Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Tata-Georgette

Articles avec #fibres a la folie tag

Vite, un chapeau !

23 Juin 2020 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Billet du jour, #Fibres à la folie

Vite un chapeau ! en coton ou en raphia. Voici quelques suggestions trouvées sur le blog d'Anne, très traditionnel au premier abord, mais qui regorge de modèles très variés, avec leurs grilles simples, très claires et assez rapides à réaliser.

Les chapeaux en raphia sont plus légers que ceux en coton et on trouve de très jolis raphias à crocheter, de toutes les couleurs, dans les bonnes merceries.

De plus, abriter sa tête sous un chapeau en raphia est déjà un voyage car cette fibre provient d'un palmier originaire de Madagascar (raphia farinifera). Maintenant produite en de nombreuses contrées, on fait avec cette fibre des nattes, des objets décoratifs, des cordages et bien plus encore car elle est très solide et se tient plus fermement que le coton qui a tendance à «s'écrouler» un peu sur la tête. Voyager dans une valise ne lui pose guère de problème et il reprendra facilement sa forme.

Plutôt que d'utiliser du sucre comme on le voit conseillé parfois, pour raffermir les bords, il est préférable d'utiliser du Powertex, qui est un solidifiant pour les matériaux poreux, donc comme les fibres textiles, dont on peut moduler l'effet obtenu, de très dur à juste un peu rigidifié. Par précaution, il vaut mieux procéder à des essais sur échantillons avant de traiter l'ouvrage fini, mais le rendu est très agréable. Le Powertex supporte les savonnages légers, ce qui est toujours agréable pour des éléments de garde-robe. On trouve ce produit dans les magasins de loisirs créatifs, plus rarement dans les merceries et magasins de tissus où il aurait pourtant toute sa place.

Et si vous rencontrez une difficulté pour crocheter votre chapeau, Tata Georgette assure encore quelques ateliers jusqu'à la mi-juillet.

P.-s. un livre utile pour les ouvrages en raphia :
«Sacs en raphia crochetés» - Éditions de Saxe -  17,90€

Lire la suite

Confinement J+10

26 Mars 2020 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Billet du jour, #Fibres à la folie

Savez-vous que lorsque nous tricotons, nous fabriquons un méta-matériau mécanique ? et que des physiciens s'intéressent au tricot ? ainsi Frédéric Lechenault, chercheur au CNRS qui intervenait récemment sur France Culture. Le même scientifique et un comparse, Samuel Poincloux, ont donné sur ce même sujet une conférence (avec des images qui aident à comprendre) et y développent d'autres aspects (voir vidéo dessous). La revue Pour la science a également publié l'article «La physique du tricot».

Le tricot fait donc une entrée remarquée dans les sciences, comme le montrent les travaux de Sarah-Marie Belcastro,  une mathématicienne universitaire américaine qui tricote des  des objets mathématiques.

Voilà qui nous éloigne quelque peu de la simple règle de trois que nous utilisons régulièrement pour adapter ou modifier un modèle. Qui chantait donc «Moi je tricote dans mon coin, j'suis idiote, j'suis idiote...» ?

Et comme en ce moment,
l'agenda de Tata Georgette se vide...
pourquoi ne pas en profiter pour recycler vos vieilles chaussettes ? ? ?

Lire la suite

Annonce de dernière minute !!!

20 Décembre 2019 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Fibres à la folie, #Bonnes affaires, #Billet du jour

Portes ouvertes exceptionnelles
de l'atelier Solveil' Créations.

On y trouvera tout l'univers de la laine feutrée, sous forme de vêtements, d'accessoires, d'objets de décoration, à glisser dans la hotte du Père Noël ! on peut aussi payer en SouRiant.

  • samedi 21 (de 14h à 16h)
    et dimanche 22 décembre (de 10h à 18h)
    Lieu : Ancienne cave coopérative - 11260 Fa
    Renseignements auprès de Sigrid-Solveig Pasquer, feutrière
    07 86 32 28 69

Vos prochains rendez-vous textiles à Toulouse
et dans ses environs...

 

Lire la suite

Sexagénaire très souple cherche partenaires textiles

9 Décembre 2019 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Fibres à la folie, #Billet du jour

Inventée en 1969, par le chimiste Joseph Shivers (de la société DuPont de Nemours), l'élasthanne a soixante ans. Cette fibre est également connue sous les noms de marque Lycra ou Spandex ou encore par une dénomination plus commune de «stretch».

Cette fibre synthétique, dérivée du polyuréthane, donc in fine du pétrole, est très élastique puisqu'elle peut s'allonger jusqu'à six fois de sa longueur tout en étant d'une très grande solidité, donc sans risque de rupture - pour revenir à sa forme initiale sans déformation dès qu'on relâche la traction. Ces particularités sont très intéressantes pour de nombreux vêtements destinés à mouler le corps (comme les sous-vêtements, les collants) pour un effet «seconde peau» ou plus simplement à procurer un porter très souple. À partir des années 1970, ces qualités en font une fibre de choix pour tous les vêtements de sport (gymnastique, cyclisme, natation, sports d'hiver, danse, etc.).

L'élasthanne intègre massivement le prêt à porter à partir des années 1980 mélangé avec des fibres naturelles ou synthétiques, pour des vêtements ajustés, voire moulants ET confortables,  ajustables à toutes les morphologies, y compris les morphologies «ingrates». Deux pour cent d'élasthanne mélangé au coton suffisent à faire des jeans en «stretch»... dix pour cent pour un collant...  À noter, l'élasthanne n'est jamais utilisé seul... cela reviendrait à avoir une sorte de boule de gomme toute ratatinée...

