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Tata-Georgette

lectures textiles

Macramé

21 Mai 2022 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Atelier, #Billet du jour, #Lectures textiles

Le macramé revient en vogue depuis quelques temps déjà. Loin du casse-tête qui fait des nœuds au cerveau, c’est une technique textile qui permet la réalisation de très beaux objets à mi-chemin des arts folkloriques et de l’esthétique contemporaine.

Pour s’y essayer, quelques livres sont parus récemment. Tout d’abord, « Macramé l’art de faire des nœuds » publié par Merci les livres. En fait, il s’agit plus d’un dépliant – au prix modique de 5,95€– consacré aux bases, une sorte d’aide-mémoire portatif qui peut utilement accompagner les débutants.

Macramé
Macramé  - Merci les Livres - 9782383550549 -
 
Pour s’aventurer plus avant dans la confection d’objets, « Macramé, une passion créative » de Fanny Zedenius, designer suédoise dont les créations et les livres ont largement contribué au renouveau et au succès actuel du macramé, propose la réalisation de 20 modèles. Édité par Mango en 2020.
Macramé. Une passion créative - mango - 9782317022838 -

Soyons fous  ! ajoutons des couleurs au macramé avec « L’Atelier macramé tout en couleurs » de Françoise Vauzeilles, édité par Marabout, propose des objets décoratifs pour la maison. Cela n’a l’air de rien, mais ajouter des couleurs à la forme complique bigrement le travail.

L'atelier macramé tout en couleur - Marabout - 9782501168960 -
Pour finir cette sélection, « À la fin de ce livre vous saurez faire du macramé » de Tiffany Alleen, Kim Lightbody, Caitlin Keegan, Marie-Noëlle Pichard, publié par Dessain&Tolra. Ouvrage qui propose  une récapitulation des nœuds de base, puis une vingtaine d’ouvrages décoratifs.
A la fin de ce livre vous saurez faire du macramé - Dessain et Tolra - 9782295014221 -

Faites de bons nœuds...

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Éthique ou ne pas éthique  ?

9 Mai 2022 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Billet du jour, #Fibres à la folie, #Lectures textiles

Alors que la production mondiale de vêtements a doublé entre 2000 et 2015 – et on n’allait déjà pas tout nu en 2000...– et que des montagnes de vêtements parfois à peine portés s’amoncèlent dans de vastes décharges, il est grand temps d’examiner de plus près nos pratiques vestimentaires et textiles. Une bonne chose serait, outre le fait de modérer notre consommation frénétique, d’en savoir plus sur les fibres qui nous habillent, de quoi elles sont faites  pour mieux les choisir.

Tout d’abord, tout ce qui constitue la fibre elle-même, avec « Fibres textiles, caractéristiques et propriétés » de Noureddine Baaka, publié aux Éditions universitaires européennes, en 2020, qui s’attache à définir les différentes fibres textiles, de leur composition chimique à leurs propriétés mécaniques et thermiques. De plus , il décrit également les techniques de filature, de tissage, de tricotage et d’ennoblissement. Donc, un ouvrage pas très poétique mais fondamental pour savoir ce qu’on achète.

Fibres textiles - editions universitaires europeennes - 9786139546534 -

Outre la fibre elle-même, il est intéressant de connaitre les intrants nécessaires à leur fabrication, les divers produits chimiques utilisés lors étapes nécessaires à la confection du vêtement, les nombreux professionnels qui s’y emploient et leurs conditions d’exercice. Pour cela, rien de mieux que ce livre  : « Textiles éthiques, s’habiller un acte engagé » d’Émilie Pouillot-Ferrand, édité par Terre Vivante.

Et pour celles et ceux qui souhaiteraient s’orienter vers les métiers de l’industrie textile, rien de mieux que la petite brochure de l’Onisep, dans la collection Zoom sur les métiers, parue récemment.

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Pourquoi tant de bibles ?

16 Avril 2022 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Billet du jour, #Lectures textiles

L’étymologie du mot « bible » vient du grec « biblia », livres. Outre l’acception religieuse de Bible avec une majuscule, bible sans majuscule désigne par extension un livre de référence, qui fait ou veut faire autorité dans son domaine, souvent consulté et destiné à une certaine pérennité.

Pourquoi tant de bibles de tricot  ? de crochet  ? de broderie  ? de couture  ? etc. Tout avait pourtant commencé de la façon la plus laïque qui soit avec la merveilleuse et intarissable « Encyclopédie des ouvrages de dames » publiée par Thérèse de Dillmont en 1886, avec un nombre prodigieux de techniques présentées (et pas seulement des techniques occidentales), avec une grande précision des dessins et surtout avec un plan méthodique ; toutes ces qualités, très pédagogiques et novatrices à l’époque, en font un ouvrage toujours d’actualité et d’ailleurs régulièrement réédité. Choisir le mot « encyclopédie » exprimait bien la volonté de placer les « ouvrages de dames » dans le vaste domaine du savoir humain, de les sortir de la relégation des « passe-temps ».

Si je m’en tiens à la pile des livres dont je dispose et à une recherche bibliographique rondement menée, il semble bien que les « bibles » nous sont venues du monde anglo-saxon, ces contrées exotiques où chaque chevet de lit compte une Bible. Pour placer le domaine des activités textiles dans le monde du sérieux, il semble que ce soit la référence biblique qui fonctionne le mieux outre-Manche et outre-Atlantique.

En tout cas, les bibles actuellement disponibles en français sont très souvent des traductions de l’anglais comme l’ouvrage de Debbie Bliss ci-dessous. Toutefois, à la différence de la Bible, l’ouvrage est signé par son autrice, même si dans son introduction elle remercie la « communauté du tricot » qui l’a aidée ou inspirée.

On y retrouve certaines les qualités de la grande ancêtre Dillmont, à savoir un plan cohérent et bien construit, des dessins clairs, des photos aussi – même si les dessins sont souvent bien plus faciles à comprendre que les photos pour la raison que le dessinateur élimine tous les éléments parasites. Les explications y sont compréhensibles et bien traduites. Dans cette bible, il est assez peu question de points mais plutôt de l’ensemble des techniques concernant la maille, du choix de la fibre au montage final de l’ouvrage. Une bonne partie du livre est d’ailleurs consacrée aux finitions, point particulièrement douloureux pour beaucoup de tricoteuses débutantes.

Il y a bien d’autres bibles, comme  :

qui reprend certes la tradition biblique de l’anonymat des auteurs... (inspiration divine  ? ? ?  non   ! c’est un collectif dirigé par les Éditions Marie-Claire) et qui s’en tient prudemment à décrire 300 points. Il faut noter au passage que cet ouvrage a de nombreuses qualités formelles, d’abord la classification raisonnée des points par grandes familles, une photographie du point tricoté, des explications rédigées et des schémas très compréhensibles. À mon humble avis, ces deux ouvrages se complètent très bien et devraient tenir une bonne place dans les paniers à ouvrages. À une réserve près... personne n’a jamais pu apprendre à nager en lisant un manuel de natation ni en prenant « Le Grand bain » comme tutoriel... Les livres techniques sont à réserver aux personnes qui ont acquis les bases par la transmission directe de Maitre Jedi à Padawan, ou plus probablement de grand-mère à petite-fille. À défaut de grand-mère ou de Maitre Jedi, il y a Tata Georgette.

Il y a bien sûr des encyclopédies comme « L’Encyclopédie du tricot » de Katharina Buss, dont le titre original en allemand « Das Grosse Ravensburger Strickbuch » n’a rien d’encyclopédique ni de biblique. Mais l’éditeur a jugé que le terme « encyclopédie » était plus approprié pour le marché francophone, sans compter que la traduction littérale « Grand livre de tricot Ravensburger » en ferait un livre invendable en France...

Et cela c’était pour s’en tenir à quelques titres de référence consacrés au tricot. Il en existe aussi pour le crochet, quoique leurs ambitions soient en général plus mesurées...

Ce dernier ouvrage est également une traduction d’un original en anglais...

et aussi une bible éditée par les Éditions Marie-Claire, qui possède les mêmes qualités formelles que la bible du tricot  chez le même éditeur  :

On vous  promet même d’accéder facilement au paradis des crocheteuses  :

Pour la broderie  et la couture, les bibles sont en général spécialisées sur un domaine... mais alors, est-ce que ce sont encore des bibles  ?

...

...

Il est à noter que de nombreux titres qui se donnent comme propos de faire le tour encyclopédico-biblique d’une technique, qu’ils soient rédigés par des auteurs francophones ou qu’il s’agisse de traductions du japonais, s’en tiennent de façon pragmatique à « Précis de... », « Manuel de...  »., « Guide de... », « Les Bases de... ».  Bref, sans aucune ambition de sauver le monde.

Joyeuses Pâques  ! ! !

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Collectionner

12 Mars 2022 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Billet du jour, #Explorations textiles, #Lectures textiles

Collectionner les textiles... cela peut aller des quelques boites pleines de laines et de tissus des pratiquantes textiles que nous sommes à des collections plus importantes, aux thématiques très originales de collectionneurs passionnés.

En ce moment, une (petite) partie des collections de Catherine Legrand est exposée à Paris, dans le cadre du salon Aiguilles en fête. Cette styliste globe-trotteuse glane tout autour de la planète des témoins de l’art et des techniques textiles, du Vietnam à l’Amérique du sud en passant par nos aimables provinces. Un brin de curiosité, le goût de chiner,  tout est prétexte pour raconter le monde textile.

