relation avec l'art, les sciences et la technologie, s'inscrit dans le cadre de l'Année internationale de la lumière avec un parcours en cinq étapes : définir la lumière, percevoir le visible et l'invisible, transformer la lumière, utiliser les rayonnements (et par exemple choisir un bon éclairage), et pour finir des ateliers animés par des médiateurs scientifiques.

Exposition « Lumière, faites l'expérience ! »
Jusqu'au 3 mai 2015,
Espace EDF Bazacle - de 11h à 18h
Gratuit

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Invitation au XVIIIe siècle

8 Février 2015 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Explorations textiles

Prenons un grand couturier. Faisons-en un commissaire d'exposition. Installons-le dans un musée consacré au XVIIIe siècle et donnons lui carte blanche. Cela donne la belle exposition «Lumières - carte blanche à Christian Lacroix» visible jusqu'au 19 avril, hélas ! à Paris, au Musée Cognacq-Jay.

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Imprimés & impressions de Chaymowicz

5 Février 2015 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Explorations textiles

En marge de son œuvre de peintre et d'illustrateur de livres d'artiste qui figurent parmi les acquisitions récentes des Abattoirs, Marc Camille Chaimowicz a produit des papiers peints et des tissus pour l'ameublement et la décoration intérieure ainsi que pour l'habillement. On peut admirer tissus sérigraphiés, foulards écharpes, tissus pour tentures et mobilier à la Médiathèque des Abattoirs de Toulouse jusqu'au 4 mai 2015.

Imprimés & impressions de Chaymowicz
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200 km dans le bleu

26 Janvier 2015 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Explorations textiles

Dans un triangle qui va du Gers, du Tarn, à l'Ariège, à l'Aude et passant par la Haute-Garonne, une route bleue sillonne la verte campagne et passe par une vingtaine de sites remarquables. Il s'agit de la route historique du pastel, colorant qui fit la fortune régionale pendant toute la Renaissance. Tout au long de cette route on découvre les différentes opérations de fabrication du pastel, en partant de la culture d'Isatis Tinctoria, jusqu'à sa mise en vente pour tous les teinturiers d'Europe.

Albi, Graulhet, Lavaur, Magrin, Puylaurens, Loubens, Toulouse, Saint-Julia de Gras-Capou, Saint-Paul Cap de Joux, Revel, Sorèze, Villefranche-de-Lauragais, le Château de Montgeard, Mazères, Lectoure, voilà les principales étapes pour de belles randonnées de fin d'hiver. A vos cartes !

Et si on ne veut pas aller si loin, la Fleurée de pastel, rue de la Bourse, organise de temps à autre des démonstrations de teinture dans son arrière-cour. D'un bain à l'autre, à chaque oxygénation du colorant dans la fibre, nous observons le passage magique du jaune citron au vert fluo puis enfin au bleu. Et si vous voulez essayer la teinture, suivez les conseils très détaillés de Sandrine, ma collègue blogueuse.

Source : inconnue

Source : inconnue

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Derniers jours

22 Décembre 2014 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Explorations textiles

«Pattes de velours...», l'exposition du Musée de la Mode d'Albi est visible jusqu'au 28 décembre (17, rue de la Souque - Albi - tel 05 63 43 15 90)

Pour compléter la visite et en savoir plus sur le velours, voici un film consacré à une sabreuse de velours. Pour sabrer le champagne, attendez encore quelques jours.

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La danse des formes

21 Décembre 2014 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Explorations textiles, #Lectures textiles

La danse des formes

Pour les heureux Parisiens - ou ceux qui seront à Paris pendant les fêtes - les 72 œuvres textiles de l'artiste japonais Samiro Yunoki entrées récemment dans les collections du Musée Guimet sont exposées.

Samiro Yunoki est un des plus grands artistes actuels de peinture au pochoir sur textile du Japon. Avec cette technique ancestrale japonaise - appelée là-bas katazome - il explore des formes inspirées de la peinture contemporaine, spécialement de la peinture française.

À voir au Musée Guimet, jusqu'au 12 janvier 2015

Pour tous les autres : le catalogue de l'exposition « La danse des formes» - 10€

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À fleur de peau

24 Novembre 2014 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Explorations textiles

Samedi 22, nous étions reçus par Sylvie Corroler-Talairach à la Fondation Écureuil pour visiter l'exposition Émilie Faïf, plasticienne qui travaille à la jonction des arts et du design, utilise beaucoup avec le textile pour ses sculptures ou ses installations. Par le textile, Émilie Faïf passe du paysage au corps, à l'intérieur du corps même. La fibre respire - non ce n'est pas un argument publicitaire, voyez ce cœur au rythme insoutenable dans une des caves de la Fondation.