Et, contrairement au latex employé auparavant, l'élasthanne ne semble pas provoquer de réactions allergiques, si on en a ôté les  ingrédients toxiques : des colorants, des huiles siliconées pour faciliter le glissement, des apprêts divers, des anti-bactériens et autres anti-quelquechose.

Autre atout de l'élasthanne, le temps de séchage du vêtement est réduit car cette fibre est hydrophobe ; il réduit les besoins de repassage car le vêtement est moins froissé et la température de repassage doit être abaissée au minimum, sous peine de ruiner les belles qualités d'élasticité.

MAIS... tout au long de sa vie, l'élasthanne est une fibre polluante : lors de sa fabrication, de par son constituant d'origine, de par les solvants qui sont utilisés pour sa mise en forme, lors des lavages. En fin de vie, l'élasthanne n'est pas biodégradable, même si le jean en coton qu'il accompagne l'est... donc le vêtement n'est pas biodégradable, même si des solutions seront  peut-être bientôt disponibles.

Il est donc capital de ménager les vêtements contenant de l'élasthanne en prolongeant leur durée de vie, notamment en les nettoyant et en les entretenant à basse température (40°C maximum) sous peine de perdre les qualités élastiques et d'avoir un vêtement déformé. L'usage de javel est à éviter (mais je sais que vous avez déjà éliminer ce produit de vos produits ménagers depuis longtemps !) de même, on évite les produits détachants contenant de l'ammoniaque, de l'eau oxygénée. En bref, l'élasthanne craint les fortes températures et les produits basiques qui le détériorent. À noter que chaque lavage en machine d'un vêtement contenant de l'élasthanne libère de très nombreuses nanoparticules dans l'eau évacuée... donc on limite le nombre de lavages. Pas la peine de laver un jean porté deux fois... il vaut mieux le suspendre à l'air pendant 24h avant de le porter à nouveau.

Enfin, pour briller en société, vous pouvez citer le pays qui produit le plus d'élasthanne : la Corée du Sud, notamment le fabricant Hyosung qui produit 30% de la production mondiale.

Lire la suite

Revoir Montbrun Bocage

20 Novembre 2019 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Fibres à la folie, #Billet du jour

Après une année de pause et de réflexion consacrée à «perfectionner la scénographie globale pour une meilleure visibilité de la filière laine, des ateliers… ; améliorer l'accueil et confort des exposants [et des visiteurs] ; meilleures conditions de travail aux bénévoles… » Atoutlaine renouvèle ses Journées de la laine. 

D'ailleurs, le programme est dense et varié, avec une journée professionnelle le vendredi 29, suivie de deux journées tout public. Souhaitons-leur un franc succès ! car la laine mérite d'être mise à l'honneur.

Vos prochains rendez-vous textiles à Toulouse

et dans ses environs...

Lire la suite

Vente privée

14 Novembre 2019 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Bonnes affaires, #Fibres à la folie, #Billet du jour

À l'occasion du déstockage annuel, avant de partir trouver de nouvelles merveilles en Asie, l'animatrice de  l'atelier-boutique  Neelam  organise une vente privée de tissus indiens avec notamment de nombreux cotons imprimés, cotons Khadi filés et tissés main, soies sauvages, soies Khadi... ainsi que des kits à broder, des broderies indiennes. Voilà une excellente occasion de remplir la hotte du Père Noël...

du mardi 19 au samedi 23 novembre 2019,
du 10h à 17h

MAIS ATTENTION !
SEULES LES PERSONNES AYANT PRIS RENDEZ-VOUS
POURRONT Y PARTICIPER...

Il suffit d'appeler le 06.45.12.89.21 et l'adresse précise vous sera indiquée à ce moment-là. Un indice ? près du métro Faculté de Pharmacie, ou de l'arrêt de bus Caubère de la ligne 34.

Vos prochains rendez-vous textiles ...

Vente privée
Lire la suite
Lire la suite

Un si long fil...

9 Septembre 2019 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Fibres à la folie, #Billet du jour

Longtemps, on a tricoté des laines pour aiguilles n°x car les fabricants de pelotes de laines n'indiquaient que cette mention sur leurs pelotes. Et donc, c'était un peu compliqué si on décidait de tricoter un modèle en utilisant une autre laine. Comment être sûre d'avoir la même grosseur de fil, autrement dit le même rapport poids/longueur du fil ? et au final, le même rendu une fois l'ouvrage terminé ?

Ce rapport longueur/poids est appelé titrage. Le poids est indiqué en grammes (et en onces parfois), la longueur en mètres (et parfois en yards...). Il s'agit d'une longueur approximative, à quelques centimètres près, en fonction du degré d'humidité contenue dans la fibre.

Plus le fil est fin, plus la pelote contient de mètres de ce fil. Et inversement, plus il est épais, plus court  il sera. Par exemple, un rapport de 125m pour 50g se tricote avec des aiguilles n°3,5, en général. Un rapport de 200m pour 50g correspond à un fil dit «dentelle» pour tricoter de fins châles en dentelle shetland, par exemple.  Il faudra donc plus de temps pour tricoter une pelote de 50g. Tandis qu'un rapport de 70m pour 50g correspond à un fil épais qui «avancera vite», comme on dit couramment, mais il faudra plus de pelotes pour tricoter ou crocheter un ouvrage.

