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Tata-Georgette

Articles avec #lectures textiles tag

Remake it !

12 Octobre 2017 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Lectures textiles, #Ce que fait la main

Si vous avez envie de voir ce qu'on peut faire avec du papier bulle, avec de la bâche de camion, sans parler des vieux tee-shirts, des bouchons de stylo Bic et de plein d'autres matériaux et autres résidus que nous jetons ordinairement, même si les «suggestions et conseils qui figurent dans cet ouvrage sont destinés à vous donner des idées, [...] les résultats obtenus varieront en fonction de votre dextérité et des matériaux et outils dont vous disposerez»  le livre «Remake it» d'Henrietta Thompson est à mettre entre toutes les mains car il allie une mise en page artistique avec de très belles photographies des réalisations de customisation et de recyclage de matériaux par des stylistes et couturiers à des croquis très lisibles.

Voilà un livre très utile, en plus d'être agréable à feuilleter, pour se fabriquer une mode durable et éco-responsable, si possible faite maison (do it yourself en anglais) ; il a, de plus, toutes les qualités de la bonne édition anglo-saxonne, avec une bibliographie fournie, un index détaillé - et petit détail qui finit de nous convaincre, il est imprimé sur un papier recyclé.

Remake it Mode : 500 trucs et astuces pour faire du neuf avec du vieux - d'Henrietta Thompson - trad de l'anglais par Lydie Échasseriaud - Thames & Hudson, 2012 - 270 p.

 

Remake it !
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Lavomatic

19 Juin 2017 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Lectures textiles

«J'ai apporté tous mes draps, rideaux et serviettes, mon Caddie débordait. Le lavomatic était bondé ; il n'y avait pas de lave-linge côte à côte. J'ai mis toutes mes affaires dans trois machines, avant d'aller demander de la monnaie à Ophélie. Ensuite j'ai mis les pièces et le détergent, et lancé le cycle. Sauf que ce n'était pas mes machines à moi. Celles-ci venaient de laver le linge d'un autre client.»

Les nouvelles de Lucia Berlin, rassemblées dans «Manuel à l'usage des femmes de ménage», racontent l'Amérique des laveries automatiques, des mobile-home, des urgences à l'hôpital, des cures de désintoxication et de la débrouille. Plus que de tranches de vie, il s'agit de rognures de vies, faites de tout ce qui peut arriver à une femme seule élevant ses quatre enfants, allant d'un emploi à l'autre au hasard des contrats, exerçant toutes sortes de métiers dans une Amérique un peu déglinguée, déménageant chaque fois que cela est nécessaire, donc souvent. Et avec tout ça, il s'agit de vraie littérature.

Berlin Lucia - Manuel à l'usage des femmes de ménage - nouvelles trad de l'anglais - Grasset, 2017 - 557p.

Lavomatic
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Rénovation

21 Mars 2017 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Lectures textiles, #Ça n'a rien à voir quoique...

BookBrok.com dément tous les chantres de la lecture sur écran car voila qu'il donne un sérieux coup de neuf à sa boutique de livres d'occasion avec une rénovation très réussie. Un beau bleu canard dans le fond de la boutique, du bois chaleureux et accueillant dans l'entrée, des belles tables de présentation, des rayonnages neufs.

Dans un premier temps, on aura l'impression qu'il y a moins de livres, mais ce sera une impression car les espaces sont désormais beaucoup mieux organisés, et au total, il y aura au moins autant de livres. BookBrok en profite aussi pour restructurer son offre avec un rayon de livres d'art plus étoffé, des livres anciens du XIXe siècle plus visibles, des livres d'artistes, en plus de ses rayons littéraires habituels. Et les livres pratiques seront regroupés dans un espace dédié, au fond de la boutique - dont les livres consacrés aux loisirs textiles...

Donc les livres confiés à un BookBrok entameront une deuxième, voire une troisième carrière, sous les meilleurs auspices car si vous êtes comme moi, vous avez l'impression de commettre un crime en jetant un livre. D'ailleurs, c'est un crime.