La pièce qui m'a le plus plu est la tenture de très grande dimension qui fait d'une coupe anatomique de la peau un paysage poétique en volume, en rondeur. Point de rencontre entre l'extérieur du corps - exposé au rez-de-chaussée - et l'intérieur du corps - exposé au sous-sol, la peau est l'organe du toucher et quelqu'un dans le groupe a dit qu'il est très difficile de ne pas toucher, de tâter le tissu des œuvres exposées, alors que c'est un matériau connu de tous, que nous touchons d'ailleurs constamment, puisque nous en portons tous sur nous. Propos que corrobora notre hôtesse en disant que dans les musées, les galeries d'art, il est assez facile d'interdire de toucher le marbre, les métaux, les toiles peintes, en tout cas, ceux qui le font ne sont pas surpris qu'on les rappelle à l'ordre. Mais pour le tissu, c'est beaucoup plus difficile d'interdire au public de tâter. Y compris pour les personnes qui ne sont pas des intoxiquées graves comme votre servante. Peut-être son omniprésence, la familiarité que nous entretenons avec lui, lui ôte-t-il tout caractère de rareté, de fragilité, alors que c'est un matériau extrêmement difficile à conserver, à préserver de ses multiples agresseurs, dont le contact, le frottement. Peut-être aussi le tissu est-il inconsciemment perçu comme une extension de notre propre peau ? vivant comme elle, respirant comme elle.

En tout cas c'était une visite bien accompagnée, guidée par Sylvie Corroler-Talairach qui par ailleurs donne un cycle de conférences sur l'art contemporain et qui sait si bien rendre l'érudition souriante.

Et l'exposition d'Émilie Faïf est visible jusqu'au 27 décembre.

Phote Evecab

Phote Evecab

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Objets intimes... derniers jours

1 Novembre 2014 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Explorations textiles

Peintre accompli, acteur du foisonnement artistique des années 1939-1960, Jean Lurçat, nettement influencé par le cubisme, puis par le surréalisme, fut un dessinateur raffiné, un coloriste exigeant qui mit ses qualités au service de la tapisserie qu'il contribua à faire renaitre après la Deuxième guerre mondiale, à Aubusson ; il redonna ainsi toutes ses lettres de noblesse au métier de cartonnier et il a ensuite entrainé dans son sillage d'autres artistes majeurs, comme Picasso, Le Corbusier, Léger, Mirò, et d'autres encore dans cet art décoratif textile.

Ses œuvres sont exposées à l'abbaye-école de Sorèze jusqu'au 9 novembre ; elles proviennent de l'atelier-musée de Jean Lurçat à Saint-Laurent-des-Tours et des prêts d'œuvres d'une collection privée. À Sorèze, on peut voir des tapisseries, des dessins, des céramiques puisque Jean Lurçat pratiqua d'autres techniques artistiques.

Cette exposition vient en préfiguration de l'ouverture du Musée Dom-Robert. Nous en reparlerons prochainement.

Objets intimes... derniers jours
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Pattes de velours

24 Septembre 2014 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Explorations textiles

Longtemps tissu de luxe, le velours a en plus enrichi par des broderies, des dentelles. Puis c'est devenu une étoffe meilleur marché. Le velours se prête à de multiples usages : habit de parade, vêtement d'intérieur, chaussure, sacs et ornements.

Le Musée de la mode d'Albi propose jusqu'au 28 décembre l'exposition «Pattes de velours»

Où : 17, rue de la Souque à Albi - tel 05 63 43 15 90
www.musee-mode.com

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Vent du large

30 Août 2014 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Explorations textiles

Rochefort ? une halte textile ? Bon, pourquoi pas ? si vous le dites...

D'abord, il y a l'Hermione - en fait une copie de la frégate de La Fayette - dont la construction est quasiment achevée et dont le chantier a accueilli plus de quatre millions de visiteurs depuis sa mise en route. Les mâts sont présentement équipés de leurs cordages (en chanvre), les costumes des marins cousus. Les voiles en toile de lin ont été assemblées par une couturière voilière, ce qui lui a pris plusieurs années - pour une surface totale équivalente à 9 terrains de tennis, je vous laisse imaginer la longueur totale des ourlets... Puis ces voiles ont été posées au cours du printemps dernier. L'«essayage» a été concluant. On ne pourra bientôt plus voir l'Hermione à Rochefort puisqu'il est prévu qu'elle prenne la mer en 2015 avec à son bord 80 marins. Pour les heureux Bordelais, elle défilera devant leurs quais en octobre prochain, mais elle ne remontera pas la Garonne jusqu'à Toulouse. Dommage pour nous.