Tout cela a aussi sa norme depuis 1956 : le tex qui correspond au poids en gramme pour 1 000m de fil (par exemple 20tex =1 000m pèsent 20g). Cette unité est utilisé dans toute l'industrie textile. Mais pour l'usage courant des tricoteuses, la mention est toujours indiquée par rapport au poids de la pelote, 50g le plus souvent, même s'il est moins rare de trouver des pelotes de 100g.

Désormais, depuis un certain nombre d'années (15 ? 20 ?), les fabricants indiquent systématiquement ce titrage sur le bandeau en papier qui enveloppe la pelote.  Si la mention de la taille des aiguilles est toujours mentionnée, c'est bien le titrage la mention la plus importante. Cela ne dispense toutefois pas de faire un échantillon, y compris si on prend une laine autre que celle mentionnée sur le modèle, y compris si elle a le même titrage.

Et pour savoir combien de mètres de laine ont été nécessaires pour un pull déjà tricoté ? pourquoi pas comme dans la vidéo jointe... même si s'y mettre à trois pour répondre à cette question me laisse songeuse...

  Vos prochains rendez-vous textiles à Toulouse
et dans ses environs..

Lire la suite

Avant le plasticocène...

12 Août 2019 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Fibres à la folie, #Billet du jour

La vannerie est cette technique qui consiste à tisser des fibres végétales plus ou moins épaisses pour en faire des paniers et toutes sortes d'objets utilitaires. On utilise l'osier, mais pas seulement ; les branches souples et fendues dans la longueur de divers arbres comme le noisetier, le châtaignier,  mais aussi la paille ou des herbes ou des plantes de toutes sortes.

Autrefois, avant l'ère du Plasticocène, la vannerie était très pratiquée et on prenait ce qui poussait là où on se trouvait, même si des fibres exotiques comme le bambou sont venues enrichir l'art des vanniers. On produisait des objets en vannerie partout en France, soit à titre de production domestique par les hommes de la maison le plus souvent, en hiver au coin du feu, soit par des vanniers professionnels. Ce qui explique que la vannerie était pratiquée dans quasiment toutes les régions françaises.

Sur la route des vacances, il y a de jolis petits musées consacrés à la vannerie et il serait difficile de les présenter tous. On peut citer le petit musée, créé et géré par des amateurs passionnés de vannerie, qui se trouve à Vallabrègues, dans le Gard.

Où : Musée de la Vannerie - Grand Café du XIXe siècle - 4, rue Carnot - 30300 Vallabrègues
Quand : du 3 avril au 12 octobre

Un autre lieu incontournable de la vannerie se trouve à Fayl-Billot et regroupe un musée, l'École nationale d'osiériculture et de vannerie et une très belle exposition d'architecture végétale, des créations design, des créations d'artistes contemporains qui utilisent cette technique fort ancienne.

Où : Maison de la vannerie - Espace Saint-Antoine - 36, Grande-Rue - 52500 Fayl-Billot
Quand : toute l'année

On peut encore citer l'Espace Culturel Osier Vannerie de Villaines-les-Rochers qui propose toute l'année de nombreuses animations (stages, ateliers, expositions thématiques) et un sentier d'interprétation de l'osier pour découvrir tout l'environnement de l'osier.
 
Où : Espace culturel Osier Vannerie - 7, place de la Mairie - 37190 Villaines-les-Rochers
Quand : du 7 avril au 3 novembre

 
Lire la suite

Au bord du lac

5 Juillet 2019 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Fibres à la folie, #Bonnes affaires, #Billet du jour

Le «punch needle» ou en patois de chez nous, la broderie au poinçon, c'est une façon de dessiner avec de la laine pour réaliser des petits tapis (ou des plus grands), des galettes de chaises, des coussins douillets ou toutes sortes d'objets décoratifs. La technique, remise au goût du jour, est assez simple, rapidement accessible aux débutants en broderie, aux enfants. On dessine un motif au feutre sur le tissu, puis on commence à broder avec une aiguille spéciale.  Tout cela est très bien expliqué ici - merci à mes consœurs blogueuses !

On peut aussi utiliser un kit ou un modèle fourni par certaines boutiques, et pour la laine, on peut quasiment tout utiliser. J'aime particulièrement la laine fine crewel, teinte avec des végétaux, par Renaissance Dyeing qui propose une gamme de kits punch needle ; cette gamme va d'ailleurs s'élargir dans les mois à venir. Et cet été, comble de bonheur, on peut prendre son pique-nique et s'installer sur les rives du lac de Montbel puis visiter  la boutique de Renaissance Dyeing, les mardi et mercredi après-midi de 14h30 à 17h et le samedi matin de 10h à 12h30. Il est cependant préférable d'envoyer un petit courriel car parfois, nos teinturiers ariégeois sont en vadrouille, et ils prévoient même de prendre eux aussi quelques jours de vacances... fin août, mais on ne sait pas encore exactement quand... et puis Andie et Adriaan ne sont pas non plus des accros du téléphone portable ! mais leurs laines teintes sont si belles qu'on veut bien leur pardonner.

Où : Renaissance Dyeing - Place Théophile Delcasse
09600, Montbel d'en Bas - tel 04 68 31 53 23

Vos prochains rendez-vous textiles ...

