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Tata-Georgette

explorations textiles

Arts et traditions populaires

9 Août 2014 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Explorations textiles

Chaque région française a vu au cours du XIXe siècle le costume populaire se diversifier et partout utiliser les techniques textiles les plus raffinées, jusqu’alors réservées à une mince portion de la société.

On distinguait partout le vêtement de tous les jours, pour travailler, du vêtement de fête pour les mariages, les fêtes religieuses, ou tout simplement pour le dimanche. Broderies et dentelles se sont multipliées sur les coiffes des femmes, leurs châles, leurs jupes. Pour les hommes, c’était surtout le gilet qui était orné, suivant en cela la mode bourgeoise. Le linge de maison faisait son apparition dans les plus modestes foyers qui jusqu’au début du XIXe siècle ne connaissaient quasiment que les draps.

Toute cette diversité est conservée et exposée dans les nombreux musées des arts et traditions populaires disséminés dans toute la France. Il serait trop long de les énumérer. J’en ai donc choisi un : l’Écomusée du Lac d’Annecy qui s’attache à montrer les costumes locaux mais aussi toutes les techniques d’entretien et de réparation de ces vêtements que l’on faisait à la maison. Rapiécer, repriser, démonter et retailler, toutes ces technique d’aiguilles qu’il est toujours utile de pratiquer...

Où : Place de l’Église – 74320 Sévrier

Quand : ouvert tout l’été

Coiffe savoyarde - Écomusée du Lac d'Annecy

Coiffe savoyarde - Écomusée du Lac d'Annecy

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Quand je serai grande, je serai carcassière !

7 Août 2014 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Explorations textiles

Trois métiers rares de la mode se montrent au Château de Lunéville. Tous ces métiers qui interviennent sans qu’on puisse imaginer parfois leur rôle dans le vêtement fini. Quelques rares artisans, la plupart parisiens pour être au plus proche de leurs clients grands couturiers ou costumiers de spectacle, exposent à Lunéville leurs travaux. On peut y voir le travail du formier, du carcassier, du plumassier. Sont exposées des robes de Thierry Mugler, Dior, Dominique Sirop, Eymeric François et aussi des costumes pour la scène.

Pourquoi à Lunéville ? Parce que la ville a été le centre de production de la broderie très raffinée au «Point de Lunéville», où se poursuit toujours la transmission de ce savoir-faire particulier, à base de point de chainette qui s’est fait d’abord avec une aiguille, puis à partir du milieu du XIXe siècle avec un crochet, puis enrichi de paillettes, très prisé par la haute-couture, par le spectacle.

Le Conservatoire des Broderies de Lunéville a été crée en juin 1998, au Château de Lunéville. Il œuvre pour la valorisation du patrimoine “Point de Lunéville” et la transmission du savoir-faire Lunévillois.

Où : Conservatoire des broderies de Lunéville - 54300 Lunéville – tel 03 83 76 23 00
Quand : jusqu’en mars 2015

Carcasse métallique en corde à piano - par Carel

Carcasse métallique en corde à piano - par Carel

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Entre deux avions...

5 Août 2014 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Explorations textiles

En revenant d’un lagon du Pacifique et en attendant votre vol pour Tataouine, prenez le temps de visiter l’exposition du Mobilier national à Roissy-Charles-de-Gaulle.

Des pièces exceptionnelles y sont exposées, symboles de l’excellence du savoir-faire des métiers d’art français et de la créativité de nombreux artistes. On y voit des tapisseries et d'autres pièces textiles, tant anciennes que contemporaines puisque la période retenue va de Louis XIV à nos jours. Ce n’est qu’une infime partie d’une collection qui comprend plus de 100 000 pièces réparties dans divers musées, dans les ministères, dans les ambassades de France partout dans le monde.

Où : Terminal 2E-hall M – Aéroport de Paris Roissy-Charles-de-Gaulle
Quand : jusqu’au 17 septembre 2014

Entre deux avions...
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Au pays des chaussettes

1 Août 2014 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Explorations textiles

Au pays des chaussettes, lanlaine, lanlaire, il y a un musée de la bonneterie dans lequel on ne trouve pas seulement des chaussettes mais aussi des bas, de la lingerie, tout ce qui est en maille et tricoté par une machine à tricoter industrielle. Berceau de la maille en France, la ville de Troyes abrite un beau musée textile bien intéressant mais ne se limite pas à cette histoire de la maille. On peut y visiter actuellement une fort belle exposition consacrée à la rencontre d’un grand artiste et du textile.