Enfin, on peut être bouquiniste et ne pas être anti-écran :  la vente sur place sera accompagnée d'une vente en ligne, même si rien ne vaut le plaisir de fouiner chez un bouquiniste.

BookBrok.com - 16, rue de Metz - 31000 Toulouse - tel 05 61 25 45 47
du mardi au samedi

 

Rénovation
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De l'art et du textile

29 Septembre 2016 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Lectures textiles

Pour qui s'intéresse aux relations entre art et textile, voici un lien intéressant qui dirige vers le n°82 de la Lettre de l'Académie des Beaux-Arts, avec des articles courts et variés sur la rencontre de l'art et du textile.

 

 

 

De l'art et du textile
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Citoyenne et tricoteuse...

2 Septembre 2016 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Lectures textiles

Qu'il semble loin le temps où les tricoteuses, ces femmes du peuple qui assistaient aux assemblées et clubs révolutionnaires, entre 1789 et 1795, ont finalement été exclues des lieux politiques car si elles ne pouvaient certes pas prendre la parole à la tribune, elles ne se gênaient toutefois pas pour exprimer leur avis parfois de façon très expressive et bruyante, et essayer d'intervenir dans les débats.

Margrethe Vestager, commissaire européenne à la Concurence  démontre qu'on peut tricoter ET faire de la politique, ou qu'on peut faire de la politique ET tricoter ET même sérieusement déranger quelques grands de ce monde. Femme politique danoise, elle s'est récemment attaquée à une pile de dossiers particulièrement  lourds.

  • Sur les tricoteuses révolutionnaires, on peut lire l'ouvrage de Dominique Godineau «Citoyennes tricoteuses», édité par Perrin en 2004.

 

éléphant tricoté par Margrethe Vestager - tricoteuses révolutionnaires - Margrethe Vestager
éléphant tricoté par Margrethe Vestager - tricoteuses révolutionnaires - Margrethe Vestager
éléphant tricoté par Margrethe Vestager - tricoteuses révolutionnaires - Margrethe Vestager

éléphant tricoté par Margrethe Vestager - tricoteuses révolutionnaires - Margrethe Vestager

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Fin des vacances

28 Août 2016 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Lectures textiles

Rangez ce maillot que je ne saurais voir... tout ça pile pour l'année du 70e anniversaire de la création du bikini qui fut lui aussi interdit entre les années 50 et 60 sur beaucoup de plages européennes, dans de nombreuses piscines. Tropkini, pasassezkini... en fait toujours trop-ou-pas-assez-quelque-chose dès qu'il s'agit du vêtement féminin... Qui se soucierait d'interdire la barbe car cela fait «barbu» ? ou pour en rester dans le domaine du vêtement, qui se soucierait d'interdire le port de certains maillots de football, faisant pourtant explicitement référence à des pays étrangers et musulmans ?

Il n'en demeure pas moins que le maillot de bain a lui aussi une histoire comme le relate si bien mon excellent confrère le blog Nuits de satin ou dans l'ouvrage déja ancien mais qui n'a pas pris une ride d'Olivier Saillard, le très sérieux et érudit directeur du Musée Galliera  «Les maillots de bain» publié aux Éditions du Chêne en 1998.

Mais ceci dit, rangez tous les maillots, les-trop-et-les-pas-assez, fin de la récré, tout le monde se remet au boulot dès demain. Et que ça saute ! Pour ce qui est du Bikini, le nôtre à Toulouse, c'est par ici. Et aux dernières nouvelles, il n'y a pas de dress-code pour y aller.