Ill. Aiguille en fête

Dans ce blog, il a déjà été question des livres qu’elle a publiés, ici... et ici...  Dans « De la tête aux pieds » elle aborde le vaste domaine des accessoires du vêtement  : sacs, ceintures, coiffes diverses, des chaussures, dont l’aspect esthétique s’ajoute à la pure fonctionnalité (contenir des objets, protéger la tête ou les pieds, compléter le vêtement, etc.). Tous les beaux objets présentés dans ce livre peuvent être des sources d’inspiration pour nos aiguilles.

https://www.fashion-spider.com/wp-content/uploads/2017/12/de_la_tete_aux_pieds_par_catherine_legrand.jpg

Ouvrage publié aux Éditions de la Martinière –  240p. – 35€

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Faire la lumière

6 Janvier 2022 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Billet du jour, #Lectures textiles

Nadja Berruyer a publié récemment un très beau livre « Les monstres et Baba Yaga » qui présente 375 photographies (par Aurélie Martin) de 180 de ses plus beaux tableaux brodés depuis 1988. La préface est de Christian Lacroix pour lequel elle a travaillé une partie de sa carrière.  Puis elle a fait un détour par le costume de scène, les costumes des académiciens avant de revenir à son grand amour, la broderie.

 

Broder, c’est faire la lumière, dit-elle (voir vidéo ici), ce qui décrit très bien la technique qu’elle affectionne particulièrement, la broderie de Lunéville qui nécessite une multitude de petites perles. Cette technique orna les robes des années 1920. Puis, le vêtement féminin s’allégeant et le coût étant très élevé, cette technique fut quasiment oubliée, sauf dans la (très) Haute Couture avant de revenir en vogue depuis une dizaine d’années, plus utilisée désormais pour la création purement artistique, ou pour des accessoires de mode. On trouve maintenant des cours de Lunéville, dont ceux prodigués par le Plumarium, près de Toulouse.

Ce très bel ouvrage m’a été chaudement recommandé par Odile, lectrice assidue de ce blog. Si vous aussi, vous repérez des livres, des films, des expositions, des informations textiles qui méritent d’être partagées, vous ferez des heureuses en me transmettant l’information car tout ce qui concerne les loisirs et les arts textiles est ordinairement négligé par la « grande » presse. Donc, c’est à nous, amatrices et pratiquantes de pallier ce désintérêt et je vous remercie pour votre vigilance. Merci Odile  !

Pour acheter le livre - et éventuellement le film « Brodeuse »  : c’est ici.

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Continent mode

26 Novembre 2021 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Billet du jour, #Lectures textiles

Voici un beau livre à offrir « Swinging Africa le continent mode » qui parcourt l’Afrique du Nord au Sud, de l’Ouest à l’Est pour mettre en lumière la nouvelle génération des créateurs africains, qu’ils soient couturiers, designers de mode,  influenceurs, blogueurs, etc.

Audace, humour, sont les maitres mots de cette génération qui, tout en puisant dans les héritages africains, a une démarche hyper-contemporaine pour appliquer dans le domaine de la mode une réappropriation culturelle propre et commence à sérieusement influencer la monde de la mode, dans le monde entier.

 

Swinging Africa le continent mode – par Emmanuelle Courrèges – Flammarion, 2021 –  240p. – 60€

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Les oubliés du placard

12 Novembre 2021 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Billet du jour, #Lectures textiles

Voici un livre issu du confinement...  avec tutos pour tout transformer, du soutien-gorge à la doudoune  ! pour s’occuper agréablement lors du prochain confinement  ? mais attention  : upcycler des vêtements demande de savoir coudre un minimum, cela peut se révéler ardu si c’est la première fois que vous tenez une aiguille. D’un autre côté, cela fournit un excellent prétexte pour oser se mettre enfin à la couture.

Livre disponible au prix de 24,95€ dans toutes les bonnes librairies.

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Chants du fil

12 Octobre 2021 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Billet du jour, #Lectures textiles, #Explorations textiles

Samedi dernier, le Musée Georges-Labit recevait Catherine Bourzat, venue à Toulouse quasiment en voisine, du Tarn où elle réside ordinairement. Elle a évoqué « les routes et toiles, l’Asie et le monde à travers l’imaginaire textile » et en particulier le parcours qui l’a amenée à produire le très beau livre « Les Chants du fil, textiles tribaux du sud-ouest de la Chine » avec Philippe Fatin.

Catherine Bourzat, sinologue voyageuse, a passé deux décennies à voyager en Chine, après des études à l’École du Louvre, ainsi que des études de chinois. Elle a exploré  là-bas la culture chinoise traditionnelle et publié des livres sur la gastronomie, les contes, le thé, la porcelaine ainsi que des guides de voyage.

Dans ce très beau livre aux très riches photographies, elle donne la parole à Philippe Fatin, collectionneur de textiles et costumes des Miao, une population chinoise vivant dans le sud-ouest de la Chine. Pressentant la disparition de ces costumes, portés dans les occasions solennelles de la vie, lors des fêtes, mariages, funérailles, il les a photographiés, décrits  ;  il a observé les tisserandes, les couturières qui perpétuaient ces traditions vestimentaires très colorées et très riches, en fait la seule richesse de ces populations qui vivaient dans une région montagneuse très rude. Chaque vêtement présenté, photographié in situ ou en studio, fait l’objet d’une description ­détaillée: taille, matière, points de broderie utilisés, fonction, etc.

 « Les chants du fil, textiles tribaux du sud-ouest de la Chine – Éd. Olizane, 2016 – 262p. – très nombreuses illustrations – 54€. On peut le commander ici et dans toutes les bonnes librairies. Beau cadeau pour Noël   ?

 

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Spécial Fête des mères

25 Mai 2021 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Billet du jour, #Lectures textiles

Voici quelques idées destinées aux enfants indignes qui n’ont pas d’idée de cadeau, à l’occasion de la Fête des mères...

Pour une mère artiste qui aime bien expérimenter de nouvelles techniques, de nouveaux matériaux, Smaranda Bourgery, artiste textile, propose un guide d’exploration des multiples ressources du textile. Comme toujours avec les livres des Éditions de Saxe, les pas-à-pas sont précis et bien détaillés.

Pour une mère voyageuse, un peu frustrée d’être contrainte à l’immobilité depuis le début de 2020, voici un livre peut-être déjà un peu ancien puisqu’il date de 2010, mais s’il ne figure pas dans la bibliothèque maternelle, il faut absolument le lui offrir. Livre remarquable d’une grande dame du textile, Catherine Legrand qui mêle récits de voyages et découvertes des savoir-faire un peu partout dans le monde. (Éd. de la Martinière)

et celui-ci paru plus récemment,  de Thomas Murray, collectionneur de textile, publié chez Citadelles et Mazenod, en 2019. Livre carrément somptueux de 520 pages, très richement illustré.

Pour une mère victime de la mode, « Le vêtement de A à Z, encyclopédie thématique de la mode et du textile » de Sophie George, publié par Falbalas en 2019 - c’est tout de même la cinquième édition  !). Comme dans toute bonne encyclopédie digne de ce nom, on trouve dans ses 495 pages de très nombreuses définitions, des illustrations.

Pour une mère curieuse de mieux connaitre très concrètement les techniques textiles, voici un véritable traité de technologie des textiles, rédigé par Daniel Weidmann, ingénieur textile. Plusieurs fois réédité par Dunod et chaque fois enrichi et complété  « Technologies des textiles de la fibre à l’article » est une bible dans son domaine, écrite pour des non-spécialistes qui souhaitent tout de même mieux comprendre le vaste monde textile :


Et pour finir, le  « Dictionnaire encyclopédique des textiles, de la fibre à l’article » de Maggy Baum et Chantal Boyeldieu, édité par Eyrolles en 2018. C’est un outil de référence d’une grande rigueur scientifique qui explore les multiples facettes des métiers et productions textiles, dont il présente également l’aspect patrimonial. Et là, c’est carrément un pavé de 669 pages.

Sinon, il y a les roses, les parfums, les gourmandises chocolatées... et de toute façon, beaucoup d’amour.

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De la mer aux textiles...

5 Mars 2021 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Billet du jour, #Fibres à la folie, #Lectures textiles

À 7h35 ce matin, le Vendée Globe a pris fin avec l’arrivée d’Ari Huusela aux Sables-d’Olonne. Bravo  ! car même le dernier arrivé est gagnant dans cette compétition.  Merci à toutes et à tous, qu’ils soient arrivés ou aient dû abandonner, qu’ils soient au classement ou hors compétition comme Samantha Davis et Isabelle Joschke qu’on soupçonne capables de terminer à la rame s’il l’eût fallu, pour cette belle aventure qu’ils ont partagé avec nous autres pauvres terriens. Courage, ténacité, mais aussi prudence, compétence, solidarité, voilà quelques unes des qualités dont ils ont tous et toutes fait preuve au long de leur périple.

Lors de leur circumnavigation, les navigateurs participants à cette fabuleuse course ont partagé autre chose avec nous : l’usage de textiles. On pense aux voiles. Il y a aussi les cordages. Il y a tous les vêtements et accessoires des marins, jusqu’à la combinaison qui a permis à Kevin Escoffier de survivre une nuit à son naufrage, dans une eau un peu frisquette... Il arrive même que les marins aient besoin de coudre en mer. Donc, si le Vendée Globe n’est pas en soi une activité textile, les matériaux et activités textiles y tiennent une bonne part.

Ce rapport étroit du textile et de la mer est ancien et constant, ainsi qu’en témoigne le livre « De la mer aux textiles » récemment publié par les éditions Indes savantes. Bien que les auteurs de cet ouvrage ne prétendent pas épuiser  le sujet, ils proposent un vaste tour d’horizon des liens qui unissent la mer et le textile. On y traite du textile dont est fait le bateau (calfeutrages, voiles, filets, cordages). Mais il y est aussi question du textile transporté, sous toutes les latitudes, dans les échanges commerciaux, de l’influence de la mer sur la mode. Toutes les techniques textiles sont mises en œuvre, le tissage, le tressage, la maille, les nœuds, la couture, etc.

Ouvrage sérieux et même savant, comme toujours avec les publications de l’AFET, c’est aussi un beau livre de 194 pages que l’on aura plaisir à feuilleter car bien illustré et mis en page. À offrir aux amateurs de textile et de navigation.

Disponible dans toutes les bonnes librairies et ici, au prix de 28€.