Né dans une famille de tisserands, Matisse a rassemblé une collection de tissus et costumes qui compose le décor de ses ateliers de peintre où ils ont constitué, pas seulement un décor, mais une puissante source d’inspiration que l’on retrouve dans son œuvre. Mais il n’a abordé la création textile proprement dite que très tardivement par des cartons destinés aux manufactures de tapisserie.

«Tisser Matisse» est cet ensemble de dessins préparatoires et de cartons qui souligne les influences, principalement océaniennes, que l’on retrouve sur les impressions sur lin, et des sérigraphies, et aussi sur les tapisseries tissées à Aubusson, Beauvais ou encore aux Gobelins. Les œuvres exposées viennent du Mobilier national, du Centre Pompidou, du Musée national moderne, du Musée Matisse de Nice, des Archives Matisse. Voilà un vrai tour de France.

Où : Musée d’art moderne - Troyes
Quand : jusqu’au 19 octobre 2014

Matisse - Tapisserie Polynésie le ciel

Matisse - Tapisserie Polynésie le ciel

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Étoffe shakespearienne

30 Juillet 2014 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Explorations textiles

Le théâtre de Shakespeare a inspiré de nombreux costumiers, de grands couturiers comme Thierry Mugler. Leurs costumes sont présentés dans douze salles du Centre national du costume de scène.

Et si on ne peut pas y aller, on peut se consoler avec le catalogue «Shakespeare, l'étoffe du monde» ou consulter les actualités de l’exposition.

Où : Route de Montilly – 03000 Moulins
Quand : jusqu’au 4 janvier 2015

Étoffe shakespearienne
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Chercher une aiguille dans un musée ?

26 Juillet 2014 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Explorations textiles

En mars dernier, la Manufacture Bohin a ouvert ses portes à la visite, dans un beau bâtiment industriel de la fin du XIXe siècle. Cette entreprise presque bi-centenaire fabrique des aiguilles de couture, des épingles à tête et des épingles de sûreté qu’elle exporte dans 35 pays. Ces petits objets si discrets sont pourtant indispensables à tous les pratiquants de la couture.

Au cours de la visite, on traverse les ateliers où sont réalisées les 27 opérations nécessaires à la fabrication d’une aiguille.

Puis on continue la visite dans plusieurs salles du musée attenant dans lesquelles sont présentés les métiers qui utilisent aiguilles et épingles. Et ils sont plus nombreux qu’on ne l’imagine. Outre l’histoire de l’entreprise et de ses métiers, les divers partenaires de la Manufacture sont également présents, qu’il s’agisse de ceux qui sont en amont de la fabrication (métiers de la métallurgie) ou de ceux qui interviennent en aval, donc les utilisateurs, producteurs de fils, et aussi de nombreux artistes qui utilisent aiguilles et épingles dans leur création. C’est donc toute «l’écologie» industrielle de ces petits objets que l’on découvre, avec une bonne place accordée à la tradition épinglière de la Normandie.

Et, cerise sur le gâteau, la Manufacture Bohin propose un programme d’initiation aux divers travaux d’aiguilles ainsi qu’au loisirs créatifs.

La Manufacture va développer dans les années à venir une programmation d’art textile... donc, c’est à suivre.

Où : Le Bourg – 61300 Saint-Sulpice-sur-la-Risle
Quand : du début mars à la fin octobre, du mardi au dimanche.

ill. Manufacture Bohin

ill. Manufacture Bohin

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Jardins des couleurs

24 Juillet 2014 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Explorations textiles

Surplombant la vallée de la Durance un jardin botanique unique en Europe est uniquement consacré aux plantes tinctoriales, que ce soit comme colorant textile, pour la cosmétique ou l'alimentation. Le jardin-conservatoire de l'association Couleur Garance se donne pour but de revaloriser la teinture végétale grâce à un ambitieux programme de recherches avec les professionnels et d'animations avec le grand public.

Tout au long de l'été, on peut visiter le jardin, ainsi que l'exposition thématique «Planète indigo» consacrée cette année au bleu, ou encore participer à des stages. Il y a une extraordinaire boutique uniquement consacrée aux plantes tinctoriales où on peut trouver 75 sortes de graines de plantes tinctoriales, pour les semer ensuite dans son jardin ou sur son balcon et une imposante librairie spécialisée, très complète.