 

source inconnue (mesure du délit) - Eugène Trutat  (Musée Paul-Dupuy à Toulouse) -
source inconnue (mesure du délit) - Eugène Trutat  (Musée Paul-Dupuy à Toulouse) -
source inconnue (mesure du délit) - Eugène Trutat  (Musée Paul-Dupuy à Toulouse) -
source inconnue (mesure du délit) - Eugène Trutat  (Musée Paul-Dupuy à Toulouse) -
source inconnue (mesure du délit) - Eugène Trutat  (Musée Paul-Dupuy à Toulouse) -
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source inconnue (mesure du délit) - Eugène Trutat (Musée Paul-Dupuy à Toulouse) -

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Suite médiévale

20 Juillet 2016 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Explorations textiles, #Lectures textiles

Certaines troupes de reconstitution médiévale proposent des tournois et toutes sortes d'animations tels que camp militaire médiéval, marché, monastère, métiers, taverne et auberge, saltimbanques, fêtes médiévales et animent ainsi de nombreux lieux de nos vacances.

Les quelques troupes présentées ci-dessous ne sont même pas une brève sélection mais juste un choix arbitraire de ma part : Les Voyageurs du temps : reconstituent le passé de la préhistoire à 1918. Leur lieu d'entreposage doit ressembler à une caverne d'Ali Baba... Le Grand fauconnier : plus spécialisé dans le médiéval et situé à Cordes-sur-ciel, donc un voisin. Les Chevaliers et gentes dames d'Occitanie qui tourne aussi régulièrement dans la région.

D'autres groupes se lancent plutôt dans la compétition sportive comme l'Ost du Griffon noir, à Toulouse ou comme les Becuts de Gascogne qui pratique le behourd et le combat médiéval, et qui d'ailleurs recrute en ce moment des nouveaux participants, si vous êtes tentés par le port de l'armure.

Où trouver des costumes médiévaux ? Certaines de ces troupes louent des costumes, il faut les contacter directement pour plus de précisions. On trouve aussi à Toulouse une boutique de mode médiévale, Apside Clothes située rue Pargaminières - nom de rue qui fait référence à l'activité médiévale de la rue, est-ce un hasard ? - mode médiévale certes élargie au gothique, néo-fantastique, cyberpunk, steampunk, etc.

On peut  coudre soi-même son costume en suivant toutefois les utiles précisions du site «Passion médiévale» qui déborde certes dans le jeu de rôle, la littérature fantastique gothique mais qui est une mine d'informations sur la reconstitution médiévale. La règle de base : éviter les anachronismes (donc pas de zip... pas de vêtement de couleur vive, pas de chaussure à talon aiguille, etc.), soigner les détails, les accessoires.  On peut lire quelques autres conseils très avisés avant de se lancer dans la confection d'un costume médiéval. De même une costumière partage sa grande compétence en ce domaine et dénonce le «merdiéval».

Enfin, on trouve des patrons tout fait, surtout chez les éditeurs anglophones comme McCall, Butterick. Burda fait plus volontiers des costumes de carnaval, donc pas très intéressants pour le médiéval. Il va de soi que les patrons «médiévaux» sont en fait contemporains car le patronnage n'existait pas à l'époque médiévale. En tout cas, on n'en a aucune trace historique.

Et pour finir, voici quelques lectures utiles pour compléter ce billet :

Bon voyage dans le temps !

Suite médiévale
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Texture textile

13 Mai 2016 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Lectures textiles

On y brode, on y coud, dans notre nouvelle région qui n'a toujours pas de nom qui tienne en moins de deux lignes. C'est aux artistes régionaux qui utilisent le textile sous toutes ses formes qu'est consacré le dossier de la revue «Art dans l'air». Il y est question du travail à base de crin de cheval par Anaïs Duplan, des tentures de Hassan Musa, des installations d'Anne Sarda, des dentelles de Sandrine Ginisty, des peintures sur tissu de Vincent Deliat, des patchworks narratif d'Emma Shulman, les récupérations de Corinne Bertheas, des broderies à la machine de Francine Fardouet et de Catherine Rosselle, entre autres. Car les artistes sont nombreux et on ne souhaite qu'une chose : voir plus souvent leurs œuvres exposées.

Dans ce vingtième numéro de la revue «Art dans l'air», il est aussi question du papier comme matériau artistique - le papier étant un cousin du tissu... - avec un article très intéressant sur les découpages papier de Benoit Ponsolle, qui a commencé à découpé du papier pendant les cours de philo, en terminale. Depuis, ce jeune Toulousain poursuit son parcours d'autodidacte du cutter. Et un autre article sur les pliages d'Erwan Soyer.