Au bord du lac
Au bord du lac
Lire la suite

Compétition sportive

1 Juillet 2019 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Fibres à la folie, #Billet du jour

Les 1 800 habitants du village Le Dorat, en Haute-Vienne, reçoivent à la fin de cette semaine le Championnat du monde de tonte,  car outre les 300 compétiteurs venus du monde entier, 5 000 moutons et plus de 30 000 visiteurs sont attendus pour participer ou assister à cette sorte de tournoi de six nations de la laine.

Les concurrents français auront fort à faire devant les favoris, les Néo-Zélandais, mais aussi devant les compétiteurs venus des autres pays producteurs de laine, principalement les Anglo-saxons, les Espagnols. En clair, ça va barder, avec des épreuves aux forces (ciseaux) et au rasoir électrique. Avec podiums et hymnes nationaux... comme pour les autres sports...

Plus de 300 tondeurs vont s'affronter en tondant 5 000 moutons. Et comme pour tous les sports, les compétiteurs se sont entrainés dur... car la tonte de mouton combine plusieurs qualités : l'endurance (le travail se fait courbé, en manipulant un animal vivant), la rapidité (les meilleurs tondent une brebis en moins d'une minute...) et la précision pour ne pas blesser l'animal, ce qui pénalise gravement le compétiteur.

De plus les juges notent la tenue de la bête, le geste lui-même car le tondeur ne doit pas passer deux fois sur la même laine ; l'animal doit être débarrassé de toute sa laine, les passages de la tondeuse doivent être quasiment invisibles sur la peau de la bête, la laine doit être triée par morceaux de toison et donc de qualité de la fibre, celle du ventre étant plus sale, celle du dos plus longue, etc.

Souhaitons bon courage à l'Équipe de France qui affrontera les autres équipes nationales : Reinard Poppe (tonte aux forces), Loïc Jauberthie, Thimoléon Resneau et Loïc Laygonie (tonte machine), Adèle Lemercier et Lucie Grancher (tri et préparation de la laine), sous la conduite d'Alain Belliard (manager), tandis que Klaus Jiefer et Jules Resneau seront les référents juges pour les outils.

du jeudi 4 au dimanche 7 juillet 2019
Championnat international de tonte de moutons
organisé par l' Association pour le Mondial de Tonte de Moutons
Lieu : 87210 Le Dorat
Renseignements : 06 74 52 94

Pour y aller : le covoiturage ou  l'autopartage avec Citiz

Vos prochains rendez-vous textiles ...

 

 

 

Lire la suite

Soie bouconnaise ?

29 Mai 2019 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Fibres à la folie, #Billet du jour

Récemment, une invasion de bombyx était annoncée dans la forêt de Bouconne, où ces chenilles  vont dévorer les feuilles printanières et tendres des chênes, entre avril et juillet. Donc, en ce moment, les chenilles sont en plein grignotage... miam... avant de se transformer en nymphes puis en papillons, bref le grand cycle de la vie des bombyx.

Cette pullulation, qui a été détectée dès l'automne dernier, quand les forestiers ont reconnu les pontes de Bombyx en très grand nombre sur les troncs d'arbres,  revient environ tous les 10 ou 15 ans dans la même forêt, y reste en gros deux ans. Parfois l'intervalle est plus long entre deux passages : la dernière fois, c'était 1992, en forêt de Bouconne.

Donc les chenilles voraces du bombyx du chêne sortent de leur cocon. Cocon... bombyx... qui dit cocon de bombyx dit soie, non ? ne pourrait-on pas récolter de la soie en forêt de Bouconne, cela changerait des champignons ? en fait,  il s'agit du bombyx disparate ((lymantria dispar), de la famille des lépidoptères (papillon) et non pas du bombyx du mûrier qui fournit habituellement la soie. Il y a bien la soie tussah qui est produite par un bombyx nourri de feuilles de chênes, mais il  semblerait qu'il s'agisse d'un autre ver à soie, vivant en Asie, dit «ver à soie tussah», (anthéraea pernyi plus précisément). Il y a aussi le Saturnie du chêne du Japon, introduit en France au XIXe siècle. Bref, la famille des bombyx est vaste mais pour la soie, il faudra continuer à aller chez nos fournisseurs habituels.

Ci-dessous : une vidéo tournée en Corse où l'on voit très bien cette insatiable chenille.

Vos prochains rendez-vous textiles...

Lire la suite

Tartan Day

5 Avril 2019 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Fibres à la folie, #Billet du jour

Si vous avez raté la Saint-Patrick (fête irlandaise), peut-être pourrez-vous fêter demain le Tartan Day dans un pub écossais. Car il y a sans aucun doute des Écossais qui se sont installés à Toulouse et dans la région, à l'instar de ceux qui ont émigré aux États-Unis et y ont créé cette fête qui célèbre leur costume remarquable. Quoique, tous renseignements pris, aucun des pubs toulousains n'a fait de proposition de Tartan Day. Quoiqu'il en soit, le Tartan Day aura lieu demain le 6 avril. Donc, vous enfilez votre jupe «écossaise», votre pantalon «écossais», voire votre kilt et allez en bonne compagnie boire une bière* dans un pub écossais ou irlandais (pas anglais puisqu'ils brexitent, parait-il).