Ouvert du 8 mai au 31 octobre
Où : à Lauris (84360), dans le Parc régional naturel du Luberon, à 37km d'Aix-en-Provence.

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Déambulations textiles

22 Juillet 2014 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Explorations textiles

Tout au long des semaines à venir, Tata Georgette vous propose de déambuler dans les diverses régions françaises, pour découvrir les musées et les expositions textiles qui méritent le détour, au cours de vos pérégrinations estivales. Pour ne pas perdre la main.

Et pour vous aider dans votre périple, voici un beau fonds de carte à colorier, à découper, à broder, une autre façon de recomposer le territoire...

Bonnes découvertes textiles ! et bonnes vacances !

Déambulations textiles
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La République habillée

18 Juin 2014 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Explorations textiles

Exposition à voir : Habiller le pouvoir : ors et symboles de la République de 1870 à 1936 du 21 juin au 2 novembre au Musée de Labastide-Rouairoux qui organise par ailleurs de nombreuses animations tout au long de l'été. On pourra par exemple s'initier à la broderie avec des fils d'or pour qui fait la grandeur des fastes républicains sur les drapeaux, les uniformes, les décorations.

Petit quizz : quels sont les galons de l'illustration de ce billet ? quel corps ? quels grades ?

Si on préfère l'exotisme, la technique du bogolan, originaire du Mali, est vivement conseillée, tout comme la technique du batik. Ces deux techniques de teinture font l'objet de journées de stage.

Sans compter que le premier dimanche de chaque mois, l'entrée et la visite guidée du musée sont gratuites.

La République habillée
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Trois derniers jours

13 Mai 2014 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Explorations textiles, #Couleurs

Les toiles indiennes imprimées par l'atelier Hastha Kala Kshetra de Kavali, sur la côte Est de l'Inde, sont exposées jusqu'au 16 mai au bord de la Garonne. L'art millénaire du Kalamkari dessine, à l'aide du kalam (une sorte de crayon feutre) sur des toiles de coton des histoires un peu comme des BD, avec des lignes noires et des aplats de couleurs, à base de garance, de grenade, de myrobalan, soit toute une gamme de rouges, ocres, bruns, avec des pointes d'indigo, de verts.

Les ouvrières de cet atelier reprennent le répertoire traditionnel indien, mais ne dédaignent pas de l'élargir, de le moderniser, par exemple une série de petites toiles semble être une propagande pour l'eau courante. Le travail artistique de ces femmes, pour la plupart intouchables et analphabètes, connaît depuis ces derniers mois un tournant important car un grand maître du kalamkari a commencé à leur dispenser une formation plus poussée. L'atelier qui fête ses sept années d'existence va ainsi pouvoir continuer à se développer.

Au fait, pourquoi exposer ces toiles dans un centre de santé ? tout simplement parce que onze des artistes sont atteintes par le sida. Ce qui veut dire, assez souvent en Inde, être rejeté par sa famille et donc l'extrême misère. Non seulement, elles ont pu éviter ce sort, se soigner, mais même faire vivre leur famille.

Outre admirer sur place, on peut acheter des toiles de toutes tailles : des plus petites qui ont environ une quinzaine de centimètres de côté pour quelques euros aux plus grandes, carrément des tentures murales, pour quelques euros de plus...

Contact : Help-Kavali Lieu : Communauté municipale de Santé - 2, rue Malbec, à Toulouse.

Trois derniers jours
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Zoom arrière

2 Avril 2014 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Explorations textiles

Zoom arrière

La Cinémathèque de Toulouse fête ses cinquante ans avec moult manifestations.

En particulier, les costumes du film «Les Adieux à la reine» de Benoît Jacquot seront exposés jusqu'au 12 avril dans le hall de la Cinémathèque. Ces costumes ont été conçus par Christian Gasc, oscarisé pour cette réalisation. Il a par ailleurs un beau palmarès cinématographique puisqu'il a habillé «Le Bossu», «Ridicule», mais son répertoire est bien plus large que le XVIIIe siècle puisqu'il a aussi habillé «Les Femmes du sixième étage», et tant d'autres.

Inauguration de cette exposition le vendredi 4 avril, à 19h, puis le film sera projeté à 20h30 à l'ABC, Christian Gasc sera présent et présentera son travail.