«Art dans l'air» : toute l'actualité des arts visuels en Midi-Pyrénés-Languedoc-Roussion.
Prix : 5€ - diffusé chez Ombres blanches, Privat et à la librairie des Abattoirs.

Texture textile
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Kimono

4 Mai 2016 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Explorations textiles, #Lectures textiles

Demain commence l'exposition consacrée aux kimonos, au Musée départemental du textile, à Labastide-Rouairoux. On pourra y apprécier «la diversité des kimonos japonais dans leurs matières (coton, soie, feuille de bananier, ananas...), leurs motifs et leurs procédés de réalisation et d’impression, notamment sur la période 18801920. Il s’agit de montrer le Japon dans sa diversité textile et culturelle à travers la fabrication et l’utilisation de ces textiles : quotidien, bain, cérémonie… L’exposition propose un voyage dans les fibres textiles utilisées dans les textiles japonais, qu’ils soient urbains ou ruraux, du nord (avec les premiers habitants du Japon, les Aïnus) au sud (avec les îles d’Okinawa) en passant par les centres urbains de Tokyo et les kimonos meisen et bingatas. Une attention particulière est réservée aux coopératives de femmes qui continuent dans certaines îles japonaises de perpétuer l’art du tissage des accessoires du kimono notamment le obi (ceinture large et très longue, faite de tissu). Les kimonos sont mis en regard de représentations de paysages et de motifs du quotidien des Japonais qui influencent la réalisation des textiles (échantillons de tissus, paravents, rouleaux, objets en laque, céramiques, livres illustrés et autres objets).»

On peut lire aussi sur le même sujet le beau livre* «Kimonos» de Sophie Milenovich, designer textile formée à l'École des Arts appliqués Duperré,  qui nous invite en quelque sorte à visiter le kimono de l'intérieur, en démontant ce vêtement en apparence si simple pour en comprendre toute la complexité, et a à examiner de plus près les adaptations européennes, chez Vionnet la couturière, ou Bonnard le peintre, le tout dans un très beau livre, parfaitement illustré.

On peut également coudre soi-même un kimono, soit en s'inspirant des proportions données par Sophie Milenovich dans son livre si on souhaite s'en tenir aux modèles traditionnels, soit en réalisant un vêtement occidental s'inspirant du kimono. À moins que vous ne souhaitiez réaliser un yukata, sorte de kimono d'intérieur, plus simple que le kimono traditionnel.

* Milenovich Sophie - Kimonos - Seuil, 2007

Kimono
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Poésie textile dans le Gers

20 Avril 2016 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Lectures textiles, #Explorations textiles

Françoise Tellier-Loumagne est tombée dans la marmite de la création textile en 1969 et elle n'en est jamais ressortie. Elle a mené une belle carrière de formatrice dans les plus grandes écoles (Duperré à Paris, mais aussi à Lyon, à Montréal, etc.) et a rédigé quatre livres qui sont devenus des bibles dans ce domaine et traduits dans plusieurs langues, tous richement illustrés avec environ 600 illustrations par ouvrage, ils sont à la fois exemple de création et source d'inspiration, mais aussi guides pratiques par la précision des explications que l'auteur apporte à tous ceux qui voudront avoir une autre vision des travaux d'aiguilles, assez loin des travaux conventionnels de point de croix et autres travaux de patronage.

Françoise Tellier-Loumagne se consacre désormais à la création textile et puise son inspiration dans la nature, dans les nuages comme dans son ouvrage consacré au feutre, dans le monde végétal, mais aussi dans les murs de nos villes. Ce sont ses travaux qu'expose la galerie Eqart, démontrant une fois de plus que le textile a pleinement sa place dans l'art contemporain.