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Partir d'un bon pied

13 Février 2021 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Lectures textiles, #Billet du jour

Si on connait les sempiternels chaussons tricotés pour les bébés, on peut aussi leur coudre des petites chaussures, bien utiles pour que l'enfant garde les pieds au chaud, en attendant de savoir marcher. Voici deux livres bien utiles avec des modèles très confortables et «mode». 

Tout d'abord «Adorables chaussons au tricot» par Florence Merlin (12,90€) qui propose de modèles de la naissance à 12 mois, dans tous les styles, avec des explications claires détaillées, dans la tradition des livres édités par les Éditions de Saxe.

Pour coudre des chaussures en tissu, Cornelia Malsam propose 12 modèles dans «Chaussures à coudre pour mon bébé»  :  sandalettes, bottines, tennis, chaussures chic ou chaussures de sport, il y en a pour tous les goûts et toutes les saisons. Avec des explications et des patrons à taille réelle, pas possible de se tromper. (16€ - édité par Le Temps apprivoisé). Idéales pour habituer l'enfant à avoir le pied chaussé.

Et pour les plus grands ? les adultes ? car en attendant l'arrivée du printemps, on va avoir envie de garder les pieds au chaud, voici quelques modèles. Petit Citron en propose également ici.

Attention : prévoyez quelques points de gomme anti-dérapante  sur la semelle car vous les utiliserez pour marcher et si vous tombez, vous tomberez de plus haut qu'un bébé...

On trouve ces gommes anti-dérapantes dans les merceries et aussi dans les magasins de loisirs créatifs.

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Trou suspect...

9 Février 2021 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Billet du jour, #Ce que fait la main, #Lectures textiles

«La foule se précipita en avant avec un rugissement de curiosité et Howard se trouva porté jusqu’au corps de George. [...] Il prit une rame qui allait vers le centre. Habituellement, il était très sensible au bruit et au grincement du métro, acier sur acier, lui était une intolérable torture, mais à présent, il l’oubliait et s’accrochait à une  poignée, reconnaissant de leur indifférence aux autres passagers plongés dans leur journal. Sa main droite, toujours glissée dans sa poche, en chercha automatiquement le fond. Il faudrait qu’il recouse cela dès ce soir. Il baissa les yeux et découvrit – le choc lui fut presque douloureux – que la balle avait troué le tissu. Il sortit rapidement sa main de sa  poche et la plaça sur le trou, sans quitter le placard publicitaire qui lui faisait face. [...] Et personne ne l’avait vu tirer, il en était sûr. [...] À présent, il devait penser à se débarrasser d’abord du manteau. Il était trop dangereux de faire stopper ce genre de trou. Cela ne ressemblait pas à une brûlure de cigarette, cela ressemblait bien à ce que c’était...»

 

Si ce personnage de «Un alibi parfait» de Patricia Highsmith ne connait pas de stoppeuse discrète, encore sait-il ce qu’est le stoppage, ce que beaucoup de nos contemporains ignorent désormais, à notre époque de prêt à porter jetable.

 

En tout cas, n’assassinez personne à Toulouse en trouant bêtement la poche de votre manteau ou de votre veste, car il n’y a pas de stoppeuse à Toulouse, même s’il y a beaucoup de retoucheuses qui effectuent toutes sortes de réparations. Quant à le faire soi-même, c’est une autre affaire, nettement plus complexe que de recoudre un fond de poche... Stoppeuse fut naguère un métier qui nécessitait un assez long apprentissage car le but était de rendre invisible un trou dans un textile, non pas en le raccommodant, mais en reconstituant le tissage originel. Les stoppeuses sont maintenant rarissimes en France, quoique on sent frémir à nouveau une demande pour ce type de prestation en dépit de son coût assez onéreux, ce qui le cantonne aux vêtements de qualité, voire de luxe. Pour donner une petite idée de la nature de cette opération, on peut lire les quelques pages consacrées au stoppage à la toute fin de «Rapiécer et raccommoder» de Kerstin Neumüller, publié l'an passé par La Plage.

 

Que n’eut-il troué un pull ou une veste tricotée ? il aurait pu faire réparer cet accroc chez Couture en L, (36, rue Saint-Rémésy) qui pour réparer ce type de dégâts dispose de doigts experts...

 

P.s. «Un parfait alibi» est une des nouvelles publiées dans le recueil «Dernières nouvelles du crime», de Patricia Highsmith, chez Robert Laffont, dans son inépuisable collection «Bouquins»

 

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Lectures textiles

7 Décembre 2020 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Lectures textiles

Comme le weekend était pluvieux, j'ai lu, lu, lu. Je ne résiste pas aux livres d'art textile qui élargissent notre vision du monde textile, comme «L'art du fil» dans lequel Marie-Madeleine Massé présente le travail de 80 créateurs pour lesquels le textile, les fibres sont d'infinies sources d'inspiration (publié par Alternatives  - 160p. - 32€) cela peut faire un beau cadeau ! pour s'en convaincre,  on peut feuilleter ici quelques pages intérieures. On le trouve ici et dans toutes les bonnes librairies.

Et puis comme j'ai ressorti une jupe écossaise de l'armoire, j'en ai profité pour mettre à jour ce billet sur les tartans en complétant avec une lecture indispensable pour qui s'intéresse au sujet : le très documenté chapitre consacré à la «Tradition des Highlands» de Hugh Trevor-Roper dans l'ouvrage d'Eric Hobsbawm et Terence Ranger «L'invention de la tradition» publié par les Éditions Amsterdam en 2012 pour y découvrir que le kilt est un  costume traditionnel somme toute assez récent. C'est le seul chapitre consacré au textile dans ce livre, mais il mérite le détour.

 

Et autre lecture bien intéressante : comment une visite dans un musée peut faire naitre toute une industrie de dimension européenne dans une ville française ? pour le savoir... cliquez ici...

 

Tout cela ne fait pas un vrai billet dirons les puristes, avec un seul sujet bien calé, mais il n'en reste pas moins que ce sont de vraies lectures textiles.

 

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Brebis à lunettes et mailles périgourdines

4 Octobre 2020 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Lectures textiles, #Billet du jour

L'automne est de retour et nous revient la furieuse envie de bien nous caler dans un bon fauteuil et de tricoter, tricoter, tricoter... Deux livres parus au cours de l'année écoulée peuvent s'avérer utiles.

Il s'agit de  «La brebis des Causses du Lot, sa laine, son usage au fil du temps» publié par l'association «La Caussenarde» née en 1998 qui consacre son activité à cette race ovine, la caussenarde, brebis lotoise qui a la particularité de porter des lunettes, disons comme des Ray-ban noires. Comme beaucoup d'espèces locales anciennes, celle-ci a bien failli disparaitre dans la tourmente de la mondialisation et sa laine jetée au rebut... Beau livre bien illustré, nourri de témoignages d'éleveurs, mais aussi contes locaux dont cette brebis est l'héroïne.   Publié par les éditions Édicausse - 46090 Argambal- 15€

Puis un autre livre régional consacré à la laine «Dans les mailles du Périgord». Les autrices, car c'est un ouvrage collectif, ne se sont pas enfermées dans un studio aseptisé et froid pour photographier les modèles qu'elles proposent, mais nous emmènent faire du tourisme dans leur belle région, ce qui est bien agréable en ces temps de virus récalcitrant. Elles se sont inspirées des paysages, de l'architecture, des couleurs du Périgord pour proposer des châles, écharpes, mitaines, ces accessoires douillets assez faciles à réaliser, mais chaque fois avec un aspect technique qui permet de progresser. Chaque modèle est bien sûr accompagné d'un pas-à-pas et d'un patron.  - Édité par Les livres de l'îlot - 24190 Neuvic - 19€

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Brebis à lunettes et mailles périgourdines
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Retour aux textes (de la mode)

24 Septembre 2020 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Lectures textiles, #Billet du jour

C'est fou le nombre de gens sérieux qui s'intéressent désormais à la mode. Cette fois, ce sont des chercheurs de l'Institut national d'histoire de l'art (INHA) qui publient une monumentale anthologie de textes traitant de la mode.

Cette anthologie n'est pas à proprement parler une histoire supplémentaire de la mode. Le propos est plutôt une mise en perspective avec les autres domaines des sciences sociales et humaines. Damien Delille et Philippe Sénéchal qui ont dirigé cet ouvrage ont réuni les contributions d’une trentaine d’historiennes et historiens de la mode, de l’art et de l’économie, de théoriciens et de sociologues universitaires, de conservateurs de musée et de spécialistes des textiles, afin de fournir une vision historique et critique complète des manières d’écrire la mode et le vêtement.

«La première partie s’intéresse à la manière dont le visuel et le textuel circulent dans les différents supports de la mode. La deuxième partie s’appuie sur cette ambivalence entre art et consommation, afin d’envisager le rôle des lois somptuaires et les manières politiques d’imposer le costume civil dans les cours d’Europe, durant la période moderne. La troisième partie s’interroge sur les fondements de la discipline, en rappelant le rôle des arts dans l’histoire du costume. La quatrième partie consolide l’idée selon laquelle le vêtement est vecteur d’identités. La cinquième partie engage une exploration à la fois temporelle et géographique du vêtement, tandis que la dernière partie revisite l’histoire de la mode en Europe, à partir des métiers et des protagonistes qui l’ont construite.»

L'INHA développe depuis quelques années un travail de recherche en histoire de la mode, secteur qui fut longtemps négligé dans l'historiographie française. Et pour nous autres pauvres provinciales, l'INHA publie aussi un certain nombre de vidéos de ses séminaires et conférences.

Modes et vêtements Retour aux textes - sous la direction de Damien Delille et Philippe Sénéchal -  INHA, 2020 - 512p. Dans toutes les bonnes librairies, et bientôt ici.

Retour aux textes (de la mode)
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Avec DEUX baguettes magiques...

27 Février 2020 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Lectures textiles, #Billet du jour

Le tricot, ce n'est pas sorcier ! il suffit de deux baguettes magiques.