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Mains croisées

21 Mars 2014 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Explorations textiles

Mains croisées

Exposition «À mains croisées»

Du 10 et jusqu'au 28 mars,

(Centre culturel des Mazades 10, avenue des Mazades 31200 - M° Minimes -
ouvert du lundi au vendredi de 9h à 18h)

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Alerte rouge sur Toulouse

15 Mars 2014 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Explorations textiles

Entre Montauban et Toulouse, la biennale Passages dit les mille facettes du rouge. Du sang à l'art, du corps aux teintes rougeoyantes du soleil couchant, la couleur rouge est toujours porteuse d'émotions intenses. Couleur impossible à ignorer, visible de loin, chaleureuse ou agressive selon le contexte, une journée sans rouge est quasiment impossible à imaginer.

Même le sage et savant Musée Paul-Dupuy se met à vibrer et se lance furieusement dans le happening (chaque premier dimanche du mois) pendant la durée de l'exposition «Rouge : de la cuve au corps, l'invention d'un domaine chromatique» du 20 mars au 30 août.

Parmi les artistes présentés dans cette exposition , on pourra voir les œuvres de India Flint, designer textile, Sarah Illenberger, créatrice textile, même si cette exposition déborde largement le domaine strictement textile et abordera le rouge dans la création plastique contemporaine.

à noter : Jeudi 27 Mars 18h, Vernissage par Marie Dallard de « Amour, Gloire et Banquet » et Rencontre avec les artistes au Musée Dupuy

Mais, il y aura d'autres expositions à voir dans Toulouse

LANTERNE ROUGE - Exposition du 20 mars au 20 Avril 2014
Exposition de design d’étudiants, en collaboration avec le designer Eric Robin (En attendant les Barbares), l’artisan menuisier Simon Cherreau et la designer coloriste Céline Caumon à la Galerie Palladion 19 Rue de la Colombette.

DESERT ROUGE, UNE INVENTION DE LA COULEUR
Exposition du 20 au 30 Mars 2014 de 10h à 18h
Exposition des travaux d’étudiants de l’IUP Couleur Image Design et de plasticiens à l'ESAV - Tour Maurand - 56 Rue du Taur

Et si cela ne vous suffit pas, venez rencontrer les chapeaux rouges de Tata Georgette... grande amatrice de chapeaux et de de la couleur rouge.

Pour en savoir plus sur le programme détaillé de la biennale «Passages» qui comptera aussi des concerts, des projections, des déambulations nocturnes et bien d'autres choses encore, cliquez ICI.

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À mains croisées

4 Mars 2014 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Explorations textiles

Exposition "À mains croisées" au Centre Mazades avec les travaux textiles de Mapie des Vignes, Frédérique Lesschaeve et Joseph Lestrade, le trio d'enfer de Pénélopée. En dépit de ses relations haut placées, Tata Georgette n'a pu obtenir aucune photo pour illustrer ce billet. En tout cas, leurs travaux reprendront un thème qui leur est cher : les liens entre la mode et l'art contemporain, ce qui avait déjà été l'objet de la conférence donnée par Mapie des Vignes et Frédérique Lesschaeve, au début de l'hiver. Sauf que cette fois, ils ont mis les mains dans le cambouis.

Du 10 et jusqu'au 28 mars,

(Centre culturel des Mazades 10, avenue des Mazades 31200 - M° Minimes - ouvert du lundi au vendredi de 9h à 18h)

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Exposition Pénélopée

9 Janvier 2014 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Explorations textiles

Tata Georgette vous propose la visite de l'exposition des créations textiles de Dominique Moreau à l'Espace Saint-Cyprien samedi 18 janvier à 14h30.

Cette exposition est organisée dans le cadre de la programmation «Pénélopée, matière à mémoire» qui a lieu tout au long du trimestre et comprend des expositions, des stages, des conférences.

Ensuite, si le cœur vous en dit, nous prendrons ensuite le bus 45 pour rejoindre le Centre Bellegarde où se tient l'exposition jumelle des travaux de broderie de Pascale Drivière.

Lieu de rendez-vous : 56, allées Charles de Fitte.
Heure : à partir de 14h15
Coût : gratuit (prévoir un billet de bus pour le trajet entre les deux expositions).

Pour en savoir plus : un petit clic...

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Futurotextile : exposition invisible

27 Décembre 2013 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Explorations textiles

Je n'ai pas vu l'exposition Futurotextile.

Pourtant, le site était alléchant, quoique bref. Comme je passais quelques jours à Paris fin décembre, j'ai voulu y aller. Ben non ! Avant de partir de Toulouse, j'ai cherché à organiser au mieux mon séjour parisien. Donc trouver quand cette exposition (dans les locaux de Bercy-Ministère des finances) était visible.