: Eqart - Galerie d'art - 21, rue Henri-Laignoux - 32230 Marciac - tel 05 62 09 36 83
Du mercredi au samedi, de 14h à 18h, jusqu'au 14 mai 2016

Ses livres :
Mailles, les mouvements du fil - Éd. Aubanel, 2003
Broderies - Éd. Aubanel, 2005
Feutres - Éd. Aubanel, 2007
1000 manières de créer - Éd. La Martinière, 2010

 

Poésie textile dans le GersPoésie textile dans le Gers
Poésie textile dans le GersPoésie textile dans le Gers
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Le tissu qui marche

9 Mars 2016 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Lectures textiles

Sale temps pour les vieux draps usagés qui ont été transformés le temps d'une journée en banderoles protestataires !

Les banderoles sont apparues au début du XXe siècle pour exprimer un mécontement social et elles ont été utilisées par presque tous les mouvements contestataires du XXe siècle ; il semble qu'elles vont poursuivre leur carrière au XXIe.

Véritable discours d'une foule en marche,  la banderole se déploie selon plusieurs modes : il y a les banderoles de tête de cortège qui annoncent clairement le propos général, les banderoles intermédiaires qui apportent des nuances à ce propos et segmentent les marcheurs en groupes d'affinités. Écrits éphémères, elles sont désormais souvent conçues pour être photogéniques, filmables, facebookables.

Une authentique banderole est très souvent réalisée en tissu, parfois en plastique léger bien que ce matériau soit plus fragile ; le texte peut être peint ou collé, parfois cousu ; elle peut être constituée d'un seul morceau ou de plusieurs morceaux cousus ensemble, et toujours fixés sur des manches (au moins 2, mais jusqu'à 6) afin d'être plus commodément tenue en hauteur pour être visible de loin, tenue par plusieurs personnes qui marchent de front, sur toute la largeur de la voierie, avec des trous pour laisser passer le vent en cas de besoin, le raffinement consistant dans ce cas à découper les trous  dans les lettres comme A B D O P R, dans le corps du texte. Préparer une banderole demande un réel savoir-faire pour l'assemblage du tout, pour que la banderole tienne le temps du cortège, savoir-faire qui se transmet d'une génération à l'autre. D'ailleurs, on observe souvent que les premières banderoles d'une nouvelle génération sont «techniquement» incomplètes comme sur  l'image jointe : le port en hauteur possible par la fixation sur  des manches viendra avec l'expérience.

Cet objet relativement récent s'insère par sa forme et son usage dans une longue tradition des textiles qui «disent quelque chose», comme ses plus proches parents que sont  le drapeau patriotique, l'étendard militaire, mais aussi la bannière de congrégation religieuse portée lors des processions, et même l'écharpe du supporter de foot, sorte de petite banderole personnelle.

Il y aurait encore beaucoup de choses à dire sur les banderoles, comme le fait remarquablement Philippe Artières dans son ouvrage « La Banderole : histoire d'un objet politique»  publié par Autrement en 2011 - (Coll. Leçons de choses).

source inconnue  - 2016 03 09

source inconnue - 2016 03 09

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Vite, une machine à coudre !

25 Février 2016 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Bonnes affaires, #Lectures textiles

Vite, une machine à coudre !

Une façon idéale de s'équiper pour une débutante : en ce moment et jusqu'au sur le site «Vente privée» des machines à coudre de la marque Singer. À vos fils, à vos aiguilles, cousez !

Pour apprendre à s'en servir, on peut s'aider par exemple avec le livre de Marie Clayton «Comment utiliser sa machine à coudre : manuel de base», publié par l'Inédite ou encore mieux venir à un prochain atelier...

Vite, une machine à coudre !
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La route de la soie

6 Février 2016 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Lectures textiles

Même si la soie n'était pas la seule marchandise échangée sur ce trajet long de près de huit mille kilomètre depuis le IIe siècle avant notre ére et jusqu'au XVe siècle, c'est néanmoins ce textile précieux et longtemps énigmatique pour les Européens qui a donné son nom à ce parcours reliant l'Asie à l'Europe. La route de la soie qui a fait la fortune de nombreuses cités et accru les échanges culturels entre toutes les populations vivant sur son itinéraire fait l'objet d'un numéro spécial de la revue «Connaissance des arts» (disponible chez votre marchand de journaux). Lecture à savourer ce weekend.