Dans le livre de Tanis Gray, on trouve comment réaliser les modèles portés par Harry Potter et ses comparses : les écharpes des différentes maisons, les cardigans, les pulls, les chaussettes, les bonnets. C'est une façon très sympathique de s'initier au tricot en réalisant les  modèles de base de la garde-robe des apprentis magiciens, ainsi que des modèles inspirés par cette fabuleuse école imaginée par J. K. Rowling.

Sur le plan technique, rien d'abscons ni d'inextricable là-dedans car les explications sont tout à fait  intelligibles et les schémas très clairs. Beaucoup plus simple que toutes les autres disciplines enseignées à Poudlard !

La Magie du tricot : livre officiel de tricot Harry Potter
par GRAY Tanis - Hachette Heroes, 2020 - 206p. - 25€
Disponible dans toutes les bonnes librairies.

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Avec DEUX baguettes magiques...
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Kamui-den

25 Janvier 2020 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Lectures textiles, #Billet du jour

Le manga «Kamui-Den» de Sanpei Shirato relate les destins entrecroisés de trois personnages de l'époque Edo (1603-1868) au Japon, avec son système opprimant de castes très cloisonnées, régies par de nombreux interdits.

Il y a Kamui, le héros éponyme, un «non-humain», sorte de paria ou d'intouchable au plus bas de la société, caste assignée aux tâches les plus réprouvées, les plus honteuses, qui choisit de devenir un ninja, c'est-à-dire un mercenaire masqué, tout vêtu de noir, passé maitre dans les techniques de dissimulation, d'escrime et de toutes sortes de combats. À noter que la caste des parias, qui a été abolie à la fin du 19e siècle, apparait très peu dans la production artistique japonaise. Il y a Ryûnoshin, qui bien que né dans une caste privilégiée, se retrouve «déchu» et devient rônin, un de ces nombreux guerriers errants qui ont nourri une vaste littérature populaire japonaise par leurs faits et gestes.  Jusque-là, c'est du manga pur et dur avec de nombreux combats, des duels au sabre, des arts martiaux très virevoltants, bref, rien de très textile, me direz-vous...

Et il y a Shosûké, un domestique ou serf (la classe sociale juste au-dessus des parias) qui a l'ambition de devenir paysan indépendant. Pour y arriver dans une société rigide où il est quasiment impossible de sortir de sa caste par le haut, comme il n'a ni terre, ni outils, ni famille paysanne qui pourrait le soutenir, il n'a qu'une solution : se servir de ses talents personnels, de ses connaissances, de son goût pour l'innovation : il introduit la culture du coton et celle du vers à soie dans son village, en bousculant au passage les clivages de castes, en créant de nouvelles solidarités.

Partout dans le monde, du 16e au 19e siècle, la culture du coton se développe ; le cas esclavagiste  américain est bien connu en Europe qui était sa principale destination d'exportation, alors que le coton japonais était surtout destiné aux Japonais, puisque le Japon s'était fermé au commerce international. C'est de plus une production «industrialisante» puisque tout un secteur d'activité y a pris sa source et a généré à son tour de la richesse.

Au Japon, comme partout dans le monde, le coton, en dépit de l'intensité du travail agricole qu'il réclame, était d'un prix modique et il a bousculé les lois somptuaires qui régissaient l'habillement de chacun. La relative facilité de sa mise en œuvre industrielle ou artisanale (filature, tissage, teinture), la facilité de son entretien ont également été de grands atouts de son succès pour habiller l'humanité. Des lois somptuaires, il est également question dans ce manga, à propos de vêtements que les différents protagonistes ont le droit de porter ou non, selon leur rang social.

Ce manga, œuvre de Sanpei Shirato, précurseur du roman graphique, est finalement très textile ;  c'est aussi un manga historique, dont l'action se situe globalement autour des années  du grand incendie d'Edo, en 1657. Ce dessinateur, né en 1932 a subi dans sa jeunesse l'oppression croissante du nationalisme militariste japonais, jusqu'à la chute finale, en 1945. Il devient mangaka en 1957 et se fait assez rapidement apprécier dans les milieux d'amateurs japonais qui louaient les mangas dans les kashibon, petites librairies de prêt de littérature populaire. Grâce à son style de réalisme narratif et graphique, dans lequel les scènes de violences ne sont jamais gratuites, et à ses choix politiques inspirés par la lutte des classes marxiste, il dépeint une chronique sociale historique très intense et il  est tout de suite salué, dès sa publication japonaise en 1964, comme l'auteur d'un chef-d'œuvre. Le public des mangas ne manque pas d'établir un parallèle entre la période contemporaine et la période historique Edo.

En effet, au cours des années 1960, le Japon vaincu et désarmé reprend une place honorable sur la scène internationale, il a retrouvé une pleine souveraineté après la période d'occupation américaine,  la prospérité économique revient dans une société civile qui veut ardemment la paix et le bien-être ; c'est aussi une période de révoltes estudiantines des jeunes nés après la guerre, de contestation sociale contre les immobilismes japonais.  Sans oublier le fulgurant apport des innovations techniques qui transforment profondément la vie quotidienne des Japonais.  Autre trait comparable avec le Japon de la période Edo, le Japon contemporain n'a pas non plus de ressources d'exportation, sa seule ressource est le travail humain et son agriculture ingrate ne repose que sur le labeur acharné des paysans.

C'est donc dans un tel contexte historique que Shosûké arrive à convaincre son entourage de la valeur du coton et de la soie et nous entraine dans ses aventures palpitantes. Autour de ces trois personnages placés dans la période Edo, Sanpei Shirato fournit de très nombreux détails ethnologiques et historiques (par exemple les répressions anti-chrétiennes, ou encore les efforts des marchands pour sortir du système féodal) avec un souci permanent de reconstitution historique, portée par un trait noir et énergique, sans jamais sacrifier les lois du genre manga.

Actuellement au Japon, l'histoire de la culture du coton continue :  il est appelé à la rescousse sur les terres polluées de Fukushima.

Kamui-den - par Sanpei Shirato - édition française par Sensei en 1982
en 4 volumes d'environ 1500 pages chacun...
se lit de droite à gauche, comme tous les mangas.

Et voici un autre article sur le coton au Japon : «Le goût du coton : culture matérielle, politique et consommation dans le Japon des Tokugawa...» de Beverly Lemire et Guillaume Ratel, publié en 2013.

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En attendant le quatrième numéro...

17 Octobre 2019 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Lectures textiles, #Billet du jour

En attendant le quatrième numéro de la revue Modes pratiques, on peut désormais lire le premier numéro, dont l'édition papier est épuisée, en ligne ici. Cet ambitieux numéro de 416 pages explorait les facettes des normes et transgressions en matière vestimentaire. Ci-dessous, le sommaire dans lequel piocher de belles lectures très intéressantes.

« Au risque de se perdre ». Normes chromatiques et nuances de blanc dans le vêtement monastique féminin par Nicole Pellegrin

Delphine Baron, la fée du travestissement en procès. Bals costumés et normes sociales sous le Second Empire par Corinne Legoy
Punir et vêtir. L’habit du mineur de justice par Jean-Jacques Yvorel
Jour de fête pour les midinettes. L’envers de la Sainte-Catherine : les normes derrière la dérision festive par Anne Monjaret
Ajustements. Corps, vêtements à tailles fixes et standards industriels au XIXe siècle par Manuel Charpy
Les préceptes de la différence. Manuels d’élégance masculine autour de 1830 par Émilie Hammen
La blouse ouvrière au XIXe siècle. Les normes de la dignité par Alain Faure
Controverses à Los Angeles. Le port du maillot de bain en ville au début du XXe siècle par Elsa Devienne
De l’étoffe dont on fait les forces de l’ordre. Les uniformes des gendarmes et des policiers français à la fin du XIXe siècle par Laurent López
Toute ma vie j’ai rêvé… Les uniformes du personnel navigant, entre normes et pratiques, racontés par ceux qui les portent entretiens recueillis par Loïc Perramond 
Un Empire que des firmans habillent. Normes et réformes vestimentaires en Turquie entretien avec Nora Seni
Leur bal. Notes sur des photos de Magic-City, bal des tantes de l’entre-deux guerres par Farid Chenoune
Voguing ou les normes excédéesenquête et photographies par Manuel Charpy et Pablo Grand-Mourcel
Inspection des vestiaires. Le vêtement professionnel et l’inspection du travail, entre normes et pratiques par Jérémie Brucker
La morale de la laine. Gustav Jaeger et le mouvement réformateur du vêtement en Allemagne (1832-1917) par Gabriele Mentges
Ordonnance du Roy Henry II (1549). Document d’archive par Marjorie Meiss-Even
Ministère de l’industrie légère et stilyagui. La mode soviétique des années 1950-60, entre normes socialistes et goût occidental entretien avec Larissa Zakharova
Revue pressée. Publicités et conseils mode sélectionnés par Patrice Verdière
Pluriformes, collages par Pierre Loubat
Les ados et la mode. Rencontre avec Mélinda Triana, réalisatrice entretien par Clémence Mergy
Norme et transgression, un abécédaire. Quand la mode outrepasse les codes et les genres : un glossaire partial mais chic par Céline Mallet et Mathieu Buard
Fashion Victims. The Pleasures and Perils of Dress in the 19th Century. Exposition au Bata Shoe Museum, Toronto présentée par Alison Matthews David et Elizabeth Semmelhack

P.s. Autre billet consacré à cette formidable revue annuelle.

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Mailles humaines

17 Juillet 2019 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Ce que fait la main, #Lectures textiles, #Billet du jour

Voilà bien un livre passionnant qui intéressera toutes les serial-tricoteuses : «L'homme et les mailles» par Marguerite Gagneux-Granade, publié récemment par les Éditions {IN}sensées. C'est un ouvrage très complet sur l'histoire des mailles et de leurs différents usages : des mailles à nœuds pour réaliser des filets, des mailles sans nœuds avec un fil limité pour réaliser des réseaux, des mailles sans nœuds avec un fil non limité, autrement dit le tricot (essayez donc de placer dans la conversation que vous faites des mailles sans nœuds avec un fil non limité ! on vous trouvera tout de suite beaucoup moins bête que si vous parlez simplement de tricot...) - et enfin toutes les autres mailles, dont le crochet. Il intéressera aussi les pratiquants de nailbinding, de sprang, de reconstitution historique, de costume ancien.