Pour cela, il m'a fallu appeler car rien n'était mentionné sur le site, où on m'a demandé pourquoi je voulais visiter cette exposition... drôle de question... puis on m'a dit qu'il fallait prendre rendez-vous (...?) présenter une pièce d'identité (...!), que les visites avaient lieu le jeudi matin. Ouf, me suis-je dit, cela tombe bien puisque je serai à Paris le jeudi 26 décembre. Sauf que «c'est fermé pendant les vacances de Noël, revenez en janvier» m'a dit la personne qui me répondait au téléphone. Les Parisiens ont ceci de merveilleux qu'ils ne savent pas que le monde est vaste en dehors de Paris, Toulouse à plus de 700 kilomètres n'est pas encore desservi par le métro parisien.

Dommage, car cette exposition présentait les dernières recherches en matière de textile, aux carrefours de la technologie, de l'art, et dans des domaines aussi variés que l’habillement, les transports, le sport, l’habitat, l’architecture, les géotextiles, le médical, le bien-être et la protection, bref partout.

Donc, je résume. Pour visiter Futurotextile (jusqu'au 24 janvier), il faut être à Paris le jeudi matin, prendre rendez-vous au préalable, expliquer ses motivations, présenter patte blanche... Cela est un peu fort pour une exposition qui a voyagé dans plusieurs pays européens et asiatiques.

Je ne verrai pas l'exposition Futurotextile...

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Boutis

6 Octobre 2013 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Explorations textiles

Voilà la fraîcheur automnale qui arrive. Une technique fort ancienne et très répandue dans ne nombreuses contrées pour s'en protéger était le matelassage. Pour cela, on superposait plusieurs étoffes, en disposant la plus belle dessus et dessous, tandis que les couches intermédiaires étaient constituées de textiles usés, récupérés. S'isoler du froid et récupérer ont été les usages fondateurs du matelassage, mais très vite le matelassage a été une technique de création d'objets recherchés pour leur esthétique comme en témoigne le Tristan Quilt qui daterait de 1395.

En Provence, le matelassage a donné naissance au boutis qui était utilisé tant pour l'ameublement que pour l'habillement, notamment pour les jupons. C'est ce que verront celles qui feront un tour du côté de Calvisson à la Maison du boutis qui organise le weekend prochain «Boutis en fête» avec des expositions, des ateliers, et tout ce qu'il faut savoir à propos du boutis.

Pour celles qui ne pourront pas y aller, les ressources de la toile sont immenses...

Tristan Quilt - détail

Tristan Quilt - détail

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Musée de la mode à Albi

27 Mars 2013 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Explorations textiles


Inauguration de l’exposition «Mémoires de modes» qui exposera les costumes et accessoires donnés au musée par des collectionneurs passionnés. La dentelle, qui est la redécouverte actuelle de la mode, est mise en vedette par les différentes pièces présentées au public, tant comme accessoire que comme ornement des vêtements.

Inauguration le mardi 2 avril, au Musée de la mode à Albi
Lieu : Musée de la Mode - 17 rue de la Souque - 81000 ALBI
Pour tout renseignement : http://www.musee-mode.com/pages/accueil.html

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Les expositions de mars : petit tour de France.

5 Mars 2013 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Explorations textiles

Les expositions de mars : petit tour de France.

À LYON

Un témoignage des métiers de la soie à Lyon : les plaques émaillées qui ornaient les cuves des dessiccateurs de la Condition des soies, au XIXe siècle. Les dessiccateurs étaient des machines à vapeur qui ont révolutionné le commerce de la soie au XIXe en permettant de sécher et d’évacuer toute l’humidité contenue naturellement dans la fibre. On pouvait à la suite de cette opération déterminer le poids exact et garantir ainsi l’exactitude des ventes de cette précieuse matière première. En cette époque lointaine, les machines pouvaient être belles : pour les orner on faisait appel à des artistes renommés, comme Antoine Vollon qui pour la circonstance développa toute une esthétique orientaliste, très en vogue au cours du XIXe siècle.
«Lyon et dragons» jusqu’au 17 mars au Musée des tissus

À CLERMONT-FERRAND

«Métamorphoses» propose une exploration de textures nouvelles dont la soie d’araignée, des broderies en fibre d’ananas, des vêtements en fibre de bananier, des textiles teints à l’indigo, des feutrages et des dentelles inédites : toutes ces pièces remarquable mettent du textile là où on ne l’attend pas et ont été créées par des artisans venus du monde entier.
Jusqu’au 31 mars 2013 au Musée Bargoin