Il y a aussi la Corderie royale où on fabriquait les kilomètres de cordages nécessaires sur les navires de la marine à voile. C'est du textile. On peut même apprendre à y faire des nœuds. Autre technique textile reprise dans le macramé.

Enfin, il y a l'école de broderie du Bégonia d'or où plusieurs techniques sont enseignées, notamment la broderie d'or, avec de l'or. Toute l'année, les brodeuses de l'atelier proposent des stages d'initiation et de perfectionnement.

Voilà, notre voyage d'été se termine à Rochefort. Nous nous retrouverons dès le début de septembre à Toulouse. Bonne rentrée !

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Cousu à 4 mains

28 Août 2014 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Explorations textiles

Voilà bien un musée unique en son genre ! À partir de la tradition locale de la confection de chemises pour hommes, qui s'est établie dans la ville d'Argenton-sur-Creuse au courant du XIXe siècle, le musée retrace toute l'histoire du vêtement masculin, de ses accessoires. Donc c'est un musée de mode et d'industrie tout à fait original qui, en plus de ses collections permanentes enrichies par un groupe de passionnés, organise tous les ans une belle exposition textile accompagnée d'un catalogue fort bien documenté.

Tantôt, il s'agit d'une exposition documentaire (historique ou industrielle), tantôt il s'agit d'une exposition artistique. C'est cette option qui a été retenue cet été par les responsables du musée en accueillant les travaux de Corinne Gradis et Élodie Watanabe qui cousent des appliqués à partir de tissus de toute origine géographique assemblés et rebrodés, à la croisée de plusieurs traditions textiles : le tapis, l'appliqué, les apports des broderies traditionnelles.

Où : Musée de la chemiserie et de l'élégance masculine - Rue Charles Brillaud - 36200 Argentan-sur-Creuse - tel 02 54 24 34 69
Quand : jusqu'au 5 octobre pour l'exposition, toute l'année pour le musée.

Corinne Gradis et Élodie Watanabé - Terre berbère

Corinne Gradis et Élodie Watanabé - Terre berbère

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Fil d'Alsace

26 Août 2014 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Explorations textiles

À Wesserling, l'Amicale des anciens ouvriers de Texunion présente les tissus africains imprimés par l'entreprise alsacienne, ancienne manufacture royale d'impression sur étoffes qui a produit et exporté dans le monde entier des cotonnades imprimées. Un de ses marchés de prédilection était l'Afrique où toutes les élégantes appréciaient la qualité des impressions alsaciennes.

L'Écomusée propose une autre exposition «DMC, l'art du fil», avec une petite partie des collections d'ouvrages réalisés par les brodeuses de l'entreprise à titre de modèles pour l'utilisation des différents fils produits par l'entreprise mulhousienne. Ces travaux proviennent de l'atelier-école de Thérèse de Dillmont, auteure de «l'Encyclopédie des ouvrages de dames» bible de plusieurs générations de pratiquantes des travaux d'aiguilles, traduite en 17 langues et inégalée à ce jour. Les fameux échantillons de Thérèse de Dillmont sont présentés sur des cadres de tissus noir sont précieusement conservés et un certains nombre d'entre-eux sont également exposés. Voilà une belle source d'inspiration pour nos futurs travaux.

Par ailleurs, toute l'histoire de cette entreprise est évoquée au cours de l'exposition, des toiles imprimées à la main des débuts, vers 1800, aux fils à coudre et à broder qui sont toujours présents dans nos boîtes à ouvrage.

L’itinéraire de visite de l'Écomusée se termine avec des œuvres d’art réalisées par des artistes textiles contemporains.

Autre animation de l'été dans le parc de l'Écomusée : le festival «Jardins métissés».

Enfin, si vous souhaitez aider l'Éco-musée du textile qui traverse une période (budgétaire) tourmentée, voici une pétition pour l'aider à continuer d'accueillir ses 100 000 visiteurs annuels dans les meilleures conditions en mettant en valeur les industries textiles alsaciennes.

Où : Éco-musée textile de Wesserling - 68470 Husseren-Wesserling
Quand : Impressions d'Afrique jusqu'au 30 décembre 2014
«DMC, l'art du fil» jusqu'au 30 décembre 2019

Écomusée du textile - à Wesserling

Écomusée du textile - à Wesserling

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Inspirations de Dries Van Noten

24 Août 2014 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Explorations textiles

Sur le modèle des cabinets de curiosités et merveilles des princes de la Renaissance, Dries Van Noten présente les sources d'inspirations de ses vêtements raffinés, depuis que ce grand couturier présente des collections. Il y révèle les références historiques, les associations d'idées qui nourrissent son travail de créateur de mode.