L'auteure explore de nombreuses sources historiques, iconographiques et archéologiques et note d'ailleurs que pour le tricot les données archéologiques sont décevantes. En effet, beaucoup d'aiguilles à tricoter ont été faites de bois, d'os, d'ivoire, donc des matériaux périssables. Et ce n'est pas un objet qu'on mettait très souvent dans la tombe des défuntes pour les accompagner dans l'au-delà - y compris pour les tricoteuses émérites. Et puis même les aiguilles métalliques ont peu traversé les siècles. Entre celles qui ont été perdues, refondues avec du métal recyclé, transformées en autre chose pour un tout autre usage. Quand vous pensez qu'une vieille aiguille à tricoter me sert depuis quarante ans à vérifier la cuisson des gâteaux....  Sans compter que quelques aiguilles à tricoter ayant atterri dans les collections des musées ont sans doute été rejetées comme n'ayant aucun intérêt par de doctes conservateurs des siècles passés... bref dans l'Europe entière, à peine trouve-t-on quelques dizaines d'aiguilles à tricoter anciennes dans les musées.

Pour revenir à ce livre, outre la somme d'érudition qu'il recèle, il a des qualités que j'apprécie beaucoup dans un ouvrage technique et historique : une bibliographie très fournie, un glossaire. Seuls couacs : une mise en page triste comme la pluie avec un texte très compact, des petites illustrations mal photographiées. Et une diffusion très confidentielle. C'est une sorte de sabotage et c'est franchement dommage pour nous et pour le remarquable travail de l'auteure.

Est-ce le sort des ouvrages consacrés à l'histoire du tricot que d'avoir cette apparence si fade ? En 2010, l'AFET publiait «La maille une histoire à écrire», ouvrage qui rassemblait les actes de journées d'études de cette association de passionnés. Mêmes qualités quant au fond, donc un travail très solide, mais presque les mêmes défauts quant à la forme et une diffusion encore plus confidentielle... c'est d'autant plus regrettable que fort peu de chercheurs des sciences humaines (ethnologie, anthropologie, histoire des techniques, etc.) se sont intéressés à la maille, particulièrement en France, alors que nous passons désormais notre vie dans la maille (à commencer par nos sous-vêtements !) et que tricoter a toujours été une pratique courante - ben oui, mais «ouvrage de dame» c'est sérieux ça ? sans compter que la maille est devenue une industrie à part entière. C'est dire si ce domaine de recherche peut encore alimenter beaucoup de publications intelligentes et intéressantes. Bref, en dépit de leur aspect terne, je vous conseille chaudement de lire ces deux ouvrages.

Voici leurs références complètes :

  • Gagneux-Gradade Marguerite - L'Homme et les mailles, histoire critique des mailles textiles : filets, réseaux, tricot, crochet - Éditions {IN}sensées, sd - 250p. - ISBN 978-2-9558095-0-1 - 25€
  • La Maille une histoire à écrire - journées d'étude, Troyes, 20-21 novembre 2009 - AFET Association française d'Étude du Textile, 2010 - 294p. - ISBN D/2010/1652/2 -

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Livre des abeilles

14 Juin 2019 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Art textile, #Lectures textiles, #Billet du jour

C'est aujourd'hui le grand jour : notre amie Katell Renon publie son Beebook, son livre de patchwork qui rassemble les tendances actuelles du patchwork. Pour cela elle a procédé à une impitoyable sélection parmi les innombrables billets publiés sur le blog ..... en leur donnant de la cohérence, en les enrichissant. Avec toujours une rédaction soignée, un brin d'humour, et une immense culture textile.

Adhérente depuis 25 ans à l'association France Patchwork, dont les 9 000 membres portent haut les couleurs du patchwork, Katell inaugure ainsi les Éditions France Patchwork, premier sans doute d'une longue série car le monde du patchwork est très riche, multiforme.

BeeBook sera distribué dans les divers salons de loisirs textiles et les manifestations organisées par France Patchwork. On peut aussi se le procurer au prix de 29,50€ (+ frais d'envois postaux) auprès de France Patchwork - BeeBook - BP 10 - 27310 Saint-Ouen-de-Thouberville.

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Ikat, tissus de vie

7 Juin 2019 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Explorations textiles, #Lectures textiles, #Billet du jour

Décidément, le thème «de l'Orient à l'Occident» (ou vice-versa) se prête à de nombreux événements textiles. Nous avons eu récemment à Toulouse « Bleu, de l'Occident à l'Extrême Orient» qui était le thème de la conférence de Dominique Cardon, au cours d'un mois de mai tout bleu, c'est maintenant au tour de Clermont-Ferrand de proposer une exposition d'ikats, technique tout à fait remarquable mêlant impression sur chaine et tissage, dans laquelle de nombreux peuples se sont illustrés, sur tous les continents.

Cette exposition est l'œuvre de l'association Parole & patrimoine ; elle termine un périple commencé en Bretagne, puis s'est prolongé à Niort. Dommage qu'elle ne soit pas venue jusqu'à Toulouse... il est vrai que nous avions déjà eu une très belle exposition en 2015.

Et si l'Asie, c'est loin, Clermont-Ferrand aussi, il reste un beau livre :  «Ikats, tissus de vie, un voyage de l'Orient à l'Occident».

Où : au Musée Bargouin - à Clermont-Ferrand
Quand : jusqu'au 22 septembre 2019.

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Ikat, tissus de vie
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Textiles du VAM

26 Mai 2019 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Couleurs, #Lectures textiles, #Billet du jour

Le Victoria and Albert Museum de Londres possède une remarquable collection de tissus d'ameublement, tant des tapisseries médiévales, des broderies de la Renaissance, des tissus indiens ou venus d'autres contrées de l'Empire britannique que des tissus sortis des ateliers des designers de notre XXIe siècle puisque ses collections s'enrichissent continuellement. Il fait partie de ces musées nés sous l'impulsion des grandes expositions universelles du XIXe siècle, vitrines mondiales du savoir-faire industriel et manufacturier.

Dans le livre «Couleurs et motifs dans l'art textile», c'est une infime partie des collections du VAM que l'on retrouve, mais très bien présentée car chaque textile est reproduit sur plus d'une page, donc bien visible, complété par une grille des couleurs et une brève notice consacrée au créateur, au motif ou aux techniques de production du textile représenté.

Ce livre se veut un outil de travail pour les créateurs, les amateurs, notamment avec ses palettes de couleurs qui présentent de multiples associations et qui sont étalonnées selon la codification internationale des coloris CMYK (Cyan Magenta Yellow Black). Par ailleurs chaque textile représenté dans cet ouvrage est accompagné de son numéro d'inventaire qui permet de le retrouver dans les collections du musée, sur place ou en ligne. Voilà donc un livre qui conjugue les qualités d'un beau livre d'art avec celles d'un remarquable outil de travail.

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Ceci n'est pas un pull...

13 Mai 2019 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Art textile, #Lectures textiles, #Billet du jour

Tricot, crochet, c'est pour occuper les femmes... c'est bien connu, pour qu'elles restent bien tranquilles à la maison... sauf qu'un certain nombre d'artistes contemporains se sont emparés d'aiguilles à tricoter, de crochets, de fibres diverses et se sont mis à créer des sculptures, des installations, parfois de très grandes dimensions. Les trente neuf artistes présentés dans le livre de Charlotte Vannier, sélectionnés un peu partout dans le monde, pratiquent tricot et/ou crochet soit seuls, soit intégrés à leurs autres techniques artistiques, mais toujours dans une dimension très poétique, dynamique.

Voici un très beau livre, à offrir, ou à s'offrir, et en tout cas à examiner minutieusement car il réserve de belles surprises, des petits poissons de Kate Jenkins qui crochète la vie quotidienne aux vagues gigantesques qu' Orly Genger tricote avec des cordes à homards et qu'elle installe ensuite dans des parcs publics ; il y a même une artiste de notre région, Françoise Tellier-Loumagne... on y trouve tout le foisonnement des matières, des techniques, et des tendances ou styles artistiques de notre époque.

Vannier Charlotte - Ceci n'est pas un pull le tricot et le crochet dans l'art contemporain - Pyramyd, 2017 - 256 p. 35€ dans toutes les bonnes librairies.

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Souscription...

12 Mai 2019 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Lectures textiles, #Billet du jour

Attention, on arrive aux derniers jours pour participer à la souscription ouverte pour le livre de Katell Renon. Après le 15 mai, on pourra certes encore se le procurer, mais  au prix de vente public, donc un peu plus cher,  auprès de France Patchwork.

Ce livre est très attendu par toutes les patcheuses, et les autres amatrices de travaux textiles car il est écrit par une grande spécialiste du patchwork, Il suffit pour s'en convaincre de suivre  blog Quilteuseforever de Katell qui, outre le fait qu'il propose des articles très intéressants est toujours impeccablement rédigés - ce qui n'est pas rien dans une blogosphère parfois «pittoresque». Ce livre n'est pas une compilation des billets du blog, c'est une création originale... comme vous l'explique si bien Katell dans les coulisses de BeeBook.

Pour souscrire au tarif préférentiel : c'est ici.

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Broderie contemporaine

18 Avril 2019 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Art textile, #Lectures textiles, #Billet du jour

De plus en plus d'artistes contemporains s'emparent d'aiguilles et de fils et brodent. Dont les 82 que présente Charlotte Vannier dans «De fil en aiguilles, la broderie dans l'art contemporain» qui explorent différentes formes de broderie par les formes et les couleurs qu'ils donnent à leurs œuvres. Ce qui nous fournit de belles sources d'inspiration...

384 pages - édité par Pyramyd - 39€ dans toutes les bonnes librairies.