En cas de doute, (bière ou whisky* ??? euh...) à savoir si votre tissu à carreaux est un motif tartan ou pas, il est plus prudent de consulter le Scottish Tartan Authority et son Scottish Register of Tartan. Car si le monde des tartans est riche, varié, reconnaissable entre tous les motifs à carreaux, pas question de faire dans l'approximation d'après cette vénérable association écossaise car d'une part, chaque tartan a un nom, et d'autre part, chaque tartan est porté traditionnellement par un clan, un seul, sauf permission spéciale. Mais ils reconnaissent aux non-Écossais le droit de porter le tartan de leur choix... ouf ! 

Ainsi grâce à l'ouvrage de Sylvie Lagorce, «Kilts et tartans» paru en 2010 aux Éditions du Rouergue,  j'ai appris que ma jupe «coin du feu» que j'aime beaucoup porter en hiver est faite dans le beau motif William Wallace, du nom du patriote écossais surnommé «Braveheart» qui prit la tête d'une révolte contre les Anglais à la fin du XIIIe-début du XIVe.

Étoffe de laine à carreaux de couleurs, le tartan était traditionnellement porté par les hommes, notamment les militaires, sous la forme du kilt, puis cet emblème de l'Écosse a revêtu les femmes qui se faisaient tailler des robes dans le tartan de leur clan. Puis les usages se sont encore élargis, d'abord hors des clans écossais, et hors d'Écosse.

Et demain, pour le dress-code, on fait comment si on n'a pas de tartan traditionnel sous la main ? sortez votre sac, ou votre écharpe ou un autre vêtement à motif Burberry avec son indémodable motif associant le blanc, le noir, le beige avec un filet de rouge - couleurs et motif de Burberry, contrefait à toutes les sauces bien que très officiellement protégé depuis 1967.

À moins que vous ne préfériez un costume punk ou gothik car ces tendances vestimentaires avaient largement utilisé les tartans, reprenant ce grand standard du vêtement bourgeois à l'élégance sobre et sans tapage pour exprimer leur refus de la politique de Margaret Thatcher. Un siècle plus tôt, les tartans avaient habillé les dandys romantiques... Bref, les tartans ont une histoire mouvementée, passant avec brio du tailleur bon-chic-bon-genre de la princesse royale au grunge le plus affirmé... tels des classiques «tous terrains» et ils reviennent régulièrement à la mode, repris par de grands noms de la couture, comme Vivienne Westwood qui «décoinça» radicalement le tartan.

Donc, vous avez bien compris que kilt désigne le vêtement porté par les hommes, et tartan le tissu dans lequel il est fait. Et ne dites-plus «tissu écossais» pour parler d'un tartan... 

Pour finir, couper du tartan afin d'y tailler un vêtement suppose quelques questions préalables... motif symétrique ou motif asymétrique, quel métrage ? si on veut un beau résultat.

Bon Tartan Day !

*à consommer avec modération

Vos prochains rendez-vous textiles...

Lire la suite

Textiles médiévaux

6 Mars 2019 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Fibres à la folie, #Billet du jour

«Près de quatre-vint fragments de textiles de l’époque médiévale sont aujourd’hui conservés dans différents lieux (monuments historiques, musées, dépôts archéologiques) de l’ancienne région Midi-Pyrénées, dont les plus anciens sont datables du IXe siècle. L’essentiel provenant de trésors d’église – seuls quelques-uns d’entre eux ont été découverts en contexte archéologique – le vêtement religieux est mieux connu que le vêtement civil. De plus, l’essentiel est conservé à l’état de fragment, ne laissant plus d’espoir de reconstituer la forme originale du vêtement. Néanmoins, leur répartition et la nature de leurs fibres ou décor donnent de précieuses indications sur la consommation des textiles au Moyen Age dans le Sud-Ouest.»

Tel sera le propos d'Ariane Dor, conservatrice du patrimoine à la DRAC-Toulouse, lors de la conférence «Vêtements et textiles médiévaux conservés en Midi-Pyrénées : bilan et perspective» qu'elle donnera le 13 mars prochain au Musée Saint-Raymond. Cette conférence est organisée en partenariat avec le laboratoire Traces, dans le cadre des Mercredis de l'archéologie. Il est à noter que les textiles anciens étaient jusqu'à récemment très méconnus en raison de la difficulté de la conservation de ces matériaux. Il faut en effet un climat très sec, comme pour les textiles coptes, ou très humide comme pour cette robe pêchée au fond de la mer... dans le premier cas, les textiles sont protégés des moisissures, champignons et autres parasites, dans le second ils sont protégés de l'oxygène et de son action oxydante, et le mieux est aussi de les protéger de la lumière. Voilà des conditions rarement réunies sous nos climats... et cela explique la rareté du textile dans les collections antiques et médiévales, contrairement au métal ou d'autres matériaux plus pérennes. Toutes ces raisons expliquent aussi pourquoi le fragment de vêtement d'évêque (ill. jointe), provenant de la cathédrale de Tarbes, ressemble à un petit détritus... ce qui est bien dommage.

Quand : à 18h30 le mercredi 13 mars 2019
Où : Musée Saint-Raymond - Place Saint-Sernin - 31000 Toulouse
Réservation conseillée ici.

Vos prochains rendez-vous sur l’agenda...

 
Textiles médiévaux
Lire la suite

Le chat qui pelote

8 Janvier 2019 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Fibres à la folie, #Billet du jour

Ce billet s'adresse aux personnes qui ont un beau pull en laine, angora, cachemire ou alpaga. Et un chat. Et ce chat exprime son goût pour précisément ce beau pull en le pétrissant avec ardeur.