À PARIS

«Fashionning Fashion : deux siècles de mode européenne 1700-1915»

Le titre de l'exposition dit tout. On peut préciser toutefois que les pièces présentées proviennent de deux remarquables collections rassemblées par des antiquaires du costume et des tissus anciens acquises par le LACMA (Los Angeles County Museum of Art), autrement dit, les deux cent costumes présentées ne sont pas près de revenir de sitôt en France.
Jusqu’au 14 avril au Musée des arts décoratifs


À CALAIS

«Plein les yeux : le spectacle de la mode» présente les costumes des grands de ce monde de la Renaissance à aujourd’hui. Cols fabuleux, tissus précieux, volumes extravagants, tout pour impressionner le bon peuple et le faire bisquer devant tant de merveilles. L’exposition présente aussi la réinterprétation de ces costumes qui en est faite par les créateurs actuels de costumes de scène.
Jusqu’au 28 avril à la Cité internationale de la dentelle et de la mode de Calais.

À SAINT-ÉTIENNE

«L'autre jean» de Marithé+François Girbaud

Le musée d’Art et d’Industrie invite les designers avant-gardistes à retracer leurs créations et leurs recherches et innovations industrielles qui, depuis les années 70, ont fait du jean le vêtement du mouvement Recherches sur les matériaux avec le stonewash, recherches sur les coupes, sur les assemblages pour allier confort et élégance d’une vie décontractée.
Jusqu’au 6 mai 2013 au Musée d’art et d’industrie

À JOUY-EN-JOSAS

«Indiennes sublimes» : ces indiennes étaient ces toiles de coton imprimées en Inde, et apparues en Europe à la fin du XVIIe siècle. Tout au long du siècle suivant, elles ont fait le bonheur des élégantes de la haute société avant que l’industrie européenne ne se mette aussi à produire ses propres étoffes originales, au début du XIXe siècle, dont celles de Jouy qui n’ont pas été seulement des toiles monochromes à personnages dans des scènes bucoliques.
Jusqu'au 23 juin 2013 au Musée de la Toile de Jouy

Et à Toulouse, alors ?

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Faire tapisserie à Lavardens

28 Juin 2012 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Explorations textiles

Bon d'accord, ce n'est pas de la couture.

Une vingtaine d'artistes d'aujourd'hui reprennent la technique ancestrale d'Aubusson. Ils présentent leurs oeuvres, parfois monumentales dans les belles salles du château du XVIIe siècle.

Du 30 juin au 16 septembre 2012

Pour plus de renseignements : www.chateaulavardens.com

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Retour sur une visite au Musée Paul-Dupuy

15 Mai 2012 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Explorations textiles

Le 12 mai dernier, quelques couturières visitaient l'exposition «Parement d'autel du XIVe siècle». Rien dans le titre qui prédispose vraiment des amatrices de travaux d'aiguille à passer une belle après-midi dans les salles du musée... c'est un titre fait pour repousser le chaland que ce titre-là ! Rien qui vous fait imaginer qu'il s'agit de broderies exceptionnelles. Une exposition qui, à priori, serait destinée aux férus d'histoire religieuse, ou / et d'histoire médiévale. Les conservateurs, qui ont fait par ailleurs un travail remarquable de mise en contexte de ces broderies et qui ont édité un catalogue très complet et très agréable à lire, auraient pu faire l'effort de trouver un titre plus, comment dire, plus «grand public»... comme par exemple : «Broderies religieuses du XIVe siècle» qui dise des choses compréhensibles par tout le monde. Ce n'eut pas été vraiment déchoir, et cela eut mieux décrit le contenu. De plus, il faut préciser que deux extraordinaires capes épiscopales brodées accompagnent le fameux parement d'autel, mais cela non plus n'apparait pas dans le titre...

Depuis cette visite, j'ai parlé de cette exposition à de nombreuses toulousaines (amatrices d'art ET de travaux d'aiguilles) qui ignoraient son existence. C'est tout dire. Voilà pour la critique, mais elle me pesait.