Où : Arts décoratifs à Paris
Quand : jusqu'au 2 novembre 2014

Défilé Dries Van Noten

Défilé Dries Van Noten

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Bastion du textile

22 Août 2014 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Explorations textiles

Roubaix est une des principales villes textile françaises qui a connu des jours glorieux au XIXe siècle et jusqu'aux dernières années du XXe siècle.

On peut y visiter la Manufacture des Flandres qui présente l'histoire du tissage et de la technique dite jacquard de 1804 à nos jours, avec une quinzaine de métiers à tisser qui fonctionnent encore. Pour mémoire, ce type de métier à tisser, inventé par Jacquard en 1801 était destiné à mécaniser les opérations minutieuses nécessaires au tissage des tissus façonnés avec plusieurs types de fils et plusieurs types de couleurs. D'abord utilisé pour la soie, son emploi s'est répandu pour toutes les autres fibres, dont la laine ou le coton, puis les fibres synthétiques. Par extension, le terme jacquard s'est retrouvé appliqué au tricot dans lequel on travaille plusieurs fils sur le même rang.

C'est toujours intéressant de voir fonctionner des machines du XIXe siècle ou du début du XXe siècle pour la bonne raison qu'on voit beaucoup mieux les mécanismes et la transformation de la matière que sur les machines contemporaines qui sont beaucoup plus rapides, et dont de nombreuses parties ne sont pas visibles, un peu comme les moteurs de voiture désormais empaquetés dans une sorte de boite hermétique sous le capot.

Enfin, une exposition de «worldtextile» humoristique «Allez voir ailleurs Tout est ici» avec des trésors de savoir-faire contrefaits, mêlant les personnages de BD aux formes de l'artisanat traditionnel de plusieurs parties du monde.

De plus, la boutique de la Manufacture propose une vitrine de la création textile en proposant à la vente les œuvres de 22 créateurs textiles contemporains comme «B comme Broderie, Constance Sartorius, Éno création, Marine Delmoitiez... Loin donc des traditionnelles boutiques qui proposent les sempiternels mugs, sacs et foulards.

Autre chose à voir à Roubaix, c'est le «château d'industrie» qu'était l'usine Motte-Bossut dont les locaux ont été dévolus depuis les années 1990 aux Archives nationales du monde du travail. Pourquoi «château» ? Par ses caractéristiques architecturales avec tours, cheminées, créneaux et ses immenses locaux où s'activaient des centaines d'ouvriers pour filer le coton. Ces bâtiments sont un très bel exemple d'architecture industrielle du XIXe siècle et sont d'ailleurs inscrits à l'inventaire des Monuments historiques depuis 1978.

Et aussi quelque chose que l'on ne peut pas visiter, en tout cas pas si l'on n'est pas un professionnel : la fameuse tissuthèque de la Piscine, mais qui recèle des trésors.

Où : Manufacture des Flandres - 25 rue de la Prudence à Roubaix - tel 03.20.65.31.90
Quand : la Manufacture des Flandres, toute l'année
l'exposition «Allez voir ailleurs...» jusqu'au 19 septembre 2014

Visite de la Manufacture des Flandres

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Des bas à la Une

20 Août 2014 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Explorations textiles

Le Musée de la Viscose retrace l'activité industrielle de la ville d'Échirolles, dans la banlieue de Grenoble. Cette «soie artificielle», comme on l'appelait, a fait travailler des centaines d'ouvrières et d'ouvriers, notamment pour la fabrication de bas - du temps où les collants n'existaient pas, ni les fibres synthétiques.

L'exposition «Des bas à la Une» présente des affiches, des réclames pour les bas, avec toute l'imagerie érotique permise par les canons publicitaires entre le début du XXe siècle et les 60s, qui virent la fin des bas, porte-jarretelle et tout cet attirail devant l'offensive du collant.

Donc, on y voit des gambettes, puisque les bas sont supposés être invisibles quoiqu'ils ont inspiré de nombreux artistes qui ont signé des affiches.

Pour avoir une idée du travail industriel (moins sexy), il faut visiter le musée de la viscose. On y apprend comment et par qui a été inventé la viscose, les procédés de fabrication, le travail des ouvriers viscosiers.