Parmi les particularités comportementales des chats domestiques, il y en a une qui consiste en effet à pétrir des objets souples avec les pattes avant, mouvement accompagné d'un très subtil ronronnement. Quand un chat s'adonne à cette activité, il semble que rien ne peut l'en distraire. C'est ce qu'on appelle un caractère de néoténie, c'est-à-dire la persistance de comportements juvéniles - voire de bébé - toute leur vie durant. Cette caractéristique que l'homme développe au plus haut point (qui tète sa cigarette ?... ou qui joue toute sa vie ? qui apprend toute sa vie ?) est adoptée par les animaux domestiques, en particulier ceux qui vivent à notre contact étroit, dans notre intimité. Parmi les caractères néoténiques du chat, il y a aussi le miaulement, alors que les chats sauvages ou les chats vivant librement de façon indépendante ne miaulent pas, sauf pendant leur petite enfance pour appeler leur mère puis lors de la période des amours.

Cette néoténie s'observe aussi chez de nombreuses autres espèces animales avec chaque fois les comportements juvéniles propres à leur espèce, comme par exemple les chiens qui remuent la queue et aboient comme le font les petits loups qui eux, une fois devenus adultes abandonnent ces comportements de leur prime jeunesse.

Pourquoi un tel phénomène ? est-ce parce que, libéré du souci de pourvoir à sa subsistance, l'animal prolonge indéfiniment son enfance sous la tutelle humaine qui en plus de le nourrir éloigne les prédateurs éventuels...

Donc, pour résumer, votre chat ronronne, et vous trouvez cela normal pour un chat alors que c'est le résultat de la domestication, votre chat joue avec des babioles et vous trouvez également cela normal... etc. et bien, il faut accepter que ce chat, même très âgé, pétrisse un vêtement. N'essayez pas de l'en dissuader, de lui rappeler que ce n'est plus de son âge... car si jouer est pour lui un entraînement à la chasse, pétrir lui rappelle le bon vieux temps où il pétrissait les flans de sa mère à l'heure de la tétée... Son choix se porte en général sur un vêtement d'une personne avec laquelle il se sent en confiance. C'est plutôt flatteur, non ? oui, mais mon pull ? À vrai dire, votre chat ne fera pas la différence entre le pull en cachemire et une vieille tenue de sport en coton, pas trop propre (qui porte ainsi très bien votre odeur - si elle sort du lave-linge, elle porte l'odeur de la lessive qui ne sent pas du tout comme sa mère ni comme vous)... miam... donc, laissez lui toujours à porter de pattes une telle défroque, son bonheur sera parfait. Et s'il insiste sur le pull en cachemire, une toute petite goutte d'essence de menthe poivrée, sur une couture du pull, donc sur l'envers devrait suffire à l'envoyer peloter ailleurs.


Vos prochains rendez-vous sur l’agenda...

Lire la suite

Pensé en Ariège, fabriqué en Occitanie

18 Octobre 2018 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Fibres à la folie

Plusieurs troupeaux d'Occitanie (Ariège, Tarn, Gers, Aude, Hérault) fournissent leurs laines à Laines paysannes  qui les trie soigneusement, les lave, et les file en Ariège.

Les moutons, principalement de race Tarasconnaise  donnent des belles laines «couleurs mouton», c'est-à-dire la fibre naturelle non teinte allant selon les pelotes de l'écru au brun, en passant pas plusieurs nuances de gris, laines sans chichi, mais bien gonflantes, faciles à tricoter, douces à porter, la laine de pays c'est sexy !

Si on entend la mer en posant l'oreille sur certains coquillages, on entend les clochettes de troupeaux dans la montagne lorsqu'on pose la tête sur un pull de laine de montagne. Si, si, croyez-moi ! essayez avec un ouvrage tricoté par exemple avec la laine Burel en 2 fils pour tricoter ou crocheter très fin comme des écharpes, des châles, avec des aiguilles 2 / 2,5, ou en 3 fils pour travailler avec des aiguilles 3 / 4, idéale pour pulls, bonnets...  Et si on «n'aime-ne-sait-pas-n'a-pas-le-temps-n'a-pas-envie» de tricoter, on peut aussi acheter des vêtements et accessoires tricotés à la boutique :  Boutique en ligne, en vente «circuit court» avec La Ruche qui dit oui, en boutique à Saint-Girons, dans les Biocoop de Foix et Pamiers. Et aussi dans la caravane «Laines paysannes» qui sillonne les routes de la région.

Juste une question : pourquoi avoir choisi comme emblème la cardère (dipsacus fullonum, pour les amateurs de latin) ?  parce que cette plante, autrefois très utilisée pour carder la laine et qui a bien failli disparaitre a été sauvée in-extrémis par La Hulotte. Voilà, vous savez tout. Vous pouvez tricoter et jardiner, si le cœur vous en dit.

Laines paysannes - Ferme de Tourol - 09100 Bonnac

et pour apprendre à tricoter de si belles laines :
les ateliers de Tata Georgette et vos prochains rendez-vous textiles à Toulouse
et dans ses environs...

Pensé en Ariège, fabriqué en Occitanie
Lire la suite

Trop propre pour être clean...

25 Septembre 2018 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Fibres à la folie, #Billet du jour

Les fibres synthétiques, à chaque lavage,  libèrent des micro particules dans l'eau, eau qui rejoint les océans, océans dans lequel se nourrissent poissons, huitres, moules et crustacés... bref autant faire sa lessive dans son assiette... sympa non ?