Un point - parmi d'autres - a retenu notre attention : la broderie, au XIVe siècle était pratiquée par des hommes dont c'était le métier. Il s'agissait d'un métier hiérarchisé où l'on entrait comme apprenti, puis on exerçait comme valet, éventuellement on devenait ensuite maitre et on pouvait alors diriger un atelier. Ce métier faisait partie de la confrérie qui regroupait en son sein les peintres, les verriers, les imagiers, c'est-à-dire tous les gens d'image. Les brodeurs étaient une soixantaine à Toulouse, au XIVe siècle et leur nombre a augmenté jusqu'au courant du XVIIIe siècle.

Les confréries professionnelles avaient plusieurs rôles : dévotion religieuse, entraide charitable (il n'y avait pas d'assurance maladie à l'époque, ni d'assurance chomage, ni d'assurance tout court, d'ailleurs), entraide professionnelle (prêts, organisation du métier, validation professionnelle, notamment de l'apprentissage), et aussi protection du consommateur par la surveillance de la qualité du travail, dans le cas des brodeurs, en garantissant par exemple le nombre de fils d'or ou de soie employés.

Comment connait-on les brodeurs toulousains ? par des actes notariés, essentiellement. Ces actes écrits par un notaire étaient des contrats de toutes sortes : contrat d'apprentissage, grosses commandes, baux commerciaux, testaments, contrats de mariage. À Toulouse, les brodeurs étaient groupés en centre ville, rue des Filatiers, rue des Paradoux. Brodeur était un métier de l'industrie textile, c'était un métier du luxe même si c'était une profession somme toute modeste, dans laquelle on ne faisait pas fortune.

La clientèle des brodeurs était assez variée : des ecclésiastiques, les couvents, les églises, pour les parements liturgiques et les vêtements d'apparat, mais aussi les particuliers pour décorer leurs maisons avec des tentures brodées, des dessus de coffres, des garnitures de lit. Au XIVe siècle, les Toulousains appréciaient les tentures de couleurs vives, des coussins chamarrés. Les Toulousains aimaient aussi suivre la mode et enrichir leur vêtement avec des accessoires comme des ceintures, des aumônières, des petits sacs, des parements amovibles de vêtements (col, manche, capelet), des chapeaux, etc. Et bien sûr les officiers civils et militaires qui commandaient des drapeaux, des insignes, des ornements de prestige.

Mais pourquoi diable un métier exclusivement masculin ? Et bien précisément parce que c'était un métier. C'est-à-dire qu'il y avait un apprentissage assez long, de 4 à 5 ans, qu'il était indispensable de sortir du cadre strictement familial (dans beaucoup de confréries, il était interdit d'apprendre le métier auprès de son père), qu'il pouvait même être nécessaire d'aller dans une autre ville pour compléter cet apprentissage. S'il arrivait, comme dans le nord de la France que des femmes travaillaient dans des ateliers de brodeurs, et dans ce cas il s'agissait le plus souvent de l'épouse ou de la fille, c'était comme «aide» mais jamais comme apprentie, ni «valette» ou ouvrière car ces titres étaient en soi source de droits professionnels - et aussi de devoirs extra-familiaux et extra-conjugaux, alors que les femmes ne pouvaient agir que dans le cadre familial et conjugal. Broder au XIVe siècle était donc essentiellement une activité marchande qui impliquait la liberté de contracter, ce que ne pouvait pas faire les femmes.

La broderie est devenue une activité féminine - un« joli passe-temps» quasiment gratuit - quand l'industrie textile s'est diversifiée et notamment lorsque l'impression sur tissu s'est développée, dans le courant du XVIIIe et surtout au XIXe siècle, procurant d'autres sources plus abondantes de tissus «illustrés». Et puis aussi la mode vestimentaire s'est faite plus sévère au cours du XIXe siècle, surtout pour les hommes. La broderie s'est réfugiée dans l'intime : la garniture de linge de nuit, du linge de table, quelques motifs sur la robe. Les matériaux se sont appauvris : fil de soie majoritairement remplacé par le coton, disparu le fil d'or. La virtuosité et la méticulosité ont remplacé la création.

Apprendre à broder est devenu apprendre à recopier auprès de la mère de famille - ou des maitresses d'école - des modèles pré-établis - les fameux marquoirs des petites filles du début du XXe siècle, c'est-à-dire une forme appauvrie, restreinte au point de croix, à l'alphabet ou à des dessins simples : petits ouvrages certes attendrissants ! La broderie est devenue alors le signe du temps disponible des femmes, dans le cadre de la vie domestique uniquement. Elle est devenue un «ouvrage de dame», une activité de loisirs bien dévalorisée. C'est bien dommage.