 

La route de la soie
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Mohair d'hiver

17 Décembre 2015 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Explorations textiles, #Lectures textiles

Quelque part en Ariège, vit un troupeau de chèvres angora. Menées par deux jeunes éleveurs passionnés, Loïc et Pauline, ces chèvres fournissent une toison remarquable, le mohair.

Cette fibre douce, très isolante et extrêmement légère est ensuite traitée, c'est-à-dire triée, nettoyée, filée, teinte, conditionnée, transformée, par une coopérative d'éleveurs français. La filière «mohair» représente à peine 1% de la production mondiale de fibres naturelles, et en France, encore moins. Il faut dire que cette race de chèvre, très ancienne a pendant longtemps été confinée sur les rudes plateaux anatoliens où elle s'était très bien adaptée au climat impitoyable de cette contrée. Elle n'est arrivée en Europe occidentale qu'au cours des années 1980. Est-ce que le climat des contreforts pyrénéens est aussi mordant ? Toujours est-il que la laine fournie par ces chèvres espiègles est d'excellente qualité.

J'avais assisté cet été à la tonte qui a lieu deux fois par an, en août puis ensuite en février. Autant dire que maintenant, courant décembre, les chèvres ont retrouvé une belle épaisseur de toison. Je ne sais pas pourquoi j'ai tant attendu pour publier ce billet, peut-être ai-je attendu le froid qui ne vient pas car l'hiver est à peine automnal. Mais enfin, ce matin, m'est venu une subite envie de douceur. Pour voir les beaux lainages proposées par la Ferme du mohair, il faut aller sur place où on trouve un très beau choix de pelotes de laines à tricoter et aussi de produits finis en maille (pulls, chaussettes, bonnets, écharpes et tricots divers) ou tissés comme de très belles étoles, des châles. Tout cela si douillet. On peut aussi se procurer ces articles dans une belle boutique en ligne.

Pour les amatrices de tricot main, il est préférable de tricoter avec des aiguilles assez épaisses pour que la fibre garde tout son gonflant. Le mohair se prête très bien à toutes sortes de mailles fantaisies, dont celles très aériennes de la dentelle Shetland, telle qu'elle est fort bien expliquée dans le livre d'Élisabeth Lovick «La Magie de la dentelle Shetland au tricot» publié par les Éditions de Saxe.

Pour y aller : c'est en Ariège, à Camarade. Lieu dit «Ferme du moulis». On peut y passer une belle journée et en profiter pour faire une belle excursion car la ferme est proche du Mas d'Azil.

ill. En cours de tonte, après la tonte, couverture de la Magie de la dentelle Shetland

Mohair d'hiver
Mohair d'hiver
Mohair d'hiver
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La fée du fil

28 Novembre 2015 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Lectures textiles, #Explorations textiles

La fée, c'est Vanaja Braibant. Sa fibre, c'est le fil de fer qu'elle arrive à faire danser comme la soie, à vriller comme un cheveu. Elle habille le vide avec le fil de fer fin, elle crée de la poésie avec du métal, matériau humble qu'elle noue, effiloche, tricote, crochète, coupe, tord, brode, courbe, tresse, reprenant nombre de techniques propres au textile pour en faire des sculptures aériennes de toutes dimensions. Les plus petites tiennent dans la main, les plus grandes s'accrochent au mur ou au plafond pour qu'on puisse tourner autour et les observer sous toutes leurs facettes. Mains, animaux, objets de la vie courante, tout lui est prétexte à créer des formes arachnéennes. Et comme en plus elle aime partager son savoir-faire, elle propose des cours et stages, ce qui peut être une très bonne idée de cadeau destiné à quelqu'un qui aurait envie d'emboîter les pas d'illustres prédécesseurs de cet art insolite, comme Calder. Pour la contacter, c'est ici.