«En moyenne, un Français lave son jean après l’avoir porté 2,5 fois. Si on le lavait tous les dix usages, on réduirait la consommation d’eau utilisée dans toute la vie du jean de...»... combien à votre avis ?

Sans parler des lessives qui contiennent de nombreux polluants : «des détergents (tensioactifs appelés aussi agents de surface)  [...] ; des composés alcalins [...] ; des agents complexants (chélatants), improprement appelés anti-calcaires [...] ;  et quelques autres encore comme par exemple des enzymes [...] ; des agents de blanchiment [...] ; des azurants optiques  [...] ; des conservateurs ; du parfum ; souvent du colorant ; du ballast (pour les lessives en poudre) [...] ;  de l'eau (pour les lessives liquides) ainsi que des agents qui agissent sur l'aspect du produit (viscosant, opacifiant, antimousse).» Tous ces éléments  chimiques ralentissent l'oxygénation de l'eau des cours d'eau, sans compter sur des effets endocriniens de plus en plus évidents... On échappe toutefois aux «phosphates, interdits en France (dans les lessives) depuis 2007». Ouf !

Pour faire bref, tout produit de synthèse dérivé du pétrole est à proscrire. Également à proscrire : les adoucissants, le chlore.  On peut avantageusement remplacer toute cette chimie par une simple dilution de savon noir - et quand je dis avantageusement, je parle aussi du porte-monnaie car toutes ces lessives coûtent vraiment cher. Et pour ceux qui ont la chance d'avoir une cheminée, de la cendre de bois est très efficace. Il suffit de faire infuser deux poignées de cendre dans deux litres d'eau, de filtrer au bout de 48h. Et voilà une eau de lessive toute prête qui passe très bien à la machine . Et la cendre résiduelle rejoint directement le tas de compost ou le jardin.

Mais la question fondamentale est la suivante : avons-nous besoin de laver aussi frénétiquement nos vêtements ? alors que les accrocher une nuit dans un endroit aéré suffit pour retirer les odeurs, pour les défroisser un peu, avant de les ranger dans l'armoire.

Vos prochains rendez-vous textiles toulousains...

Source : Darty

Source : Darty

Lire la suite

Guêpes : le retour

20 Juillet 2018 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Fibres à la folie, #Billet du jour

Déjeuner sur la terrasse... oui mais les guêpes ? elles vont aussi apprécier le melon et le dessert. Ordinairement, dans la nature, elles utilisent de la fibre de bois pour construire le nid pour leurs larves (donc de la fibre de cellulose), mais voilà un artiste, Mattia Menchetti,  qui détourne ce talent bâtisseur de ces guêpes : il leur fournit du papier de différentes couleurs,  pour qu'elles le malaxent en une sorte de feutre destiné à protéger leur progéniture. La structure est libérée quand les jeunes guêpes s'en vont voler de leurs propres ailes.

C'est de l'insect-art - ou une façon originale d'offrir un abri aux guêpes (qui disparaissent tout autant que les abeilles) ! donc pensez-y avant d'utiliser insecticide ou toute autre forme d'élimination de ces insectes butineurs si utiles.

 

Vos prochains rendez-vous sur l’agenda...

Guêpes : le retour
Lire la suite

La laine des Argoulets

23 Avril 2018 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Fibres à la folie, #Billet du jour

Pour tondre les pelouses des Argoulets, la Mairie de Toulouse a recruté 53 brebis landaises et leurs agneaux, 19 chèvres pyrénéennes, et aussi 19 chevaux et 2 ânes dont la mission est de remplacer les herbicides interdits  aux collectivités depuis le 1er janvier 2017, de faire de l'éco-pâturage urbain pour parler moderne.

Voilà une occasion de faire une ballade champêtre à Toulouse, de voir de près des moutons. Attention, il ne faut pas leur donner à manger, ni chercher à les caresser, voire même à les approcher de trop près car il est probable, que comme l'an passé, plusieurs chiens les accompagnent, dont des patous pas commodes, pour lesquels le règlement c'est le règlement, en l’occurrence «protéger le troupeau».  Le troupeau y sera jusqu'à mi-juillet.

Bonne ballade !

La laine des Argoulets
Lire la suite

Étoffe des dieux

13 Février 2018 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Fibres à la folie, #Couleurs, #Billet du jour

Qui a dit que l'Antiquité, ce n'était que des vieux machins poussiéreux et ternes ? en tout cas, ce n'est pas le Musée Saint-Raymond, qui dans le cadre de l'exposition «Rituels grecs - une expérience sensible» donne à ressentir, à toucher, à voir, et même à écouter ce que ressentaient, touchaient, voyaient et écoutaient les Grecs.

Malheureusement, si les pierres et le bronze ont assez bien résisté au temps qui passe, les tissus ont disparu, usés, retaillés, raccommodés, brûlés, mangés pas des générations de mites. Ne restent que quelques fragments de fibres à partir desquels, avec les techniques actuelles de l'archéologie expérimentale on peut reconstituer quelques éléments, notamment les offrandes textiles qui étaient fréquemment déposées dans les sanctuaires, pour habiller les statues des dieux ; ces étoffes étaient souvent tissées avec un grand talent par les femmes, teintes de couleurs vives, avec des décors d'or et de pourpre.