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Monsieur

14 Mars 2019 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Lectures textiles, #Atelier, #Billet du jour

De temps à autre, un éditeur se dit que les hommes portent aussi des vêtements... voici 16 coupes basiques à décliner chic ou décontracté, pour le vestiaire masculin. Avec patrons (du XS au XXL) et un pas-à-pas bien expliqué. Si, comme toujours, il est préférable d'avoir des notions de base, les modèles sont accessibles pour des pas-tout-à-fait-débutants. Idéal aussi pour les chums qui veulent se mettre à la couture !

Monsieur, couture pour homme - par Maud Vadon -  Éd. La Plage, 2019 - 160p.  - 24,95€ - dans toutes les bonnes librairies.

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Cousu d'art

18 Janvier 2019 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Art textile, #Billet du jour, #Lectures textiles

Cela fait chaud au cœur des trois millions de personnes qui brodent en France (sans parler des nombreuses autres personnes qui pratiquent les autres techniques textiles, comme la couture, le crochet, le tissage) de voir qu'une revue d'art contemporain consacre un gros numéro spécial aux arts textiles... et essaie de faire un tour assez complet des pratiques, des artistes (237 artistes sont présentés), des collections, des collectifs et groupes, des festivals et expositions. «Cousu d'art !», c'est le dernier numéro spécial de la revue Artension.

9,90€ dans toutes les bonnes maisons de presse, sinon ici...

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Hiver ? pas hiver ???

2 Janvier 2019 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Billet du jour, #Lectures textiles

2019 commencera-t-elle par un vrai hiver ou pas ? Parce que nous sommes plusieurs à apprécier le petit froid piquant, quand le simple fait de respirer le nez au vent dégage un nuage de vapeur. Sans compter que l'hiver est le moment de porter nos pulls soigneusement tricotés le soir devant nos séries préférées (la cheminée pour les bienheureuses qui en sont pourvues). Si toutes les saisons ont suscité des travaux érudits - on se souvient des travaux de Le Roy Ladurie dans les années 70 - l'hiver  a également inspiré des travaux d'historiens comme François Walter qui a écrit un pavé à déguster au chaud, à l'heure du thé. Qui a dit que la mauvaise saison était si mauvaise que ça ?

Walter François - Hiver histoire d'une saison - Payot, 2014 - 453p.

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Bas tolstoiens

19 Octobre 2018 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Atelier, #Lectures textiles, #Billet du jour

« - C'est Anna Makharovna qui a terminé son tricot, dit la comtesse Marie.
- Oh ! j'irai voir ! fit Pierre en bondissant !
[...] Pierre entra chez les enfants, les rires et les cris augmentaient encore plus.

- Eh bien ! Anna Makharovna, disait la voix de Pierre. Venez ici, au milieu de la chambre et quand je dirai trois... Toi, ici, toi, je te prendrai dans mes bras... Eh bien, un... deux... reprit Pierre. Le silence s'établit. Trois !... les voix enthousiastes des enfants emplirent la chambre.

- Deux, il y en a deux ! criaient-ils.

C'était deux bas qu'Anna Makharovna, par un procédé connu d'elle seule, tricotait en même temps et que toujours, solennellement, elle retirait l'un de l'autre, devant les enfants, quand les bas étaient terminés

Non Anna Makharovna n'est pas une participante des ateliers de Tata Georgette ! et Tata Georgette ne sait pas non plus comment elle procède pour tricoter, si on comprend bien, un bas dans l'autre... c'est à Tolstoï que nous devons cette scène familiale, extraite de «Guerre et paix», dans une ancienne édition Marabout, pas datée, (mais au vue de l'état du papier, elle date des vertes années de Tata Georgette). En tout cas, si quelqu'un connait le procédé employé par Anna Makharovna pour tricoter deux bas  l'un dans l'autre, je suis preneuse.

Et si on souhaite tricoter des bas et des chaussettes - à vrai dire, on ne tricote plus beaucoup de bas - le récent livre «Magnifiques chaussettes» de Merja Ojanperzä publié par les Éditions de Saxe sera très utile. On y trouve des chaussettes douillettes, avec des points ajourés, des motifs jacquard. Et un pas-à-pas très bien expliqué pour garder les pieds au chaud.

 

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On ne s'en lasse jamais

31 Août 2018 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Loin d'ici..., #Couleurs, #Lectures textiles

De quoi ne se lasse-t-on jamais ? de l'indigo pardi ! le bleu étant la couleur préférée des Européens et de quelques autres populations puisqu'on trouve ce pigment colorant dans de nombreuses contrées du monde parcourues par Catherine Legrand. De ses pérégrinations, elle a rapporté de très belles images dans un beau livre, une référence unique sur ce sujet «Indigo, périple bleu d'une créatrice textile» édité par La Martinière.

 

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Loin d'ici, au Japon

28 Août 2018 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Loin d'ici..., #Lectures textiles, #Billet du jour

Art textile unique, la teinture shibori est pratiquée au Japon et dans un certain nombre de pays asiatiques. Cette technique qui nécessite de faire un travail de réserves et ligatures sur le textile fait appel à un savoir-faire minutieux et précis que Jane Callender détaille dans «Nui shibori : technique, innovation, motifs, design» publié récemment par les Éditions de Saxe.

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Loin d'ici, en Sicile

21 Août 2018 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Loin d'ici..., #Lectures textiles, #Billet du jour

Tirer les fils d'une toile fine à trame régulière, puis broder des motifs à point compté sous les oliviers en Sicile... Voyage assuré au bout de l'aiguille avec «Le filet sicilien» édité pas les Éditions de Saxe.

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Loin d'ici, aux îles Shetland

17 Août 2018 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Loin d'ici..., #Lectures textiles, #Billet du jour

Aller sur une île c'est toujours voyager. Cela se vérifie même sur l'île du Ramier... Pour les Shetland, le dépaysement est vraiment assuré. On y tricote une très belle dentelle avec de la laine très fine comme le montre ce beau livre des Éditions de Saxe « La magie de la dentelle Shetland au tricot ».

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Loin d'ici, au Portugal

31 Juillet 2018 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Loin d'ici..., #Lectures textiles, #Billet du jour

Encore un beau voyage avec une aiguille à broder, avec le livre d'Yvette Stanton «La broderie blanche portugaise» édité par les Éditions de Saxe que l'on peut feuilleter ici  et dont le pas-à-pas bien détaillé permet de réaliser les jours et les motifs en relief. Compliqué ? cela demande une certaine concentration mais, quoique un tantinet vintage, cela donne des ouvrages très raffinés. Pour celles qui préfèrent la couleur, on brode aussi en couleurs au Portugal qui est riche d'une grande tradition populaire de la broderie.

P.s. Pourquoi avoir mis l'édition anglaise du livre ? parce que je trouve qu'on y voit mieux la richesse des points...
 

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Loin d'ici, à Panama

24 Juillet 2018 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Loin d'ici..., #Lectures textiles, #Billet du jour

Lorsqu'un ethnologue découvre, en 1975 à Panama, « des tissus » réalisés puis portés par des femmes anonymes, qui n'ont aucune formation artistique, il découvre une sorte de mine d'or qu'il a exposée à plusieurs reprises (Musée de l'Homme à Paris, Clermont-Ferrand en 2000, pour montrer plus de 400 pièces uniques et poétiques. Bizarrement, avant lui, la société kuna avait été auparavant très étudiée, observée par des ethnologues de tous poils, mais pas cette production des femmes. Bizarre, non ?

«C'est étonnant. Quels que soient l'âge, le moment de leur vie ou de la journée, elles sont là, elles cousent. [...] Presque toutes les femmes en façonnent, poursuit Michel Perrin, on voit des molas sur leurs genoux, en cours de fabrication, froissées et criardes. Elles en coupent, elles en dessinent devant leur habitation, dans la rue ou à l'intérieur, la nuit. Ou alors les molas sèchent sur des fils au-dessus des maisons, à l'envers pour les protéger du soleil. Dans les grandes huttes familiales, des multitudes de corsages pendent près du plafond.» Bien plus qu'une passion, on dirait comme un mode de vie, une façon de coudre les moments. «Les femmes conservent leurs molas les plus précieuses dans des coffres dont elles portent la clé autour du cou. Des jalons de leur vie. Souvent, elles en accumulent de très anciennes dans des cases ou des seaux, c'est leur musée, hérité de leur mère ou de leur grand-mère.»

Le livre de Michel Perrin dit tout sur les molas...

Perrin Michel - Tableaux kuna, les molas, un art d'Amérique - Arthaud, 1999

 

 

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Mode & Costumes

27 Juin 2018 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Lectures textiles, #Billet du jour

Cela manquait vraiment : une revue consacrée à l'histoire de la mode, au costume de scène et de cinéma. Ne cherchez plus, c'est fait avec Mode & Costumes, revue trimestrielle bilingue destinée à tous les passionnés, les amateurs de couture et autres cosplayeurs, vendue en kiosque et sur abonnement et dont le numéro 3 vient de paraitre. (En clair, je ne vous ai pas annoncé dans les temps les deux premiers numéros... erreur fatale !)

«Il était essentiel de mettre en exergue les rouages de chacune des étapes qui ponctuent la vie d’un costume : création, conception, étapes de fabrication, interprétation, monstration, conservation, restauration, recherche, analyse historique… et ainsi, rendre compte des actions qui s’établissent dans le droit-fil des spécificités relatives à chaque métier, comme à titre d’exemple l’importance d’un essayage organisé par le costumier pour le comédien et le réalisateur, la volonté de cohérence entre l’esthétique d’un décor et celui des costumes, ou la mise en parallèle entre une peinture et la recontextualisation dans une époque.» cf. Caroline Plaud, rédactrice en chef de cette belle revue.

Et bonheur suprême, ce numéro 3 est consacré à Game of Thrones et à sa costumière Michele Clapton, ainsi qu'à la fabuleuse brodeuse  Michele Carragher... dont les costumes sont exposés en ce moment et jusqu'au 2 septembre 2018 à la Porte de Versailles, à Paris. Sommer is coming !