Où : Musée de la Viscose - 27, rue du Tremblay - 38130 Échirolles - tel 04 76 33 08 28
Quand : jusqu'au 21 septembre 2014

affiche de Salvador Dali pour les bas Bryans

affiche de Salvador Dali pour les bas Bryans

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Routes bleues

18 Août 2014 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Explorations textiles, #Lectures textiles

Invitation sur les traces d’une couleur, de la Chine à la Méditerranée. D’ailleurs, pour la circonstance, on débordera un peu du domaine strictement textile, puisque la couleur bleue se retrouve aussi sur toutes sortes de matériaux, dans tous les domaines artistiques : porcelaines, bijoux, sculptures, peintures...

Voyage oriental aussi car on part sur les traces du lapis-lazuli, de la turquoise, l’indigo ou du cobalt qui ont longtemps été des matières colorantes importées d’Orient. C’est sur le long parcours de cette couleur aux multiples déclinaisons que l’exposition «Routes bleues» nous invite à cheminer.

Les partenaires de cette exposition sont France Bleu, comme il se doit. Et la Poste, dont la couleur principale est le jaune... j’aurais plutôt imaginé la Gendarmerie nationale comme service public partenaire. En tout cas, si le ciel est gris, voilà une exposition pour vous consoler. Et bien sûr un beau catalogue d’exposition est disponible (Les Routes bleues : périples d'une couleur de la Chine à la Méditerranée - sous la dir. d'Étienne Blondeau - Ardents éditeurs, 2014)

Où : Musée national Adrien Dubouché – Cité de la céramique – 8bis, place Winston-Churchill - 87000 Limoges – tel 05 55 33 08 55 Quand : jusqu’au 13 octobre 2014

Routes bleues - Musée national Adrien Dubouché à Limoges

Routes bleues - Musée national Adrien Dubouché à Limoges

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Halte lyonnaise

15 Août 2014 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Explorations textiles

Lyon fête deux anniversaires cette année : les 150 ans de l'ouverture du musée des tissus et les 20 ans de la rénovation de l'Opéra par Jean Nouvel. Il en résulte une superbe exposition de «Costumes de légendes» qui présente 20 ans de création de costumes d'opéra. La magie des expositions de costumes d'opéra tient à ce qu'on peut voir de très près des vêtements destinés à être vus de loin. On peut ainsi apprécier tout le savoir-faire et tout l'art déployés par les costumiers.

Et en plus de la visite de cette exposition, la visite du musée des Tissus s'impose. Pas besoin de vous dire que je n'aime pas du tout la notice de la Wikipedia consacrée au Musée des tissus qui dit que «Comme le musée des Arts décoratifs ferme entre 12 h et 14 h on peut profiter de ce temps pour parcourir les salles du musée des Tissus.» Il n'est certainement pas question de visiter ce musée à la sauvette, en parcourant.... pourquoi pas en gambadant ? Non ! on y passe le temps qu'il faut pour voir les pièces merveilleuses qui y sont exposées et qui constituent un état assez complet de toutes les techniques textiles, puisqu'il s'agit de la plus importante collection de tissus et objets textiles du monde avec 2 500 000 pièces, de l'Égypte antique à nos jours, et en provenance de quasiment tous les pays du monde.

Bonne visite !

Où : Musée des tissus - 34, rue de la Charité - 69002 Lyon
Quand : jusqu'au 21 septembre 2014

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Design feutré / 2 -

11 Août 2014 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Explorations textiles

Deux expositions intéressantes à Mouzon, ville du feutre.

Tout d'abord une exposition artistique avec «Ronde autour de la Terre-Mère» de la feutrière néerlandaise Agnes Spruit. Le feutre se prête remarquablement bien au travail en volume, à la sculpture.

Ensuite, «Design feutré 2» - second volet qui montre au public les travaux d'étudiants d'écoles de design. Il s'agit en l’occurrence cette fois de l'École supérieure d'arts et de design de Reims en collaboration avec l'Institut du feutre d'Oulan-Bator (Tata Georgette vous emmène toujours plus loin !). Pour rappel, les yourtes mongoles étaient faites en feutre, bien isolantes, faciles à transporter, à réparer. S'il se prête idéalement bien à la vie nomade sur les vastes steppes, le feutre fait aussi une entrée en force dans la décoration d'intérieur.

Par ailleurs, on peut en profiter pour visiter les collections du musée venues du monde entier, une chaine de fabrication du feutre industriel, et une présentation de la création contemporaine feutrière. Et si l'envie vous prend de feutrer, le musée organise des ateliers.

Où : Musée du feutre - 08 Mouzon - tel 03 24 26 19 91
Quand : les deux expositions jusqu'au 31 octobre 2014

Pour en savoir plus sur le feutre : Feutre Art Textile

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