Pour bien rendre compte de la démarche de l'archéologie expérimentale dont l'objectif est de reconstituer les façons de faire, de fabriquer, ce sera donc une conférence à plusieurs voix à laquelle nous pourrons assister jeudi 15 février puisque, autour d'Adeline Grand-Clément, Maîtresse de Conférences d'Histoire grecque à l'Université de Toulouse II-Le Mirail, les membres Couleurs en herbes apporteront leur expertise artisanale.

Conférence le jeudi 15 février à 18 h
Lieu : Musée Saint-Raymond - Place Saint-Sernin - 31000 Toulouse
Gratuit mais réservation préalable uniquement sur www.eventbrite.fr.

Étoffe des dieux
Lire la suite

papier ? cuir ? vegaquoi ?

4 Décembre 2017 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Fibres à la folie, #Billet du jour

C'est du papier, mais indéchirable et imperméable. Cela a l'aspect du cuir, mais aucun animal n'y a laissé sa peau. Cela résiste au frottement et à la déchirure, pour une épaisseur d'un peu plus d'un demi-millimètre. On peut le découper, le coudre, le repasser, le broder, le laver. On peut lui associer d'autres textiles pour faire des sacs et des pochettes, ou d'autres accessoires tendance toujours très légers, ce qui est un atout pour les accessoires de voyage. Ce matériau fabriqué à partir de latex et de cellulose est donc très polyvalent, quoique le choix des couleurs soit encore assez limité (blanc, marron, pierre, noir, sable).

Je n'en ai pas trouvé à Toulouse (peut-être pas assez cherché, si vous avez une adresse, merci de me l'indiquer) mais on en trouve ici - ou ici ou encore ici.

«Idées couture en papier vegan» publié par les Éditions de Saxe donne de précieux conseils pour coudre ce matériau magique, avec des patrons en grandeur réelle.

papier ? cuir ? vegaquoi ?
Lire la suite

Moutons tarnais

8 Novembre 2017 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Fibres à la folie, #Billet du jour

C'est la troisième édition du Festivalaine de Labastide-Rouairoux ! ! !  cette manifestation désormais annuelle a pour but de présenter une vitrine régionale des artisans, fabricants, créateurs, amateurs et professionnels passionnés par la matière laine

Avec des éleveurs de moutons, des feutriers, un matelassier, des tisserands et créateurs de vêtements et accessoires en laine. Il y aura même des éleveurs de chèvre mohair.

Samedi à 17h, «Trames d'histoires enchainées», spectacle déambulatoire par la Compagnie des Tirelaines

Tout le weekend du 11 et 12 novembre, de nombreuses animations dans le Musée départemental du Textile, dans le parc municipal en extérieur sous chapiteaux et dans la salle des sports attenante.

L’ensemble des animations ainsi que l’entrée et la visite du musée sont gratuites tout le weekend, de 10h à 18h. Il y aura aussi du vin chaud - l'abus d'alcool est dangereux pour la santé mais pas l'abus de soupes ni de crêpes, ni de châtaignes grillées... que l'on trouvera aussi sur place.

Pour tout renseignement : Musée départemental du Textile - 81270 Labastide-Rouairoux
Tél : 05 63 98 08 60

Vos prochains rendez-vous sur l’agenda...

 

Moutons tarnais
Lire la suite

Filer en Aveyron

24 Octobre 2017 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Ce que fait la main, #Fibres à la folie, #Billet du jour

Christiane Pinet s'est installée il y a plus de quarante ans à La Couvertoirade en Aveyron, où elle file la laine et organise des stages de filage au fuseau et au rouet, non pas pour concurrencer l'industrie lainière mais pour retrouver le plaisir de créer soi-même une belle matière, la vraie laine, dont l'envie revient en même temps que les fraicheurs automnales.

Pour la contacter : Christiane Pinet - Le Bourg - 12230 La Couvertoirade - tel 05 65 62 17 92

 

Lire la suite

Amies de la soie, bonjour !

10 Octobre 2017 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Musées, #Fibres à la folie, #Billet du jour

Si vous aimez la soie, voici une bonne nouvelle qui devrait vous réjouir : le Musée des tissus de Lyon est sauvé en dépit du désintérêt persistant du Ministère de la culture.

Cette affaire tumultueuse commença en 2015, et tout de suite, de nombreuses voix se sont élevées contre le démantèlement de ce prestigieux musée. Il y eut des réunions, des conversations, des soutiens chaleureux, et tous les ingrédients d'un suspens insoutenable.

Merci à tous ceux, à toutes celles qui ont contribué, à un titre ou un autre à ce sauvetage !

Maintenant que le Musée des tissus de Lyon est sauvé, on va pouvoir s'occuper de sauver l'humanité... Gloups ! en 2049, Tata Georgette sera quasiment centenaire...

Lire la suite

Découvertes estivales... à Saint-Hippolyte-le-Fort

10 Août 2017 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Explorations textiles, #Musées, #Fibres à la folie, #Billet du jour

Admettons que j'ai un léger goût pour la soie... admettons que vous aussi... voilà un musée cévennol à visiter impérativement.

En plus, Marie-Noëlle Fontan y expose ses «Trames végétales» jusqu'au 30 septembre.

Lieu : Musée de la Soie - Place du 8 mai 1945 - 30170 Saint Hippolyte du Fort

Vos prochains rendez-vous textiles à Toulouse
et dans ses environs...

Lire la suite
1 2 > >>