On trouve Vanaja Braibant à la boutique Ôz'arts du jour, rue de la Colombette, qu'elle partage avec d'autres créateurs et artistes toulousains.

Voici un livre qui ne traite que du fil de fer crocheté - et qui laisse donc de côté toutes les autres techniques qu'emploie Vanaja Braibant, «Accessoires crochetés en fil métallique» par Nanae Kimura (Éditions de Saxe, 2012), même s'il est plus particulièrement orienté bijouterie fantaisie. Et il faut au préalable savoir crocheter...

La fée du fil
La fée du fil
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12 couturières

19 Octobre 2015 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Lectures textiles

  • MEYER-STABLEY Bertrand - 12 couturières qui ont changé l'histoire . Pygmalion, 2013 - 426p.

Les douze couturières sont les suivantes : Rose Bertin, Jeanne Paquin, Jeanne Lanvin, Madeleine Vionnet, Coco Chanel, Elsa Schiaparelli, Nina Ricci, Madame Grès, Carven, Sonia Rykiel, Vivienne Westwood, Miuccia Prada, soit deux bons siècles de couture.

Les moins du livre : un ton parfois un peu people, trop peu d'illustrations ce qui est assez frustrant.

Les plus du livre : des biographies bien campées, quoique rapides, qui situent bien l'époque et à la fin de l'ouvrage une bibliographie bien fournie.

12 couturières
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Dufy à Carcassonne

29 Septembre 2015 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Explorations textiles, #Lectures textiles

Il reste encore quelques jours pour aller voir l'exposition «Raoul Dufy, tissus et création» à Carcassonne.

Raoul Dufy est né au Havre en 1877. Depuis 1910, date de sa rencontre avec Paul Poiret, prince de la mode en ce lointain début de siècle et il lui fournit des dessins pour ses tissus. Puis li travaille pour les soyeux lyonnais Bianchini&Férier qui fournit tous les grands noms de la haute-couture (Worth, Vionnet, Lanvin, etc.), pendant une vingtaine d'années. Jusqu'à son décès en 1953, le textile a toujours tenu une place importante dans son œuvre.

Ce merveilleux illustrateur, sut utiliser les contraintes techniques de la gravure sur bois qu'il avait pratiquée auparavant, avec le léger décalage entre contour et couleur, un peu comme si la couleur ne pouvait pas se tenir à sa place, dans les contours, et en sortait en larges à-plats. Des contours vifs donnant un mouvement rapide, des couleurs délicates, des transparences limpides.

Et toujours des sujets plaisants, les loisirs, les courses de chevaux, les bains de mer, les fleurs, la musique, les scènes champêtres, loin, très loin des tourments du siècle, un peu comme s'il leur avait délibérément tourné le dos.

Sinon il est toujours possible d'acheter des textiles dessinés par Raoul Dufy en s'adressant à la maison Bianchini&Ferier qui possède des archives avec les dessins originaux. Ou un carré de soie. À défaut d'une toile du maitre. Ou si vous ratez l'exposition de Carcassonne.

La précédente exposition des créations textiles de Raoul Dufy remonte au début des années 1990. Un catalogue avait été édité pour la circonstance :

Lieu : Musée des beaux-arts de Carcassonne - 1, rue de Verdun - tel 04 68 77 73 70
Jusqu'au dimanche 4 octobre 2015 - Entrée gratuite

../... Et beaucoup d'autres événements textiles dans la région sur la page AGENDA.
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Me réabonner ?

17 Septembre 2015 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Lectures textiles

Marie-Claire Idées vient de m'envoyer un courrier pour que je me réabonne. Tout bien pesé, il n'est pas sûr du tout que je renouvelle mon abonnement pour cette revue, censée être une revue consacrée aux loisirs créatifs, aux travaux manuels et qui consacre dans chaque numéro plus d'une vingtaine de pages aux cosmétiques (publicité et rédactionnel), et autant à la cuisine et à la nourriture (publicité pour Häagen-Dazs, par exemple). Je sais bien que c'est une revue «féminine» et que nous devons impérativement séduire en nous ripolinant la frimousse, sans oublier de nourrir notre tribu...