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Mode & Costumes
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Silhouettes

5 Avril 2018 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Explorations textiles, #Lectures textiles, #Billet du jour

Il était une fois un contrôleur des finances qui proposa une réforme complètement extravagante visant à supprimer les exemptions fiscales des certains hauts revenus, à partager les intérêts perçus par les fermiers généraux et même réduire le budget de son souverain. Cela fit grand tapage et le bonhomme dut se retirer de la vie publique*, en banlieue parisienne (dans son château quand même) où il passa désormais ses loisirs à découper des figurines avec la technique de l'ombre chinoise, d'après le buste de ses amis. Bref, à défaut d'avoir retapé les finances du royaume, il a laissé à la postérité cette technique bon marché pour faire des portraits. Et honneur suprême, son nom est devenu un nom commun de la langue française car s'il n'a pas inventé lui-même cette technique, il l'a grandement popularisée.

Puis, le mot silhouette en est venu à désigner la ligne générale du corps et des vêtements qui l'habillent. On parle d'une silhouette élégante... d'une silhouette sportive... Chaque époque de la mode se reconnait à une silhouette particulière, que même les ignares en matière de mode reconnaissent ; ainsi, mes vieux Burda des années 80, avec leurs patrons aux larges épaules... bref, c'est une belle revue des principales silhouettes de la mode de derniers siècles que vous a concoctée le Musée de la mode d'Albi. Jusqu'à la fin de l'année 2018. 

*Cela se passait en 1759. Ce n'est pas de nos jours qu'on verrait de telles abominations. (parmi lesquelles vous choisissez selon votre goût celle qui vous semble la plus abominable, les mesures proposées par M. de Silhouette ou son exil forcé)...

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Post-scriptum : à propos de l'évolution de la silhouette au cours des trois derniers siècles, on peut lire le livre de Georges Vigarello «La Silhouette - naissance d'un défi du XVIIIe siècle à nos jours», publié par le Seuil, dans la collection Points-Histoire, en 2012. 

Silhouettes
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S'habiller sans la mode

14 Novembre 2017 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Lectures textiles, #Billet du jour

Au début de 2017, la revue Modes Pratiques sortait son deuxième numéro «Sans la mode» au titre provocateur pour une revue éditée par l'École supérieurs des arts appliqués Duperré et consacrée à l'histoire de la mode et du du vêtement, en dépit du fait qu'elle se situe assez loin des magazines de mode sur papier glacé avec des photos bien fignolée :  .

Voici un podcast pioché chez France Culture à propos de ce numéro - (attention la partie consacrée à Modes pratiques commence à la septième minute).

Bonne écoute ! et bonne lecture si cela vous convainc de vous procurer la revue.

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Remake it !

12 Octobre 2017 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Lectures textiles, #Ce que fait la main, #Billet du jour

Si vous avez envie de voir ce qu'on peut faire avec du papier bulle, avec de la bâche de camion, sans parler des vieux tee-shirts, des bouchons de stylo Bic et de plein d'autres matériaux et autres résidus que nous jetons ordinairement, même si les «suggestions et conseils qui figurent dans cet ouvrage sont destinés à vous donner des idées, [...] les résultats obtenus varieront en fonction de votre dextérité et des matériaux et outils dont vous disposerez»  le livre «Remake it» d'Henrietta Thompson est à mettre entre toutes les mains car il allie une mise en page artistique avec de très belles photographies des réalisations de customisation et de recyclage de matériaux par des stylistes et couturiers à des croquis très lisibles.

Voilà un livre très utile, en plus d'être agréable à feuilleter, pour se fabriquer une mode durable et éco-responsable, si possible faite maison (do it yourself en anglais) ; il a, de plus, toutes les qualités de la bonne édition anglo-saxonne, avec une bibliographie fournie, un index détaillé - et petit détail qui finit de nous convaincre, il est imprimé sur un papier recyclé.

Remake it Mode : 500 trucs et astuces pour faire du neuf avec du vieux - d'Henrietta Thompson - trad de l'anglais par Lydie Échasseriaud - Thames & Hudson, 2012 - 270 p.

 

Remake it !
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Lavomatic

19 Juin 2017 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Lectures textiles, #Billet du jour

«J'ai apporté tous mes draps, rideaux et serviettes, mon Caddie débordait. Le lavomatic était bondé ; il n'y avait pas de lave-linge côte à côte. J'ai mis toutes mes affaires dans trois machines, avant d'aller demander de la monnaie à Ophélie. Ensuite j'ai mis les pièces et le détergent, et lancé le cycle. Sauf que ce n'était pas mes machines à moi. Celles-ci venaient de laver le linge d'un autre client.»

Les nouvelles de Lucia Berlin, rassemblées dans «Manuel à l'usage des femmes de ménage», racontent l'Amérique des laveries automatiques, des mobile-home, des urgences à l'hôpital, des cures de désintoxication et de la débrouille. Plus que de tranches de vie, il s'agit de rognures de vies, faites de tout ce qui peut arriver à une femme seule élevant ses quatre enfants, allant d'un emploi à l'autre au hasard des contrats, exerçant toutes sortes de métiers dans une Amérique un peu déglinguée, déménageant chaque fois que cela est nécessaire, donc souvent. Et avec tout ça, il s'agit de vraie littérature.

Berlin Lucia - Manuel à l'usage des femmes de ménage - nouvelles trad de l'anglais - Grasset, 2017 - 557p.

Lavomatic
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Rénovation

21 Mars 2017 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Lectures textiles, #Ça n'a rien à voir quoique..., #Billet du jour

BookBrok.com dément tous les chantres de la lecture sur écran car voila qu'il donne un sérieux coup de neuf à sa boutique de livres d'occasion avec une rénovation très réussie. Un beau bleu canard dans le fond de la boutique, du bois chaleureux et accueillant dans l'entrée, des belles tables de présentation, des rayonnages neufs.

Dans un premier temps, on aura l'impression qu'il y a moins de livres, mais ce sera une impression car les espaces sont désormais beaucoup mieux organisés, et au total, il y aura au moins autant de livres. BookBrok en profite aussi pour restructurer son offre avec un rayon de livres d'art plus étoffé, des livres anciens du XIXe siècle plus visibles, des livres d'artistes, en plus de ses rayons littéraires habituels. Et les livres pratiques seront regroupés dans un espace dédié, au fond de la boutique - dont les livres consacrés aux loisirs textiles...

Donc les livres confiés à un BookBrok entameront une deuxième, voire une troisième carrière, sous les meilleurs auspices car si vous êtes comme moi, vous avez l'impression de commettre un crime en jetant un livre. D'ailleurs, c'est un crime.

Enfin, on peut être bouquiniste et ne pas être anti-écran :  la vente sur place sera accompagnée d'une vente en ligne, même si rien ne vaut le plaisir de fouiner chez un bouquiniste.

BookBrok.com - 16, rue de Metz - 31000 Toulouse - tel 05 61 25 45 47
du mardi au samedi

 

Rénovation
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Sans la mode

30 Janvier 2017 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Billet du jour, #Lectures textiles

«Sans la mode» est le titre provocant du deuxième numéro de la revue «Modes pratiques», la revue d'histoire du vêtement et de la mode de l'École Duperré, parue courant janvier. Le sommaire, comme celui du premier numéro, est riche et multifacettes.

La mode peut-elle être modérée ? La mode et son refus extrême, avec le naturisme - mais n'est-il pas lui aussi une mode, une mode sans textile. Et qu'en est-il de l'anti-mode ? Même la pratique de faire soi-même ses vêtement est décortiquée, c'est dire si c'est du sérieux.

Bref, c'est un beau pavé de 448 pages, aussi bien illustré que le premier numéro. Pour l'acheter, comme cela semble difficile à Toulouse, il est préférable de l'acheter directement auprès de l'éditeur. Et pour ceux qui auraient raté le premier numéro «Normes et transgressions», il y a eu un nouveau tirage que l'on peut se procurer de la même façon.

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De l'art et du textile

29 Septembre 2016 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Lectures textiles, #Billet du jour

Pour qui s'intéresse aux relations entre art et textile, voici un lien intéressant qui dirige vers le n°82 de la Lettre de l'Académie des Beaux-Arts, avec des articles courts et variés sur la rencontre de l'art et du textile.

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Citoyenne et tricoteuse...

2 Septembre 2016 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Lectures textiles, #Billet du jour

Qu'il semble loin le temps où les tricoteuses, ces femmes du peuple qui assistaient aux assemblées et clubs révolutionnaires, entre 1789 et 1795, ont finalement été exclues des lieux politiques car si elles ne pouvaient certes pas prendre la parole à la tribune, elles ne se gênaient toutefois pas pour exprimer leur avis parfois de façon très expressive et bruyante, et essayer d'intervenir dans les débats.

Margrethe Vestager, commissaire européenne à la Concurence  démontre qu'on peut tricoter ET faire de la politique, ou qu'on peut faire de la politique ET tricoter ET même sérieusement déranger quelques grands de ce monde. Femme politique danoise, elle s'est récemment attaquée à une pile de dossiers particulièrement  lourds.

  • Sur les tricoteuses révolutionnaires, on peut lire l'ouvrage de Dominique Godineau «Citoyennes tricoteuses», édité par Perrin en 2004.

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éléphant tricoté par Margrethe Vestager - tricoteuses révolutionnaires - Margrethe Vestager
éléphant tricoté par Margrethe Vestager - tricoteuses révolutionnaires - Margrethe Vestager
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éléphant tricoté par Margrethe Vestager - tricoteuses révolutionnaires - Margrethe Vestager

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Fin des vacances

28 Août 2016 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Lectures textiles, #Billet du jour

Rangez ce maillot que je ne saurais voir... tout ça pile pour l'année du 70e anniversaire de la création du bikini qui fut lui aussi interdit entre les années 50 et 60 sur beaucoup de plages européennes, dans de nombreuses piscines. Tropkini, pasassezkini... en fait toujours trop-ou-pas-assez-quelque-chose dès qu'il s'agit du vêtement féminin... Qui se soucierait d'interdire la barbe car cela fait «barbu» ? ou pour en rester dans le domaine du vêtement, qui se soucierait d'interdire le port de certains maillots de football, faisant pourtant explicitement référence à des pays étrangers et musulmans ?