Pendant ce temps-là, la broderie de création s'était réfugiée dans quelques ateliers parisiens de haute-couture. Mais, mais... comme les femmes ont désormais accès à la formation professionnelle, aux écoles d'art, la broderie redevient un art de création... et reprend place auprès de la peinture, de la sculpture, des arts plastiques en général car les possibilités artistiques du textile sont immenses. Nous en reparlerons une autre fois.

Bref, pour ce fameux «Parement d'autel», il s'agit d'une exposition remarquable de trois pièces brodées qui sont rarement montrées au public en raison de leur fragilité, et accompagnées de quelques oeuvres (sculptures, enluminures) destinées à éclairer le contexte artistique de cette époque lointaine. À voir jusqu'au 18 juin.

Additif :

Retour sur une visite au Musée Paul-Dupuy
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Affichez l'homme

7 Mars 2012 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Explorations textiles

Derniers jours !

Le Centre de l'Affiche continue son exploration des relations entre l'homme et la mode avec une exposition consacrée à la mode masculine et aux produits de beauté... juste pour l'homme. Un panorama de la mode masculine depuis plus d'un siècle nous est offert à travers des affiches, publicités de presse, étiquettes de savon, et autres objets publicitaires.

Aucun article vestimentaire n'échappe à la représentation graphique : sous-vêtements, chaussures et accessoires de mode au côté des couvre-chefs, chapeaux de feutre, hauts de forme, casquettes et autres borsalino quelque peu délaissés par nos contemporains.

L'exposition se termine le 9 mars. Puis à partir du 16 avril, le cycle reprend avec une exposition «Hommes de pub». Jusqu'au 10 août 2012.

Pour en savoir plus : Centre de l'affiche

http://www.centreaffiche.toulouse.fr/aLAffiche/accueilAlAffiche.php

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Textiles à voir en février

2 Février 2011 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Explorations textiles

Février sera à Toulouse un mois textile, avec trois expositions qui méritent le détour.

Tutus et pointes

Symboles de légéreté, de fragilité le tutu et les pointes constituent le costume de la danseuse classique. Sous cet aspect premier, fait pour la magie du spectacle, se cache souvent une armature solide qui ne doit pas entraver les mouvements de la danseuse. Le Théâtre du Capitole sort quelques beaux costumes de danse de ses réserves pour les montrer du 7 au 26 février au Centre Soupetard.

Têtes de noeuds

Hélène Durand, sculptrice, de deux boutons, quelques bouts de tissus, fait une galerie de personnages édentés, grimaçants, drôles et parfois monstrueux. Elle crée des doudous, des poupées pour faire peur.

À voir du 24 février au 23 mars, au Centre Henri Desbals.

Portraits de femmes

Claude Cornu met en scène des robes, mémoires des corps qui les ont habitées. Robes récupérées chez les fripiers, chez Emmaus, dans les vide-grenier, , robes qu'elle a redessinées, peintes, portraits de robes, qui seraient comme un double des femmes a qui elles ont appartenu. Cette exposition préparée avec le Musée départemental du textile de Labastide-Rouairoux sera visible du 3 février au 5 mars, au Centre Bellegarde.

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Dentelles du Sud-Ouest

23 Septembre 2010 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Explorations textiles

L'Espace Bonnefoy, à Toulouse, reçoit une exposition des travaux des dentellières du Sud-Ouest. Elles créent des réseaux textiles, autrement dit des dentelles, en puisant aux multiples influences et techniques de cet art fragile. Cette exposition se terminera le 3 octobre avec un week end de rencontres, d'ateliers.

Pour en savoir plus :

http://www.dentellieresdusudouest.com/accueil

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La mode à Labastide-Rouairoux

21 Juillet 2010 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Explorations textiles

FOCUS MODE : cette exposition présente une rétrospective de l'histoire de la photographie de mode à travers plusieurs revues que le musée conserve : Le petit écho de la Mode, La Mode Illustrée, Vogue, Le jardin des Modes et avec la participation de Frank Horvat et Denis Piel, photographes de mode.

La photographie de mode apparait dès la fin du XIXe siècle et devient une activité photographique en soi, entre les années 1880 et 1950.

FOCUS MODE est visible au Musée départemental du textile, jusqu'au 29 août 2010, à Labastide-Rouairoux, aux confins du Tarn et de l'Hérault, dans le Parc Naturel Régional du Haut-Languedoc.

pour tout renseignement : http://musees-departementaux.tarn.fr/index.php?id=1708

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