À cela, il faut ajouter également les pages «shopping mode» - revue féminine oblige... soit encore quelques pages, et on arrive à environ 50 pages «hors sujet» dans une revue qui en comporte 180. Cela fait beaucoup !

Si on ajoute à cela le fait que beaucoup trop d'articles «idées» sont du niveau «collier de nouilles pour maternelle», il ne reste plus grand chose à se mettre sous la dent. Trop peu d'articles sur des techniques, sur des créateurs, sur des matériaux, sur des entreprises, sur des musées, sur des expositions, bref sur le monde «idées» tel qu'il grouille de vie.

Encore faudrait-il qu'il ne s'agisse pas seulement d'articles avec juste des belles couleurs, une belle mise en page, mais des vrais articles de fond avec un vrai rédactionnel, des interviews, des vrais reportages, de ceux dont on se dit, une fois qu'on les a lus qu'on a appris quelque chose.

Puisque Marie-Claire Idées se positionne de plus en plus sur le créneau «jolie revue pour salle d'attente de médecin ou pour salon de coiffure», j'attendrai de la trouver au hasard de mes (rares) visites chez ma toubib, ou de ma coupe-couleur de cheveux mensuelle pour la feuilleter, car on ne peut pas en faire grand chose d'autre que la feuilleter dix minutes, ce qui ne mérite pas un achat.

.../... Et d'autres lectures textiles : ici, ici et ici.

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Lanvin, 125 ans de créations cousues main

7 Septembre 2015 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Lectures textiles, #Explorations textiles

La grande rétrospective consacrée à la couturière Jeanne Lanvin (1867-1946) a fermé ses portes, fin août à Paris. Cette remarquable exposition du Palais Galliera retrace la carrière de la créatrice de la plus ancienne maison de haute-couture française encore en activité avec plus d'une centaine de modèles de la créatrice sortis des fonds du Palais Galliera et de la maison Lanvin. Jeanne Lanvin avait en effet créé son premier atelier en 1885. C'est aujourd'hui Alber Elbaz qui a pris la relève à la direction de cette doyenne.

Si vous n'avez pas pu aller à Paris voir cette très belle exposition, il vous reste la possibilité d'en voir beaucoup d'images, de découvrir la biographie de Jeanne Lanvin. Et pour finir de feuilleter et lire le catalogue d'exposition. Et aussi bien sûr d'apprécier la collection 2015-2016...

Jeanne Lanvin (1867-1946) - Editions Paris Musées, 2015 - 336 pages - 45€

Lanvin, 125 ans de créations cousues main
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Saison de coton

30 Juillet 2015 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Lectures textiles

Le coton est la fibre estivale par excellence. On en porte constamment, on a envie d'en acheter aussi et profiter de ses voyages pour faire quelques achats de métrages à coudre, jolis souvenirs de vacances. Car même dans notre monde mondialisé, globalisé, on trouve encore de belles productions locales. Il faut juste penser à ménager une petite place vide dans la valise, en prévision de ces acquisitions, ou même à faire comme une amie qui part avec une valise pleine, et une valise vide et qui revient avec les deux valises pleines...

On peut aussi profiter de l'été pour lire, par exemple celui de James Agee, illustré par les superbes photos de Walker Evans «Une saison de coton» - Ce reportage sur trois familles de métayers en Alabama, en 1936, a été publié l'an passé par Christian Bourgois. À l'origine, ce livre était un reportage commandé à ses auteurs par le magazine Fortune qui finalement ne le publia pas. En effet, l'image qu'il donnait du Sud cotonnier était assez loin de la mythologie de la prospérité américaine, d'un Sud riche, opulent et insouciant.

La suite se trouve probablement dans «Les raisins de la colère» de John Steinbeck, publié à petit tirage selon le souhait de Steinbeck qui estimait que son roman était trop choquant en décrivant la misère des métayers du coton, chassés de leur terre. Le livre fut un succès et le film aussi, tourné en 1940, avec Henry Fonda.

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