Il n'en demeure pas moins que le maillot de bain a lui aussi une histoire comme le relate si bien mon excellent confrère le blog Nuits de satin ou dans l'ouvrage déja ancien mais qui n'a pas pris une ride d'Olivier Saillard, le très sérieux et érudit directeur du Musée Galliera  «Les maillots de bain» publié aux Éditions du Chêne en 1998.

Mais ceci dit, rangez tous les maillots, les-trop-et-les-pas-assez, fin de la récré, tout le monde se remet au boulot dès demain. Et que ça saute ! Pour ce qui est du Bikini, le nôtre à Toulouse, c'est par ici. Et aux dernières nouvelles, il n'y a pas de dress-code pour y aller.

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source inconnue (mesure du délit) - Eugène Trutat  (Musée Paul-Dupuy à Toulouse) -
source inconnue (mesure du délit) - Eugène Trutat  (Musée Paul-Dupuy à Toulouse) -
source inconnue (mesure du délit) - Eugène Trutat  (Musée Paul-Dupuy à Toulouse) -
source inconnue (mesure du délit) - Eugène Trutat  (Musée Paul-Dupuy à Toulouse) -
source inconnue (mesure du délit) - Eugène Trutat  (Musée Paul-Dupuy à Toulouse) -
source inconnue (mesure du délit) - Eugène Trutat  (Musée Paul-Dupuy à Toulouse) -

source inconnue (mesure du délit) - Eugène Trutat (Musée Paul-Dupuy à Toulouse) -

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Suite médiévale

20 Juillet 2016 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Explorations textiles, #Lectures textiles, #Billet du jour

Certaines troupes de reconstitution médiévale proposent des tournois et toutes sortes d'animations tels que camp militaire médiéval, marché, monastère, métiers, taverne et auberge, saltimbanques, fêtes médiévales et animent ainsi de nombreux lieux de nos vacances.

Les quelques troupes présentées ci-dessous ne sont même pas une brève sélection mais juste un choix arbitraire de ma part : Les Voyageurs du temps : reconstituent le passé de la préhistoire à 1918. Leur lieu d'entreposage doit ressembler à une caverne d'Ali Baba... Le Grand fauconnier : plus spécialisé dans le médiéval et situé à Cordes-sur-ciel, donc un voisin. Les Chevaliers et gentes dames d'Occitanie qui tourne aussi régulièrement dans la région.

D'autres groupes se lancent plutôt dans la compétition sportive comme l'Ost du Griffon noir, à Toulouse ou comme les Becuts de Gascogne qui pratique le behourd et le combat médiéval, et qui d'ailleurs recrute en ce moment des nouveaux participants, si vous êtes tentés par le port de l'armure.

Où trouver des costumes médiévaux ? Certaines de ces troupes louent des costumes, il faut les contacter directement pour plus de précisions. On trouve aussi à Toulouse une boutique de mode médiévale, Apside Clothes située rue Pargaminières - nom de rue qui fait référence à l'activité médiévale de la rue, est-ce un hasard ? - mode médiévale certes élargie au gothique, néo-fantastique, cyberpunk, steampunk, etc.

On peut  coudre soi-même son costume en suivant toutefois les utiles précisions du site «Passion médiévale» qui déborde certes dans le jeu de rôle, la littérature fantastique gothique mais qui est une mine d'informations sur la reconstitution médiévale. La règle de base : éviter les anachronismes (donc pas de zip... pas de vêtement de couleur vive, pas de chaussure à talon aiguille, etc.), soigner les détails, les accessoires.  On peut lire quelques autres conseils très avisés avant de se lancer dans la confection d'un costume médiéval. De même une costumière partage sa grande compétence en ce domaine et dénonce le «merdiéval».

Enfin, on trouve des patrons tout fait, surtout chez les éditeurs anglophones comme McCall, Butterick. Burda fait plus volontiers des costumes de carnaval, donc pas très intéressants pour le médiéval. Il va de soi que les patrons «médiévaux» sont en fait contemporains car le patronnage n'existait pas à l'époque médiévale. En tout cas, on n'en a aucune trace historique.

Et pour finir, voici quelques lectures utiles pour compléter ce billet :

Bon voyage dans le temps !

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Texture textile

13 Mai 2016 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Lectures textiles, #Billet du jour

On y brode, on y coud, dans notre nouvelle région qui n'a toujours pas de nom qui tienne en moins de deux lignes. C'est aux artistes régionaux qui utilisent le textile sous toutes ses formes qu'est consacré le dossier de la revue «Art dans l'air». Il y est question du travail à base de crin de cheval par Anaïs Duplan, des tentures de Hassan Musa, des installations d'Anne Sarda, des dentelles de Sandrine Ginisty, des peintures sur tissu de Vincent Deliat, des patchworks narratif d'Emma Shulman, les récupérations de Corinne Bertheas, des broderies à la machine de Francine Fardouet et de Catherine Rosselle, entre autres. Car les artistes sont nombreux et on ne souhaite qu'une chose : voir plus souvent leurs œuvres exposées.

Dans ce vingtième numéro de la revue «Art dans l'air», il est aussi question du papier comme matériau artistique - le papier étant un cousin du tissu... - avec un article très intéressant sur les découpages papier de Benoit Ponsolle, qui a commencé à découpé du papier pendant les cours de philo, en terminale. Depuis, ce jeune Toulousain poursuit son parcours d'autodidacte du cutter. Et un autre article sur les pliages d'Erwan Soyer.

«Art dans l'air» : toute l'actualité des arts visuels en Midi-Pyrénés-Languedoc-Roussion.
Prix : 5€ - diffusé chez Ombres blanches, Privat et à la librairie des Abattoirs.

Texture textile
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Kimono

4 Mai 2016 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Explorations textiles, #Lectures textiles, #Billet du jour

Billet complété le 15 07 2020

Demain commence l'exposition consacrée aux kimonos, au Musée départemental du textile, à Labastide-Rouairoux. On pourra y apprécier «la diversité des kimonos japonais dans leurs matières (coton, soie, feuille de bananier, ananas...), leurs motifs et leurs procédés de réalisation et d’impression, notamment sur la période 18801920. Il s’agit de montrer le Japon dans sa diversité textile et culturelle à travers la fabrication et l’utilisation de ces textiles : quotidien, bain, cérémonie… L’exposition propose un voyage dans les fibres textiles utilisées dans les textiles japonais, qu’ils soient urbains ou ruraux, du nord (avec les premiers habitants du Japon, les Aïnus) au sud (avec les îles d’Okinawa) en passant par les centres urbains de Tokyo et les kimonos meisen et bingatas. Une attention particulière est réservée aux coopératives de femmes qui continuent dans certaines îles japonaises de perpétuer l’art du tissage des accessoires du kimono notamment le obi (ceinture large et très longue, faite de tissu). Les kimonos sont mis en regard de représentations de paysages et de motifs du quotidien des Japonais qui influencent la réalisation des textiles (échantillons de tissus, paravents, rouleaux, objets en laque, céramiques, livres illustrés et autres objets).»

On peut lire aussi sur le même sujet le beau livre* «Kimonos» de Sophie Milenovich, designer textile formée à l'École des Arts appliqués Duperré,  qui nous invite en quelque sorte à visiter le kimono de l'intérieur, en démontant ce vêtement en apparence si simple pour en comprendre toute la complexité, et a à examiner de plus près les adaptations européennes, chez Vionnet la couturière, ou Bonnard le peintre, le tout dans un très beau livre, parfaitement illustré.

On peut également coudre soi-même un kimono, soit en s'inspirant des proportions données par Sophie Milenovich dans son livre si on souhaite s'en tenir aux modèles traditionnels, soit en réalisant un vêtement occidental s'inspirant du kimono. À moins que vous ne souhaitiez réaliser un yukata, sorte de kimono d'intérieur, plus simple que le kimono traditionnel.

* Milenovich Sophie - Kimonos - Seuil, 2007

Autre lecture sur le kimono :
Kimono - L'art japonais des motifs et des couleurs - ouvrage collectif dirigé par Anna Jackson, conservatrice du Département des arts asiatiques au Victoria and Albert Museum à Londres - Édition Bibliothèques des arts, 2015 - Ce livre retrace trois cents ans de l'histoire du kimono grâce  à la collection Khalili.

Kimono
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Poésie textile dans le Gers

20 Avril 2016 , Rédigé par Tata Georgette Publié dans #Lectures textiles, #Explorations textiles, #Billet du jour

Françoise Tellier-Loumagne est tombée dans la marmite de la création textile en 1969 et elle n'en est jamais ressortie. Elle a mené une belle carrière de formatrice dans les plus grandes écoles (Duperré à Paris, mais aussi à Lyon, à Montréal, etc.) et a rédigé quatre livres qui sont devenus des bibles dans ce domaine et traduits dans plusieurs langues, tous richement illustrés avec environ 600 illustrations par ouvrage, ils sont à la fois exemple de création et source d'inspiration, mais aussi guides pratiques par la précision des explications que l'auteur apporte à tous ceux qui voudront avoir une autre vision des travaux d'aiguilles, assez loin des travaux conventionnels de point de croix et autres travaux de patronage.

Françoise Tellier-Loumagne se consacre désormais à la création textile et puise son inspiration dans la nature, dans les nuages comme dans son ouvrage consacré au feutre, dans le monde végétal, mais aussi dans les murs de nos villes. Ce sont ses travaux qu'expose la galerie Eqart, démontrant une fois de plus que le textile a pleinement sa place dans l'art contemporain.

: Eqart - Galerie d'art - 21, rue Henri-Laignoux - 32230 Marciac - tel 05 62 09 36 83
Du mercredi au samedi, de 14h à 18h, jusqu'au 14 mai 2016

Ses livres :
Mailles, les mouvements du fil - Éd. Aubanel, 2003
Broderies - Éd. Aubanel, 2005
Feutres - Éd. Aubanel, 2007
1000 manières de créer - Éd. La Martinière, 2010

 

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